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fév

Les poissons ne connaissent pas l’adultère - Carl Alderhold

« Le dimanche... on lit au lit ».

Ce dimanche, je ne lirai pas au lit, car je pars à l'aube, en train, pour faire un truc dont je rêve depuis un paquet d'années...

Si j'avais su le thème de ce livre, « Les poissons ne connaissent pas l'adultère », enfin si j'avais su que l'histoire se déroule dans un train, j'aurais attendu pour le lire.  Passque j'adore me plonger dans l'ambiance d'un livre pour le lire.  Tout comme j'ai lu « Croisière » de Janine Boissard durant une croisière, j'aurais aimé lire « Les poissons ne connaissent pas l'adultère » dans un train.

Trop taaaaaaaaaaaaaard.  C'est lu.

J'ai toujours rêvé de vivre un truc incroyable dans un train. Un truc qui bouleverserait ma vie.  En bien. Le train, pour moi, c'est le lieu de tous les possibles.  Je m'y installe et j'attends le départ, entourée d'inconnus.  Que pourrait-il se passer ?  Une rencontre.  Des regards échangés.  Des discussions.  Des rires.  De l'inoubliable. 

Mais finalement, à part quelques fous rires, quelques importuns, quelques odeurs, et une très jolie rencontre féminine durant un retour Paris-Namur, rien de transcendant dans mes voyages en train.  Pas de rencontre boum-boum.  Pas de truc à la sauce Harlequin.

Mais je continue à rêver.  « Le seul fait de rêver est déjà très important », disait Brel.  Alors je rêve.

Et je rêverai encore plus après avoir lu « Les poissons ne connaissent pas l'adultère » (ça fait donc quatre fois que je réécris ce titre, sans songer au copier-coller, pourtant il est long ce titre saugrenu...).

Bon, ben, me direz-vous, Anaïs, tu en viens au fait ?

Ça va ça va, c'est dimanche, cool Raoul.

L'histoire, donc.

Elle s'appelle Valérie.  Mais c'est trop banal.  Alors, elle décide de devenir Julia, pour une journée.  Une journée où tout va changer.  Peut-être à cause de ses 40 ans.  Peut-être à cause de son mari, qui ne la regarde plus.  Et qu'elle ne regarde plus.  Peut-être à cause de sa fille qui ne la supporte plus.  Peut-être aussi à cause de son job, qui ne la fait plus rêver, pour autant que ce fut un jour le cas.  Ce jour-là donc, elle ne va pas bosser.  Elle monte dans un train, sans réfléchir.  Coup de tête.  Coup de folie.  Coup de chance ?

Dans ce train, des personnages.  Plein.  Des rencontres.  Plein.  Des regards.  Plein.  Des faux-semblants.  Plein.  Des envies.  Plein.

Tout ce plein, c'est ce que j'ai toujours rêvé de croiser dans un train, en vain.

Mais elle, Valérie, enfin Julia, elle va le croiser.  Le vivre.  Croquer dedans à pleine dents, comme dans une pomme mûre juste comme il faut.  Le vivre.  Et vivre. 

Un train emporté dans une folie douce, dont les passagers se révèlent tour à tour surprenants, amusants, décevants ou pétillants.  Une folie contagieuse, qui se répand comme une trainée de poudre.  Poudre de perlimpinpin ?  Poudre d'escampette ?  Poudre aux yeux ?

(Tchu, sérieusement, je me relis, et je me dis que ce que j'écris est superbe.  Hein, c'est superbe ?  Non, franchement, ces adjectifs en -ants, cette référence à la poudre, je m'épate moi-même de savoir écrire aussi beaucoup tellement bien et joliment poétiquement, enfin soit.)

Un livre, un train et une tranche de vie, enfin des tranches de vies, à dévorer sans modération.  Il n'y manque rien.  Petit coup de cœur pour le contrôleur, totalement extraordinaire, dans tous les sens du terme.  Et puis coup de coeur pour Vincent.  J'aimerais croiser la route d'un Vincent, un jour.  Et puis Colette aussi, j'aimerais être Colette, un jour.  Et Julia, ah Julia.

Que vous dire de plus ?  Que si ce billet long, décousu, disparate mais tellement spontané et qui vient du fond du cœur de mon coeur, a éveillé quelque chose en vous, il ne vous reste qu'à lire « Les poissons... » enfin je pense que là, à ce stade, vous avez retiendu le titre...

Quant à moi, à l'heure où vous me lirez, je serai dans un train.  Puisse mon voyage être aussi incroyablement incroyable que celui de Julia.  Maintenant que j'y pense, j'ai prévu de lire un truc de tueur en série (véridique, ça ne s'invente pas, un choix pareil).  Puisse vraiment mon voyage n'avoir rien à voir avec le thème de ce nouvel ouvrage...

 

poissons

Commentaires

j espère..... que ce trajet te plongera dans un rêve, que ton besoin de communiquer rencontrera son double, qu'un brun ténébreux....etc...;
raconte nous tout !!!

Écrit par : Naila | 07-02-2010 à 11:27:19 Hr

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Je comprend tous ces rêves dans un train; j'y ai passé toute ma vie professionnelle comme conducteur; et il est vrai que beaucoup de "choses" s'y passent. "Il faut avoir plusieurs rêves parce quand un est réalisé, il reste tous les autres !"

Écrit par : Pasa | 07-02-2010 à 12:11:56 Hr

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oui c'est superbe ce que tu écris. et puis ça donne envie de lire ce livre.
Bon voyage

Écrit par : alice | 07-02-2010 à 17:12:37 Hr

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Ah chère Anaïs,

Que de vieux souvenirs tu viens de raviver. Je commence à considérer mes commentaires à tes articles comme une correspondance amicale entre des coeurs qui se ressemblent sans s'être jamais rencontrés.

Je n'ai pas lu ce livre et d'après ce que tu en relates, je n'ai pas besoin de le lire. Je le connais ce train et ses occupants. Tous !
Je connais ma Julia à moi. Elle a pris un train un jour, elle aussi. Coup de folie ou coup de désespoir. Souffrance de tout ce qui l'entourait pour des raisons quasi similaires à la Julia des Poissons ne connaissent.... Son train avait une destination: Sobibor. La différence entre la mienne et celle de ce livre, c'est qu'elle ne fera que deux seules rencontres réelles: le contrôleur et Vincent. C'était il y a bientôt quantre ans maintenant. Elle fuyait la laideur du quotidien, de son quotidien. Elle fuyait vers la mort pour ne pas causer de chagrin. Elle voulait épargner ces êtres extraordinaires qu'elle avait eu la chance, malgré son jeune âge, de rencontrer et d'aimer. Tout le long du voyage qu'elle ne finira pas, elle revit ce que ta Julia va vivre. Elle va rêver la vie qu'elle n'aura jamais. Elle n'était rien qu'une petite fille quand elle a rencontrer la dame noire. Elle n'aura aimé qu'une seule fois comme on n'ose même pas imaginer d'aimer(elle détestait Sardou ceci dit). Vibrante de fièvre, elle va conter ses rêves au contrôleur. Ce viel homme a compris au premier regard que cette jeune fille n'arrivera pas au bout de son voyage. Il tentera de lui proposer un autre itinéraire. Sobibor, bon Dieu, n'est pas un lieu pour une enfant (peut-être imaginait-il sa petite fille à la place de cette inconnue d'un voyage en train). Sobibor à 20 ans, il faut être fou ou alors avoir en tête un projet très précis.
Le voyage, plus fatigant qu'elle l'aurait imaginer, fut bercé de parfum de rose jamais reçues, de baisers jamais donnés. Ce voyage lui montrera tout les moments importants avec V. et la douleur qu'elle lui a causé bien malgré elle.
Ma Julia a murmuré, dans les moments de semi-veille, tous les mots d'amour qu'elle aurait voulu avouer et qu'elle a enfermé profondément dans son petit coeur. J'ai connu le ronronnement du train sur les rails, les arbres qui défilent au travers de la vitre. Ma Julia, au contraire de la tienne, va rêver le passé jusqu'à bout de souffle...............

Julia s'éteindra sans jamais avoir atteint Sobibor, sans avoir dit 'je t'aime' à Vincent. Il le savait de toute façon. Pourquoi faire pleurer plus encore ceux qui restent ?

Chère Anaïs, tu me diras que tout ceci n'a rien à voir avec ton article. C'est vrai sauf ce petit détail: il a réveillé tout ces maux dans les mots.
Passque c'est toi et que j'ignore pourquoi, j'ai voulu repenser à tout ca! Passque la vie est remplie de rencontres à des croisées de chemin. Passque surtout, je sens une 'mélancolie' pour ne pas dire une tristesse chez toi qui colle si bien avec ma Julia.
Les mots des auteurs sont de grands menteurs. Les rires cachent souvent des pleurs....

Bref, je te souhaite de monter dans le meilleur des trains.

A tout bientôt, Anaïs, à tout bientôt.

A.G.

Écrit par : Arwen Gernak | 08-02-2010 à 00:33:42 Hr

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Naila, mon trajet fut "original", mais rien à voir avec le livre, pas de Vincent sur ma route

Pasa, une vie entière dans un train, ça mérite un bouquin, tu devrais raconter tes mémoires

Alice, n'hésite pas

Arwen, ce que tu racontes est touchant, mais ton adresse mail est fausse, celle de ton blog est fausse (on finit par la retrouver, mais il est quasi vide ce blog), j'espère que tes commentaires ne le sont pas, faux...

Écrit par : Anaïs | 08-02-2010 à 07:53:06 Hr

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Toutes mes excuses chère Anaïs. Tu as raison, je viens de m'apercevoir que l'adresse e-mail comporte une extension inexacte. Ah malheureuse informatique qui anticipe nos écritures et que comme des ânes(ses) nous acceptons.
Tu vas maintenant trouver mon adresse(j'ai dominé le monstre technique qui est plus docile une fois que l'on s'impose).
Quant au récit original, tu devrais pouvoir le trouver à l'adresse suivante (http://LadydArbanville.netlog.com), si je me souviens bien.

Mes blogs:

http://ArwenGernak.deviantart.com
http://arwengernak.bloxode.com
http://arwengernak.netlog.com
http://fragments.bloxode.com

Voilà j'espère avoir corrigé les erreurs existantes. Ah oui : si j'écris, j'existe ! lol....
Descartes quand tu nous tiens.

P.S.: ai-je raison ou me suis-je trompée ? Peut-être faudrait-il que nous communiquions en privé...tant de choses à confier et à expliquer.
Tu as un jour rencontré une personne qui m'est très chère et elle t'a dit: 'C'est fou. Tu acceptes de prendre un café avec moi et j'aurais pu être un pervers. Tu lui as répondu: c'est vrai ça !

Je t'embrasse chère Anaïs et prends soin de toi. Partage avec nous ce monde quotidien en ouvrant ta bulle colorée d'anecdotes, de petites touches Valente et de tant d'humanité.

A.G.

Écrit par : Arwen Gernak | 08-02-2010 à 16:42:03 Hr

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Cherchant tout à fait autre chose je suis arrivée à ces échanges entre nous.
La personne que nous connaissons toutes les deux se prénomme 'Vanessa'. Elle vit à Namur.
Suis-je fausse ? J'espère que ceci me fera remonter un peu dans ton estime.

Écrit par : Arwen Gernak | 22-07-2011 à 02:35:01 Hr

non, le lien ne mène à rien. tu parles par énigmes, et ce n'est pas quelque chose que j'apprécie outre mesure. ça sonne un peu comme du foutage de gueule (désolée pour l'expression) de qq'un qui sait qui je suis, connaît qq'un qui me connaît, mais prend un malin plaisir à ne rien révéler. désolée, ce n'est pas mon truc.

Écrit par : anaïs | 08-02-2010 à 18:46:12 Hr

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Nous savons que ce dimanche a été bon et que tu as enfin pu visiter un site qui t'était inconnu !

Heureux d'avoir pu te servir de guides...

Amicalement !

Écrit par : Micheline et Louis | 10-02-2010 à 13:50:16 Hr

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petit morceau choisi de ce superbe bouquin : "Julia avait lu dans un magazine que le cerveau féminin est programmé pour juger si un homme lui convient en une poignée de secondes, juste en se fondant sur son apparence. Une poignée de secondes. Qu'est-ce qui lui avait plus pour en prendre pour vingt ans"

Écrit par : adultère | 01-08-2010 à 08:30:03 Hr

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merci pour l'extrait

Écrit par : anaïs | 02-08-2010 à 13:40:36 Hr

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