4
nov

Le concours « Cadeau »

C’est une journée à résultats de concours, ne trouvez-vous pas ?

Pour rappel, le thème du concours, permettant de gagner deux exemplaires du livre Cadeau, d’Apolline Elter, était « racontez votre pire ou votre plus beau cadeau ».

Merci à tous les participants, ils se reconnaîtront.  Le choix fut difficile, car il y avait beaucoup de jolis textes, touchants parfois, drôles aussi.  Dans un souci d’objectivité, j’ai laissé à Apolline le choix de la décision finale, qui s’est portée, après longue réflexion, sur les deux textes que je vous présente ci-après.  Apolline me demande de remercier tous les participants pour leurs jolis textes, et invite les gagnants à communiquer leur adresse, pour l’envoi de l’ouvrage, à l’adresse mail reprise sur le blog de l’éditeur.

Encore merci à tous pour votre engouement pour ce concours et bonne lecture...

Le cadeau de mes rêves - Edmée De Xhavée

C’était le temps de mes fiançailles. Faire-parts, énervement, choix du menu, liste des invités. On vérifie l’état des grands nappages et de leurs serviettes assorties, on perd un peu la tête, on se chamaille. Avec ma mère, nous trottons dans les magasins où nous voulons déposer une liste. Elle me guide dans des choix qui sont, dit-elle, des valeurs sûres. L’argenterie Christofle. De la vaisselle de porcelaine italienne. Une pointe d’excentricité aussi : dans le petit magasin provençal nous avons déniché des verres à pieds trapus soufflés à la main, où de belles bulles d’air captives semblent pétiller.

Et moi, je laisse traîner mon regard sur un service à déjeuner « bistro » : grosses tasses et assiettes blanches au bord souligné d’un trait noir très fin et d’un autre, plus épais, d’un bel orange vif. Il est complété par un service à fromage qui me fait presque japper de supplication. Chaque assiette est décorée d’une vache, chèvre, brebis, et de lettres noires en somptueux pleins et déliés qui énoncent avec chic : Camembert, Roquefort, Bleu d’Auvergne… Mais ma mère secoue la tête, non, il faut que l’on m’offre l’argenterie, la vaisselle, sans être distrait par mes ovins et bovidés.

Et voilà que, tout à ma frustration sans doute, dans la quiétude de ma nuit de presque chaste fiancée, je rêve que le merveilleux service m’est offert par mon parrain.

Au réveil bien sûr... je secoue les épaules. Mon parrain est l’homme le plus classique qui soit, et pas imaginatif pour un sou. Il demandera ce qu’il y a sur la liste, fera un rapide calcul mental pour évaluer le poids financier de sa décision, et fera livrer avec sa carte de visite. « A Pupuce, tous mes vœux de bonheur, Jean-Marc… »

Mais c’est en personne qu’il est venu, chargé comme Saint-Nicolas (ciel, toutes ces assiettes, et les tasses, et le plateau à fromage !) Et j’ai « su », avec un tel calme que j’ai dit en souriant « Je sais ce que c’est » Je ne me trompais pas. Les seuls à être très surpris étaient mon cher parrain et ma mère.

Des années plus tard ma chatte Marie-Salope a tout renversé et cassé en jouant à l’alpiniste dans l’armoire. Mais c’est resté le cadeau de mes rêves.


Devinez-moi... sentez-moi ! - Magali


Ma mère a pointé le bout du nez entre les pétales d'une tulipe, mon père quant à lui, a siroté les tétines d'une capitale aux embruns de féculents huilés. Inutile de vous dire que porter un prénom qui chante à tue-tête comme les grillons d'un village coincé entre Sisteron et Aix en Provence est plus que surprenant !

Magali... Comme il est enivrant de respirer le miel et la lavande lorsqu'on le prononce. Oui, enfin... c'est ce que je pensais ! Hélas, avec le temps, je me suis résignée : mon nez m'emporte uniquement dans mes délires lorsque je déniche dans les rayons du supermarché l'adoucissant qui embaumera mon linge de cette odeur suave ! Heureusement que ma gourmandise me permet de conserver ces chimères quotidiennement titillées par les effluves discrets du romarin. Ce joyeux compagnon danse autour d'une multitude de petits plats, oh combien caloriques, puisque c'est moi qui les mitonne !

J'ai planté mon premier décor dans le berceau 1766 d'une maternité aux accents maternels et sucrés. Mes premières années ne se sont pas écoulées à gambader sous les oliviers ni à écouter le friselis de la Durance. J'ai tout bonnement traîné mes bottes dans les champs de maïs et les prairies boueuses du nord. Mais il me reste le souvenir papillonnant de mon plus beau cadeau : une bicyclette violette...

Cette amie fidèle m'a offert la liberté de rencontrer l'amour à l'abri d'une porte cochère, autour d'un étang envahi par les saules, sur le rythme endiablé d'une fête foraine printanière.

J'aime ce prénom qui me sourit parce qu'une petite fée égarée s'est posée sur mon épaule pendant que je jouais dans la cour de récréation avec une corde à sauter. Sans crier gare, elle m'a guidée au-delà d'itinéraires minés vers une passion incontournable du papier. Tout en rimes, là où résonnent les mots, promenades de mes stylos.

Chut ! Ecoutez, ce grillon... Je l'ai sorti de ma poche, il chante mes histoires d'amour, assis sur le trottoir. Il faut, sans tarder, que j'enfourche ma bicyclette... Le refrain dit qu'il existe une porte cochère à quelques rayons de la librairie !
(illu de Mako)
Devinez-moi-dessinpt


4
nov

Le big méga concours de la mort qui tue : résultats

Voici venu le temps des cris et des grincements de dents, car aujourd’hui j’annonce les grands gagnants (toujours à chanter sur l’air de l’île aux enfants, vous l’aurez compris).

Premier constat, mes questions étaient bien trop difficiles, je vous promets que l’an prochain je ferai bien plus simple.  Promis juré.  Je pensais que ce serait fastoche, il n’en fut rien.  Mea culpa mea maxima culpa.

Merci à tous pour votre participation, et le temps passé, semble-t-il, à chercher ces fameuses réponses... que voici.  Certaines étaient d’une simplicité rare (si si), d’autres ont largement prêté à confusion, et j’ai dû parfois m’adapter en fonction de votre imagination galopante.

0. Quelle est la date de naissance du blog (je commence en douceur histoire de ne pas vous déprimer immédiatement) ? Fastoche, of course, le 28 novembre octobre 2006. 
 
1. Comme Garfield, j'adore les lasagnes, mais quelle est ma marque préférée de lasagnes ? Farniente.

2. Quels sont les surnoms dont j'affuble mes deux collègues et mon boss ? Pour les collègues, Mostèk et Moustique alias ex-pétasse, quant au boss, le choix était vaste : boss vénéré, boss chéri, boss adoré...

3. Quel est le mois de ma naissance ? Décembre.  Mais la confusion était facile, puisque, dans un souci d’anonymat profond lié à une paranoïa aiguë et galopante, j’avais posté, l’an dernier, mon billet anniversaire avec un soupçon d’avance, pouvant laisser croire que j’étais née en novembre.  J’ai donc accepté les deux réponses : novembre et décembre.  Adieu anonymat, bonjour paranoïa, maintenant vous savez tout de moi.

4. Quel est le prénom de la directrice du Moulin Rose qui vous offre ce bébé chenille ?  Stef.  

5. Quel est le surnom de l'homme qui m'a fait craquer et manger de la pizza ? Le Plongeur.

6. Dans quel journal belge ai-je une chronique ? 7Dimanche.

7. En hiver, je suis inséparable de mon écharpe.  De quelle marque et combien pèse-t-elle, au gramme près ? Strelli.  Quant au poids, il est précisément de 316 grammes.  J’ai laissé tomber cette seconde partie de la question, étant donné que vous vous êtes tous totalement trompés (je vous avais pourtant dit d’aller acheter une écharpe au préalable et de me l’offrir éventuellement ensuite), à l’exception de ma collègue Mostèk prénommée, qui s’est contentée de m’arracher violemment l’écharpe du cou pour aller la peser (ce qui équivaut sans doute à une disqualification immédiate, n’est-il point ?)

8. Quelle est la personne qui m'a fait le tout premier dessin pour le blog ?  La plupart ont vu juste, il s’agissait dans mon esprit de Mako.  Il m’a cependant été rappelé qu’en réalité Nuages m’avait offert des illustrations en tout premier lieu.  Etant donné que je pensais « dessin personnalisé par une dessinatrice pro et tout et tout », j’étais vraiment braquée sur Mako.  Quoi qu’il en soit, j’ai également accepté la réponse Nuages, qui était somme toute la preuve d’une bonne analyse du blog.  Hein que je suis gentille, hein ?

9. Quel est mon morceau de musique classique favori ?  Ici pas de quartier, aucune exception acceptée (ni double réponse – ce message s’adressant à la personne qui m’a mis des réponses à choix multiples à bon nombre de questions, elle se reconnaîtra aisément) : Clair de Lune de Debussy.  (Les quatre saisons de Vivaldi, c’est faux, j’ignore d’ailleurs où vous avez été pêcher ça, j’avais dû boire au préalable si j’ai écrit que c’était mon morceau préféré).

10. De quel homme (surnom) ai-je été éperdument amoureuse, jusqu’à ce que Garce se rue sur lui ?  Echec, cuisant échec sentimental de ma triste vie.

11. Quel est le surnom dont j’ai été affublée lors d’un billet parlant de la pénurie de femmes en Asie ?  Pauvre Pomme en Mal de Mâle.

12. Dans quel magazine rêve-je d’écrire une chronique ? Flair (mais of course, je rêve d’écrire partout et sur n’importe quel support : presse féminine, tablettes d’argile, papier parchemin, murs de ma ville...)

13. Quel est le jour que je hais sur les 365 que compte une année ?  La Saint-Valentin (mais il est vrai que je hais également le jour de ma naissance, la Noël, le Nouvel An, la Toussaint et j’en passe...)

14. Il est noir et blanc et c’est mon fidèle compagnon, je l’adore, qui est-ce ?  Le rat bien sûr.  Bravo à vous, vous n’êtes pas tombés dans le piège sadique que je vous avais préparé, puisque aucun d’entre vous n’a répondu « le vibro pingouin ».

15. Comment sont surnommés mes mollets ?  Deux réponses possibles : mollets de coq (surnom que je leur donne) ou mollets de poulet (surnom donné par Moustique ex-pétasse – qui finalement a tout de même un petit côté pétasse, pour oser surnommer mes magnifiques jambes de top model de la sorte)

16. Quelle est la méthode de rencontres pour célibataire que j’ai envie de tester ?  Speed dating.

17. Quel est le nom de l’émission qui m’a proposé de témoigner ? ça se discute

18. Quelle est ma grande phobie et le surnom que je lui donne ?  Ici aussi, ma plus grande phobie, c’est l’avion.  Peur irraisonnée des grands oiseaux de métal.  J’ai cependant accepté la réponse suivante : peur des insectes piquants surnommés zébrés.  Je n’ai pas accepté la peur des araignées, qui n’est certainement pas ma plus grande phobie.  Pour ceux qui contesteraient la réponse, je propose d’organiser une rencontre avec eux, des zébrés et des araignées, afin qu’ils puissent juger sur place (préparez vos bouchons d’oreille pour survivre à mes cris de terreur face aux zébrés).

19. Quelle est la pire bêtise que j’ai faite enfant ?  En matière de pire bêtise, je pensais surtout à cette inondation que j’avais provoquée dans mon école.  Certains ont proposé la pseudo noyade du chaton, que j’ai acceptée également, même si je ne considère pas ça comme une « bêtise » mais plutôt comme une « torture sadique ».

20. Qu’est-ce que j’ai toujours en tête (à part un neurone et un grain de folie) ?  Une chanson.  

Question subsidiaire : A l’instant même où je posterai ce billet, combien de mots compte déjà le blog, y compris les billets non encore postés (indice : mes documents Word totalisent 735 pages).

Pour cette question, vous allez être étonnés.  Mon blog est donc actuellement repris en trois documents word, le premier comptant 303 pages, le second 298 pages, et le troisième, actuellement 147 (mais dimanche dernier, à l’époque du comptage devant huissier agréé et tout et tout, il devait en avoir 134 si mes souvenirs sont bons).  Le premier document compte  177.190 mots, le second 161.150 mot, et le troisième, toujours dimanche dernier, 61.660 mots.  La big méga surprise surprenamment surprenante, c’est que l’ensemble de ces trois documents, suivant mes tablettes (mais dieu sait que je suis nulle en calcul – j’ai recompté trois fois et vous invite à vérifier également) totalise... tenez-vous bien... 400.000 mots exactement.  Tout rond.  Si c’est pas une réponse bien lisse ça, je vous demande ce que c’est.  Joli chiffre pour un first birthday.

Malgré la complexité de la chose, j’ai le plaisir de vous annoncer que deux personnes ont réalisé un sans faute : 21/21(avec chacune deux réponses de « second choix », ce qui ne prête ainsi guère à confusion ou réclamation, ouf trois fois ouf) : il s’agit de Roseblanche et d’Oli, que je félicite pour leurs recherches qui semble-t-il, furent longues et douloureuses.  La réponse à la question subsidiaire est dès lors crucialement cruciale.  Et c’est Roseblanche qui s’en rapproche le plus et qui remporte le premier prix, savoir le joli sex toy dont elle rêve (hein que tu en rêves) avec 453592 mots.  Oli est donc second et remporte le livre Cadeau avec 682.298 mots.  

Bravo à tous les deux.  Je vous invite à me communiquer votre adresse par mail, pour l’envoi de votre lot.

Applaudissements nourris, Mesdames et Messieurs, pour les deux gagnants.  Et à l’année prochaine pour le concours du second birthday of the blog.

PS : pour toute contestation, adressez-vous à mon avocat.

PS2 : Merci à Stef et à Apolline, mes deux sponsors officiellement officiels.
 
PS3 : Roseblanche et Oli, si vous souhaitez échanger vos cadeaux, aucun problème. 

4
nov

Les humeurs d’Anaïs (30) : câlins ou chocolat ?

30
30e billet paru ce jour... ça ne nous rajeunit pas ma bonne dame !

Savez-vous combien de femmes trouvent plus difficile de se priver de câlins que de chocolat ? 
18 %.  Vous lisez bien.  18 % !

Ainsi, près d’une femme sur cinq préfère devoir faire vœu de chasteté plutôt que de supprimer de son alimentation le sacro-saint carré de cacao. 

Incroyable.

Je vous croyais, je nous croyais, toutes lubriques, seriez-vous, serions-nous toutes gourmandes ?

Quel dilemme.

Réfléchis ma petite Anaïs.  Sois honnête avec toi-même et avec tes lecteurs.  Que préférerais-tu sacrifier ?    Quel péché capital a ta préférence ?

 
D’un côté, le chocolat, la dégustation lente, la montée du bonheur, le fondant, le moelleux, le voluptueux, le plaisir intense, le délice suprême, l’extase à l’état pur, le nirvana sur terre.

De l’autre, le sexe, le nirvana sur terre, l’extase à l’état pur, la dégustation lente, le délice suprême, le plaisir intense, le voluptueux, le moelleux, la montée du bonheur, le fondant.

Choix cornélien, auquel je ne peux décidément me résoudre. 

Et vous, à choisir, si vous deviez vous priver à jamais d’un de ces deux plaisirs, lequel sacrifieriez-vous ?  Dans un souci de convivialité et d’échange, et surtout par respect pour les hommes qui me lisent, en cas de choix en leur défaveur, je vous invite, Mesdames, à me faire part de votre point de vue sur mon blog…
 femme-enduite-de-chocolat

3
nov

Résiste… prouve que tu existes

Aujourd’hui, j’ai du temps à perdre. Alors je glande en ville. Et je me balade de magasin en magasin.

Chez Videosquare, je repère immédiatement un giga coffret d’Arthur en vrai. Aaaargh, j’ai tant regretté de ne pas l’avoir vu ce spectacle, persuadée que je suis qu’il me plairait à 200 %, passque, n’en déplaise à ses détracteurs, moi j’aime bien Arthur (sauf quand il joue à ouvrir des boîtes).

Résiste.

Le DVD Miss Potter me fait également de l’œil, j’avais prévu d’aller voir ce film racontant la vie de cette dessinatrice hors normes pour son époque (indépendante, elle dessinait des lapins), qui a connu un tel succès. Et puis il n’est resté à l’affiche que peu de temps.

Résiste.

Ah, et le DVD Ecrire pour exister me tente énormément aussi. Ben quoi, y’a Docteur Mamour dedans, rien que pour ça, ça vaut la dépense.

Résiste.

Détour par Club, ma librairie adorée. J’aurais préféré vivre, ce livre que j’ai tant cherché, est là, à me draguer outrageusement. Mais j’ai déjà tellement de livres en attente. Je suis sûre que quand j’aurai enfin le temps de le lire, il sera sorti en poche. Alors tant qu’à faire…

Résiste.

Sophie Kinsella, l’auteure des Accro du Shopping, a encore sorti un de ses vieux romans, écrits sous pseudonyme. S’il est aussi bien que les histoires de Becky, il me plaira à coup sûr.

Résiste.

Dernière étape : Belgique Loisirs. Aucun risque que je dépense quoi que ce soit, je n’ai pas leur carte. Je bave cependant devant le goût des belges. Je m’esclaffe à la lecture de la page filet américain. Je suis conquise à la page chacha.

Résiste.

Le journal d’Elsa Linux, semi coquin semi bridgetjonesien, me tend les bras. Il a l’air génial, ce journal. Et j’adore les livres écrits sous forme de journal.

Résiste.

Tiens, Agathe Lecaron sort un livre, Lostory. On le dit drôle et plein d’allusions à des séries télé. Tout à fait ce qu’il me faut pour une soirée détente.

Résiste.

Voilà, Mesdames et Messieurs, les tentations auxquelles je suis quotidiennement soumise, sans parler des fringues, bottes et autres sacs.

Mais vous pouvez être fiers. J’ai résisté. Et résisté, et encore résisté. Mais j’ai comme un vide, là, dans l’estomac. Une envie inassouvie. Une pulsion incontrôlée.

C’est clair et net, je suis victime de DOC, dépenses obsessionnelles compulsives. Mais je résisterai, promis juré.
 
Et un petit dessin de CyberBV pour illustrer l'Anaïs qui bave d'envie... 
enviecyberbv

3
nov

Moins de 24 heures

N'oubliez pas, il vous reste moins de 24 heures pour m'envoyer vos réponses au big méga concours blabla (cf lien en haut à droite)...

2
nov

Je buzze, tu buzzes, nous buzzons

disclaimer 

J’ai l’air de maîtriser le monde du web comme ça, mais que nenni.  Il y a vraiment peu de temps que j’ai compris le sens du terme « buzz marketing ».   Depuis un petit temps déjà, les marques ont compris que la simple publicité ne suffisait plus.  Que la meilleure publicité qui soit est celle où le consommateur parle aux autres consommateurs (un peu comme du temps oùsque la ménagère de moins de 50 ans refusait d’échanger son tonnelet de Dash contre deux tonnelets de son ancienne poudre, permettant à toute autre ménagère de moins de 50 ans de s’identifier illico et de faire de même).  Voilà ce qu’est le buzz marketing, ou le marketing viral : une version moderne du tonnelet Dash.  Quand les bloggeurs ont la parole et la prennent, la publicité leur fait de doux yeux de biche.

Ebuzzing innove cependant, en ce qu’elle est la première plateforme européenne de mise en relation directe entre annonceurs et bloggeurs.  Ainsi, le bloggeur n’a plus à attendre qu’on le contacte pour parler de ceci ou cela, puisqu’il fait lui-même son choix parmi les campagnes proposées par Ebuzzing, campagnes auxquelles le bloggeur (donc moi, vous l’aurez compris) peut adhérer, ou pas, en écrivant un article rémunéré sur le sujet.  Rémunéré me direz-vous ?  Et oui, à partir de 5 eur par article, voire plus si affinités… enfin en fonction du pouvoir magique du blog, dirons-nous.

 Bien entendu, les articles sont soumis à approbation préalable, ne devient pas publicitaire virtuel qui veut.

Mais la proposition est tentante : découvrir des nouveautés, s’investir dans une campagne, en parler si elle est intéressante, et être rémunéré ensuite.  Tentant non ?

 D’autant qu’Ebuzzing s’adresse à tout bloggeur, quel que soit le nombre de ses visiteurs, ou presque (oui bon, passqu’il faut avouer que si seule votre vieille tante lit votre blog, ça fait quand même un peu peu…).

 Outre les campagnes disponibles, les annonceurs peuvent également contacter le bloggeur de leur choix, afin de lui proposer une campagne qui lui convient plus particulièrement.

Enfin, je m’en voudrais de ne pas préciser que, dans un souci de transparence extrême, toute campagne dont je parlerai à l’avenir sera obligatoirement précédée de ce logo, afin que vous sachiez qu’il s’agit là d’une « petite page de publicité » (c’est Ebuzzing qui l’impose, et c’est très bien ainsi).


2
nov

Ma mère est une actrice – Alain Teulié

(Puisqu'on est dans la journée "lecture", une chronique parue sur Madmoizelle
 
Quand j’ai appris qu’Alain Teulié sortait un nouveau livre, Ma mère est une actrice, aux éditions Plon jeunesse et qu’il était destiné aux ados ou aux adultes ayant oublié de grandir... j’ai pressenti que j’aimerais.  Et oui, par moments, pas toujours, mais par moments, je me sens gamine, et j’aime ça.  Parce que j’estime qu’il n’y a rien de pire que de devenir totalement adulte.  C’est dramatique, non, d’être totalement adulte ?  Mais je m’égare, je sais.

J’ai dès lors plongé tête la première dans ce petit livre.  Un conte de fées.  Voilà l’expression qui m’est venue à l’esprit lorsque je l’ai refermé, une heure trente plus tard.  Un conte de fées moderne.  Un conte de fées lu d’une seule traite.  Un conte de fées tendre, drôle, captivant et émouvant.  Quatre mots qui résument ces 160 pages.

Je n’ai pas envie de raconter l’histoire.  Raconter, ça gâche tout.  Ça gâche la magie et l’imaginaire.  Je me contenterai de recopier la quatrième de couverture « Ils étaient deux cents ou plus, qui pouvaient appeler un magazine à scandale pour leur dire qu’il y avait un scoop intéressant à décrocher dans un lycée de banlieue.  Une bonne affaire pour un journaliste, avec photos, enquête sur Lola Riviera et moi, couverture et affiches partout sur les kiosques à journaux… Très vite, ce jour-là, je saisis dans quelle situation je m’étais mis. »  Une quatrième de couverture qui laisse présager une drôle d’aventure.  Mais qui ne dit rien sur l’émotion intense qui se dégage du livre.  Dois-je avoir honte de l’avouer, j’ai terminé la lecture en larmes, secouée par de gros sanglots longs.  Un conte de fées.  Et je n’ai pas honte, non, d’avoir pleuré.

L’auteur a un talent particulier, que j’avais déjà repéré lors de ma lecture de « A part ça les hommes vont bien » : il parvient, dans une histoire somme toute au départ drôle et sans autre prétention que de distraire le lecteur, à insérer ces moments d’émotion intense et de réflexion subtile, comme ça, l’air de rien, en douce.  

Extraits :

« Si vous lancez des graines vers les pigeons, ils s’envolent, mais si vous mettez juste les graines dans votre main et que vous la laissez ouverte et tendue vers eux, ils finissent par venir s’y poser ».

« Peu à peu, j’avais fini par oublier ce qui m’avait conduit à négocier ce virage brusque.  Je m’étais habitué.  C’est une des belles qualités de l’être humain, de s’adapter.  C’est aussi le plus grand danger qui menace notre existence.  Les gens ne veulent pas être malheureux.  Pour ça, ils sont prêts à oublier leurs vrais projets.  Oui, à mon avis, c’est terrible de s’habituer.  Demandez-vous à quoi vous avez fini par vous habituer, vous saurez ce qu’il faut changer pour aller mieux ».

Personnellement, j’ai trouvé immédiatement ce à quoi je m’étais habituée, tellement trop habituée.  C’est décidé, ça va changer !

Deux bonnes raisons d’aimer Ma mère est une actrice :
-    si comme moi tu as gardé ton âme d’enfant
-    si tu aimes les jolies histoires non dénuées de réflexion

Une bonne raison de bouder Ma mère est une actrice :
- un sentiment de trop peu à la fin, 160 pages, non, vraiment, c’est trop peu
mamereactrice

2
nov

J’ai testé les éditions Chloé des Lys

J’ai toujours un plaisir fou à parler de mes lectures, même si elles sont (trop) rares et (souvent) superficielles.

Parce que je consacre du temps à mon boulot (faut bien payer ses lasagnes et ses écharpes), à mon blog (faut bien tester les vibros plusieurs fois) et à ma vie privée (oui, j’en ai une aussi).  Parce que je suis raide dingue des séries télé et de la télé réalité.  Parce que je dors beaucoup.  Parce que je dois m’occuper d’un petit rongeur qui a besoin d’attention.  Parce que je me vautre avec complaisance dans des magasines féminins ou télé.  Pour tout ça, j’ai peu de temps pour lire des romans.

Mais quand j’ai eu connaissance de la maison d’édition Chloé des Lys, une petite maison d’édition belge qui monte qui monte qui monte, j’ai de suite décidé que je devais en parler.  Une petite maison d’édition qui respecte ses auteurs.  Une petite maison d’édition qui leur donne la parole.  Une petite maison d’édition qui ne leur promet pas monts et merveilles contre monnaie sonnante et trébuchante.  Ça méritait le détour !

Chloé des Lys publie une quarantaine d’ouvrages par an, de quoi trouver mon bonheur.

J’ai donc proposé aux divers auteurs qui ont été publiés de m’adresser leur ouvrage, afin que je puisse les lire, en parler, les faire connaître le cas échéant.  Ensuite, la balle est dans votre camp pour visiter le site de l’éditeur et vous offrir des heures de lecture.

Parce qu’il n’y a pas que les auteurs célèbres et les éditeurs ayant pignon sur rue, dans la vie.

Qu’on se le dise.

Voici donc un aperçu de ce que vous pouvez trouver chez Chloé des Lys :

« Lena, une rencontre », de Claude Colson.  Une histoire d’amour.  Et de désamour.  Jean-Yves et Léna.  L’originalité du livre réside dans sa présentation, sous trois formes :  
L’histoire, tout d’abord racontée simplement, de manière neutre, pose la première brique, la rencontre, la naissance des sentiments.
Des poèmes font ensuite comprendre la passion qui anime les protagonistes, pure, forte, intense.
Enfin, des extraits du journal intime de Jean-Yves permettent de pénétrer plus encore dans son ressenti et son désarroi après la rupture.  Un livre déconcertant, qui mérite le détour.

« L’aquarelle bleue », de Chantal Adam.  Une tentative de meurtre.  Elle a tout oublié.  Ou presque…  Qui lui en veut à ce point ?  Avec l’aide de l’inspecteur chargé de l’enquête, et au moyen de pas mal de flash-back, elle va tenter de faire la lumière sur ce qui lui est arrivé…  Le dénouement est surprenant.  Le début de l’ouvrage est un peu lent à mon goût, ensuite, il captive jusqu’à la fin.

« Emotions, essence de vie », de Lunessences.  Ici, pas d’histoire.  Mais toute une histoire !  Des pensées, des réflexions, des déclarations, des poésies.  Sur l’amour, la tristesse, la vie… Voici une occasion de retourner enfin dans le monde de la poésie, actuellement un peu délaissé.

« Deux cafés sans sucre », de Franck Pélissier.  Je ne le cache pas, c’est mon préféré.  J’ai adoré.  J’ai dévoré.  Pourtant le challenge était ardu : me faire aimer cette histoire d’amour sur fond de jazz.  Je déteste le jazz.  Je hais le jazz. Ça m’horripile au plus haut point.  J’ai pourtant été captivée par la vie de ce musicien qui retrouve son tout premier amour.  Totalement envoûtée.  Du début à la fin.  J’ai ri, j’ai vibré.  L’essentiel y est.

A paraître prochainement (mais j’ai eu le privilège de les lire en avant-première intersidérale) :

« Contes bizarres », de Bob Boutique.  Tout est dans le titre.  Ce sont des contes.  Et ils sont bizarres.   C’est drôle, c’est angoissant, c’est surprenant.  Chacune de ces histoires plonge le lecteur dans un monde étrange, qu’il est difficile d’oublier ensuite…

« Après tout... » de Jacques de Paoli.  Un livre court et étrange, dont il faut comprendre les différentes facettes : l’amour, omniprésent, parfois sous sa forme la plus crue ; la science-fiction, étrange et captivante ; l’écologie, sujet ô combien d’actualité.  A découvrir.

Le site de la maison d’édition
Le blog de la maison d’édition

Seul bémol à cette découverte, si vous faites, comme moi, une allergie fulgurante aux fautes de frappe ou de mise en page, certains des ouvrages (pas tous, mais certains) risquent de vous provoquer de l’urticaire (mais en prenant quelques calmants, ça devrait vite passer)…
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1
nov

Allo ? Ouiiiiiiii ?

Halloween, c’est assez récent.  Dans mon jeune temps, point de citrouilles, point de sorcières, point d’araignées.  Et point de promenade dans les rues pour y glaner des bonbons ou y jeter des sorts aux radins.  


D’aucuns diront que c’est du commercial.  Zont raison.  Tout est commercial : Halloween, Saint-Nicolas, Noël, Saint-Valentin.  Est-ce une raison pour bouder ces fêtes tellement sympas pour les petits bouts et les grands zamoureux ?  Moi je dis non.  

Alors, la première année oùsque j’étais installée dans mon home sweet home, qui coïncidait justement avec l’arrivée massive de la fête aux potirons en Gelbique, j’ai fait provision de bonbons : des lards (enfin moi j’appelle ça des lards, mais parait qu’on dit marshmallows), des sugus (toute mon enfance, les sugus), des caramels, et j’en passe.

J’étais parée.  Venez à moi petits enfants, j’ai de quoi vous gâter.

Le 31 octobre est venu, mais je n’ai rien vu venir.  J’ai attendu toute la soirée qu’un enfant, un seul, daigne venir réclamer son dû.  

Rien.

J’ai donc été condamnée à m’empiffrer de lards, de sugus, de caramels et j’en passe, durant plusieurs jours.  (De là date peut-être le début de ma prise de poids, qui sait).

L’année suivante, j’ai décidé de ne plus investir mes précieux deniers dans des friandises que je serais contrainte de dévorer ensuite.  Faut pas abuser, non mais.

Et ils sont tous venus.  Ça sonnait, ça sonnait et ça sonnait encore.  Et, pour éviter les mauvais sorts (brrrrr j’en frémis d’angoisse), j’ai fouillé dans mon « armoire à bonbons » (depuis ma naissance, j’ai toujours connu des armoires à bonbons, pas vous ?  Je m’en suis donc créé une, rien que pour moi), à la recherche de vieux chacha périmés qui trainaient et de bonbons un peu collés par le temps (pardonnez-moi chers enfants si vous avez eu quelques crampes un certain 31 octobre).  

Alors cette année, honte sur moi, j’ai pris la poudre d’escampette.  Je suis allée me réfugier ailleurs, histoire de ne pas passer ma soirée dans le noir, à craindre l’arrivée des boutchous.

Mais ne vous méprenez-pas, des bonbons, j’en ai tout de même acheté : des kinder surprise pour ma petite filleule, même si j’aimerais encore en manger moi, des kinder surprise, j’adore ça, autant pour le chocolat que pour la surprise (ben oui chuis bête je sais).  Et des gommes succulentes, toutes roses, pleines de colorants, à la manière des « grenouilles », une face mousseuse, une face moelleuse, mais cette fois en forme de princesses.  

Finalement, sorcières, grenouilles, princesses… on reste toujours dans le même domaine, celui de l’imaginaire, et c’est ça qui est bon.  Tellement bon.

Et au fait, les princesses roses, elles étaient succulentes (j’en ai d’ailleurs pris un sachet rien que pour moi, enfin pour la bambina qui sommeille en moi, que je m’en vais dévorer de ce pas).

Illu d’Acide, notre célèbre caustique.
hallo

1
nov

Encore un cadeau

Reçu pour l'annif du blog.  Enfin "cadeau"... disons que Bob s'est trompé volontairement (si si je sais qu'il l'a fait esssssprès), et m'a imaginée lors du dixième anniversaire du blog.  Chais donc pas si je dois prendre ça pour un cadeau, mais qu'importe.  Découvrez la tronche de Bob et écoutez son blabla sur son site, il y raconte pleins de trucs bizarres, mais il y dit quelque chose de tellement vrai "la plus grande satisfaction d'un auteur, quel qu'il soit, c'est d'être lu". (Au fait, Bob, j'ai pas les loches qui tombent, et pas non plus les tétons qui pointent, et d'ailleurs je mets jamais de jaune, non mais)
anniv

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