20
avr

Faut-il être aveugle pour bien voir ?

C’est la question que je me pose depuis que je suis allée pour un contrôle chez mon ophtalmologue.  Ou plutôt pour pleurnicher chez elle à grands renforts de « je vois plus rien, c’est l’enfer, je vois plus les numéros de bus, je sais plus lire les panneaux en magasin, je ne décrypte plus les sous-titres de mes séries télé adorées, pitiéééééééééééééé, aidez-moi ».

Mais paraît que c’est typique des grands myopes, de supplier pour avoir des verres plus forts, alors que rien n’est possible pour eux, dieu soit haï (contraire de dieu soit loué, vous l’aurez pigé).  Mais moi, je supplie pas, c’est vrai que je vois rien, c’est une réalité, une frustration totale, surtout quand je ne suis pas dans ma ville.  Pour peu que je doive zoner dans Paris ou Charleroi (exemples récents même si totalement à l’opposé l’un de l’autre), je vis un enfer.

Et là, vous vous dites, « pôôôôôôôôvre Anaïs, elle doit être presque aveugle, munie de verres aussi épais que des culs de bouteilles (j’avais d’abord écrit des « tessons », mais ça doit faire mal aux yeux, des tessons en guise de verres correcteurs).

Et bien non.

Non.

Non.

Car pour ma mutuelle, je suis pas encore assez myope (d’où le titre de ce billet, vous le comprenez enfin).  Il faut être à - 8,25 pour que Miss Mutuelle daigne accorder son aumône.  En dessous, tu peux aller te faire cuire un œuf d’autruche.  Et moi je suis à – 7,75 et – 6,75.  Et c’est pas une mince affaire, je vous le dis.

Petite parenthèse sur ceusses qui ignorent leur dioptrie : je trouve ça dingue.  Totalement dingue.  C’est un peu comme dire « j’ai une maladie, mais je sais plus laquelle ».  Moi je connais ma dioptrie, à quelques dixièmes près hein, mais je la connais.  Et je comprends pas qu’on puisse ne pas la connaître, voire pire, ne même pas savoir que la myopie se compte en négatif.  Fermeture de parenthèse.

Etre à – 7,75 et – 6,75, je vous prie de croire que c’est déjà être fort atteinte.  A savoir que si je tends le bras, ben je vois plus ma main… même que si j’avais un handicap qui fait que j’ai pas mes avant-bras et si je tendais le bras, enfin le demi-bras, ben je verrais toujours pas ma main, limite si j’avais la main attachée à l’épaule je la verrais plus non plus… ça a le mérite d’être clair. 

Et ben ça suffit pas pour la Déesse Mutuelle, qui exige - 8,25, genre si je tends le bras et qu’un bus passe en trombe et me l’arrache, je m’en rends même pas compte (du moins jusqu’à ce que la douleur fulgurante ait fait son chemin jusqu’à mon neurone). 

C’est le drame de ma vie, cette myopie.

Enfin non.

Le véritable drame de ma vie c’est que, depuis quelques semaines, quelques jours, quelques heures, je commence à devenir presbyte (que l’enfoiré qui a envie de dire « oh, ça m’intéresse » s’abstienne, je déteste l’humour gras).  Dans peu de temps, je verrai vraiment plus ma main, ni en tendant le bras ni en le rapprochant de mon joli minois, ni rien de rien. 

Y a-t-il pire drame que de ne pas voir de près et ne pas voir de loin ?

Je conclurai avec cette citation qu’un collègue m’a citée (argh, que peut-on faire avec une citation sinon la citer, y’a-t-il un dico des synonymes dans la salle ?), vachement déprimante, mais tellement criante de vérité :

« Mourir cela n’est rien – Mourir la belle affaire – Mais vieillir… O vieillir! » (Jacques Brel)

18
avr

La phrase qui tue du jour : mère-grand, comme tu as de grandes dents...

Au téléphone, il me dit "c'est marrant, quand tu parles, on dirait une vieille dame".

Bon, allez, je lui pardonne, passqu'il est jeune, passque c'est son anniversaire, et passque quand je lui ai dit "bon anniversaire", il m'a répondu "bon anniversaire".  Adepte de phrases qui tuent, mais vachement distrait, non mais !

Et la prochaine fois qu'il est insolent avec la jeune dame que je suis, je le mange, comme une vraie mère-grand, na.

16
avr

La réponse de Jaune et Rouge : un semi méa culpa

Vous vous souviendrez de ma mésaventure pascale, avec les M&Ms "pas de la bonne couleur rondidju".

Voici la réponse reçue du service clientèle.  A noter qu'ils répondent, ce qui est déjà un bon point.  Second bon point, ils reconnaissent la confusion possible. Tertio ils promettent de m'envoyer un chtit dédommagement.

A noter tout de même que la nuance via un autocollant "aux couleurs de Pâques", sur une boîte aux couleurs de Pâques, je persiste et signe en disant que ça prête largement à confusion et que c'est à la limite de l'arnaque commerciale, voire même plus à la limite mais totalement inside.  Car les lésés sont ceux qui ont payé plus cher pour une boîte, tandis que ceux ayant acheté un sachet avaient bien droit aux couleurs pascales.

Puissent mes râleries et celles d'autres consommateurs, je l'espère, faire qu'en 2013 les couleurs de Pâques reviendront, comme tout acquéreur de ce genre de boîte peut y prétendre...

 

"Bonjour Madame Valente,

Nous vous remercions de votre message. Nous comprenons votre déception à propos de l'Edition limitée à l'occasion de Pâques.

Nous croyons utile de vous fournir quelques infos. Il y avait une légère différence entre l'édition de l'année passée et celle de 2012, dans le sens que, l'année passée, la même boîte en métal était commercialisée avec à l'intérieur le sachet de M&M's aux couleurs de Pâques. Lors de l'action limitée de 2011, les boîtes portaient la mention : 'Aux couleurs de Pâques'. Pour l'année 2012, il avait été décidé de vendre les sachets aux couleurs de Pâques séparément, à côté des boîtes de Pâques contenant le produit standard. Les boîtes de 2012 ne portaient donc pas l'autocollant mentionnant 'Aux couleurs de Pâques'. Nous comprenons que le changement peut avoir créé de la confusion."

10
avr

Quand Jaune et Rouge me prennent pour une quiche

L’an dernier, j’avais repéré les éditions limitées M&Ms pour Pâques, avec Jaune et Rouge déguisés en lapins, trop trop trop meugnon que c’était.  J’avais juste acheté un sachet, résistant à l’attrait des boîtes, et découvert les bonbons roses, bleus, verts, avec une petite déco de Pâques.

Je sais, je suis une grande enfant.

Cette année, j’ai craqué, et j’ai pris des boîtes, histoire de garder Jaune et Rouge tout meugnons toute l’année.  Y’avait deux modèles, mais j’ai résisté, j’en ai pris qu’un seul, une pour moi, une pour offrir.

Une fois chez moi, j’ai immédiatement dégusté cette édition limitée, et là, grosse grosse déception : le sachet inside la boîte, ben il contenait des M&Ms normaux.  Totalement normaux, pas l’édition limitée promise sur la boîte.  En d’autres termes, pour vendre leur marchandises, ils mettent de jolis M&Ms sur la boîte, vendue à prix fort, mais dedans, c’est que du M&Ms de tous les jours ma bonne Dame.

Et je me suis dit : c’est une erreur, tu es tombée sur la seule boîte où un sachet classique s’est glissé par erreur, t’énerve pas, c’est ton destin, t’as déjà ta jolie boîte, t’es grande, pleure pas.

Et hier, j’ai offert ma seconde boîte.

Et j’ai compris que ce n’était pas mon destin ni la seule boîte où un sachet classique s’était glissé par erreur.  Ou alors y’a deux boîtes malchanceuses, et j’ai choisi les deux, va savoir.

Passque hier, ben la seconde boîte édition limitée, elle contenait aussi des bêtes M&Ms.  Très bons, comme tous les M&Ms, mais pas des couleurs de Pâques ni avec les petits dessins de Pâques.

La grosse arnaque. 

Jaune et Rouge me prennent vraiment pour une quiche.  Je les adore hein, Jaune et Rouge, ils me font mourir de rire, mais là je voulais découvrir Rose, Bleu pastel, et Vert pastel.

Quand on promet une édition limitée, on vend une édition limitée.

Et puis heureusement que la boîte que j’ai offerte, ben elle était scellée par un collant, sinon ça aurait vraiment fait genre « l’Anaïs qui recycle une vieille boîte en y fourrant des M&Ms pour les offrir en douce ».

Choquée, moi y’en a être.

Preuve en images trouvées sur le net :

Ma jolie boîte :

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La promesse (avec "édition limitée" sur la boîte :

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La réalité, et moi j'ai même pas eu 10 % gratos :

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28
jan

Je me trouve grosse, mais je ne me révulse pas encore

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Je me trouve grosse.  D’après mon IMC, je ne le suis pas, enfin pas trop.  J’ai un IMC de 21,61.  Normal, d’après les standards.  Mais je suis mal proportionnée, j’ai un physique de poule, même si ça fait rire Mostek quand je le lui dis.  Je vous le jure, j’ai un physique de poule : un gros corps sur des pattes maigrelettes.  Si j’étais croyante, je dirais que Dieu m’a faite ainsi (à son image warf warf) et que je m’accepte comme telle.  Mais bon, chuis pas trop croyante.  Je suis une poule.  C’est dramatique mais c’est ainsi. 

Le malheur, c’est que c’est la vie (et tout ce qui surgit d’elle : les mecs, la mode, les magazines, les médecins, la famille…) qui nous file des complexes.

A 14 ans, je me croyais jolie.  Dingue mais vrai, je l’ai même écrit dans mon journal intime de l’époque.  Puis j’ai commencé à sortir en boîte avec mes copines de classe, et j’ai compris que je ne l’étais pas, jolie. Les mecs draguaient mes copines, pas moi.  Les mecs offraient des verres à mes copines, pas à moi.  Les mecs embrassaient mes copines, pas moi.  Les mecs baisaient mes copines, pas moi.

J’ai donc compris que j’étais un thon.  Merci les mecs.

A 14 ans, je me croyais normale.  Normale au sens où l’entend toute balance.  D’un poids normal quoi.  Jusqu’à ce que les médecins ne cessent de me répéter « faut grossir », « faut manger », « faut vous épaissir un peu », « trop mince », « trop maigre ».  Pas anorexique non, ça n’existait pas à mon époque, juste peu d’appétit, n’aimant rien, mangeant peu, c’est ainsi.  Si on ne m’avait pas sans cesse répété que je devais grossir, je ne serais peut-être pas devenue une poule.

J’ai donc compris que j’étais un échalas. Merci les docs.

A l’heure actuelle, je suis un thon à morphologie de poule, avec des rides en pleine croissance et des nibards qui tirent la tronche.  Merci la vie (et accessoirement les lasagnes Farniente, les M&m’s, les chipito à la cacahuète et les manons de Léonidas).

Car oui, depuis lors, j’ai grossi.  J’ai pris du cul, tant mieux, c’était complexe de me trouver des fringues, avant.  J’ai pris des nibards, très embêtant puisque, de nos jours, même un taille 42 ne peut contenir qu’un bonnet A, va comprendre.  J’ai pris du bide, ça c’est mon enfer personnel et quotidien.  J’ai pris des rides, c’est mon enfer à venir, je suppose, dans une société où un homme qui vieillit gagne en charme, une femme qui vieillit se transforme en pomme plus trop comestible.  J’ai pris des années et grâce à ces années j’ai enfin compris que si ce n’est qu’en grandissant qu’on se ride, que nos loches flirtent avec le sol, et que la décrépitude nous guette, c’est pour que la sagesse des années qui passent nous aide à l’accepter.  A tenter de l’accepter.

La question que je me pose est : comment font les ados, de nos jours, pour ne pas tomber dans l’obsession de la balance, de la beauté, de l’apparence ?  Passque de mon temps, l’anorexie, c’était une bestiole d’un pays lointain ou une bactérie inconnue, de mon temps des fringues en 38, c’était un vrai 38, pas un 38 qui boudine celles qui font du 36, de mon temps les catalogues et les défilés montraient des femmes presque normales, pas des IMC de 16.

Malgré tout, je me trouve grosse, et quand je découvre un article parlant d’une jolie pub pour des fringues pour rondes (enfin pour grosses, car grosse n’est pas un mot interdit, que je sache, d’ailleurs, y’en a un peu marre de devoir dire « ronde » au lieu de « grosse », « black » au lieu de « noir », « non voyant » au lieu de « aveugle ») en des termes aussi durs que « cela me révulse », je m’interroge sur le pourquoi du comment d’une telle haine.  

On peut aimer les gros ou les minces, les bruns ou les blonds, les poilus ou les glabres, les yeux bleus ou les bruns, les chauves ou les chevelus, les goûts et les couleurs hein…  moi j’aime les grands bruns chauves pas rasés mais sans poil à yeux foncés… qui sait si je ne finirais pas mes jours (et mes nuits) avec un petit blond hyper poilu aux yeux bleus ?  J’aimais les minces… avec le temps je me sens de plus en plus attirée par le côté nounours des plus rondouillards… ce qui prouve que tout évolue, même les goûts et les couleurs.  Et les goûts et les couleurs des autres, je m’en moque comme de ma première tétine (et même, ma première tétine, si elle fait encore partie de ce monde, j’aimerais la retrouver), mais pourquoi ressentir le besoin d’exprimer un tel dégoût ?  Si proche de la haine… Quel intérêt ?  Quel but ?  Voilà ma seule question : pourquoi ?  Si vous avez la réponse, je la veux bien…

Et si vous vous demandez pourquoi j’ai écrit ceci, c’est simplement en réaction à cela (paru sur le site du Nouvel Obs).  Un article qui, somme toute, n’est pas si monstrueux que le buzz le laissait entendre, mais qui comporte quelques perles de l’ignominie anti-grosse.  Et puis moi, cette pub animée, avec cette « grosse » qui se dandine, ben j’aime.  Cette femme, je ne la trouve pas ridicule, je la trouve belle.  Elle a pas un physique de poule, elle.  Alors, on se fout de savoir si les hommes préfèrent les grosses ou les minces.  On s’en fout !   Y’a pas de « vraies » femmes, y’a que des femmes, grosses, minces, maigres, par choix, par métabolisme, par maladie, par envie, et y’a les hommes qui les aiment, pour leur image, mais aussi, et surtout, pour ce qu’elles ont dans les tripes, dans le cœur et dans le cerveau.

Na.

« Cette grosse qui remue me révulse : je ne supporte pas la pub Castaluna

En ces temps aseptisés, il convient d’aimer tout le monde et de respecter les différences. Mais là trop, c’est trop… de kilos. Je déteste la pub de Castaluna.

Si vous ne l’avez pas vue, vous ne connaissez pas votre bonheur. C’est un clip qui met en scène une femme trop grosse, pardon, bien en chair, ou mieux présentant une surcharge pondérale. Et elle danse.

A la limite, elle ne bougerait pas, ce serait encore tolérable. Mais non, elle remue. Et ses formes plus que plantureuses aussi. Bien que corsetées, contenues par tous les moyens textiles modernes, ses chairs flottent et le résultat me révulse.

Alors je comprends bien que durant des années, les femmes qui font plus que du 44 ont été rejetées, brimées, moquées, raillées, limite persécutées. Il était temps qu’elles prennent leur revanche, puisqu’elles sont de plus en plus nombreuses. La faute à une alimentation excessive, mais ça chut, il ne faut pas le dire trop fort.

Toutefois, de là à imposer sur les écrans une femme qui se donne pratiquement en ridicule, il y a une marge.

Certes, il est difficile pour une femme qui pèse plus de 100 kilos de se représenter comment serait, sur elle, une robe présentée par une femme de 40 kilos. Mais les « vraies » femmes, comme elles aiment se faire appeler, ne sont plus vraiment à plaindre.

En quelques années, les « rondes » ont réussi à faire passer dans le langage courant qu’une femme normale, mince donc, est une « anorexique ». Comme si faire attention à sa ligne était une maladie.

Autre affirmation véhiculée par les défenseurs des autoproclamées « vraies » femmes : elles plairaient davantage aux hommes que ces brindilles qui les narguent.

Chacun le répète pour faire plaisir, mais il est battu en brèche chaque jour. Voyez-vous Brad Pitt ou David Beckham au bras de « rondes » ? Non. Dès qu’un homme a le choix, il préfère être vu en compagnie d’une femme mince.

Alors, je le sais, c’est très méchant. Mais voilà je n’aime pas cette pub. »

En guise de conclusion, un extrait de la réponse de la fondatrice de cette ligne de vêtements, qui mérite réflexion : "Notre monde est capable de commercialiser des armes, des organes humains, et des enfants pour répondre à une demande. Mais des vêtements pour les rondes, non, quand même, c’est vraiment trop dégoûtant…."

29
sep

Si même Test-Achats arnaque son monde, où va-t-on ma bonne Dame ?

Test-Achats, pour les non Belges, c’est une association de défense des consommateurs.

Et, l’autre jour, je trouve dans un magazine un petit folder qui propose un guide « petits travaux bien utiles », que l’on peut recevoir gratuitement en appelant un numéro vert, ce qui relève du miracle, puisqu’actuellement, pour gagner, faut toujours appeler des numéros surtaxés ou envoyer des sms à 1 eur le sms envoyé ou reçu (maximum 18 sms).

Par exemple, sur Contact actuellement, le fameux jeu cache-cache, ou cash-cash, chais pas comment on l’écrit, où, pour avoir une chance sur cent de gagner 1000 eur, faut envoyer un sms à 1,10 eur.  Si c’est pas de la grosse pigeonnade de consommateurs ça, keske c’est ?  D’un autre côté, quand je vois hier à la Retebef que, même avec la preuve que leur gentil fiancé quasi mineur d’Afrique noire fait les mêmes demandes en mariage à d’autres, les quinquagénaires belges continuent à croire à leur amour éternel et, surtout, à les entretenir à distance, je me dis que les humains sont décidément bien crédules.

M’enfin, ici, l’appel est gratuit.

Donc j’appelle.

Là où je m’étrangle, c’est qu’il faut pousser sur un si on n’est pas membre, sur deux si on est membre.

Chais pas pourquoi, mauvais pressentiment…

Qui se confirme.

Hier : « suite à un souci technique, nous ne sommes pas en mesure de donner suite à votre appel ».

Aujourd’hui, deux fois de suite, petite musique bien lancinante, puis silence, puis bip, puis communication coupée.

Et en faisant tout ça, je me rappelle soudainement que tous les précédents guides soi-disant offerts, ben je les ai jamais reçus.

Alors, si même l’association de défense des consommateurs les arnaque, les consommateurs, je vous le dis, on est très mal barrés…

15
sep

Voo, Euphony, Electrabel… même combat contre l’incompétence totale et absolue

Enfin, je dis incompétence… mais peut-être devrais-je clairement parler de malhonnêteté ?

Alors, on commence par quoi, TV, télédis, électricité ?  Vous préférez quoi ?

Bon.  Voo.  Voo doit m’installer la TV numérique le 3 janvier.  Le jour même, je suis chez moi, j’attends, personne.  Peu avant l’heure prévue, un coup de fil m’apprend qu’ils ne viendront pas.  Reporté.

Déjà, c’est nul, mais soit.  Le plus nul, c’est qu’ils me facturent pourtant la TV depuis le 3 janvier.  Ben voyons.  Pour le principe, je râle.  Pas pour la faible somme, pour l’arnaque.  On me répond que je serai remboursée, via une note de crédit.  Bien sûr, j’attends toujours.  Dans la foulée, Voo augmente la mensualité, sans avertissement, au point que Test-Achats a porté plainte.

A part ça, la TV numérique, c’est le pied.

Ensuite.  Euphony.  J’y suis abonnée depuis des années, mais depuis un mois, rien ne va plus.  La bonne nouvelle, c’est que depuis un mois, l’abonnement a diminué de 5 euros.  Mais ce que j’ai gagné en pognon, je l’ai perdu en qualité.  Déjà, un beau jour, mes boîtes mails passent de 100 à 50 mégas.  100 mégas, c’est déjà l’âge de pierre, mais 50, c’est avant le big bang.  Et bien sûr, pas d’avertissement.  Et bien sûr, mes boîtes, déjà surchargées, se retrouvent en overdose, et je ne reçois plus aucun mail.  Le problème se résoud après une semaine, sont rapides chez Euphony.  Mais depuis lors, l’accès aux mails est soit d’une lenteur désespérante, soit totalement impossible.

A part ça, internet, c’est le pied.

Enfin, Electrabel.  J’envoie des transferts de compteur au nom d’une société.  Deux.  Je reçois un premier accusé de réception… à mon nom.  Je téléphone au call center.  Après 33 minutes (merci mon téléphone bien précis), on me répond que « en effet, y’a eu une erreur, nos plus plates excuses, mais ce qui est fait ne peut être défait, alors ça sera comme ça ».  Ben oui, j’ai qu’à payer les factures qui ne me concernent pas hein, ou alors je les fais payer par la société et en cas de contrôle fiscale, débrouille-toi ma petite Anaïs.  Par contre, pour mon second transfert, tout est en ordre ma bonne Dame, on a pigé. Je raccroche à 12h45 et découvre qu’à 12h43 j’ai reçu un second accusé de réception… à mon nom.  Zont rien pigé.  Maigre consolation, le lendemain, Electrabel m’appelle pour réitérer ses excuses et m’annoncer qu’ils vont tenter de trouver une solution…  Wait and see.

A part ça, avoir de l’électricité, c’est le pied.

Mais franchement, une telle incompétence, un tel manque de sérieux, de telles arnaques, c’est aussi saoulant que les pekets que je vais m’enfiler ce week-end.

Vous me direz que j’ai qu’à aller voir ailleurs. Sauf que malheureusement, ailleurs, c’est pareil, non ?

3
aoû

J’ai testé « fais-toi arnaquer par ta meilleure amie » (alias La Redoute)

En juin dernier, je reçois un sympathique mail de mon amie (à l’époque, nous étions encore en bons termes) La Redoute, intitulé « voici votre dédommagement ma chère Anaïs », et qui m’annonce, en substance :

« Nous avons fait évoluer notre organisation logistique et changé de système informatique, ce qui a occasionné des dysfonctionnements (retards de livraison, difficultés avec le service clientèle, absence d’information sur votre suivi de commande).  Excuses blablablablabla.  Tout est maintenant opérationnel et nous sommes à nouveau en mesure de vous assurer une qualité de service de premier ordre. Afin de marquer cette nouvelle étape, nous souhaitons vous dédommager des désagréments de ces dernières semaines et vous offrir la livraison gratuite et un bon cadeau de 10 euros blablablablabla ».

Clair que La Redoute, c’est plus vraiment ça.  Rien que dans mon bureau, où nous sommes trois, deux ont été arnaquées, l’une ne parvient pas à récupérer une somme indûment perçue, l’autre se voit réclamer une somme non due.  Ça fait tout de même 66,6666666666 % de mon bureau victime d’une arnaque La Redoute.  Et bientôt 100 %, comme la suite de l’histoire le dira.

Mais à l’instant précis où je reçois ce mail, j’ignore encore tout des péripéties qui vont suivre et je me réjouis de gagner 10 eur et une livraison gratuite, même si cette promotion exclut pas mal de choses, dont les prix rouges, les prix mini et les prix promo, mais soit, y’a moyen de me trouver un chtit cadeau.

Trois heures plus tard, je change d’avis : y’a pas moyen de me trouver un chtit cadeau.  Chaque fois que j’encode mon choix, ça foire.  Première arnaque : y’a pas que les prix rouges et les prix promo qui sont exclus, y’a aussi les prix verts et, apparemment, tout ce que je choisis, sans explication valable.  Je trouve finalement, après avoir testé l’achat de dizaines de shortys, de centaines de leggings et de milliers de petites culottes, un maxi Tshirt de la collection Taillissime, mauve, qui me fera une jolie robe de nuit pour pas cher ma bonne Dame.  Mais pas moyen de valider ma commande sur internet en bénéficiant de la réduction.  Incompréhensible, vu que le mail reçu indique bien « valable sur tout le catalogue hors prix rouges prix mini et articles démarqués ».  Nous sommes le 29 juin, la promo expire le 30, je décide de téléphoner pour passer commande, ce sera plus simple.

Ah ah ah, simplicité ne rime pas avec La Redoute, puisque la charmante hôtesse, qui semble dotée du même programme que moi, obtient le même résultat.  Et qu’elle n’arrête pas de me dire que le mail offrant la réduction n’était envoyé qu’à certaines personnes et que je n’y ai droit que si je l’ai reçu.  Clair que je n’ai pas reçu ce mail, que j’ai eu connaissance de son existence par l’opération de l’esprit saint et que j’ai décidé de tenter d’escroquer La Redoute… Bon, en conclusion, elle s’en moque comme de son premier string La Redoute et me conseille, pour se débarrasser de moi, d’envoyer un fax.  Dix minutes plus tard, mon fax est envoyé, la commande est passée, mes doigts et orteils sont croisés.

Le 30 juin, date d’expiration de l’offre, je soupçonne de plus en plus la big méga arnaque de la mort qui tue la vie, alors je renvoie mon fax, ainsi qu’un mail.

Le 1er juillet, on m’envoie enfin, par mail, un mail type signalant qu’une commande par fax prend une semaine.  Soit, je patienterai.

Le 8 juillet, toujours sans nouvelles, je renvoie un mail.  La réponse qui me parvient le 12 juillet est à mourir de rire : « nous n’avons hélas pas reçu votre fax, merci de renouveler votre commande ». Mouahaha, c’est maintenant que vous pouvez rire.  Sauf que si je renouvelle ma commande, j’ai plus la réduction, vu qu’on est le 7 juillet et que ladite réduc était valable jusqu’au 30 juin, capice ?  Je renvoie donc un mail manifestant mon exaspération aussi profonde que la crise belge et contenant scan de mon fax, ainsi que les preuves d’envoi, que j’ai gardées, soupçonnant dès ma première communication avec la téléphoniste une grosse truanderie (oui, le mot est fort, mais mon dico des synonymes ne me propose que ça pour « arnaque », pas le choix, car pas envie de vous écrire arnaque à chaque phrase).

Ensuite, je fais une croix sur ma commande, que je ne recevrai probablement jamais. 

Le 25 juillet, le miracle se produit.  Un mail ayant pour titre « votre colis est disponible au point relais ».  Alléluia, allélu alléluia, alléluia alléluiiiiia (c’est maintenant que vous pouvez chanter).  Sauf que quand je lis le mail, la somme que je suis censée payer est largement supérieure à celle réellement due.  Ben voyons, c’eût été trop beau.  J’envoie donc mon trois mille six cent soixante-septième mail, indiquant que je refuse de payer plus que le prix avec la sacro sainte réduction qui m’est accordée.

Ensuite, je fais une croix sur ma commande, que je ne recevrai probablement jamais. 

Le 2 août, un nouveau miracle se produit.  Un mail m’annonce qu’il y a en effet eu un léger souci, une légère erreur, une légère bourde, et que mon colis m’est renvoyé avec le coût réellement dû.  Vous pouvez à nouveau chanter, passque là c’est mieux encore que la naissance de Jésus et de Calogero réunies, c’est le bonheur intergalactique.

Un bonheur de très courte durée, puisque le même jour, à 00h56 Greenwich mean time (soit, en pratique, le lendemain, mais quasi le même jour quoi), un dernier mail m’annonce que l’article choisi a connu un succès dans le monde entier et même plus loin et qu’il est malheureusement épuisé, drame drame drame, mais que La Redoute est persuadée que je trouverai mon bonheur dans le catalogue pour une prochaine commande.

Ben voyons.

Là, je fais une croix sur ma commande, que je ne recevrai probablement jamais. 

Le pire dans tout ça : toutes ces négociations stériles et vaines avec ma nouvelle ennemie La Redoute m’ont laissée dans le même état que mon maxi Tshirt : épuisée.

14
jui

Rhaaaaaaaaaa les administrations (la haine la haine la haine)

Ce matin, j'appelle la Ville de Namur.

La Madame : "Ville de Namur bonjour"

Moi : "Bonjour ma bonne Dame, c'est pour savoir si je dois prendre rendez-vous pour les formulaires de primes à la Région Wallonne"

La Madame : "Non ma petite Dame, vous venez quand vous voulez"

Moi : "Merci ma bonne Dame"

 

12h15, je me pointe à la Ville de Namur.

Un couloir.  Plein de portes.  Fermées.  Aussi silencieux qu'une mortuaire quand y'a pas de mort, ce couloir.  Et une note "pour mieux vous servir (sic) nous vous accueillons uniquement du lundi au vendredi de 8h à 12h".

 

Ben voyons, "je viens quand je veux... mais entre 8 et 12", elle pouvait pas le préciser, la Madame, des fois ?

 

Tchu, ces fonctionnaires, ça me saoule pire qu'un Pastis savouré en plein soleil.

 

Me reste à prendre congé, comme tous les gens qui veulent se présenter durant ces horaires vachement bien aménagés pour les honnêtes citoyens qui ne sont ni au chomach', ni au Cépéyayès ni Dessur la vierch' noire.

27
jui

Et vous, c’est quoi qui vous énerve ?

Tel est le titre d’un article paru sur le site de L’avenir.

 

Avant de le lire, je vais vous dire, moi, ce qui m’énerve plus royalement qu’Albert II et ses fils réunis :

 

- les ceusses qui crachent leurs glaires putrides en rue

- les ceusses qui augmentent leur personnel en fonction de leur couleur de cheveux ou de la petitesse de leur jupe

- les ceusses qui croient que les coins sombres de certains quartiers sont en fait des décharges publiques

- les ceusses qui ignorent le sens du mot « mouchoir »

- les ceusses qui jettent leurs mégots en rue

- les ceusses qui jettent leurs mégots en rue sans les écraser, les laissant m’enfumer de longues minutes encore, inutilement

- les ceusses qui sont contraints par leur employeur de me vendre un abonnement téléphonique, un canapé ou du vin, en m’appelant trois fois semaine

- les ceusses qui dépassent dans les files, sous prétexte qu’ils sont plus vieux, plus jeunes, plus pressés, plus stressés, plus tout

- les ceusses qui courent pour arriver avant toi devant le distributeur de ticket à la boucherie, pour gagner une place

- les ceusses qui larguent sans jamais expliquer le pourquoi de ce désamour

- les ceusses dans le bus qui occupent les sièges oùsqu’une femme enceinte ou une personne à canne est dessinée, alors qu’ils sont ni enceintes ni à canne

- les ceusses qui ne savent pas à quoi servent ces larges bandes blanches sur le sol, qu’on appelle passage piéton

- les ceusses qui demandent leur chemin sans dire bonjour avant

- les ceusses qui transforment leur tuture en boîte de nuit, enfin de jour

- les ceusses qui te balancent la porte dans la tronche

- les ceusses qui disent pas bonjour quand tu franchis la porte de leur commerce

- les ceusses qui pensent que la rue est un pissodrôme géant

- les ceusses qui pensent que la rue est un chiodrôme canin géant

- les ceusses qui ne comprennent pas le sens du logo représentant un mossieur ou une madame dans une chaise roulante

- les ceusses qui sous prétexte de la liberté d’expression et de la prospection économique inondent nos boîtes mail de pourriels plus pourris que les fruits d’Amélie Nothomb

- les ceusses qui n’apprendront jamais à leurs gosses à ne pas devenir les ceusses précités

 

Et vous, c’est quoi les ceusses qui vous énervent ?

20
jui

Quand 1 + 1 = 1 (crossover avec Ladyxzeu)

C'est une lectrice, mais également une blogueuse, et enfin une talentueuse participante belge à Planète Célibataire (je précise qu'elle est belge, car elles sont rares, les chtites Belges, à participer) qui m'a soufflé l'idée de ce billet.  Qu'elle en soit remerciée à jamais.

Elle m'a un jour signalé combien c'était insupportable, sur Culchèvre, de découvrir les photos de profil de ceusses qui vivent en couple.  Passqu'apparemment, ma bonne Dame, une fois en couple, ben on n'apparaît PLUS JAMAIS seul sur une photo.  A croire qu'une fois casé, pouf, grosse mutation spontanée, on devient un corps avec deux têtes (mais un seul cerveau, diront les plus vilains d'entre vous).  Alors, on jette toutes ses photos en solo, vade retro satanas, on pose à deux, en amoureux, en se regardant dans le blanc de l'oeil ou, mieux, en regardant ensemble dans la même direction, en l'occurrence en direction de ses 682 amis Culchèvre.

Clair que j'ai pu, durant ma déjà si longue vie, remarquer à quel point les gens, une fois en couple, changent du tout au tout.  Ils adoptent de nouveaux formidables loisirs, parlent en "nous" deux heures après la rencontre et se tiennent tellement collés qu'on dirait des siamois.  Et si j'ose l'affirmer, c'est passque je suis, moi aussi, passée par cette étape à mourir de rire pour les autres.  Je n'entrerai pas dans les détails romantico-sordides de mes anciennes relations, on va pas pleurer dans les chaumières aujourd'hui, mais j'en ai fait des trucs par amour, je vous l'assure. 

Donc, tout ça, les amours siamoises-guimauves, j'en avais conscience.

Mais les photos de profil Culchèvre, j'avais jamais remarqué.  Alors, j'ai zieuté.  Et en effet.  Stupéfiant.  Que des ceusses qui posent à deux.  Une fois à deux, on ne forme plus qu'un.  Un binôme.  Un couple.  Un être hybride fait de deux anciens célibataires qui aiment crier haut et fort que maintenant ils ont trouvé leur moitié.  Et quand une moitié trouve sa moitié, ben ça fait un (génial, je sais encore compter).  CQFD.  Le souci, s'ils ont viré leurs photos solo définitivement, pour oublier qu'un jour lointain ils ont été célibataires, le jour pas si lointain où ils se retrouveront à nouveau seuls (gnark gnark), ben ils seront obligés de mettre un gros rond noir sur la tête de leur ex-chéri, histoire de recycler la photo du binôme.  Pire encore, lorsque, par un jour lointain, ils retrouveront l'amour, il faudra qu'ils se coltinent une nouvelle séance photo avec leur nouvelle moitié de pomme.  Je n'ose imaginer comment font les ceusses qui changent de partenaire comme de petite culotte... Une ruine photographique, ma bonne Dame.

Alors, en ce jour solennel, je promets, je jure, je crache, je gerbe, sur la bible et mon honneur, que lorsque je trouverai ma moitié (en l'an de grâce 2037), mon tout, mon complément, celui avec qui je regarderai dans la même direction tout en nous regardant dans le blanc de l'oeil, ben moi, oui moi, ben moi aussi, je poserai à deux sur Culchèvre.  Na.

 

Et l'illu de Ladyxzeu

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1
jui

Ça ma bonne Dame, c'est du harcèlement, du pur, du vrai, du made by TEC

L'autre soir, mon téléphone sonne, numéro inconnu.  99 % de chances (enfin "chance" est assez mal choisi comme mot") 99 % de risques que ce soit un opérateur de téléphone qui tente de me vendre un abonnement alors que j'en ai déjà un chez eux (vécu), une vendeuse de vin qui me traite de salope (vécu bis) ou un vendeur de canapé qui m'offrira pas de cadeaux car j'ai pas de mari chéri (vécu).

Finalement non, c'est la nouvelle mode du moment, c'est un répondeur qui me dit "un correspondant cherche à vous joindre, veuillez ne pas quitter".  Ben voyons, c'est à moi d'attendre que le commercial daigne venir au bout du fil pour me vendre son tissu de conneries.

Je raccroche.

Dix minutes plus tard, rebelote.

Je re-raccroche.

Dix minutes plus tard, rebelote.

La Bister me monte au nez (Bister étant une moutarde locale qu'il faut acheter si vous être namurois, car vous devoir faire marcher le commerce local, et puis elle est contenue dans une grenade, on voit pas ça partout hein).  

Et je décide de pas raccrocher.  Je me rue sur ma chaîne hi-fi, bien décidée à lancer la musique à fond la caisse dans les oreilles du correspondant qui cherche à me joindre quand il me fera l'immense honneur de m'adresser la parole.  Je jubile.  Après tout hein, marre.  Malheureusement, la communication est coupée avant que j'aie pu mettre à exécution mon plan diabolique.

Dans la foulée de ma rage, je me rue sur internet et m'inscris enfin sur la liste Robinson, depuis les mois que je dis que je vais le faire ça y est c'est fait.

Dix minutes plus tard, rebelote.  Dommage que la liste Robinson n'ait pas un effet immédiat.  Apparemment sont réglés comme une horloge, là-bas chez mes harceleurs, toutes les dix minutes, paf, dring dring.  

Et ça coupe à nouveau avant que j'aie pu faire quoi que ce soit.

Le plus drôle c'est que chaque fois que le téléphone sonne, je ne m'en rends pas compte.  Passque depuis hier, un de mes deux téléphones (celui acheté tout récemment chez Belgacon d'ailleurs, bonjour la qualité) ne sonne plus, ne tonalite plus, ne fait plus rien en fait.  Et comme c'est le plus bruyant habituellement, qui couvre le son de celui acheté chez Lidl, de qualité merdique aussi puisque dont l'affichage digital n'a duré que sept jours, ben je ne tilte pas.  Pour la petite histoire, je suis dans une phase "téléphoneless", because mon répondeur est tombé subitement en panne aussi, répondeur intégré dans le téléphone Lidl.  Ça va vous suivez ?  Bref, un de mes deux téléphones mort, le répondeur de l'autre mort.  Demain, je porte le deuil.

Dix minutes plus tard, rebelote.  Alors je décide de décrocher et raccrocher immédiatement.  Au finish.

Et je le fais genre encore deux trois fois.

Sauf que la dernière fois, il resonne immédiatement, sans les fameuses dix minutes.

Et là, je me dis que si ça tombe c'est pas (enfin plus) mon harceleur, c'est, euh, chais pas moi, Georges Clooney qui veut me livrer du café, le nouveau beau mec du coin de la rue qui m'invite à la fête des voisins célibataires ou le Lotto qui m'annonce que j'ai gagné même si j'ai pas joué.  

Alors, je redécroche.

C'est pas Georges, c'est pas le nouveau beau mec (d'ailleurs, y'a pas de nouveau beau mec au coin de la rue) et c'est pas le Lotto.

C'est pour une enquête.

Le TEC.

Qui veut savoir ce que je pense des bus.

L'heure de la vengeance a sonné, j'ai bien fait de décrocher.

Promis juré, j'ai été honnête.  J'ai dit que les bus étaient pas souvent en retard.  J'ai dit que les grèves à Namur c'était rare.  Mais j'ai aussi dit que les odeurs et la chaleur c'était l'enfer.  Que les chauffeurs qui roulent comme des fangios c'était l'enfer.  Que les chauffeurs qui s'arrêtent pas à l'arrêt et te lancent un sourire narquois, c'était l'enfer.  Et le pire, c'est que tout ça, je l'ai pas inventé, c'était dans les propositions du TEC, c'est dire s'ils savent que c'est pas du pipeau, les odeurs, la chaleur, les vilains chauffeurs pas beaux.

Charmant jeune homme, par contre, pour l'enquête.  Vraiment sympa.  On a même ri.  Mais à mon avis, vu sa voix, il habite encore chez ses parents.  Limite s'il est pas encore mineur.  Et non non et non, je n'ai pas envie de devenir une couguar.

16
avr

Skynet, une grande famille qui s'aime d'amoureuh

Ça fait bien longtemps que je n'avais plus lu le blog officiel Skynet, alias Toutsurles...  Et ce matin, faisant une pause après ma vaisselle quotidienne (yess, je vous jure, je tiens mes bonnes résolutions, comme quoi suffisait d'une nouvelle cuisine pour ce faire, fastooooche), je vais jeter un oeil.  Je découvre une magnifique skin et je vais lire les commentaires y relatifs. 

Parmi les félicitations pour ce joli design, les rouspétances habituelles... et je découvre ceci :

"Comment un blog sorti de nulle part peut-il se retrouver premier au classement des blogs les plus visités. Hors  que (sic) c'est sûr et certain qu'il n'a pas le nombre de visites des 4 autres du top 5"

Je me dis "oooh, tiens quelqu'un qui râle sur les tops, faudrait que j'aille zieuter, doit y avoir du nouveau".  Clair qu'au début des nouveautés Skynet, j'allais de temps en temps jeter un oeil, mais là, chuis un peu débordée par la vie, sans raison valable en plus, alors, même gérer mon blog est difficile en ce moment, vous l'aurez constaté, je me raréfie un tantinet, c'est dire si ça fait un bail que j'ai plus zieuté quoi que ce soit, ni autre blog, ni blog officiel, ni tops, ni que dalle quoi. 

Puis je découvre le dialogue, et les réponses à ce com.

"ben ça c'est la meilleure, cela m'a bien fait rire :))))
besoin de pub?? belle journée au soleil"

Et la suivante, de Jules, gestionnaire du blog officieux Riensurles.

"Votre hôte.....tu parles d'Anaïs? :-))))....Elle ne sort pas de nulle part! :-))
Et je crois qu'elle porte aussi des collants!.....ça doit être ça! :-)))"

Et là je me dis, "Anaïs, parlerait-on de moi sur ce coup-là ???"  Ben non, je porte jamais de collants moi... mais à part ça, mon ego surdimensionné me fait croire que je suis la seule Anaïs de Skynet non ?  Que les autres Anaïs lèvent le doigt.

Puis la réponse du râleur :

"Pas besoin de pub mais un classement c'est un classement.
50000 visites au total du blog, impossible donc qu'elle soit devant les 4 autres à moins qu'elle ai (re-sic) eu 10000 visites en un jour...."

Ça se confirme, c'est bien moi... J'ai bien 50.000 visites.  Ben oui les petits zamis, zaviez pas remarqué ?  Depuis que j'ai mon url à moi rien qu'à moi toute à moi, mon compteur est redescendu à zéro, pouf patatras...  mais apparemment, les serveurs ou les ordinateurs ou les informaticiens ou je sais pas qui ni quoi de Skynet ont mémorisé mes véritables visites, et j'ai gardé ma sacro-sainte place dans les classements.  L'honneur est sauf.  Mais ça plait pas à tout le monde, comme aurait dit Fogiel.

Et Zorro, enfin Jules, de répondre :

"Un classement c'est un classement"....:-))

Je trouve ça bien qu'à certains moments d'autres apparaissent dans ce classement!

Et....en réalité....son blog a bien plus de 50.000 visites......il a du être remis à 0 un moment donné.......
Mais t'inquiète "Votre hôte"....tes visites à toi viennent pas des classements......mais plus de google et tous les fétichistes...:-)))"

Je vous le disais, Jules est mon Zorro, défenseur des malheureux accablés par la critique et les analyses de compteurs et autres classements...

Alors, je me manifeste, une semaine après la bagarre (nan, je rigole, en matière de bagarre, on a vu bien pire sur Toutsurles, croyez-moi) :

"Bouhouhou, j'arrive tardivement, mais quel malheur d'être traitée ainsi de "blog sorti de nulle part", mon dieu que je suis triste et dépitée, heureusement Jules est là pour me défendre, merci Jules, le Zorro des opprimés :) et tu as raison Jules, mon blog est redescendu à zéro quand j'ai eu mon url perso, ça date de début janvier je pense, j'ignorais que ça allait déclencher la suspicion et la colère des amateurs de collants... comme quoi y'en a qui passent vraiment leur temps à analyser les tops et les compteurs... mais tout ça m'a permis d'apprendre que j'avais été première, pour quelques heures sans doute... ce que j'ignorais, tchu"

Ce qui me sidère finalement, c'est que certains blogueurs passent leur temps à analyser le top.  Bon, ça, c'est normal, on aime voir des blogs, on les visite, et l'accès via le top est facile, ça permet de découvrir d'autres blogs même si bien souvent ce sont toujours les mêmes qui sont en haut, ce qui n'aide pas à la découverte.  Mais dans le cas qui nous occupe, c'est pas une visite de courtoisie, c'est une visite d'enquête, d'investigation, de Kaa le serpent siffleur, qui se jette sur mon minable compteur pour aller ensuite médire sur l'impossibilité que je sois au top, vu que j'ai que 50.000 visites.  Toute façon j'ai pas que 50.000 visites, na, mais on s'en fout, le pire c'est ce côté "j'analyse, je décrypte, puis je vais faire ma raccusette popote sur le blog officiel passque c'est pas normal et faut que ça change et faut que cette Anaïs avec ses 50.000 visites soit virée de là au plus vite". 

Pathétique.

Alors,  mon "blog sorti de nulle part", il t'emmerde avec un grand A, comme disait l'autre.

Et finalement, la seule morale moralement acceptable de l'histoire : j'ai été première du top intersidéral Skynet, un bref instant sans doute, et je l'ai même pas vu, ô monde cruel et sadique.  La morale de la morale : dorénavant, je vais passer mon temps à analyser les tops pour voir si j'y suis et si ceux qui y soncent avant moi n'ont pas moins de visites que moi, puis j'irai faire ma raccusette, moi aussi.

PS : cette hausse dans le classement est due à mon billet "une bite, c'est moche", et à Skynet qui l'a relayé en première page du site, passqu'y zaimaient le billet.  Alors bon, j'ai compris le truc : bite bite bite bite bite bite bite... ça suffira, vous pensez, pour que je remonte encore et que je fasse râler les râleurs calculateurs ?

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19
mar

La rédac’chef du Ciné revue est victime de surmenage

D’abord y’a eu le tremblement de terre.  Inattendu.  Horrible.  Angoissant.  Larme à l’œil pour eux.

A suivi le tsunami.  J’ai vu les images dans une totale indifférence, croyant bêtement que l’alerte avait été donnée, que les habitants avaient été évacués et sauvés.  Que seuls des dégâts matériels seraient à noter.  J’avais tort.

Enfin, l’angoisse du nucléaire et ses dégâts.

Dur dur.  Triste triste. 

On ne parle que de ça. 

Même dans l’édito de ma bible, savoir mon Ciné télé revue.

Je cite Ingrid Fallay « La planète va mal.  Son trop-plein s’est encore traduit tout récemment par un violent tremblement de terre suivi d’un tsunami destructeur ». 

Et là je dis non non et non.

Un journaliste ne doit-il pas être un tant soi peu objectif ?

C’est quoi cette connerie que la planète a un trop-plein.  Ce sous-entendu qu’elle se venge ?  Cette idée qu’un tremblement de terre est un signe que la terre va mal ?  Comme si elle faisait payer ce qu’on lui fait subir.  Nostradamus, sors du corps de cette rédac’chef. 

S’il est clair qu’on malmène notre planète, qu’on en paie et qu’on en paiera le prix, que le nucléaire c’est caca boudin même si indispensable actuellement, cette idée lancée que le tremblement de terre est une vengeance de notre planète, ça c’est de la couille en boîte.  Les tremblements de terre et les tsunami ont toujours existé.  C’est pas nouveau ça vient de sortir, que je sache.  Si ?

Plutôt que de laisser croire qu’une justice immanente nous guette, à la Monseigneur Léonard version femme, la rédac’chef du ciné revue ferait bien de se reposer… car quand je lis deux lignes plus loin « Docteur Rafto sur La Une et House sur TVI », je me dis que c’est elle qui va mal et non la terre.  Rafto c’est aussi sur TVI, titchu, non mais.

11
fév

Eshoppeuses persiste et signe... et moi aussi

J'en parlais ici il y a quelques jours.

Et bien ça continue, et le pire c'est que ce site de m... fait la promo de sites hyper connus, comme Vertbaudet ou Sephora.

J'ai donc décidé de signaler systématiquement les spams, tant à la CNIL qu'aux sites dont Eshoppeuses fait la promo... enfin à propos desquels Eshoppeuses me harcèle, en d'autres termes.

Bien sûr, je me désabonne aussi systématiquement, et reçois presque systématiquement la même réponse "nous avons pris note de votre demande, qui prendra trois jours".

En France, un jour ne doit pas durer 24 heures, vu que je suis désabonnée depuis douze jours minimum, sans succès.

ça me saoooooooouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuule.

Je vous invite à agir si vous subissez aussi ces spams.

Passque le spam ne passera pas par moi !

 

7
fév

Vous connaissez Eshoppeuses, ce site infect et pourri de la mort qui tue ?

Eshoppeuses est un site pourri qui spamme les pauvres internautes, qui ont beau cliquer sur "désabonnement" pour se désabonner d'une chose à laquelle elles ne se sont pas abonnées (cherchez l'erreur), rien ne se passe...  jamais.  Et les spams continuent encore et encore, malgré un maigre mail indiquant que le désabonnement prendra 48 heures.

48 heures qui pour moi durent depuis 480 heures déjà... malgré des mails d'abord suppliants, ensuite menaçants.

Rien n'y fait.

En plus, ce site a plein de bébés pourris qui agissent de la même façon, ce qui fait que ça tourne en véritable harcèlement.

Et tout ça n'est pas neuf, ça dure depuis des années au vu de ce que je lis sur un forum.

Alors j'ai signalé les agissements aux hautes instances françaises.

Si vous aussi, vous subissez cela, agissez !  Par ici : https://www.signal-spam.fr/ et ici http://www.cnil.fr.

Ou alors y'a plus amusant, leur faire le coup de l'arroseur arrosé, en les spammant sur info@lerendezvousdeseshoppeuses.fr.  Ah ben ça c'est drôle, ça vous tente pas ?

Passque ça suffit.

1
fév

Quand un conflit nait autour d’un sous-pull…

Les deux collègues avec lesquelles je partage mon bureau sont hyper frileuses.  De mauvaises langues diront que j’ai un retour d’âge anticipé (vilaines, mes poupées vaudou sont prêtes), mais moi je sais que c’est elles qui sont frileuses.  Passque quand elles sont équipées d’un pull à col roulé sur un Damart, d’un gros gilet et d’une écharpe alors qu’il fait 24 degrés dans le bureau, ben moi j’appelle ça être frileuse, na.

Et c’est de là qu’est né le conflit : d’un pull.

Ou plutôt d’un sous-pull.

J’entends ma collègue sans surnom greloter de froid.  Alors je me la joue mère poule, comme d’hab, et lui conseille de mettre le beau gros gilet qui traîne sur sa chaise de bureau, arguant qu’elle ne porte qu’un col roulé tout fin d’été.  Un col roulé d’été ?  Ben oui, ça a beau avoir un gros col, le reste du pull est ultra fin, voire transparent.

Elle me répond alors « ben quoi, j’ai un sous-pull, ça tient bien chaud ».

Et je lui réponds que moi aussi j’ai un sous-pull, et que ça ne m’empêche pas d’avoir une robe par-dessus, ainsi qu’un gilet encore par-dessus. 

Et là, le culot intersidéral : elle me dit que mon pull, c’est pas un sous-pull.  Qu’un sous-pull, ça a un col roulé.

Et le pire dans tout ça, c’est que Mostek la soutient dans sa croisade « t’as pas un sous-pull, vu que t’as pas de col roulé ».

Non mais.

Evidemment, seule contre deux, je ne moufte pas.  Comment voulez-vous que je puisse me défendre face à deux collègues sanguinaires butées.

Alors, je cherche dans le dico, afin de savoir si le sous-pull a toujours un col roulé.  Tout d’abord, je n’y trouve pas « col », vu que dans un élan de blonditude, je cherche sur « coll »… une confusionation avec pull, of course, pour les deux « l ».  Puis je trouve, mais mon dico ne parle pas vraiment du col d’un sous-pull, donc j’appelle ensuite mon meilleur ami Google à ma rescousse.

Et le meilleur ami de mon meilleur ami Google, alias Wikipédia, donne la réponse : Un col roulé est un vêtement unisexe se caractérisant par son haut col ajusté qui se rabat et couvre le cou. Il s'agit d'un « pull-over en maille fine se caractérisant par son col montant » ; aussi est-il également appelé pull à col roulé, sous-pull à col roulé ou simplement sous-pull quand il sert de sous-vêtement. 

Bon, tout ça n’est toujours pas clair, vu que Wikipédia parle du col roulé, et non du sous-pull, titchu…

Fort heureusement, j’ai internet la mode de mon côté, à défaut de mes collègues adorées.  Preuves par A+B qu’il existe bien des sous-pulls sans col roulé, CQFD :

http://www.joanamode.com/41378-sous-pull-col-rond/product (rien que le nom du lien est explicite, non ?)

http://www.be.com/catalogue/vetements/sous-pull-manches-l... (ne vous fiez pas au mot « rabbit », point de sex toy sur ce lien, non mais)

http://www.grossiste-en-ligne.com/43847-long-sous-pull-co... (hyper explicite aussi...)

Non mais !

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1
jan

Je hais mon boss

J'ai souvent entendu dire que parfois, dans la vie, il faut dire les choses comme elles sont.

Alors en ce 1er janvier, je vais mettre en pratique ce conseil.

Je hais mon boss.  Je le hais de haine.

C'est pas bien de haïr quelqu'un, qui plus est son boss ?

C'est clair, la haine, c'est caca boudin.

Mais ça fait du bien.

Un bien fou.

Alors, oui, je hais mon boss.

Mon boss qui a bossé entre Noël et Nouvel an.

Tout comme moi.

Sauf que lui, il a bossé malade.

Grippé.

Et devinez qui a la grippe depuis jeudi soir ?

Bibiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.

Alors, bien sûr, je me suis dit que ce pouvait être une coïncidence, tout est possible.

Mais tout de même quoi.

La grippe.  Et je sais que j'ai la grippe, passque je l'ai lu sur internet :

- La grippe arrive soudainement.  Ça c'est clair.  A 19h45, j'étais au téléphone.  En pleine forme.  A 19h50, je mange mes croquettes de crevettes censées être au parmesan, et j'ai une gêne dans la gorge.  A 19h55 j'ai chaud et froid.  A 20h j'ai la grippe.

- La grippe se manifeste par des courbatures.  Aaaaah, c'est ça qu'au cinéma, quelques heures plus tôt, pour Raiponce, j'avais si mal aux jambes.

- La grippe, c'est un mal de tête atroce.  Atroce est un mot bien trop gentil pour définir cette douleur qui me vrille le crâne depuis 48 heures, croyez-moi.

- La grippe, c'est une forte fièvre.  Quand on alterne les tremblements et la chair de poule, malgré deux couettes et le chauffage à fond, puis les coups de chaud au point de presque se mettre à poil sur son nouveau canapé, c'est une forte fièvre non ?

Donc, oui, j'ai la grippe.  Et en cadeau bonus, vu ma sensibilité pulmonaire, ben j'ai des complications bactériennes pulmonaires.  Passqu'un virus, ça suffit pas.  La grippe, c'est bien plus drôle quand les poumons sont pleins de glaires vertes.  Nan, je rigole, chais pas si elles sont vertes, je les ravale, mes glaires (ah, ça me rappelle ce sondage que vous aviez adoré "que faites-vous de vos glaires").

Vous comprendre pourquoi moi haïr mon boss ?

Passque moi, chuis malade et contagieuse, alors je me terre chez moi, je laisse entrer personne, afin de contaminer ... ben personne.  CQFD.

Et si j'avais encore le moindre doute quand à l'origine de mon mal, savoir boss haï, un sms d'une collègue me signalant être hyper malade, a éparpillé ce moindre doute.

Donc je hais mon boss.

Car non seulement il a fait que mon réveillon se transforme en enfer : moi, vautrée sur le canapé, quasi rien mangé à part des dafalgan 1 gramme, regardé la TV en somnolant, même pas réalisé qu'il était minuit sauf quand j'ai entendu trois pétards mouillés (heureusement, j'aurais pas su aller au feu d'artifice que la Ville n'a pas organisé), mais en plus, il a gâché le premier jour de Planète célibataire.  J'y pensais depuis fin août, à ce premier jour de Planète célibataire : l'émotion du lancement, le bonheur de voir le tout premier dessin, prémisse d'une année entière pleine de jolis dessins.  Ben au lieu de savourer l'instant, j'agonisais sur mon canapé et je me gavais encore et toujours de Dafalgan, me moquant presque de cet instant mémorable pour moi, avec mes 38,8 et ce mal de tête que je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi... sauf à mon boss, of course...

Passque je le hais.

Na.

31
déc

La Ville de Namur : serviable mais incompétente

L’autre jour, j’ai appelé l’accueil de la Ville de Namur, pour deux renseignements que je souhaitais obtenir.

La madame qui a décroché, ben elle était super sympa, c’est clair.

Mais niveau renseignements fournis, force m’est de constater… que c’est pas vraiment ça.

Ma première question : « j’ai pas reçu le calendrier de collecte des déchets cette année, puis-je le trouver quelque part en téléchargement sur votre site, siouplait ? »

La madame demande à son collègue, sans me mettre en attente, donc j’entends tout. Personne n’est à même de me répondre.  Seule solution proposée : passez en nos bureaux, on vous en remettra un. A l’ère d’internet, ben c’est décevant je trouve.  D’autant plus décevant que, durant les quelques secondes qu’a duré sa réflexion, devinant que je n’obtiendrais aucune aide, j’ai eu largement le temps de trouver, sur le site de la ville, le fameux calendrier, que j’ai pu imprimer.

Alors je me dis que si j’ai réussi à trouver si rapidement, comment une employée de la Ville de Namur n’en est-elle pas cap ?

Gentille, mais pas très motivée…

Ma seconde question : « Y aura-t-il un feu d’artifice le soir du réveillon, siouplait ? »

Là encore, hyper sympa, elle ne peut m’aider, et interroge à nouveau son collègue.  Qui ne sait.  Elle fait quelques vagues recherches puis finit par me donner le numéro de la Maison du Tourisme, qui sera plus à même de m’aider.

Et en effet, une gentille madame (faut avouer qu’elles sont vraiment hyper polies et aimables, les madames de la Ville) m’informe que, non, pas de feu d’artifice cette année. Ooooooooooooh.  Passque la Ville a déjà offert des festivités le 1er décembre pour l’ouverture du marché de Nowèl et le 10 décembre pour l’ouverture de la patinoire…

Oui, bon, les priorités de la Ville de Namur me semblent étranges, mais tant pis, on fera donc sans feu d’artifice.  Mais avec un calendrier de collecte téléchargé sur le net.  Ça compense.

Et puis de toute façon, chuis grippée et ma température frise les 39 degrés Celsius, alors un feu d’artifice, sincèrement, c’est le cadet de mes soucis en cette journée de réveillon où les seules choses que j’aie envie d’ingurgiter sont des yaourts ou du coca, plutôt que du champagne et du foie gras…

15
déc

Quick, nous c’est le priiiiiiiiiiiiiiiiix

hamburgeraddict.JPG

Vous allez me dire que de toute façon le principe Quick et autre Mac Do, c’est de l’arnaque, car une heure après on a faim.  Ok ok, mais j’appelle pas ça la véritable arnaque vraie de vraie, le consommateur ayant le choix d’y aller ou pas.

L’autre jour, direction Quick entre collègues.  Dans notre enveloppe de chèques repas, nous avons découvert des bons de réduction.

Moi, j’opte quasi toujours pour le Menu OK, qui est suffisant pour mon petit estomac avide de crasses post Quick.  Ben oui, c’est pas passque je mange des crasses en plat principal que j’ai plus envie de crasses en dessert.

J’offre donc mon bon pour un menu salade à 6 euros.  Un menu salade.  Non mais, vous m’avez bien vue ?  Moi, manger un menu salade, allons allons, soyez raisonnables.

Une fois à table, j’apprends par mes collègues qui ont pris ce fameux menu salade, qui entre parenthèses a l’air bien sympa, même si ça manque de frites, même si ça manque de hamburger, qu’elles ont dû le payer 7 eur et non 6.  Kwaaaaaaaaaaaaaaaa, m’exclame-je alors, estomaquée au point que je risque d’en régurgiter mon cheeseburger.  C’est quoi ce beans / binz / Bee’ns ?  Il s’avère que, d’après la serveuse, le menu est à 7,75 eur, que le bon propose le menu à 6 eur écrit en bien grand, mais qu’en bas tout petit tout mimi genre faut mettre six paires de lunettes pour le voir, est inscrit « réduction limitée à 0,75 eur ».

Mon sang ne fait qu’un tour, mais vu que le problème ne me concerne pas vraiment, je m’abstiens de retourner à la caisse faire une crise d’hystérie.  C’est pas mon argent qui a été dépensé outrageusement hein.  Mais tout de même, cette malhonnêteté me hérisse : pourquoi indiquer que le menu est à 6 eur si de toute façon, après réduction, le prix ne pourra pas baisser en dessous de 7 eur ?

J’y pense puis j’oublie, c’est pas ma vie pas ma vie pas ma vie.

Le lendemain, petite bouffe avec Moustique, mon ex-collègue Baygonisée. 

Au Quick.  Mais un autre de la région namuroise.

Et là, j’ai envie d’une salade.

Rigolez pas, y’a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Je m’attends à payer 7,75 eur, vu que j’ai (bête fille que je suis) si pigeonnément gentiment offert mon bon de réduction pour le menu à 6 eur mais en fait 7 eur.

La caissière (ou dois-je dire hôtesse ?) me prépare mon petit plateau, avec ma salade de poulet chaud (vachement bonne, même si elle manque énormément de poulet, je vous suggère de prendre les chicken dips en bonus, si vous avez un appétit plus grand que celui d’un boa ayant déjà avalé un éléphant le matin même). Elle me communique ensuite le prix : 6,75 eur.

Et là, mon sang ne fait qu’un tour, dans l’autre sens.

Le prix, dans ce Quick, est donc de 6,75 eur (d’où 6 eur avec la réduction, ce qui est conforme au bon), tandis que dans l’autre Quick il est de 7,75 eur.  Déjà que dans cet autre Quick plus cher, j’ai réalisé, un soir d’horreur, en compagnie de Mostek, qu’après je ne sais plus quelle heure, genre 23 heures ou minuit, les prix sont majorés de 10 %... ça devient grave de chez grave.

J’y perds mon latin, que je n’ai de toute façon jamais appris.  J’y perds mon anglais, mon néerlandais, mon espagnol et mon italien, ma bonne Dame.  Même mon wallon, m’feye.

Non mais sérieux, c’est normal que les prix soient différents d’un Quick à l’autre ?

A mon avis, malheureusement, c’est normal, car sur leur site, le prix ne sont pas indiqués.  Mais je persiste à dire que c’est de la vaste couillonnade et de l’arnaque, pour une même enseigne, de proposer des tarifs différents.  Enfin ça, ça passe encore, mais l’arnaque réelle et indubitable, c’est qu’en donnant un bon de réduction pour un menu à 6 eur, il faille le payer 7 eur.

Depuis lors, pour la petite histoire, j’ai envoyé un message à la centrale internationale Quick, le gérant m’a recontactée et ce drame alimentairement financier a été résolu, c’était bel et bien une erreur du personnel, ouf, sont finalement honnêtes chez Quick, c’est déjà ça.

7
déc

Happy birthday to you, disaient-ils…

Quand j’étais gosse, le jour de mon birthday, je recevais des cartes.  Manuscrites.  Parfois en avance.  Parfois en retard.  Merci la Poste belch’.  Parfois pile le bon jour, alléluia.  Plein de cartes colorées, avec du Snoopy, du Hello Kitty ou du Titi et Grosminet dedans.  Et même de ces petites filles dont on fait les calendriers encore aujourd’hui… j’ai zappé le nom de cette collection, des dessins naïfs, vous voyez ?  Comment ksa s’appelle déjà ?

Les temps ont bien changé ma bonne Dame.

Petite liste non exhaustive de ce que j’ai reçu pour mon anniversaire, en ces temps où les médias modernes ont remplacé le papier :

- Un sms de Mobistar qui m’offre 3 eur de crédit si j’envoie un sms « ok » à tel numéro ; ça pue l’arnaque aux sms surtaxé, ou bien je suis parano ?

- Une carte de Yves Rocher (qu’il m’envoie de l’au-delà…), et un cadeau surprise gratuit (euh, un parfum qui pue ?  un savon qui colle ? une crème qui enlève mes nombreuses rides ?) – je rigole hein, Yves, je l’adore, il m’a encore offert un super sac gris et fuchsia l’autre jour, quand j’ai acheté des ricils.

- Un mail d’Epargnez et cueillez, cet organisme qui offre des bons de 5 euros quand on paie par carte de crédit, valables sur des achats de 5 euros, même que je me fais chaque fois avoir et que j’achète n’importe quoi pour profiter de mes réductions, ben Epargnez et cueillez me souhaite un bon anniversaire et m’offre deux points pour mes futurs bons de réduction, yesssssssss.

- Un courrier de Point Carré qui m’offre 15 eur à aller dépenser sur un achat de 75 eur, yessss, trop tentant.

- Un mail de Talk to change qui a réuni tous ses collaborateurs pour me wisher un happy birthday.

- Un mail de kingoloto qui m’offre 250 points dont je ne ferai rien.

- Un mail automatique de Flair qui ne m’a pas oubliée, yessssssssssss.

- Un mail de 3suisses qui m’offre une superbe montre en plastique si j’achète pour des milliards d’euros dans le nouveau catalogue.

- Un mail de Yunomi qui m’offre dix Nomis, yesss.  Euh, c’est quoi un Nomi ?

- un courrier de Pearle qui s'interroge sur la qualité de ma vision, vu que j'ai un an de plus.

- Un mail de Delcampe (site de ventes d'antiquités) qui pense à moi en ce jour fatidique, où je deviens moi aussi antique, mais ne m’offre rien, ouh que je suis triste.

- Un mail de Côte d’or qui m’offre 50 fèves virtuelles servant je sais pas à quoi ; dingue, zauraient pu au moins m’offrir un bâton, non ?

- Un mail de Dove qui m’offre… euh, une savonnette ?  Ben non, rien, ma petite Anaïs.

- Un mail de Cityvox la billeterie de la mort à qui j’ai demandé cinquante fois de ne plus m’écrire, qui persiste et signe, pensant m’amadouer d’un « bon anniversaire Anaïs ».  Ben voyons.

- Un mail du forum Madmoizelle, site oùsque j’écrivais y’a des années lumières (tiens, suis encore dans leurs fichiers ?)

- un pourriel de Voyance Avigora qui me promet monts et merveilles pour mon birthday si je sacrifie mon bas de laine chez eux.

- Un mail de references.be qui m’offre plein de places vacantes hyper bien payées en cadeau.

- Un mail de La Redoute qui m’offre une parure de bijoux « Eternal love ».  Je vous en foutrai moi du love éternel, tchu.

Franchement chuis déçue quoi.  Rien de L’avenir, rien de DHnet, rien de Femmes d’aujourd’hui, rien de RTBF, rien de Leviflexpress… rien rien rien, pas un mail, pas une lettre, pas un pigeon voyageur, rien. 

Ah oui, parfois, je le regrette, le bon vieux temps des cartes postales dans une enveloppe, même qu’on la léchait pour la fermer, l’enveloppe, et même qu’on léchait le timbre aussi, au siècle dernier, quand les timbres ne collaient pas encore tout seuls…

PS : merci pour tous vos messages sur Facebook, par mail ou par sms, pour ceusses qui ont mon gsm.  J’ai même reçu un mail d’une auteure parisienne hyper sympa, si c’est pas gentil tout plein ça.  Et merci aussi pour la carte virtuelle géniale d’une de mes fidèles lectrices, trop chou que tu aies pensé à moi.  Je la partage, car je l’aime d’amour…

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13
nov

Quelqu’un m’a dit… que les sorcières existaient

Mercredi, quelqu’un m’a dit que la petite Adeline était décédée.

Jeudi, quelqu’un m’a dit que Julos Beaucarne avait surmonté l’assassinat de son épouse en écrivant.

Vendredi quelqu’un m’a dit que Céline Dion avait perdu un bébé, que ses jumeaux étaient en fait des triplés.

***

Le lien entre ces trois événements… Il n’y en a apparemment pas, sinon les sorcières, la bave de crapaud et la médisance.

 

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Adeline est cette petite fille malade dont on a appris l’existence lorsqu’une vidéo d’elle a été diffusée sur la toile.  Vidéo vue par énormément de monde, tellement de monde en fait que l’angoisse est née que Céline Dion, enfin ses sbires, s’opposent à sa diffusion, ou réclament des droits, je ne sais trop.  Mais Céline Dion, enfin ses sbires gentils collaborateurs, ont accepté, ouf.  Adeline a subi une opération gravissime, elle allait bien, enfin mieux, enfin elle tenait le coup.  Puis quelqu’un m’a dit que c’était fini.  J’ai ensuite découvert le blog tenu par la maman d’Adeline, tout d’abord lorsqu’elle était enceinte, afin de partager son expérience de la gémellité, ensuite à la naissance des jumeaux, pour parler de la différence d’Adeline, de sa maladie, et enfin encore aujourd’hui, pour parler de l’opération récente, des jours qui ont suivi, et enfin du départ de la choupinette. 

Et dans ce blog, parmi les gentils commentaires, certains m’ont sciée pire qu’une grosse buche.  Morceaux choisis « Je suis infirmière et très sensible aux enfants mais je trouve qu'il y a des photos que l'on garde pour soi !!! Je suis désolée de vous dire cela, vous trouvez certainement votre fille jolie ce qui est normal pour des parents .....mais cette photo est choquante et on dirait une morte vivante !!!!! ATTENTION des enfants circulent sur les blogs !!!!!!!! » Chapeau l’infirmière, j’espère ne jamais être soignée par vous.  Parce qu’Adeline est différente, faut-il la cacher dans une cave, se refuser à faire (et montrer) la moindre photo d’elle ?  « arrête de passer ta vie sur ton ordi car c’est toi qui donne des news et quand tu en as marre, limite tu envoies bouler tout le monde. pas très sympa pour les gens qui se tracassent pour la petite. arrête ton blog au moins les gens ne te feront plus chier!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! » (je vous recopie le commentaire en version « vrai français », afin que vous le compreniez).  Déjà, moi, tous ces « !!!!!!! », ça m’agresse, pas vous ?  Les « !!!!!! » dans l’écrit, c’est comme les majuscules, ça hurle dans les oreilles.  Ensuite, ben si le blog leur plaisent pas, qu’elles passent leur chemin.  C’est toujours ce que je dis rapport à mon blog à moi, si on n’aime pas, qu’on aille ailleurs, moi je fais ça lorsque je surfe, sans éprouver le besoin de le signaler, peu importe, les goûts et les couleurs hein…

Bref, je suis sciée de lire de telles horreurs sur un blog empreint d’humanité, de courage et de souffrance.  Si Jennifer, la maman d’Adeline, éprouve le besoin de tenir un blog pour partager, s’exprimer, sortir ses angoisses ou que sais-je encore, c’est son droit, cela mérite le respect, et, personnellement, je la comprends à 100 %, écrire, ça fait du bien, ça aide, ça soulage, ça exorcise et dieu sait quoi d’autre encore.

Alors vade retro sorcieras.

Julos Beaucarne est un chanteur belge qui, pour moi, se caractérise par des pulls arc-en-ciel.  Je ne sais pas grand-chose de plus, je l’avoue.  J’ai eu le plaisir de croiser sa route jeudi, lors d’un concert de Barbara d’Alcantara auquel il assistait, et moi zossi (Barbara d’Alcantara, jolie voix, jolis morceaux, parfois touchants, parfois romantiques, parfois drôlissimes, que du bonheur que cette découverte, et son blog skynet, ô hasard, c’est ici).

Julos chante depuis les années 60, mais, suite à l’assassinat de sa compagne en 1975, il a énormément écrit, a changé sa façon d’écrire, et a été décrié pour cela.  Du moins c’est ce que l’on m’a répété.  Et quoi, on n’a plus le droit d’agir passqu’un malade mental a tout détruit ?  Puis le droit d’écrire ?  De s’exprimer ?  De se soulager ?  De nouveau, je ne peux que comprendre le besoin d’écrire pour atténuer sa peine ou sa rage.  Je suis passée par là, je passe régulièrement par là. 

Alors vade retro sorcieras.

Céline Dion, ben nul besoin de la présenter.  On l’aime ou on la déteste, c’est selon.  J’ai aimé au point d’acheter ses CD et d’aller la voir en concert.  Maintenant, j’aime moins.  Mais tout ça, c’est lié à l’artiste.  Or, c’est la femme qui s’est exprimée en parlant du triplé qui a quitté ses copains durant la grossesse.  Elle a fait le choix de s’exprimer, comme Jennifer, comme Julos. 

Et les réactions sur internet m’ont profondément dégoûtée.  On peut ne pas aimer ses chansons et le dire.  On peut ne pas aimer sa façon de vivre, sa villa tape à l’œil, l’argent qu’elle gagne, et le dire.

Mais comment peut-on être aussi mauvais en paroles face au décès d’un bébé, quand bien même n’était-il pas encore né, quand bien même il en reste deux, ça, je ne le comprendrai jamais.

Morceaux choisis (bis), fautes corrigées, comme d’hab, à croire que la méchanceté rend analphabète : « mon dieu ! le monde va s'arrêter !!!!!!!!!! », « Mais ou est donc passé le 3eme couillu ????? », « Quand on met en bocaux, parfois on réussit 2 sur 3. », « qu'est ce que les "stars" ne feraient pas pour augmenter leur audience, leurs ventes, leur popularité. », « Céline Dion a besoin de relancer les ventes de ses albums. il y a des infos plus pertinentes dans l'actualité. », « Si elle pleure bcp, elle pissera moins! »

Et bien, je n’aimerais pas avoir ces vilains commentateurs inhumains parmi les membres de ma famille, mes amis, mes collègues.  Moi je dis que, face aux drames, toutes les femmes (et les hommes aussi d’ailleurs) sont pareilles.  Et si Céline a eu besoin d’en parler durant une interview, si ça lui a fait du bien, tant mieux.  Elle n’est pas la seule à vivre ça, bien évidemment, sa célébrité fait qu’elle peut en parler.  Tant mieux bis.  S’exprimer, par écrit, en parlant, chez un psy ou devant un journaliste, parfois, ça soulage.

Alors vade retro sorcieras.

Voilà donc le lien entre ces trois personnes, à la popularité variable, qui ont tous éprouvé le besoin de s’exprimer pour panser leurs plaies, et qui s’en s’ont pris ou s’en prennent, plein la tronche parce que l’humanité, parfois, ignore le sens de l’adjectif éponyme.

 

L'hommage à Adeline.

2
nov

Très cher Monseigneur Léonard

Très cher Monseigneur Léonard,

Vlà que je me remets à vous écrire, si c’est pas malheureux.

Il y a bientôt quatre ans, vous m’aviez fait sortir de mes gonds.  

Et là, vous remettez le couvert, si je peux me permettre l’expression…

Il m’en faut sans doute peu pour me mettre hors de moi, je l’admets, mais tout de même quoi, zen avez pas marre, cher Monseigneur, de ne jamais tourner sept fois votre langue dans votre bouche avant de causer ?

Vous déclariez récemment que « l'épidémie de sida n’est pas un châtiment divin mais plutôt une sorte de justice immanente » (source Le Vif).  D’après vous « Jouer avec la nature profonde de l'amour humain conduit toujours à des catastrophes à tous les niveaux ».  Traduction : si tu fais trop souvent joujou avec le sexe, ben viens pas te plaindre après si tu chopes le sida, tu l’auras pas volé.

Vous déclariez également que « les prêtres pédophiles ne doivent pas forcément être jugés »

(source Le Vif, toujours).  Traduction : ils ont fait joujou avec le sexe des petits zenfants, mais c’est pas forcément grave.

J’ai une question subsidiaire, du coup : pourquoi y’a pas de « justice immanente » pour les prêtes adeptes de sex toys vivants en bas âge ?  Voire une justice divine, tant qu’à faire ?  Hein, dites-moi, pourquoi ?  C’est pas jouer avec la nature profonde de l’amour humain que de faire joujou avec le sexe d’un gosse, des fois ?

Ben voilà, ça y est, chuis énervée, là.

Y’a tout de même du positif dans tout ça, vu que depuis lors, vous vous êtes engagé à ne plus vous exprimer dans les médias jusqu'à Noël. 

Rhooo, merci merci, ça va vraiment nous faire des vacances.  N’hésitez pas à prolonger, à votre âge, on a moins besoin de parler, surtout pour ne rien dire d’intéressant.

 

15
sep

Facebook, c'est de la meeeeeeeeeeeeerde (et j'insulte vraiment toutes les pauvres crottes en disant ça)

 

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Facebook, ou plutôt Culchèvre, comme j'aime l'appeler, au début, c'est tout beau tout rose.  On y retrouve ses amis, on s'y fait pleiiiiiiiiin d'amis qu'on ne connaît ni d'Eve ni d'Adam, surtout quand son profil s'appelle Anaïs Valente et est lié à un blog.  On découvre de chouettes talents, comme des illustratrices.  On découvre de chouettes jeux addictifs, comme Bubble Town, vade retro bubbletownas.

Et puis vient le jour où on fait la connerie du siècle :

On cherche les profils de ses ex.

La connerie du siècle, je vous dis.

Passque bien sûr, on les trouve.  On en retrouve plein.  Plein plein plein.  Parfois mariés fiers de l'être.  Parfois toujours célibataires.  Parfois on sait pas, c'est nébuleux.

Et bien sûr, on clique sur "ajouter comme ami".

Et bien sûr, on attend.  On vérifie.  Sans cesse.

Et bien sûr, ils acceptent.

Et bien sûr, on farfouille sur le profil.  

Et bien sûr, on apprend tout ce qu'ils ont vécu sans nous depuis la rupture.

Tout tout tout.

Et bien sûr, on entame le dialogue.

Bon, vous remarquerez que j'ai parlé en "on", mais vous pouvez remplacer "on" par "je", chais pas pourquoi j'ai opté pour cette formulation, sans doute passque je dois pas être la seule à avoir fait la connerie du siècle, hein que je suis pas la seule, hein, hein ?

Donc, on apprend que cette enflure de première dénommée ex (rhaaa, ça fait du bien) s'est marié.  Pas avec moi.  Toute façon, ça je le savais, puisqu'il avait eu la fabuleuse idée, à l'époque, de prendre le photographe de mes rêves pour son reportage mariage.  Je vous le disais : enflure de première.  Enflure.  Enflure.  MON photographe, celui dont je rêvais depuis toujours pour mon mariage.  Enfin pour mon potentiel mariage, j'ai bien le droit de rêver.  MON photographe, dont j'avais parlé à l'époque, et qu'il a pris pour SON mariage, sans moi.

Puis on apprend qu'il a divorcé.  Bien fait.  Y'a une justice dans ce bas monde, bordel de dieu.  

Alors on papote, on se raconte sa vie.  On se souvient du bon vieux temps.  (Tchu, revoilà les "on". ) Pourtant, le bon vieux temps, il est vieux, c'est clair, mais il était pas toujours bon, mais ça on a zappé, depuis le temps qu'il fait partie du passé, le bon vieux temps.

On envisage même de se revoir, en souvenir de ce fameux bon vieux temps qui est mort et qui reviendra pas mais c'est la magie Culchèvre.

Bien sûr, on se revoit jamais.  Même si on a failli.

On discute un peu moins chaque jour.  On retourne à ses occupations.  On y pense puis on oublie.  Mais au fond on n'oublie rien de rien on n'oublie rien du tout on n'oublie rien de rien on s'habitue c'est tout.

Puis un soir, lors d'une soirée Romantic Girls & the city, on évoque ses ex.  Entre filles, on adore parler de ses ex, c'est bien connu.  On les hait, mais on les évoque avec un souvenir parfois ému, surtout s'ils sont communs, même si ce ne sont que des presqu'ex (mais ça, je vous le raconterai un autre jour).  On rit beaucoup en évoquant nos ex.

Puis on a l'idée saugrenue de faire la seconde connerie du siècle (et deux conneries du siècle en quelques mois, ça laisse présager des prochaines années jusque l'an 2100, je vous le dis) : on se montre les profils de nos ex sur Culchèvre.

Et on réalise que ce fameux ex kidnappeur de photographe de mariage à moi rien qu'à moi, ben il a disparu de Culchèvre.  Disparu.  Oh, dommage, c'était tout de même rigolo. 

Et puis une des romantic girls a encore une idée saugrenue du siècle, idée à laquelle j'avais pas pensé : vérifier si de son profil à elle, ex a bien déserté les lieux.

Et c'est la troisième connerie du siècle.  Mon cas s'aggrave, trois conneries du siècle en si peu de temps, rondidju.

Passque là, le profil apparaît, dans toute sa splendeur, avec une photo et tout et tout. 

LE profil invisible chez moi. 

Mais visible chez romantic girl number one.

Et le franc (enfin l'euro) tombe : cette ordure, cette crapule, cet immonde salaud devant l'éternel, ce bachibouzouk à poil ras, ce voleur de photographe, cette goutte d'eau dans l'océan de mes ex, ce ###@@@!!!!!!!!!!<<<<%%%!!!!!! d'ex aux yeux azur m'a bloquée.

Bloquée.

BLOQUEE.  Bloquée comme un dos atteint de lumbago.  Bloquée comme un feu tricolore en panne.  Bloquée comme une prime à la région wallonne si on respecte pas les conditions. Bloquée comme un forfait téléphonique. 

Bloquée.

Et ça, ma bonne Dame, c'est pire qu'une rupture par sms.  Pire qu'un vol de photographe de mariage.  Pire que le pire du pire.  Pire que tout.

Bloquée, comme une malpropre.  Sans raison apparente.  Sans raison non apparente non plus d'ailleurs.

Bloquée.

Et on pleure des larmes de sang.  Et on le maudit pour ce dernier geste vilain pas beau qui confirme qu'il l'était jusqu'au bout de l'ongle du gros orteil, vilain pas beau.  Et on n'en revient pas.  Et on le maudit encore.  Et on envisage le coup de la poupée vaudou.

Et on se dit que jamais on ne s'en remettra.  Que c'est décidé, on quitte Culchèvre, on quitte internet, on quitte mon blog.  Et pour être sûre de jamais y revenir, on quitte la terre.  Et on part sur la lune.  Non, trop près, trop risqué, qui sait si les connexions internet n'y existent pas déjà.  On part sur Mars, bien plus loin.  Et les martiens, avec un chouia de chance, ils connaissent pas Culchèvre ni son bouton "bloquer le profil".

Puis on va au dodo, le coeur gros.  Sans réelle raison.  Passque ça va pas changer le monde.  Passque ça va pas changer la vie.  Mais passqu'on a été bloquée.  Et on n'a plus qu'une envie : faire une orgie de quiche aux bettes, passque la quiche aux bettes, c'est la meilleure quiche du monde et passque ça console, la quiche aux bettes.

(Photo de péchés mignons).

quichebettes.jpg

 

06:49 Écrit par Anaïs dans Anaïs râle | Lien permanent | Commentaires (47) | Envoyer cette note | Tags : facebook, ex |  Facebook | |  Imprimer | |

3
sep

Le gène du sans-gêne

Du temps du cromagnonisme, c’était la dure lutte (pas la turlutte, quoique) quotidienne.  On ne faisait ni une ni deux : l’énergumène qui tentait de piquer un bout de mammouth ou un bout de mamelle de femelle cromagnone était immédiatement exterminé à grands coups de massue.

Du temps du moyenagisme, la défense territoriale était à son apogée.  Tout qui tentait d’envahir les terres de sa seigneurie se voyait carbonisé par des trombes d’huile bouillante assaisonnées de boules de je-sais-pas-quoi enflammées ou transpercé par des flèches empoisonnées.

Du temps du renaissancisme, l’ennemi était pulvérisé, l’air de ne pas y toucher, par du poison déversé en douce dans son festin.  Plus pernicieux, on se civilise en douceur.

Actuellement, du moins dans notre monde dit « civilisé » du haut de la boule magique qui tourne tourne et tourne autour du soleil, les humains font semblant de vivre pacifiquement, en harmonie.

Mais, si le gène de la bagarre ne persiste plus que chez quelques « humains » totalement inhumains, un nouveau gène a fait son apparition : celui du sans-gêne absolu. Le gène du sans-gêne.

En revenant de mes courses avec Jimmy, j’en ai encore fait les frais.  Mais qui est Jimmy, me direz-vous ?  Ex-profil de ma vie ?  Naaaaan.  Mon nouvel amant ? Naaaaaan.  Mon meilleur pote ?  Naaaaaan.  Mon voisin homo (toute célibataire a un voisin homo) ? Naaaan plus.   Jimmy, c’est mon caddy de bobonne.  Ben oui, il s’appelle ainsi, c’est écrit en grand sur lui.  Un truc immonde à roulettes pour faire ses courses quand on n’a plus de tuture.  En général, ils sont à carreaux, ou en skaï, avec un kangourou brodé.  Vous voyez le topo ?  Mais mon Jimmy c’est le plus beau des caddies.  Il est noir et argenté.  Superbe.  Et puis, fait primordial, il vient de Knokke.  Alors je me la pète grave quand je fais mes courses avec mon Jimmy.  Je me sens moins seule, ainsi.

Donc, moi et Jimmy on revenait des courses.  Il était rempli d’aliments sains et biologiques (boissons au soya, biscuits au chocolat, roast-beef – que j’imagine depuis l’épisode mouche plein d’œufs de mouche chaque fois que je matte une tranche, ça me révulse mais faut bien que je m’y remette - salade de pâtes, que du sain je vous dis, sauf les biscuits, ça va ça va, j’ai le droit non ?)

Et que vois-je à l’horizon ?  Une voiture garée SUR mon trottoir.  Drame.  Je vais devoir la contourner au risque de me faire happer par un 4x4 déchaîné qui me réduira en bouillie et m’abandonnera mourante sur le bitume.  Finalement je suis moins grosse que je n’imagine, je parviens à passer, et Jimmy aussi, moyennant diverses contorsions dignes de la foire du trône.  J’envisage une vengeance immédiate : griffer la voiture avec mes clés.  Je songe immédiatement aux conséquences de ma vengeance : les témoins qui me dénoncent ou, pire, le conducteur qui rapplique, me voit, me flanque une torniole dont je me souviendrai toute ma vie.  Miss scénario catastrophe ?  Ben vous le saviez en venant sur ce blog, non ?

Je rigole je rigole, mais sur le coup j’ai plutôt pensé à ceux qu’on appelle « les usagers faibles », à savoir les personnes âgées, les aveugles et surtout les personnes en voiturette, qui, elles, seraient obligées de descendre du trottoir pour continuer leur petit bonhomme de chemin.

Et là, je ne suis plus d’accord du tout.  Y’en a marre des voitures et de leurs conducteurs qui se croient tout permis (passqu’ils l’ont, le permis), et ce de façon proportionnelle au nombre de chevaux dans le moteur.  Y’en a marre des voitures qui piquent les stationnements pour personnes handicapées ou femmes enceintes (non, ce sont deux types d’emplacements différents, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit).  Y’en a marre des voitures guidées par des sans cervelle qui refusent de laisser traverser les piétons, pour gagner 3 secondes 91 centièmes.   Y’en a marre qu’on prenne les trottoirs pour des parkings.   Y’en a marre qu’on considère l’alcool comme une boisson énergétique pré-rallye automobile.

Et encore, moi je suis jeune et dynamique, enfin la plupart du temps, soit deux heures par jour grand max.  Mais que dire des mamans avec poussette, des dames âgées et cannées, des humains à quatre roues et autres faiblissimes individus.

J’en connais des tas, moi, d’histoires sordides d’enfants fauchés par une voiture folle, d’adolescents handicapés à vie à cause d’un alcoolique au volant (puni par un retrait de permis et deux mois avec sursis, le pauvre), de vieilles personnes poussées trop rapidement dans la tombe par quelqu’un de trop pressé pour s’arrêter…

Il est grand temps d’une prise de conscience.  Car au-delà de ces vies volées ou bousillées, les vies des coupables sont également anéanties.  Passqu’à moins d’être dénué totalement de scrupules ou d’être doté d’un gruyère alzheimerien à la place du cerveau, vivre avec ça sur la conscience, ça doit pas être jojo tous les jours.  Voir chaque matin une tronche d’assassin dans la glace, je ne le souhaite pas à mon pire ennemi (enfin, tout bien réfléchi, à mon pire ennemi, pourquoi pas…).  Oui je dis assassin, même si la définition juridique ne correspond pas, l’assassinat étant prémédité, mais pour moi prendre le volant avec un verre dans le nez, rouler comme un dingue ou ne pas respecter les passages cloutés, c’est une préméditation en puissance.

Oui, bon, il s’agissait juste d’une voiture garée sur MON trottoir, ça va ça va, je m’emporte, je le concède.  Mais c’est signe d’un irrespect, et l’irrespect, c’est comme la gangrène, ça s’étend, ça s’étend, ça s’étend, puis après ça pue.

Tout bien réfléchi, nous sommes toujours au temps des cavernes… C’est juste que la lutte est un tantinet différente, juste un tantinet…

 

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Et c'est pour la même raison qu'on voit l'éclair avant de l'entendre... vous le saviez ? Passque moi oui, et je pensais que c'était une info de notoriété publique mais non j'ai appris récemment que tout le monde ne savait pas ça, alors si vous l'ignoriez maintenant vous le savez, elle est pas belle la vie ?

 

1
sep

Comment faire la part des choses ?

D’un côté, j’apprends que mon cher pays envisage de stériliser tous les chats pour éradiquer leur propagation.  Mais si on les stérilise tous, ils vont finir par disparaître de la surface de notre pays à la forme indéfinissable, c’est facile à calculer.   

Comme si la Gelbique n’avait pas d’autres chats à fouetter (et c’est le cas de le dire) en ce moment…  A quand la stérilisation des politichiens ou des cons, voire uniquement des politichiens cons, ce qui rime finalement quasi au même ?

De l’autre, je ne cesse de voir des vidéos de personnes connes (d’où la suggestion qui précède) qui foutent des chats dans des poubelles, jettent des chiots dans des rivières…  Et puis je repense à ces deux chatons trouvés en rue et que j’avais proposés à l’adoption sur ce blog.  Une goutte d’eau dans l’océan de chats abandonnés cet été.  Et je repense aussi à ce débile qui a provoqué la noyade d’un pauvre monsieur qui faisait son jogging, passque son american staf l’a menacé et fait tomber à l’eau, sans que le maître ne lève le petit doigt. 

Et tout ça me débecte.  Et je comprends que les gens et les internautes demandent vengeance contre ces bourreaux immondes.  Ô comme je le comprends… 

Alors, comment faire la part des choses entre les gens qui prennent soin de leurs animaux et ceux qui agissent comme des cons. 

Va-t-on en arriver à une ère de prohibition en Gelbique, où avoir un chat de gouttière sera illégal ?  Ou nous devrons le cacher dans nos caves ad vitam aeternam ?  Ou si nous sommes pris, le chat sera capturé et envoyé dans un camp de concentrations ? ça me rappelle ce livre dont j’ai oublié le nom où tout animal qui était d’une certaine couleur devait être éradiqué.  Brun je pense.  Vous l’avez lu ?

A cause de la connerie humaine, à cause des gens qui sont pas foutus de stériliser leur chat ou de s’occuper des chatons qui naissent, à cause des gens qui sont pas foutus d’avoir un chien dressé et normal, à cause des gens qui n’ont pas de cœur, voilà les décisions débiles que prend mon pays débile. 

Ça m’énerve tiens, du coup.  Déjà qu’on m’a dit ce matin que j’allais avoir 40 ans bientôt, argh, 40 ans, mais j’ai encore plein de belles années avant cette échéance fatidique, qu’on se le dise, plein plein d’années.  Passqu’écrire « 40 ans », non, sérieux, ça le fait pas.  Pas du tout. 

La vidéo, âmes sensibles s’abstenir.

6
aoû

Lettre ouverte à mon chauffeur de bus

Ou plutôt à ce chauffeur de bus là, en particulier, oui, celui-là, avec sa tête de crabe qui n'en pince pour rien dans la vie.

Oui, c'est à vous que je m'adresse...

Vous qui étiez à l'arrêt bien en avance, genre deux minutes.  Et deux minutes ça fait soixante secondes fois deux, donc cent vingt secondes.  Ça paraît peu mais dans un jeu de cache-cache, ça fait compter jusque cent vingt, c'est long comme un jour sans melo-cakes.

Vous qui m'avez vue me précipiter vers vous, mes deux sacs en main.  Oups, non, mes trois sacs, sans compter celui que j'ai à l'épaule.  Mes quatre sacs, donc.  Comme le baudet de Jean de Floreffe transportant l’eau si précieuse.

Vous qui m’avez remarquée, vue, regardée, inspectée, bien assis, peinard, sur votre siège de conducteur pas gentil pas beau.

Vous avez remarqué, non, que j'étais chargée, avec mon livre Les âmes vagabondes, 600 pages, un kilo, avec ma bouteille à eau vert pomme Tupperware, même que j'aurais voulu la rose fuchsia mais on la vend qu'en France, si une Française passe par là, je l'aimerais en roooose, pitiééééé, avec mon portefeuille rempli de bons de réduction et de billets, sans oublier mes cartes de fidélité, mes pièces et mes cartes de banques, avec ma boule de mozzarella reçue gratuitement because l'Italie a marqué beaucoup au mondial, avec mes deux bouteilles de Vitalinéa frizzi lemon coco cherchées dans tous les magasins, avec ma bouteille de vin rosé pour le barbecue de dimanche, avec mon paquet de bichoc pour la soirée Romantic girls & the city d’hier soir, avec mes chips pour la même soirée, avec mon poulet rôti pour demain, avec mes patates rôties pour demain aussi passque chuis trop fade pour les cuire moi-même, avec ma fiche de paie qui comporte des erreurs sur mes jours de congé passque j’ai fait des heures sup à récupérer et passque j’avais encore des jours de 2009 à reporter je sais c’est compliqué mais suffit d’expliquer, avec un livre La beauté du mal reçu le matin même sur une meilleure amie qui est diabolique je vais adorer, avec mon fromage light pour mes tartines c’est ridicule car après les tartines je m’empiffrerai de chocolat blanc spéculoos, avec mon chocolat blanc spéculoos, avec mes Petits Coraya sauce cocktail même que c'est plus cher que sauce mayo c'est nullissime et infondé, avec mes pins Disney reçu avec mes courses, courses payées avec les bons gratuits suite aux achats 100 % remboursés du mois dernier youpie, avec mon lecteur mp3 imitation iPod reçu chez Test-Achats qui repasse en boucle la même chanson doit y avoir un souci technique, avec mon ciné télé revue que je rachète pour la première fois passqu'avant j'avais le Vif mais que maintenant j'aurai le ciné télé revue qu'on se le dise à moi les potins d'enfer, avec mes 500 grammes de spaghettis que je préparerai avec un genre de boursin à l’ail acheté pour les achats 100 % remboursés dont question ci-avant il est temps que je le mange et je le ferai avec une courgette et des scampis, avec mon sandwich mou décongelé pas bon du tout spongieux tout plein et avec la sueur qui me coulait en dessous des bras tellement je courais vite malgré tous mes sacs.

Vous qui avez attendu que je me précipite vers vous, que je sois bien épuisée, tremblante, au bord de la crise d'asthme, passqu'en plus ça montait jusqu'à l'arrêt.

Vous qui avez refermé la porte alors que je n'étais qu'à dix mètres.

Vous qui avez démarré bien avant l'heure, passqu'il n'était que 43 et que vous étiez censé démarrer à 44.

Vous qui êtes venu vers moi au volant de votre mastodonte qui gonfle votre ego dans la même proportion.

Vous qui m'avez lancé un coup d'oeil goguenard, enfin ça je l'imagine, vu que j'avais le reflet du soleil dans le pare-brise, mais je sais que vous étiez goguenard.

Vous qui avez pris votre pied en vous sentant investi d'un super pouvoir.  Le superman du bus, qui a le droit de décider s'il sera gentil ou mesquin.

Vous qui avez été mesquin.  Vil.  Filou.  Hautain.  Narquois.  Dépourvu de conscience professionnelle.

Soyez maudit durant treize générations.

Vous le sentez, ce petit mal de tête ?  Vous la sentez, cette petite nausée ?  Vous le sentez, ce gros vertige ?  Vous le sentez, ce crabe qui en pince pour vous et vous rappelle les ulcères gastriques dont votre organisme est friand ?  Vous la sentez, votre jambe qui tremblote et frétille ?  Vous la sentez, votre aubergine qui ne frétille plus et ne frétillera plus jamais ?

Ben c'est moi, avec ma poupée vaudou made expressément for you.

Bien mérité.

Fallait pas commencer (comme disait Lio).

Na.

vaudou.jpg

14
jui

De l’art de faire la pute

Vous m'excuserez l'expression, mais c'est celle qui m'a sauté aux yeux (et non, je n'utilise pas ce mot pour attirer des internautes en mal de sexe qui l'utiliseront dans leurs recherches Google, en matière de dérangés, j'ai déjà ma dose quotidienne).

Vous le savez, My Major Company (MMC), qui a produit, enfin qui a permis aux internautes de produire, avec leurs propres deniers, Grégoire (qui chante, toi + moi), lance le même procédé pour les auteurs.

Je soutiens d'ailleurs ardemment Elena Klein et son « Cendrillon à Hollywood », dont l'héroïne, Inès Valente, m'a semblé être un signe du destin pour moi, ben oui quoi.

Je me suis donc amusée à miser sur elle et à surveiller la jauge.  Je vous assure qu'aux dernières heures des mises, l'autre dimanche (ya quinze jours), nous étions surexcitées, sur MSN, Mostek et moi (je l'ai convaincue de participer à l'aventure, car c'est une première dans l'édition, ça permet de découvrir un peu mieux ce milieu et qui, sait, de devenir riiiiiches - enfin là j'y crois pas trop, je connais un peu le monde du livre, depuis la sortie du mien, on devient pas riche en écrivant, mais on le devient quand on découvre les mails de lectrices qui annoncent avoir eu le moral au beau fixe en découvrant la Célib'attitude après une rupture, ça, c'est une jolie récompense non ?)

Bref, moi j'aime bien, même si ce principe de l'internaute payeur, dénommé pour le coup « éditeur », qui permet à l'éditeur « véritable » de ne courir aucun risque, puisque le pognon arrive illico, est fort critiqué.

J'en ai donc profité pour me créer un petit profil et publier mes textes.  Je l'ai déjà annoncé ici, on va pas épiloguer encore et encore.  Je l'ai annoncé sur Facebook aussi, tant qu'à faire.  Et c'est tout.  Je l'ai annoncé là où j'ai des gens qui me « connaissent » et me lisent, un peu comme une newsletter, un peu comme j'annonce la sortie de mes livres ou les articles parus (normalement, j'aurai prochainement une surprise d'ailleurs, une jolie aventure qui m'a été proposée et à laquelle je suis très fière d'avoir participé).

De toute façon, moi, je donne à lire des textes courts.  Et je sais que les nouvelles n'ont pas la cote dans l'édition, sauf quand on s'appelle Stephen King, Nicci French ou Anna Gavalda.  Donc aucune chance d'être éditée (même si le principe « mes crapauds », je l'imagine illustré et totalement sympa à découvrir à chaque pause WC par exemple).

Mais le but pour moi est de conquérir (waw, quel joli mot) de nouveaux lecteurs et de nouvelles lectrices, car quand on écrit, le but premier est d'être lu.  C'est à ça que sert ce blog, hein, les petits amis.  Quant à conquérir un éditeur avec ces textes, c'est comme chercher un rat vivant sur un navire plein de chats : peine perdue.  Mais l'essentiel c'est de participer non ?  Si.

Tout ça pour vous dire que ce qui me sidère le plus, sur My Major Company Book (et même la version musique, même si je la connais moins), c'est la capacité qu'ont les autres auteurs de « faire la pute » (vous comprenez maintenant le titre ?)

C'est à qui ira copier coller ses phrases aguicheuses sur un maximum de profils d'éditeurs ou d'autres auteurs, histoire d'attirer le badaud.

Déjà, devoir lire des « je vous invite à lire ce que j'écris, j'ai hâte d'avoir votre avis », en cinquante versions voulant toutes être plus séduisantes les unes que les autres, ça me saoule. Et ça me dissuade.  A croire que « je vous invite à » est la formule magique qui ouvre tous les sésames.  « Je vous invite à découvrir, je vous invite à devenir fan, je vous invite à vous laisser séduire, je vous invite à entrer dans mon univers... JE VOUS INVIIIIIIIITE. » 

De plus, recevoir des tas messages privés qui sonnent totalement comme des publicités, ça fatigue, à la longue.

Ensuite, y'a ceux qui viennent racoler sur les profils des auteurs édités, en invitant tout le monde à découvrir leur phénoménal talent.  Je ne doute pas de leur talent, mais comme c'est exaspérant.  Il est normal d'intervenir sur les profils d'auteurs qu'on apprécie, moi j'adore discuter avec les autres internautes/éditeurs d'Elena sur son profil, mais on discute d'Elena, du projet, de notre vie, et on ne répète pas, message après message « venez me lire venez me lire venez me lire » ou plutôt « je vous invite à venir me lire x 3 (ou plus si affinités) ».

Mais ce qui est le plus vicieux, vraiment plus vicieux que le vice lui-même, c'est quand ces prostitué(e)s de MMCB font semblant d'avoir aimé mes écrits pour ensuite faire leur promo.  Vicieux, car en général, on découvre leurs « j'adoooooore ta prose, si originale, si drôle, si touchante, si angoissante (biffez la mention inutile) » sur les centaines d'autres profils.  Identique.  Copiée collée, la prose flatteuse. 

Je ne parviens pas à comprendre ce genre d'attitude, et quand je lis ces appels à la lecture, ben ça me donne pas du tout envie d'en savoir plus.  Je comprends le but hein, attirer le plus possible de monde sur sa page. C'est logique, mais de là à agir de la sorte, non, très peu pour moi.

Durant mes découvertes des auteurs, j'en ai trouvé, par exemple, une dont j'aime le pitch, et j'ai eu plaisir à le lui dire en commentaire.  Mais rien qu'à elle.  Passque j'ai aimé.  Jamais il ne me viendrait à l'idée d'envoyer des messages à tous les éditeurs (savoir, pour rappel, les internautes qui ont un profil et qui sont susceptibles de me lire) pour leur faire ma pub, ni de laisser des messages sur leur profil, pour faire ma petite promo à la noix et racoler à qui mieux mieux.  Jamais eu l'âme d'une commerciale, moi.

Y'a vraiment rien à faire, mais pour moi, « la pute », je ne la fais qu'ici et sur Facebook, passque je vous connais, alors j'ose racoler sur mes terres, sur mon domaine.  Mais racoler sur MMCB, c'est pas demain la veille.

Au fait, je vous invite à (ah ah ah ah ah ah, trop drôle) découvrir ou redécouvrir un texte un peu retravaillé, un nouveau crapaud.  A découvrir, à lire, à aimer, et tutti quanti.  Ben oui quoi, je fais la pute, mais ici je peux, chuis chez moi, c'est mon propre bordel, donc je peux.  Bonne lecture, c'est ici que ça se passe et ça s'appelle « mes crapauds 6 - celui qui déterminait qui était baisable ou pas ».

 

13
mai

Mon défaut... enfin mes défauts

(Alors là c'est du encore plus vieux billet, genre qui date de début 2007, à l'époque où je devais ajouter moi-même des  <br><br>  entre chaque paragraphe pour que ça s'espace.  Je vous dis pas comme ça caillait à l'époque - avec les brrrrr brrrr, je sais je suis pleine d'humour fou.  A ce niveau, je dois vous dire que mes documents Word s'appellent tous « le célibat », y'a le célibat, le célibat 2 et ainsi de suite jusque 7.  Ce texte a été écrit à l'époque du premier « célibat Word ».  C'est vieux, mais rien ne change, j'étais une teigne, je le suis toujours.  La semaine nostalgie continue... et en souvenir de cette époque, je vous laisse les  <br><br>, so fun).

Anaïs elle est teigne et procédurière. 

<br><br> 

Là où le commun des mortels laisse passer, écrase en silence, moi je refuse de me laisser marcher sur les pieds, je fonce, tête baissée, j'attaque, je râle, je crise, et j'écris... ma spécialité, l'écriture, dans tous les domaines.  D'ailleurs, écrivain public, ça me convient, dommage que ça se perde, j'y voyais de bons débouchés.

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Quand le chauffeur de bus refuse de s'arrêter pour me laisser embarquer, et a le culot de me faire un petit signe narquois (oui je l'ai vu, je ne l'ai pas imaginé), j'écris.  Mais paraît que là-bas c'est la parole du chauffeur contre la mienne, alors ils classent sans suite.  Ma question est : à quoi sert un service clientèle alors ? 

<br><br> 

Quand la serveuse du resto me traite comme un chien, me balance mon plat sans un mot, râle quand j'hésite, me jette la boîte à pizza limite à la figure, j'écris (surtout passqu'y zont pas voulu m'écouter en live, ils préfèrent des courriers).  J'en peux rien si j'ai plus faim et que je veux récupérer ma pizza, scrongneugneu (bon j'avais pas à manger la moitié de la pizza de ma voisine, je suis d'accord, mais les boîtes à pizza ont été conçues dans un seul but : emballer des pizzas, que je sache).  Résultat : et une pizza en cadeau, une.

<br><br> 

Quand une amie se fait emboutir sa voiture garée devant sa demeure, là ousque c'est permis, par un quidam, lui totalement en sens interdit, qui a le culot de lui dire (devant moi - il ignorait le risque pris) « ça ne serait pas arrivé si vous étiez entrée dans votre garage », j'écris.  Oui, je le fais aussi pour les autres (avis aux amateurs).  Elle voulait laisser tomber, elle a eu une nouvelle aile.  Bingo.  Faut pas me chercher, ni chercher mes amies.

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Quand, dans la rubrique courrier du cœur du Ciné Revue, des cousin-cousine, ensemble, mais en cachette, depuis des années, souhaitent se marier et demandent l'avis de la spécialiste.  « Oh sacrilège » hurle-t-elle (je l'entends crier), c'est illégal, arrêtez ça ce suite.  Qu'ils soient ensemble et heureux depuis dix ans, qu'importe.  D'autant que le mariage entre cousin et cousine est totalement légal.  Je n'ai pas pu m'empêcher d'écrire, de râler, de vociférer, de la culpabiliser « imaginez si suite à votre réponse ils sont allés se suicider de désespoir, consultez vos juristes, arrêtez de dire n'importe quoi ».  J'étais enragée.  La semaine suivante, j'ai constaté que je n'étais pas la seule.  Apparemment ses propos avaient fait scandale et elle a publié ses excuses les plus plates.  Bien fait.

Un courrier du cœur a pour but de faire réfléchir le lecteur à sa situation (tel un psy), pas de lui imposer une quelconque opinion : fais pas ci, fais pas ça, patati et patata (Jordy).

<br><br> 

Quand je dois faire refaire les ourlets de mon pantalon quatre fois parce que l'atelier se trompe systématiquement (non, j'ai pas demandé pantacourt d'un côté et bermuda de l'autre), j'écrase.  Mais quand on me dit « ben quoi y'a rien qui presse, si ? », là, je manque de m'étrangler, puis on m'entend.  Résultat : et un ourlet offert, un.

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Quand j'achète une magnifique horloge en liquidation, que le vendeur me baratine en me certifiant « ouiiiiiii chèèèèèèère Médéme, c'est normal qu'il n'y ait pas de viiiitre, c'est pour bouger les aiguilles par l'avant », que je fais semblant de le croire mais qu'une fois sortie je découvre des bouts de plastique cassé plein mon horloge, je retourne illico à l'intérieur faire ma charogne, d'autant qu'il en restait une seconde, intacte.  Mais réservée il paraît.  Donc ils réservent l'horloge en bon état et me réservent à moi la cassée.  Comme le dit l'expression bien choisie, j'ai chié une pendule et j'ai eu immédiatement l'autre horloge, afin d'éviter d'autres bris de vitre intempestifs.  Non mais.

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Quand je trouve un truc suspect dans ma sauce carbonara Delhéééés, j'écris.  Et je reçois une nouvelle sauce carbonara.  Merci Delhééééés. 

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Quand je m'offre une nouvelle paire de méga belles lunettes, que je suis censée récupérer le 20 décembre et que je n'ai toujours pas le 15 janvier, vu les erreurs monstrueuses : erreur de dioptrie, suivie d'erreur de couleur d'anti-reflet, suivie d'erreur de monture, et j'en passe.  J'écrase.  L'erreur est humaine.  Mais quand le gérant me dit « si tous mes clients étaient comme vous j'aurais mis la clé sous le paillasson », j'en avale la monture, je fais un scandale et je reçois une paire en dédommagement.  Na.

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Par contre j'ai des principes : je ne râle jamais que s'il y a raison de râler (enfin j'essaie).  Pas de malhonnêteté.  Je n'invente rien.  Ça serait trop facile et si nul, de trouver à redire sur tout pour obtenir des cadeaux.  Bon, tout est relatif, je l'admets.  Râler pour un bout de plastoche dans une sauce carbonara, je suis peut-être la seule belge à le faire, mais j'assume.

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Avis à la population, si vous avez besoin d'aide pour rédiger un courrier bien senti, besoin d'un conseil pour épouser votre cousine, besoin d'une écrivaine publique pour rédiger vos écrits, contactez-moi, je suis à votre disposition.  Qu'on se le dise !

 

15
avr

Je rends visite à la possss’ et je la hais d’autant plus

La poss' de Namur a déménagé.  Avant, elle était dans un immense horrible bâtiment gris sale, près de la gare.  Et là, ils l'ont déménagée tout en bas de la ville, savoir à des kilomètres de distance pour un Namurois, car à Namur, tout est à la fois super près et super éloigné, vu qu'on n'a pas l'habitude d'aller loin pour trouver ce qu'on cherche.  Bref, ils l'ont mise dans le bas de la ville, près de la Maison de la Culture (ah ah ah, ironie du sort), là oùsqu'il y a un arrêt de bus provisoire suite aux travaux de la rue de Fer, arrêt de bus provisoire qui était ... provisoirement supprimé because les travaux du nouveau rond point... cherchez l'erreur.  Enfin, ils ont remis l'arrêt provisoire, à mon avis passque beaucoup de gens se sont plaints, pas moi, pour une fois, même si je trouvais ça abominable pour les personnes âgées ou à mobilité réduite, de ne plus avoir qu'un seul arrêt à la gare, faut pas pousser non mais.

Enfin, je m'éloigne de mon sujet postal... même si le sujet TEC est tout aussi passionnant, vous n'en doutez pas.

Donc je décide de découvrir cette nouvelle poste.  Bon, y accéder relève de l'exploit, car il faut slalomer entre les trous, les pierres, les tas de sable, les rubans blancs et rouges qui délimitent on ne sait trop quoi et les tuyaux en tous sens...

Et au milieu de tout ça, une toute nouvelle boîte aux lettres.  Grosse.  Et rouge.  En France, c'est jaune, en Gelbique rouge.  Donc rouge.  Au milieu du trottoir.  De l'impraticable trottoir.  Vu la situation, cette boîte aux lettres est condamnée par un gros collant.  Y glisser une lettre aurait pu être possible, mais j'imagine mal l'employé de la poste récupérer ensuite le courrier, vu le brol au sol et aux alentours, ou alors il doit descendre en rappel, genre spéléo et alpinisme réunis.  Non, nin possip'.  Donc ils ont bien fait de condamner la boîte.

Mais moi, j'ai une enveloppe à poster.  D'où ma visite à la poste, comme c'est logiquement logique.

J'entre donc dans le bâtiment.

Ah pour être joli, c'est joli.  Terminée la file de guichets avec vitres pare-balle derrière lesquelles se cachent les employés, bien à l'abri des odeurs d'ail et de transpiration.  Maintenant, la convivialité prime.  Donc, on crée une « relation de confiance », une « complicité clientèle ».  C'est joli. Moderne.  Lumineux.  Au-delà des terminaux électroniques et des boites postales (ou des coffres, je ne sais pas trop), le personnel est installé derrière des bureaux, accessible, enfin en apparence, et voilà.

Mais moi, j'ai toujours une enveloppe à poster.   Alors, je cherche du rouge.  De la boîte aux lettres rouge, pour être précise.  Je cherche à proximité de la sortie, ce qui me semble logique.  Près des terminaux, nada.  Près des coffres ou boîtes postales, nada.  Alors je m'aventure au milieu de la foule en délire, ma petite enveloppe à la main.  Y'a un monde fou.  Des files partout.  Je regarde partout, cherchant désespérément du rouge au milieu de tout ce gris.  Nada.  Je fais trois fois le tour de l'open space, comme on dit en jargon RH (je maîtrise ce jargon, vu que j'ai rédigé plus de 1500 articles RH à ce jour, dingue hein ma bonne Dame).  Rien.  Nada. Niente.  Nothing.

Alors, bravant le regard courroucé des clients qui attendent leur tour et appréhende que je le leur pique en douce, je m'adresse à une employée, prenant mon air le plus innocent et adorable, et je demande « scusez-moi, oùsqu'on peut poster une lettre ici siouplait ? »

Et elle me répond, gentiment (vraiment gentiment, n'y voyez aucune ironie) : « à n'importe quel guichet, donc donnez-la-moi ».  Et je la donne.

Puis je m'en vais, ravie d'avoir découvert la nouvelle poss'.

Passque la poss' de Namur, la nouvelle poss' de Namur, toute belle toute moderne, est donc, ironiquement, le seul endroit à Namur où une boîte aux lettres utilisable est absolument et totalement introuvable.  A mourir de rire.