17
avr

La minute blonde

J'étais jeune et (encore plus) blonde :

Une amie me parle de son chien.  Moi, j'ai jamais eu que des rongeurs ou des félins dans ma vie, et des péchons aussi, ah et des tortues, aquatiques ou terrestres.  Alors je demande "il mange quoi ton chien ?"

Et elle "du Cervo"

Et moi "argh, du cerveau, mais tu trouves ça où, du cerveau de quel animal ?"

Bonde, je vous disais...

14
mar

La minute blonde qui n'attend pas de Raiponce

J'avais déjà vécu une minute blonde au moment de la sortie de Raiponce au cinéma :

Pour rappel :

Mostek me proposer d'aller voir le dernier Disney.

Moi "ouiiii".

Elle "Raiponce".

Et moi "ben je te l'ai donnée ma réponse".

 

Et voilà la seconde minute blonde avec sa sortie en DVD :

Mostek "j'adore trop Raiponce"

Moi "oh oui, ça renoue avec tout ce que j'aime chez Disney, le côté romantique, le côté meugnon, le côté drôle, le côté chanson, le côté grippal" (en allusion avec ma fameuse grippe de janvier 2011, qui a commencé pile au cinéma)

Et Mostek "hein, le côté gris pâle ?"

 

Blondes, qu'on est, je vous le dis.  Toutes les deux.

7
fév

La minute blonde : l'informatique, c'est plus de mon âge

A ma demande, Mostek a apporté son disque dur externe, pour que j'y pompe quelques films.  Mais bien sûr, moi, j'ai oublié le mien.

Peu importe, je vais les copier sur mon pc, et demain je les recopie sur mon disque dur externe.

Et moi d'ajouter "de toute façon, fallait d'office passer par le PC pour copier coller, ah ben non, je copiais, je débranchais ton disque je branchais en urgence le mien et puis je collais"...

Et Mostek "euh, ou alors tu branchais les deux disques, sur les DEUX ports USB".

Et elle conclut "tu rigolais là, hein ?"

Ben non, même pas... chuis juste blonde.

5
fév

La minute blonde : il gèle ?

Hier, nous sortons de chez Ikéa, avec l'intention d'aller au cinéma.

Le brouillard est tombé, un enfer.  Givrant, en plus.

Et moi, naivement "si tu veux, on zappe le ciné et on retourne à Namur directement, pour éviter le gel".

Euh, sauf qu'il fait - 10 / - 15 depuis le matin, donc éviter le gel...

Blonde, je sais !

1
avr

Encore raté...

J'ai encore cru au pêchon d'avril du jour sur Contac'.  Ils y annonçaient que les Black Eyed Peas ont réservé Walibi pour sept jours en juillet.  On mettra ça sur le compte du changement d'heure qui fait que je me lève dans le noir depuis lundi, passque ça m'a semblé totalement plausible, au point que je me suis dit qu'il fallait absolument que j'avertisse ceusses qui ont un accès annuel au parc, histoire qu'ils y aillent pas durant cette semaine... et qu'ils piquent une crise auprès du Kangourou orange pour cette arnaque à la clientèle privée de son parc durant sept jours.

Ben quoi, ça aurait pu être possible, Lady Di se réservait bien Harrod's une journée pour ses courses.  Et d'autres le font encore, mais chais plus qui... des noms ?

Ensuite, Mostek et moi on a organisé un pêchon pour une collègue, à base de pêchons, savoir ceusses qui nous mangent les panards régulièrement (oui, je vous en parle, promis juré craché gerbé), on lui a fait croire qu'on avait reçu un mail de la boîte qui organise ça, que les poissons de là où elle avait mis ses pieds étaient morts (ce qui est malheureusement arrivé avec une autre cliente, because les produits qu'elle avait mis sur ses pieds) et qu'on voulait plus de nous là-bas.  Je me suis éreintée à faire un faux mail, puis à tout corriger car c'était trop "style Anaïs", j'ai simplifié sur les conseils de Mostek, j'ai intégré d'horribles fautes pour qu'elle puisse pas imaginer que je l'avais écrit, et j'ai envoyé.  A 9h.  A midi, elle l'avait toujours pas lu, tchu.  Finalement, elle l'a lu, elle l'a cru, elle a juré qu'elle avait rien mis sur ses pieds, j'ai suggéré un suicide collectif de poissons à la vue de ses orteils, on a bien ri, et elle a pas su appeler "la responsable" car le numéro que j'avais indiqué, le mien, était incomplet.  Chuis vraiment blonde.

Le pire dans tout ça, c'est que depuis mardi, on m'appelle Dori (Dory ? Dorie ?) au bureau, vous savez, cette adorable poisson fille qui a perdu la mémoire.  Le pire du pire, c'est que c'est mérité, vu ma mémoire de poisson rouge en fin de vie actuellement, dixit mon boss chéri...

Tout ça finalement, c'était que du poisson, et comme je dois en manger trois fois semaine, j'ai eu ma dose, yesssss.

24
nov

Les pigeons et moi, c’est une grande histoire d’amour (et une minute blonde involontaire permanente)

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Dieu sait que j’aime les animaux.

Même les pigeons.

Enfin, je les aimais. Jusqu’à ce qu’ils fassent tout pour se faire haïr, les vilaines bêtes.

C’était l’été, il faisait chaud et je me baladais, bras nus, en ville, ignorant tout du danger qui se profilait à l’horizon.  Pas de surprise, bien sûr, vous l’aurez deviné.  Un specimen moqueur a plané au-dessus de moi, visé, tiré, et patatras, une énorme fiente bien baveuse sur le bras.  Ma première fiente de pigeon.  Sur le bras droit.  Esske ça porte bonheur de recevoir une crotte de pigeon sur le bras droit ?  J’ai encore le souvenir de cette sensation de chaleur, du fou rire qui a suivi, du regard dégoûté des passants (en plein après-midi ensoleillé, y’avait foule), du mouchoir que j’ai désespérément cherché pour limiter les dégâts et de la maigre consolation de savoir qu’il aurait pu viser mon Tshirt, le vilain pas beau.  Et l’odeur, que dire de l’odeur.  J’ai toujours cru qu’une crotte de pigeon ça ne sentait rien.  Ne me demandez pas pourquoi.  Je sais qu’une crotte de chien, ça pue.  Je sais qu’une crotte humaine, ça pue.  Donc la logique veut que les crottes de pigeons puent aussi.  Et je vous le confirme.  Une crotte de pigeon, ça pue.  Une odeur particulièrement écoeurante, répugnante.  

Des recettes de pigeon à me fournir ?

C’était l’été, il faisait chaud et je mangeais en bonne compagnie, allanguie en terrasse, ignorant tout du danger qui se profilait à l’horizon.  Toujours pas de surprise, bien sûr.  Un specimen moqueur s’est installé sur le toit, a pris position, visé, tiré, et patatras, une énorme fiente qui amorce sa descente.  Elle eût pu tomber d’un coup sec, paf, dans mon assiette.  Mais c’eût été trop beau.  Elle a donc préféré, cette fiente, rebondir d’abord sur l’auvent du restaurant, avant d’exploser en dizaines de petits paquets de fientes qui sont ensuite tombées, parsemant mon assiette et mon verre.  Malheureux hasard, nous étions plusieurs, mais je fus la seule victime.  Ben voyons.  Sale bête.  Mais la plus sale bête, ce fut la serveuse, qui n’a même pas proposé de me rapporter une autre boisson fraîche.  Après tout, est-ce ma faute si ce pigeon a élu domicile sur le toit de l’établissement ?  Décidément, le client n’est plus roi, ma bonne Dame (petite page d’anti-pub, c’est au Passé Simple à Namur, qu’on laisse le client se débrouiller avec la fiente de pigeon qui atterrit dans l’assiette et le verre).

Des recettes de pigeon à me fournir ?

C’était hier, il faisait froid et je mangeais ma mauvaise tartine au fromage en me promenant en ville.  J’aime pas le pain.  Et j’aime pas le fromage.  Alors le pain au fromage, c’est décidément pas ma tasse de thé, mais on peut pas se nourrir exclusivement de lasagnes et de hamburgers ma bonne dame.  J’arrive donc au pire morceau de la tartine : la croûte.  Je l’approche sans appétit de mes lèvres non charnues (on rêve toutes de lèves charnues qui ne demandent qu’à être embrassées, mais en ce qui me concerne, faudrait les gonfler au silicone ou les mordiller sauvagement pour les rendre appétissantes), lorsqu’un pigeon gourmand s’envole, se précipite sur moi et tente de me piquer mon frugal repas.  Je sens encore la caresse de sa plume sur ma main et le souffle provoqué sur mon visage par le battement de ses ailes.  Bête animal.  S’il l’avait demandée poliment, je la lui aurais volontiers donnée, ma croûte.

Alors, tout bien réfléchi, j’aime plus trop les pigeons…

Une illu de Titoun

 

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31
oct

On va enfin comprendre le B-A BA de l'heure d'hiver...

... et c'est pas trop tôt, mouahahah.

Je me suis déjà insurgée contre l'heure d'hiver sur ce blog.  J'allais pas remettre ça encore cette année, et puis une petite vidéo vaut mieux qu'une longue baffouille écrite.  Merci au lecteur fidèle qui a diffusé ceci sur FB et m'a fait le découvrir, qu'il en soit remercié jusqu'en 2012 (ben oui, jusqu'à la fin du monde quoi).

Mais avant de vous laisser regarder cette chtite vidéo, je ne résiste pas au plaisir de vous recopier mon blabla incongru de 2007, que je n'avais jamais relu et que je vous ai retrouvé au milieu de quasi 3000 billets, et je peux vous dire que c'est du sport.  Alors ça mérite que vous le relisiez non ?  Voici...  Bonne (re)lecture.

J’ai déjà évoqué la confusion que cela créait dans nos esprits, et les questions qui fusaient « attends, on avance ou on recule d’une heure ? » « On recule, mais ça signifie quoi en pratique ? »  « donc il fera clair plus tôt ou plus tard ? »  « Plus tôt »  « Ah non, plus tard, réfléchis bien… » « oh je ne sais plus ».  Et ça finit toujours comme ça.  On s’emberlificote dans ses explications, on perd patience.  On perd son temps…  (Et si on passe une heure à parler du changement d’heure, on perd le bénéfice de cette heure gagnée, vous comprendre ?)

Sans compter que j’ai dû changer l’heure d’un paquet appareils : mes magnétoscopes, le graveur DVD qui ne grave jamais rien mais sait-on jamais qu’un jour il cesse sa grève, mon réveil radio, le réveil du living, celui de la cuisine (ah non, celui-là, sa pile est à plat depuis mars 2004), ma montre, l’appareil Belgacom affichant mes appels, mon répondeur, mon GSM.  De nouveau une perte de temps.

Epuisant.

Mais je n’ai pas évoqué le réel nœud du problème, savoir les questions qui fusent après le changement.

Ce matin mon réveil a sonné à 6h20.  Mais aurai-je dormi une heure de plus ou de moins ?  En y réfléchissant bien, il sonnera à 6h20 mais il sera en réalité 7h20, ancienne heure.  Donc, j’aurai dormi une heure de plus.  Cependant, il faut également considérer l’heure à laquelle j’ai été dormir ?  En général, je vais dormir vers 22h00-22h30 (et oui, me faut mon compte d’heures, sinon je suis encore de plus mauvaise humeur que d’habitude).  Mais hier soir, en allant dormir à 22h00, il était en fait, 23h00 nouvelle heure.  Non Anaïs, 23h00 ancienne heure.  C’est tard.  Trop tard pour moi.  J’aurais dû aller aux plumes à 21h00 pour respecter mon ancien rythme.  Et puis hier soir, il faisait clair tellement tôt, ou tellement moins tard.  Et ce matin, drôle de sensation, ce lever sous la lumière du jour.  Trop tôt.  Combien de temps pour que mon pauvre organisme épuisé s’adapte à la nouvelle heure ?  A quel moment dois-je décider que cette nouvelle heure devient l’heure officielle, et ne plus penser à l’ancienne heure ?  ça prendra combien de temps ?  Six mois au bas mot, jusqu’à ce que… nous adoptions l’heure d’été.

30
jui

Les pigeons et moi, c’est une grande histoire d’amour (et une minute blonde involontaire permanente)

Dieu sait que j'aime les animaux.

Même les pigeons.

Enfin, je les aimais. Jusqu'à ce qu'ils fassent tout pour se faire haïr, les vilaines bêtes.

C'était l'été, il faisait chaud et je me baladais, bras nus, en ville, ignorant tout du danger qui se profilait à l'horizon.  Pas de surprise, bien sûr, vous l'aurez deviné.  Un specimen moqueur a plané au-dessus de moi, visé, tiré, et patatras, une énorme fiente bien baveuse sur le bras.  Ma première fiente de pigeon.  Sur le bras droit.  Esske ça porte bonheur de recevoir une crotte de pigeon sur le bras droit ?  J'ai encore le souvenir de cette sensation de chaleur, du fou rire qui a suivi, du regard dégoûté des passants (en plein après-midi ensoleillé, y'avait foule), du mouchoir que j'ai désespérément cherché pour limiter les dégâts et de la maigre consolation de savoir qu'il aurait pu viser mon Tshirt, le vilain pas beau.  Et l'odeur, que dire de l'odeur.  J'ai toujours cru qu'une crotte de pigeon ça ne sentait rien.  Ne me demandez pas pourquoi.  Je sais qu'une crotte de chien, ça pue.  Je sais qu'une crotte humaine, ça pue.  Donc la logique veut que les crottes de pigeons puent aussi.  Et je vous le confirme.  Une crotte de pigeon, ça pue.  Une odeur particulièrement écoeurante, répugnante.  

Des recettes de pigeon à me fournir ?

C'était l'été, il faisait chaud et je mangeais en bonne compagnie, allanguie en terrasse, ignorant tout du danger qui se profilait à l'horizon.  Toujours pas de surprise, bien sûr.  Un specimen moqueur s'est installé sur le toit, a pris position, visé, tiré, et patatras, une énorme fiente qui amorce sa descente.  Elle eût pu tomber d'un coup sec, paf, dans mon assiette.  Mais c'eût été trop beau.  Elle a donc préféré, cette fiente, rebondir d'abord sur l'auvent du restaurant, avant d'exploser en dizaines de petits paquets de fientes qui sont ensuite tombées, parsemant mon assiette et mon verre.  Malheureux hasard, nous étions plusieurs, mais je fus la seule victime.  Ben voyons.  Sale bête.  Mais la plus sale bête, ce fut la serveuse, qui n'a même pas proposé de me rapporter une autre boisson fraîche.  Après tout, est-ce ma faute si ce pigeon a élu domicile sur le toit de l'établissement ?  Décidément, le client n'est plus roi, ma bonne Dame (petite page d'anti-pub, c'est au Passé Simple à Namur, qu'on laisse le client se débrouiller avec la fiente de pigeon qui atterrit dans l'assiette et le verre).

Des recettes de pigeon à me fournir ?

C'était hier, il faisait chaud et je mangeais ma mauvaise tartine au fromage en me promenant en ville.  J'aime pas le pain.  Et j'aime pas le fromage.  Alors le pain au fromage, c'est décidément pas ma tasse de thé, mais on peut pas se nourrir exclusivement de lasagnes et de hamburgers ma bonne dame.  J'arrive donc au pire morceau de la tartine : la croûte.  Je l'approche sans appétit de mes lèvres non charnues (on rêve toutes de lèves charnues qui ne demandent qu'à être embrassées, mais en ce qui me concerne, faudrait les gonfler au silicone ou les mordiller sauvagement pour les rendre appétissantes), lorsqu'un pigeon gourmand s'envole, se précipite sur moi et tente de me piquer mon frugal repas.  Je sens encore la caresse de sa plume sur ma main et le souffle provoqué sur mon visage par le battement de ses ailes.  Bête animal.  S'il l'avait demandée poliment, je la lui aurais volontiers donnée, ma croûte.

Alors, tout bien réfléchi, j'aime plus trop les pigeons...

Une illu de Titoun, illustratrice pétillante que je vous invite à découvrir.

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22
jui

I’m loosing my mind ou « Anaïs, la serial minutes blonder »

Chais pas ce que j'ai en ce moment, mais je cumule minute blonde après minute blonde, lesquelles me font de plus en plus croire que j'ai le ver solitaire du cerveau.  Vous connaissez ?  Moi non plus, mais je ne vois que ça comme explication.

Vous voulez des exemples de ma versolitaireducerveauite aiguë ?

L'autre jeudi, un peu après les saints de glace, je vais sur le marché acheter des plantes d'été, de celles qui doivent être plantée après les saints de glace, d'où ma précision, of course.  Et durant toute la journée, je raconte aux personnes que je croise que j'ai acheté des plantes là, qu'on met au balcon, les trucs d'été.  Jamais moyen de me souvenir du nom de ces plantes.  Bon, l'info n'est pas passionnante pour mes interlocuteurs, clair, mais est-ce normal, dix fois d'affilée, de buter sur le mot « géranium » ?

Le même jeudi, quelqu'un me dit « tu fais pas ton âge hein, t'as quel âge au fait, moi je te donne... (trois ans de moins, yesssss) ».  Et moi, entendant l'âge qu'on me donne, je manque de m'étrangler, pensant que la personne me vieillit.  Passque, d'un coup, je suis persuadée d'avoir dix ans de moins que mon âge.  Non, franchement, ça m'a fait peur.  Surtout que, je vous le jure, je n'étais sous l'influence d'aucune substance, ni drogue, ni alcool, ni moquette.

Un autre jour, un jour comme les autres, je prends ma douche, me lave les dents, me sèche les cheveux, m'habille, enfin rien que du très classique.  Puis je quitte la salle de bains et me dirige vers le living.  Et là, quelque chose de bizarre.  Et je réalise que j'ai oublié de mettre lunettes.  Ça peut paraître banal, mais quand on sait qu'elles ne quittent mon nez, depuis ma tendre enfance, que pour le bain ou le lit, c'est dire si mon cerveau est dans un sale état.  D'autant que sans lunettes, j'ai la vue d'une taupe de cent dix ans.

Quelques jours plus tard, je suis dans ma cuisine pour fermer la fenêtre.  Il me semble qu'il fait vachement chaud.  Mais chaud, chaud, chaud.  Or, dehors, il fait normal.  Un temps de merde à la belge quoi.  Et je comprends, une des plaques électriques de ma cuisinière est allumée.  Et vu que j'ai plus cuisiné depuis deux jours, tirez-en les conclusions qui s'imposent.  C'est ma facture d'électricité qui va aimer.

Hier, toujours dans ma cuisine, je décide de me cuire des pâtes.  J'ai pour habitude, en attendant que l'eau boue/boude/bouille/bouse, de jouer du piano, ça m'occupe, plutôt que de regarder la casserole d'un air bovin en attendant les bulles.  Je me dirige ensuite vers ladite casserole et y plonge mes pates.  Mais elles ont l'air bizarre.  Très bizarre.  Et pour cause, l'eau ne bouait/boudait/bousait/bouillait pas...  Vite vite, je les ai extirpées de là.

Et tout ça ne sont que des exemples, ceux dont je me souviens, parmi des centaines du genre.

Non, franchement, j'ai besoin de vacances, d'une thalasso, de médicaments, d'une psychothérapie, je sais pas, mais j'ai BESOIN.

26
mai

Blonde... mais pas moi...

(publiée avec l'autorisation de l'intéressée, of course).

Lorsqu'elle m'a raconté cette minute blonde, j'ai de suite pensé à un billet, passque je ne pouvais décemment vous laisser dans l'ignorance d'une telle minute blonde.

Un matin, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, elle se fit toute jolie car on venait la chercher.  On ?  Je n'en sais pas plus.  Ami.  Amant.  Futurhomdesavie.  Peu importe.  L'essentiel c'est qu'elle l'attendait en bas de son immeuble, impatiemment.  Sans doute encore un peu endormie, digérant à peine son café matinal et ses deux croissants (j'extrapole j'extrapole, sinon le billet fera quatre lignes, ça vous plairait un billet de quatre misérables lignes ?).

Et elle s'impatientait, car il n'arrivait pas.  Sans doute était-il un peu en retard.  D'ailleurs elle ne l'avait pas volé, elle qui est toujours en retard.  Toujours.  Donc, moi, en mauvaise fille que je suis, je jubile de la savoir attendant quelqu'un en retard, gnark gnark.  Ça me tue, ces gens toujours en retard.  Mais ce n'est pas le sujet du billet.

Donc elle attendait qu'il passe la prendre.  Et il arriva.  Elle se précipita dans la voiture, tellement heureuse qu'il arrive enfin.  Elle déposa son paquetage sur le sol du véhicule, et se tourna enfin vers lui, prête à l'embrasser.  Sur la bouche ou sur la joue, nul ne le sait.  Je n'ai pas investigué.  Si elle passe sur ce blog, elle donnera la précision qui s'impose.  Enfin, si elle le souhaite.  Et si elle passe ici.

C'est l'instant T de l'histoire, l'instant où elle s'apprête à l'embrasser.  Son visage se tourne, au ralenti, comme dans un film avec Julia Roberts (ou Meg Ryan, je verrais bien Meg Ryan dans cette scène), ses lèvres s'entrouvrent légèrement (et si c'est Meg Ryan nouvelle version, lesdites lèvres sont épaisses et charnues, of course), avides de ce qui va suivre.  Puis elle réalise qu'elle ne connaît pas l'individu auprès duquel elle s'est assise.  Tout bonnement ! Elle ignore qui il est.  Son impatience à voir arriver son ami l'a fait ouvrir la portière, déposer ses sacs, s'asseoir, refermer la portière et enfin s'approcher doucement du conducteur sans lui jeter un regard.  Elle s'était pourtant dit « tiens, je pensais qu'il avait une voiture blanche, pas une noire ».  Elle avait aussi pensé « tiens, pourquoi fait-il un tel créneau pour se garer correctement, alors qu'on repart immédiatement ». 

Cette (més)aventure de blonde (si si, c'est de la blonde attitude à l'état pur) lui aura valu de rencontrer l'employé du salon de coiffure là, tout près de chez elle.  Peut-être lui offrira-t-il une coupe à l'occasion...

Blonde...

Et vous, des minutes blondes à confesser ?

Et une illu de Miss Minimo made exprès pour l'occasion, merci Miss Minimo...

blondepte

28
avr

La minute blonde : il est pas dur mon œuf ? (à dire avec l’intonation de « il est pas frais, mon poisson ? »)

Le hasard fait que, peu de temps après avoir reçu six vrais œufs d'une amie, j'ai reçu un vrai œuf d'un collègue.  Un vrai œuf d'une vraie poule, qui vit toute seule dans son petit cabanon, gambade gaiement la journée, rentre au bercail en râlant à la tombée du jour (je l'invente pas, on me l'a raconté), et va se réfugier à l'étage de sa maison, pour échapper aux fouines.  Et cette lady poule, ben, elle m'a offert un œuf.

Que du bonheur.

Bon, une omelette avec un seul œuf, c'est peu copieux.  J'aurais pu tenter un œuf à la coque, mais il faut chronométrer, et je ne suis pas douée.  Moi, je suis la pro de l'œuf dur, celui qu'on laisse cuire des minutes et des minutes, et qui est toujours bon à déguster ensuite.

Donc, je plonge mon œuf dans un poêlon rempli d'eau, et je mets le tout à chauffer.

Il fait bon (c'est ce week-end), ma porte-fenêtre, celle qui donne sur ma terrasse où batifole mon nouveau transat, est ouverte.  Les oiseaux chantent et la vie est belle.  Il est genre 18 heures, le soleil est encore bien présent, même s'il commence à bailler de sommeil.

Durant la cuisson, je regarde Envoyé Spécial que j'ai enregistré, un reportage sur Vincent Lindon.  J'adooore cet acteur.  Je l'adorais du temps de L'étudiante, je l'adorais du temps de Mademoiselle Chambon, je l'adorais du temps de Welcome, je l'adore je vous dis.  Et le reportage est adorable.  Et captivant. 

Soudain, j'entends un bruit de pétard.  Un feu d'artifice ?  Bizarre autant qu'étrange, passqu'il est encore tôt.  Sauf erreur, pour un feu d'artifice, faut qu'il fasse noir non ?  Comme aucune autre fusée n'explose, j'en déduis qu'il s'agit d'un pétard.  Vilains enfants qui utilisent des pétards.  Paaaaas bieeeeen.

Un bon quart d'heure plus tard, il commence à faire frisquet.  Je me dirige vers la porte-fenêtre, afin de la fermer, lorsqu'une abominablement abominable odeur de brûlé me transperce le cap, le pic, la péninsule. 

Et je comprends.

Mon œuf dur, ben il est super archi dur, sur ce coup là.

Plus une goutte d'eau.

Juste un œuf dur d'un côté, cramé de l'autre, et toute fissuré de partout.

Et une odeur, rho, une odeur.

Et je comprends.

Je me souviens de cette histoire que mon père m'a souvent racontée : il y a des années, il avait mis des œufs à cuire.  Durs.  Beaucoup.  Genre six.  Puis il les a oubliés.  Puis il a entendu un pétard.  Puis un autre, et un autre, et un autre, et encore un autre et un autre.  Et ça l'exaspérait, tous ces pétards, jusqu'à ce qu'il aille voir ses œufs et comprennent, en les voyant.  Sans eau.  Cramés.  Et fissurés.  Tilt, fait le neurone d'Anaïs.

Et je vais vous dire...

Il avait bien raison, mon paternel : un œuf dur qui explose, ça fait vraiment le bruit d'un pétard.

Blonde.

 

2
avr

Du péchon du péchon encore du péchon, du péchon du péchon toujours du péchon

A chanter sur l'air de « des petits trous, des petits trous, encore des petits trous » (S. Gainsbourg).

Hier, c'était le 1er avril.  Moi, je suis nulle pour faire des blagues, je manque cruellement d'imagination à ce sujet.  Donc je m'abstiens, en général.

Et hier matin, j'avais oublié qu'on était le 1er avril.  Quand mon réveil sonne, je me traîne comme une larve ambulante jusqu'à la salle de bains, je mets la radio à fond pour entendre météo et nouvelles sous ma douche (seul moment où je m'informe, faut au moins que j'entende quelque chose) et je fonce sous l'eau bouillante.

Et j'entends que la commune de Mouscron va tenter un projet pilote : des couples de hamsters (homos ou hétéros, je sais pas, mais par deux quoi) avec petite roue, vont être installés dans des familles, afin d'y produire de l'électricité.  10 % de la consommation annuelle, qu'ils vont produire.  Et je me dis « mais c'est dingue, pourquoi n'y a-t-on pas pensé plus tôt ».  Et puis je me dis « pourquoi n'y a-t-on pas pensé à Namur ».  Et je me dis encore « 10 % pour une famille, ça fera beaucoup plus pour moi ».  Et je me dis enfin « je veuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuux ».

Puis je sors de ma douche, je m'habille, me brosse les dents, mets mon manteau, prends mon sac, jette un dernier regard sur ma femme mon fils et mon domaine mon rat devenu tout d'un coup totalement inutile (pourkwaaa j'ai pas deux hamsters ?) puis je pars bosser.

Une fois arrivée, une collègue me parle du fabuleux poisson d'avril fait à son tendre époux : elle a laissé un petit mot disant, en substance « marre de toi et de nos enfants, je te quitte et je retourne chez ma mère ».  Je ne trouve pas ça drôle.  Mais pas du tout.  Et mon imagination se met en branle : et si le mari la prenait au mot et rétorquait « ta décision tombe à pic, j'ai une maitresse depuis six mois, ça m'arrange, casse-toi, qué bonheur » ?  Et si, pire, dans un élan de désespoir, il se suicidait ?  Pire encore, s'il assassinait leurs enfants communs, avant de se donner la mort ?  Pire du pire, s'il assassinait leurs enfants, puis sa femme, sans qu'elle ait le temps de crier « poisson d'avriiiil », puis se suicidait ?  Non, franchement, je ne trouve pas ça drôle.

Et tout d'un coup, je me souviens de cette info géniale entendue à la radio, sans me souvenir exactement, mais sachant que c'était génial, hyper génial.  Et je sais.  Je sais.  Je comprends.  C'était un péchon d'avril.

Pfffffffff, pour  une fois qu'une nouvelle était intéressante, sans parler meurtres, cambriolages, viols, famines ou télé réalité, j'aurais dû m'en douter, ça ne pouvait qu'être un péchon d'avril.  Sacrebleu.

Illu que j'ai piquée sur le blog de Miss Gally (j'ai honte et m'en excuse), passque le personnage, on dirait moua, sale caractère compris, c'est rigolo. 

1eravril

21
déc

La minute blonde : le bus de trop

Ereintée par une dure journée de labeur, je me traîne comme un escargot namurois vers l'arrêt de bus.  Je monte, tel un zombie famélique, dans le bus lorsque celui-ci daigner arriver, et je me laisse transporter jusqu'au lieu de ma correspondance.

A l'arrivée, ô miracle, ma correspondance est là.  D'habitude, je repère le second bus, mais le temps de descendre du premier et de courir élégamment (gloups) pour l'attraper au vol, pffff, il a disparu.  C'est toujours la même rengaine.  Si je suis en retard, il est déjà parti.  Si je suis en avance, il est en retard et je poireaute un quart d'heure.

Mais ce jour là est miraculeux.  Ce jour là, mon second bus est là.  Il m'attend.  Je descends du premier.  Il m'attend.  Je traverse la bande de droite.  Il m'attend.  Je traverse la bande de gauche.  Il m'attend.  Pour la petite histoire, à la gare de Namur, ils ont mis un « îlot » pour piétons entre les deux double bandes de circulation.  Avec des feux.  Non synchronisés, tant qu'à faire.  Histoire de faire rager les pauvres piétons.  De les faire poireauter tant que faire se peut sur ce minuscule îlot aussi dangereux que les abords du circuit de Francorchamps lors du grand prix.  Soit.

Après avoir traversé, j'accélère le pas jusqu'au bus, histoire qu'il ne démarre pas au moment même où je l'atteins, ce qui m'arrive, bien entendu très souvent.

C'est vraiment mon jour de chance.  Je monte dans le bus, et me mets à rêvasser à ma future soirée pantoufles/TV/série débile.

Je ne rêvasse qu'à moitié, car le chauffeur fait subir un interrogatoire à une pauvre dame qui a perdu son abonnement et n'a pas d'argent pour payer un ticket.  Il l'avertit qu'il va remplir un papier provisoire et qu'elle ira s'acquitter de sa dette ensuite. 

Le bus démarre.  Mais... Mais... le chauffeur ne prend pas la bonne direction.

Je comprends immédiatement : il se rend à la gare des bus, histoire de remplir le fameux papier provisoire.  Fichtre, que de temps perdu.

Qu'importe, je suis planquée au chaud, je saisis mon livre et je me laisse bercer par le ronron du moteur.

Mais... Mais... le bus n'entre pas dans la gare des bus.  Il poursuit sa route et part... en direction de mon bureau.  Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargh.  Sacrilège.  Me voilà repartie vers boss chéri, si c'est pas malheureux. 

Histoire de garder bonne contenance, je feins l'indifférence totale, je sonne et je descends au prochain arrêt

Je cours ensuite comme une folle afin de retourner au point de départ, où m'attend mon petit bus chéri que j'aime et qui me reconduira chez moi.

Ce jour-là était tout compte fait miraculeux.

Blonde !

8
déc

La minute blonde : un signe du destin...

Il y a des jours comme ça, où le destin tente désespérément de faire un signe, de mettre en garde.

Un dimanche d'été (ça fait un bail, j'ai attendu qu'il y ait prescription au cas zoù quelqu'un qui serait passé par hasard durant mes mésaventures se souviendrait de tout ça...).  Grasse matinée.  Je rêvasse, regardant le plafond.  Quand soudain, une vision apocalyptique : une araignée.  Sur MON plafond (et non "au plafond", même si souvent, je pense que j'en ai effectivement une).  La pauvre ne sait pas qu'elle s'expose à une mort certaine en élisant domicile chez moi.

Je saisis immédiatement un balai, je monte sur un tabouret et j'entame la chasse à l'arachnide.  Perfide, l'arachnide.  Elle s'échappe, je tente de me mettre en travers de son chemin, en vain.  Je me tends, je m'étends... et je m'étale !  Mon pied finit sa chute sur un flacon de parfum qui traînait par là (vous me direz "que fait un flacon de parfum sur le sol", je sais je sais, bordélique je suis, bordélique je resterai).

Aïe !

Je pars ensuite rejoindre des amies pour un repas sympathique et légèrement arrosé.  On mange, on boit, on rigole, on regarde le temps passer.  On se sépare, smack smack, à bientôt.  Je prends le bus.  Je me sens légère légère, il fait beau.  Je descends du bus avec grâce... et je trébuche sur une souche d'arbre mesquine.  Mais que fait donc une souche d'arbre dans un quartier résidentiel ?  Incapable de me retenir à quoi que ce soit, je fais un vol plané... et je m'étale !  Me voici donc à plat ventre en pleine rue.  Derrière moi, j'entends ronronner le moteur du bus, qui n'a pas encore repris sa route.

Aïe !

Vous pensiez que l'aventure s'arrêterait là ?  C'est compter sans ma blonditude...  Ô douleur, la blonditude ronge ma vie.

Retour au bercail, sans encombre.  Petite heure de repos, pour me remettre de mes émotions, panser mes plaies, laver mes fringues souillées par la chute et oublier cet événement dramatique (ah si, dramatique) de mon existence.

Réveil.

Vu la chaleur ambiante, je décide d'arroser les quelques plantes qui ornent ma jolie terrasse (waw, comme je me la pète).  Je saisis mon joli petit arrosoir en galvanisé.  Je le remplis.  J'arrose.  Vu la petitesse de l'objet, un second remplissage s'impose.  Ce que je fais.

Pour une raison toujours inexpliquée, lorsque je sors à nouveau pour continuer à arroser, je le fais en marche arrière.  Va comprendre.  Et il y a une petite marche entre le living et la terrasse.  Toute petite.  Si petite que je l'oublie.  Et que je trébuche, toujours en marche arrière.  J'atterris ensuite sur mon postérieur, que j'ai, fort heureusement rebondi (ça a parfois du bon de faire un mètre de tour de cul), et je me retrouve les quatre fers en l'air, estomaquée par cette troisième chute en quelques heures.

Aïe.

Trois chutes qui résonnent comme un signe du destin ?  En tout cas, comme une invitation à rester couchée, envers et contre tout. 

Bonne nuit.

2
fév

La minute blonde anthologique

J'ai vécu hier la minute blonde la plus démentielle de toute mon existence de blonde.  Enfin sans doute la plus démentielle, car mon existence n'est point finie.  Démentielle car c'est pas moi qui ai joué la blonde, pour une fois.  Et démentielle car elle a provoqué un giga fou rire et qu'à l'heure où je vous écris, rien que d'y songer me donne encore une irrésistible envie de me marrer.

(Précision : je la publie bien entendu avec l'autorisation expresse de son auteure).

Nous voilà donc, par un vendredi soir froid et sinistre, réunies, Mostek, Moustique et moi, pour une soirée entre nanas.  Histoire de remonter le moral des troupes, de fêter le nouveau job de Moustique, de discuter, de manger des Mars glacés (enfin sur ce coup-là, j'attends toujours), de rire, de pleurer et de mater des DVD.  Mostek a apporté tous ses nouveaux DVD : que du stressant thrillant angoissant hémoglobinant.  Moustique propose Dirty dancing : adjugé.

Commence alors la séance DVD-Coca-souris Côte d'Or qui sont en fait des éléphants.  En VO, Dirty Dancing, pour la toute première fois.  Et bien croyez-le ou pas, c'est pour moi une immense déception, cette VO.  Le film en perdrait presque sa saveur, tant moi y'en a être habituée à la VF, à la voix sensuelle de Johnny, à la voix gamine de Bébé, et aux répliques cultes, qui ne sont pas pareilles en anglais ma bonne dame : on laisse pas bébé dans un coin, fait plus sec à l'intérieur, j'peux plus passer de toi, Jhoooonny, Frédérique c'est pour moi le nom d'une vraie femme.  Grosse séquence nostalgie, violons et sensualité.  Grand moment d'anthologie Swayzienne (une pensée pour lui, passqu'il va très très beaucoup mal et ça me fait très très beaucoup de la peine).

Une fois le film fini nous zappons sur TF1 et c'est le moment de la minute blonde, mais je ne pouvais passer sous silence cette vision de Dirty Dancing.  Sur TF1 donc, c'est la soirée de l'étrange qui n'a absolument rien d'étrange si ce n'est Dechavanne et Carmouze qui se trémoussent comme deux vers solitaires déneuronés dans un intestin bourré-massacre.

Soudain, le concours du jour.  Enfin un des concours du jour, passque dans ce genre d'émission, y'a un concours avant chaque page de publicitéééééééééés : on annonce le gagnant, on relance la machine pour empocher des sousous sur le compte des téléspectateurs-pigeons.

Le gagnant de l'instant T : « Serge Pignon de Montreuil ».

Et là, comme dans un film, comme au ralenti, Moustique se tourne vers moi et me dit : « c'est dingue, dans ces jeux-là, ce sont toujours des 'petits de' qui gagnent ».

Silence.

Regards stupéfaits.  De Mostek à moi.  De moi à Moustique.  De Mostek à Moustique.

Silence.

Je sens la minute blonde d'anthologie (après l'anthologie Swayzienne, nous restons dans les moments à marquer d'une pierre blanche) arriver en même temps que le fou rire.

Je réponds enfin « mais Moustique, Moustique, Moustique... »

Réponse « ben oui quoi, encore hier, y'avait un jeu, c'est encore un 'petit de' qui a gagné ».

Re-silence.

Re-regards stupéfaits. De Mostek à moi.  De moi à Moustique.  De Mostek à Moustique.

J'insiste « Moustique, mais Moustique, c'est pas ça... Anaïs Valente de Namur, Moustique Trucmuche de Namur, Mostek Bazar de Namur ».  Alors la pièce tombe. Elle a trouvé la fente dans le kinder.

Et le fou rire est là, et bien là.  Vraiment là.

Il restera d'anthologie (décidément), ce fou rire.

Il est clair qu'aucune de nous trois ne regardera plus jamais les résultats de jeux sans avoir un petit sourire en coin.  Il est clair que ni Mostek ni moi ne regarderont plus jamais les résultats de jeux sans avoir une pensée charitable pour Moustique.  Merci Moustique, une fameuse soirée d'anthologie, qu'on a passée chez toi.

Blonde !

 

27
jui

La minute scientifique

Grande discussion scientifique avec mes collègues vénérées ce jour : kesk'un faucheur, une faucheuse, un faucheux et un cousin...  Vous-mêmes, saurez-vous faire la différence sans consulter Robert ?

Tout ça à cause du magnifique blog d'Olivier !

16
jui

Une minute blonde ... : Un sac rouge comme un steak saignant

Vous êtes gâtés aujourd'hui, un billet + un gratuit... à découvrir ici...

En fait c'est un billet pour un concours organisé par une blogueuse, que j'ai totalement oublié de publier ici au préalable... Donc un inédit, pour lequel vous pouvez voter en indiquant votre choix en commentaire, s'il vous amuse... j'avoue que cette mésaventure ne m'a pas énormément amusée sur le coup...

Bonne lecture.

 

Un sac rouge comme un steak saignant

Lorsque j'étais jeune, soit il n'y a pas si longtemps (qui oserait dire que je suis vieille ?), j'étais fada de sacs.  Oh, pas des sacs Gucci, Chloé ou Prada, que nenni, point mon budget ma bonne Dame.  Mais des marques plus démocratiques, telles Boo, Paquetage ou Esprit.  J'en avais toute une collection, des sacs à dos, des sacs besaces, des sacs plus chic, dans toutes les couleurs possibles et imaginables.

A cette époque, je m'étais donc offert un magnifique sac d'une couleur indéfinissable, entre le framboise écrasée et la prune avant épluchage (oui, j'épluche mes prunes, et alors).  Je l'aimais mon sac, comme tous mes sacs durant leurs premiers jours de cohabitation, of course (ensuite, j'ai tendance à me lasser, je me lasse très vite, ce qui explique la taille de ma garde-robe et l'absence d'homme dans ma vie, mais soit, là n'est pas le sujet de ce billet).

Par un dimanche estival et ensoleillé (vous voyez donc que ça date de mon jeune temps, du temps oùsque l'été était encore synonyme de soleil et pas encore de tornades, neige ou autres canicules anormales), je me préparais pour un resto entre copines célibataires.  Un resto gastronomique en terrasse, le bonheur.  Nirvanesque.  Et pour l'occasion, j'avais sorti une petite robe glamour, des escarpins à talons (presque) hauts et, bien sûr, mon tout nouveau sac.

Tout nouveau tout beau.

Fière, qu'elle était, l'Anaïs.

Le repas se passe.  Bien.  Très bien.  Et très bon.  Foie gras en entrée, avec son petit confit d'oignons.  Steak d'autruche en plat principal.  Moelleux au chocolat en dessert.  Le tout arrosé de champagne, vin rouge, vin blanc et j'en passe. 

Etant donné mon appétit de moineau boulimique et surtout étant donné la taille gargantuesque du fameux steak d'autruche (que je vous conseille, soit dit en passant, l'autruche étant un animal délicieux, bien qu'hargneux de son vivant), je décide d'emporter un doggy bag, non pour moi (nan, je le jure, je n'emporte jamais de doggy bag dans les restos gastros, je ne le fais qu'avec les pizzas, promis juré), mais pour le félin qui partageait ma vie, à l'époque.

En douce, je glisse le morceau du volatile géant dans une serviette, que j'emballe elle-même dans une autre serviette, elle-même entourée d'une troisième serviette, et je glisse le tout dans mon nouveau sac framboise-prune.  Et le tour est joué.  Ni vu ni connu.

Notre journée se poursuit dans un bar à cocktails et je rentre ensuite chez moi, tard dans la nuit, grisée tant par cette folle journée entre filles que par les grammes d'alcool ingurgités.

Un gros dodo, et il n'y paraît plus.  Fort heureusement, car, le lendemain, une journée de travail m'attend.  Puis une seconde journée.  Puis une troisième.  Une quatrième.  Et enfin une cinquième, me menant au week-end.

C'est le vendredi matin que les conséquences du drame commencent à se faire sentir, dans les deux sens du terme.  Une odeur suspecte dans mon living, que je pense venir du félin, féru d'offrandes odorantes à mon égard, surtout le matin avant mon départ, dans sa litière à peine changée.  Tant qu'à crotter, autant le faire en présence de l'humain, n'est-il point ?  Une fois au bureau, j'ai cependant l'impression que l'odeur m'a suivie, mais j'attribue bêtement cela à un mirage olfactif, sans plus.  De retour chez moi, je constate que l'odeur devient vraiment pestilentielle.  Une décharge à l'abandon, à côté, c'est du pipi de chat, si vous me pardonnez l'expression.  L'odeur ne ressemble plus du tout à une odeur féline.  Clairement.  Indubitablement.  J'entame alors des fouilles dans mon frigo, dans ma poubelle, en vain.  Me penche sur mon évier afin d'en repérer les effluves.  En vain.  Sniffe mes dessous de bras, dans l'espoir d'une révélation fulgurante, genre pustule infecté mal placé.  En vain.

En désespoir de cause, je m'apprête, en attendant d'aller consulter un spécialiste en matière de "nez qui pourrit", à sortir de chez moi afin de rejoindre quelques amis lorsque, saisissant mon sac framboise-prune afin d'y glisser mes clés, je comprends enfin.

Tout.

D'un coup.

D'un bon coup d'odeur nauséabonde récurrente.

L'odeur vient du sac.

Alléluia, j'avais enfin comprendu.

Et je vous le certifie, le steak d'autruche faisandé, ça ne sent pas le poulet grillé !

Depuis lors, j'ai tout essayé, déo pour WC, Numéro 5 Chanel, Fébreze, rien n'y fait.  Mon sac framboise-prune a toujours cette vieille odeur de volaille puante.  Amoindrie.  Mais toujours là.

Illu issue de Petit Bordel.

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11
jui

Mon nouveau GSM - et deux minutes blondes, deux

Comment utiliser correctement un nouveau GSM d'une marque inconnue ?

"En lisant le mode d'emploi, pardi", me direz-vous.

Avez-vous déjà lu les modes d'emploi de l'an 2008 ?

Entre ceux écrits dans un français si approximatif qu'il est indéchiffrable et ceux pour lesquels il faut avoir fait une licence en compréhension technique, je suis incapable, à l'heure actuelle, de comprendre un mode d'emploi.

Alors je patauge dans la semoule.

Premier jour de vie commune avec new GSM.  21h.  Je réalise avec horreur que j'ai oublié un anniversaire. Il me reste un petit temps pour envoyer un SMS ouf, la honte ne s'abattra pas sur moi, je ne serai pas maudite jusqu'à ma mort.  Je prends la bête et je commence à écrire mon texte.  Ou plutôt à tenter.  Passqu'ils ont changé tous les boutons de place, les chiens.  C'est fait exprès je parie.  Plus moyen de trouver l'espace.  Ni la ponctuation.  Ni les majuscules.  Ni les chiffres.  Impossible d'insérer un nouveau mot.  Tout à changé.  Rien n'est comme sur mon vieux bon GSM chéri.  Je lis et relis mon mode d'emploi, en vain.  Ils n'ont pas jugé bon d'expliquer ce genre de choses, supposant j'imagine que le commun des mortels les a assimilées.  Et qu'en est-il des trentenaires sans formation géèsseèmeèsque ?

Je patauge royalement dans la semoule durant plus d'une demi-heure.  Il est pourtant court, le message que je veux inscrire "Bon anniversaire.  J'espère que tu as bien fêté ça"  A croire qu'anniversaire est un gros mot, passque mon appareil bloque sur "bon anniver", et refuse d'inscrire quoi que ce soit d'autre.  J'envisage un bref instant de lancer l'animal au travers de la pièce, pour lui remettre les idées en place, mais je crains que la garantie m'abandonne sur ce coup-là. 

Je pousse sur tous les boutons, je fais maints essais, en vain.  Je parviens juste à perdre tout mon texte, à râler de plus belle, et à devoir encoder à nouveau mes quelques lettres.  Après une autre demi-heure d'essais infructueux, songeant subitement que mon interlocuteur sera endormi lorsque mon SMS arrivera enfin à destination, j'envoie "bon anniver".  Point barre.  Tant pis.  Basta.  Et si j'ai la moindre réponse ironique ou la moindre interrogation par retour de SMS, je ne lui parlerai plus jamais.  Rupture nette et définitive.  Non mais.  Après tout ce que j'ai fait pour lui.

Ah qu'il était facile, ce bon vieux temps où les téléphones étaient à fil, avec un cadran rond à tourner.  Tout était si simple à l'époque, ma bonne Dame.  Qui a dit que je vieillissais mal ?

10
jui

Mon nouveau GSM - et une minute blonde, une

J’ai omis de vous en parler (diantre), mais il y a déjà un petit temps que j’ai troqué mon vieux GSM du siècle dernier pesant un demi-kilo et se déchargeant en 4 minutes 32 secondes pour un petit GSM glamourissime.  Six mois presque jour pour jour, puisqu'il y a peu c'était mon sixmoisniversaire... et que mon nouveau GMS partage ma vie depuis mon dernier anniversaire.

Vous voulez voir la bête ?  Avant toute chose, il est parfait :
-    à clapet, important le clapet, ça permet de se donner une contenance, c’est in, c’est fashion, c’est indispensable
-    décoré de fioritures dorées kitschissimes mais à la fois très glamour
-    léger
-    petit, très très petit
-    et proposé par mon magazine fétiche : Flair

Il a juste un tout petit défaut : il est d’une marque que je ne connais pas.  Et en matière de GSM, comme avec les mecs d’ailleurs, je suis pour la fidélité.  Totale.  Absolue.  Mais après avoir cherché durant plus d’un an un GSM Nokia rassemblant mes critères indispensables (souvenez-vous, j’en avais même testé un ici) : soit pas cher, pratique, petit et joli, surtout joli, j'ai dû me résoudre, avec désespoir, à changer de marque.

Mais le plus important de l'histoire (passque bon, clair que vous vous contrefichez du fait que j'aie un nouveau G, vu que vous ne me téléphonez jamais), ce sont les circonstances de l'achat, en ce fameux birthday.

Me vlà donc au magasin de GSM, frétillante comme un poisson à peine pêché, grisée à l'idée de dépenser des soussous pour mon niniversaire (je sais, cette idée me rend gaga, j'avoue).  Je suis avec une amie, laquelle me confirme que ce GSM est fait pour moi.  J'achète, j'introduis ma carte magique, je tape mes numéros gagnants et bingo, jackpot, c'est payé.  Le progrès est tout de même fabuleux ma bonne Dame.

Nous partons ensuite au Villeroy afin d'y déguster un tiramisu spéculoos et un Ice tea pêche, les deux étant indissociables.  Une fois bien installée, je m'apprête à plonger ma cuillère dans la préparation au mascarpone, lorsque je me souviens avoir reçu un sms durant mon achat.  Je tente dès lors de saisir mon ancien GSM, lequel vit ses dernières heures d'activité, en vain. Je rougis.  Je blêmis.  Je fouille.  Je farfouille.  Et je fouille encore.  Je sors l'intégralité de mon sac.  Je sue comme un boeuf en pleine canicule.  En vain.  Il me faut me rendre à l'évidence : mon GSM vieux, lourd et déchargé a disparu.  Et avec lui ma carte SIM.  Et un paquet de zeuros de crédit d'appel.  Et tous mes contacts, dont je n'ai, bien entendu, aucune sauvegarde ni impression des numéros de GSM, cela va de soi (qui a un backup de ses numéros de GMS parmi vous, que je sache si je suis un être rare ou pas ?)

Après quelques secondes de réflexion (pour autant que je puisse réfléchir dans mon état), je décide d'appeler Belgacom (vu que j'ai acheté ce GSM dans une téléboutique de ce bon vieux fournisseur belge, tout en étant cliente Mobistar, je vous rassure), afin de m'assurer qu'ils ont retrouvé mon vieux Nokia, puisque je n'ai pu l'oublier que lors de mon achat.  Appeler... ok... mais avec quoi !  Je n'ai qu'un nouveau GSM pas chargé.  Bêta.  Heureusement, mon amie, détectant mon désespoir, prend les choses en main, et, après une petite demi-heure d'attente, obtient la confirmation qu'on ne peut joindre les téléboutiques par téléphone.  Logique.  Ben voyons.

Je décide donc de faire un petit footing, sous la pluie (quand rien ne va, rien ne va), jusqu'à la boutique, où une foule en délire se presse.

Vu ma tête hirsute et mes yeux de démente, une vendeuse s'approche courageusement de moi.  Je lui explique, durant une nouvelle petite demi-heure, mon histoire.  Comme elle n'a rien trouvé, elle appelle la vendeuse qui s'est occupée de moi afin de l'interroger.  Rien.  Nada.  Niente.  Une catastrophe catastrophiquement catastrophique.  Je sens les larmes me monter aux yeux.  Dans une minute je fais ma calimerette, c'est clair et net.  Ma bouche commence à trembler.  Voilà, je vais pleurer devant tous les clients et tous les vendeurs et toutes les vendeuses, le jour de mon anniversaire.  Devant mon air désespéré, la vendeuse interroge l'intégralité du personnel.  Dont un charmant monsieur, qui extrait mon vieux GSM que j'aime à la folie pour les siècles des siècles amen, d'un comptoir où il l'avait rangé, après l'avoir trouvé abandonné SUR le même comptoir, à la porté de tous les voleurs malhonnêtes namurois du monde et pire encore.

Alléluia.

Y'a un ange gardien pour les blondes distraites de mon acabit.

Et la chute de l'histoire sera banale : tout fut bien qui finit bien.

Alors, vous voulez voir la bête ?

(A suivre, le long apprentissage des touches et fonctions d'un GSM non Nokia... par une blonde dénommée Anaïs).
gsmflair

27
mai

La minute blonde : j’en perds la voix

Lorsqu’une copine me propose d’aller manger un petit bout en terrasse, j’accepte volontiers, d’autant que le soleil daigne enfin nous faire cadeau de sa présence.

Nous voilà donc confortablement installées sur une terrasse, à l’abri du vent, mais à la merci des insectes zébrés.  Rien n’est jamais parfait en ce bas monde.

On discute, on papote, on bavarde.  De tout, de rien, des hommes, des femmes, des familles, et du boulot.

Je suis intarissable sur le sujet du boulot.  Comme toute femme qui se respecte (si, si, je suis respectable, vous en doutiez ?), je suis dotée d’une langue de vipère… surtout dans le secteur professionnel.

Me voilà partie dans des tirades pas du tout dithyrambiques sur le coût de la vie qui augmente plus vite que les salaires, sur boss chéri qui m’en demande trop, trop souvent, trop vite, sur les inégalités homme-femme en matière de boulot et de salaire, inégalités frappantes dans le secteur oùsque je bosse, sur les collègues qui ne foutent rien, sur les collègues qui bossent tellement qu’ils donne l’impression de lécher les bottes du boss et sur l’intérimaire engagée récemment, qui est si nulle qu’elle me complique la tâche.  

Je suis intarissable sur le sujet.  Normal, je passe le tiers de ma vie au bureau (et le second tiers à dormir, tandis que le troisième tiers est consacré à l’alimentation, les courses, les loisirs, le blog adoré, les amis, la famille, les sorties, le shopping, les bains, les douches, la lecture, la TV, le ciné, les restos, les promenades, la bronzette et la glandouille – cherchez l’erreur).

Nous voilà donc en train de refaire le monde : faut virer les boss, faut virer les collègues, faut bannir à tout jamais les intérimaires, faut hausser les salaires de 20 %, diminuer le plafond des impôts à 30 %.  On est d’accord.  On est toujours d’accord sur de telles réformes.

Notre salade exotique arrive, interrompant notre conversation.  Entre deux bouchées de poulet à l’ananas, nous parvenons tout de même à refaire, encore et toujours, le monde.  Un monde que nous voudrions idéal.

Le temps passe, le ciel s’obscurcit.  La nuit tombe.  La température est clémente.  Une soirée comme je les aime, que nous décidons de terminer en beauté, par une promenade dans les ruelles de Namur, histoire de lécher les vitrines sans risque (une vitrine léchée le soir = impossibilité de pénétrer dans le magasin = désir de revenir le plus vite possible = délai de réflexion = dans 1 % des cas, changement d’avis – 1 % c’est peu, mais c’est déjà pas mal).

Je paie ma salade exotique, je me lève, je fais quelques pas et … qui je vois assis à la table juste derrière la mienne, à l’abri des regards indiscrets par le biais d’une paroi opaque ?  Je vous le donne en mille : boss chéri.  Qui me gratifie d’un sourire et d’un « bonsoir Anaïs » sur un ton où je décèle facilement un gros zeste de moquerie, additionné d’un zeste de colère contenue.

Eskil a entendu ?  Eskil a tout entendu ?  Je vois défiler, en quelques secondes, l’ensemble de la soirée : keske j’ai dit déjà ?  l’ai-je pensé ? l’ai-je dit ? l’ai-je vociféré ?  l’ai-je crié ?  

Pitié, Seigneur, faites qu’il n’ait rien entendu (ou pas trop), je promets de ne plus succomber aux sept péchés capitaux durant les … sept prochains jours.  Merci Seigneur.
bavarde

23
mai

C'est nin possip' d'être aussi bête, ma bonne Dame

Valérie Nimal (la star des nouvelles radiophoniques chroniques célibataires) m'avait dit "je parlerai de la célib'attitude ce vendredi vers 19h50 dans Elle et Lui".

J'ai donc précieusement conservé le mail afin de m'en souvenir le moment venu.

A 19h, j'ai regardé le journal, chose que je ne fais quasi jamais, vous le savez, tout ça pour voir ce qu'on disait des grèves des bus de ce jour, qui m'avaient passablement énervée.  Puis j'ai commencé à rédiger un billet sur la grève des bus et tout ce que je reproche aux conducteurs (ça va saigner).

Puis j'ai vérifié mes mails pour la 231e fois de la journée, et j'ai vu que le livre dont je vous ai parlé, Coups bas et Talons hauts, de Tonie Behar, était chroniqué à pas mal d'endroits, j'ai donc été lire ce qu'on en disait (que du bien que du bien que du bien).  

Puis je me suis dit "tiens, si j'allais voir si on parle du mien quelque part, à tout hasard ?"  J'ai donc cherché sur google.

Il était 19h49 précises lorsque je suis tombée, via google, sur un blog qui parlait de moi, oh tiens, surprise.  J'ai alors réalisé que c'était le blog de Pure FM, qui annonçait la fameuse émission.  Et là tout s'est enchaîné comme dans un film (d'horreur), je cours chercher ma radio, je la branche, je cherche la station (avec une roulette, vieille radio oblige, rien de digital), je trouve pas la station, je cours à nouveau avec ma radio, je la rebranche près du pc, je cherche la fréquence sur le net, je cherche avec la roulette, je trouve enfin, j'insère une cassette, et j'entends une voix murmurer "Elle et Lui".   Sauvée.  L'émission commence.  Musique.  Puis j'entends que c'est la fin "merci et à la semaine prochaine".  Fini.  Terminé.  Finito.  Terminado.  Rien entendu.  Rien enregistré.  Argh, je veux mourir, là, d'être aussi blonde.  Célibattue.  Céliblonde.

Morale de l'histoire : la vanité est mauvaise pour la santé (j'ai mal au dos d'avoir couru à travers l'appart avec cette radio).  Morale de la morale : la vanité peut parfois être utile (si je n'avais cherché des infos sur le net, j'aurais totalement zappé cette émission).  Morale de la morale de la morale : la vanité peut être utile et inutile à la fois (j'ai su pour l'émission, mais trop tard).

19
mai

Amoureuse... et sacrément blonde !

Lili, sur son blog Lilisworld, a décidé de fêter son 10.000e visiteur par un concours.  Le principe : raconter une honte digne du site "vie de merde"...

Vous imaginez à quel point ce concours est fait pour moi, grande fan du site "vie de merde" et super adepte de la honte absolue que je suis, vous le savez.

Sauf que... je vous ai déjà raconté un max de hontes absolues, moi...

Y'a eu le coup de la pizza que j'ai été chercher dans la mauvaise pizzeria...

Sans oublier mes minutes blondes culinaires...

Et d'autres que je préfère oublier...

Mais tout ça, c'est du réchauffé, vous l'avez lu et relu.

Il y a cependant une chose dont je ne vous ai jamais parlé.  Nan, jamais.  Trop honte.  C'est le fait que j'atteins le summum de la blondeur absolue lorsque je suis amoureuse.  Siiiiiiiii, vous pouvez me croire, je suis encore plus blonde que d'habitude.  Incroyable mais vrai, je sais.  Mais c'est possible.  Une blondeur plus absolue que la plus absolue des blondeurs blondes, c'est moi, c'est tout moi, je l'ai vécu.

Passque quand je suis amoureuse, je ne suis plus kinder, je suis carrément chocolat blanc intégral !

Imaginez la scène : Anaïs, raide dingue d'un (pas trop) charmant (plus trop) jeune homme, sur lequel elle fantasme depuis de nombreux mois, en vain.  Ça va, vous imaginez ?  Je peux raconter ?

J'avais donc perdu tout espoir, malgré mes tentatives effrénées (enfin, timides) de séduction.  Quand, un beau matin, j'ignore pour quelle raison, il se manifeste enfin et m'invite chez lui pour un repas que j'imagine déjà romantique au possible.

Et il l'est, romantique, ce repas : carpaccio de bœuf, pâtes aux scampis, moelleux au chocolat.  L'homme sait comment séduire une Anaïs, pour sûr.  (Ceci dit, quand bien même il m'aurait servi des épinards et du riz, j'aurais été séduite.)  L'ajout de bougies parfumées enjolive la scène et ferait craquer même une nonne ayant fait vœu de chasteté.  

Et je craaaaaaaaaaque.  Je fonds.  Je me liquéfie.  Je bave d'envie.  Je l'aimeuh d'amour pour les siècles des siècles, c'est décidé.  C'est dramatiquement dramatique, mais je suis zamoureuse.  Définitivement.  Irrémédiablement.

Après le repas, nous nous asseyons chastement sur le canapé.  Chastement, j'ai dit.  Enfin quelques instants.  Juste quelques instants.  Seulement quelques instants.  Jusqu'à ce qu'il m'enlace langoureusement (aaaaaargh), m'embrasse voluptueusement (aaaaaaaaargh), et puis pour le reste, je ne vous fais pas un dessin, préférant laisser cette tâche à Flo, nettement plus talentueuse pour illustrer ce genre de scène interdite aux moins de 12 ans (éloignez les enfants du PC).  
anaisvoyage1-1pt

La nuit est folle et définitivement censurée de chez censurée.

Le lendemain, petit déj' romantique, douche romantique, promenade romantique.  Le soleil est romantique, les nuages sont romantiques, l'herbe est romantique, la ville est romantique, les trottoirs sont romantiques, les voitures sont romantiques, la vie est romantique, je suis romantique, il est romantique, nous sommes romantiques.  Bref, l'ambiance est romantique (que celui qui ose émettre l'idée que je radote aille au coin).  

Et je me sens romantique.  Romantiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiique.

Soudain, comme dans un film romantique, mélange de Pretty Woman, Ensemble c'est tout et Ghost, avec un zeste de Quand Harry rencontre Sally et un soupçon de Love Actualy, il se tourne vers moi, au ralenti, avec une musique pleine d'amour, de petits zoiziaux et puis de la harpe, et puis aussi un peu de flou artistique bien sûr (scène cucul la praline au possip'), et me susurre doucement à l'oreille "Anaïs, ma douce, ma tendre, ma chérie, ma vénérée (oui, j'extrapole un tantinet, je l'avoue, histoire d'imager ce moment inoubliable de ma si courte vie), et si nous allions voir les iguanodons ?"

Et moi, comme dans un film romantique, mélange de You've got mail, Et si c'était vrai et Coup de foudre à Notting Hill, avec un zeste de J'me sens pas belle et un soupçon de The Holiday, je me tourne vers lui, au ralenti, avec une musique pleine de candeur, des tourterelles et puis du piano, et puis aussi du flou artistique (vous connaissez le topo) et je l'interroge en lui susurrant doucement à l'oreille "Les iguanodons ?  ...vivants ?"

Grand blanc.  Qui dure.  Qui dure.  Qui dure.

Grand moment de solitude.

Regard de l'homme, à la fois étonné, rieur, hautain, outré et puis signifiant, en guise de conclusion de cette histoire d'amour tellement prometteuse "mais keski m'a pris d'inviter cette dinde blonde chez moi ?"

Second blanc.

Très blanc.  Vraiment blanc.  Et long.  Et blanc.  Lavé avec Dash.

Aussi blanc que je suis rouge.  Rouge coquelicot.  Rouge tomate.  Rouge pivoine.  Rouge Anaïs blonde.

Anaïs ... romantique... mais blonde.  

Et puis larguée.  

Juste après...

15
mai

Blonde : y'a des jours, des jours comme ça…

Où dès 7h25 du matin, je réalise combien j'aurais dû prendre congé et rester au lit à mater des DVD (à défaut de mater la moindre fesse non poilue) en ingurgitant de la Haagen Dasz Praliné & Cream ou de la Ben & Jerry peace of cake (mes préférées, au cas zoù vous voudriez m'offrir un colis pour mon prochain anniversaire).

Flash back.

7h25.  Je suis paisiblement installée dans mon canapé, attendant l'heure du départ vers bureau vénéré, en feuilletant distraitement un magazine.  Je viens de me préparer un repas frugal pour midi : des pâtes arrosées de sauce tomate au basilic (en bocal, ne rêvez pas).  Je suis fière d'être parvenue à ne pas me tacher.  A peine le temps de me moucher que je sens une grosse goutte de sang bien rouge dégringoler, glisser sur mon top, rebondir sur ma tunique et atterrir (plouf) sur mon gilet, le tout turquoise clair.  Youpie.  Pas le temps de me changer, faut partir.  Je frotte, je lave, je tamponne.

8h07. Je suis paisiblement installée au bureau et je déjeune.  J'ai repéré un gros fruit rouge entier dans ma tartine.  J'en salive rien qu'à l'idée de savourer ce gros fruit.  Qui dégringole de son emplacement et atterrit sur mon pantalon crème, à cheval sur la jambe gauche et la jambe droite (tant qu'à faire…).  Je frotte, je lave, je tamponne.

8h11.  Je digère à peine les deux drames que je viens de vivre (si si, ce sont des drames, et que celui qui ose prétendre que je fais une montagne de rien vienne me trouver entre quat'zieux, je le tartinerai de sang de nez et de fruits rouges gluants), lorsque je réalise que mon joli petit trench (ça en jette hein, "trench", plus que veste ou blouson, n'est-il pas) est maculé de crotte d'oiseau toute fraîche. 

De quoi me plains-je, il aurait pu viser ma tête !

12h01.  Je réchauffe mes pâtes tomatées.  Je mange debout (paaaaas bien, je sais).  Un pâte malicieuse s'échappe de ma cuiller et atterrit sur ma chaussure, la maculant de tomate.

Que d'atterrissages… pour moi qui déteste les oiseaux de métal.

Il y a des jours comme ça, où je réalise combien j'aurais dû prendre congé et rester au lit à mater des DVD en ingurgitant de la Haagen Dasz Praliné & Cream ou de la Ben & Jerry peace of cake.

Illu de Flo.
anaistache pt

28
avr

La semaine de l’incruste chez la Sudinette

La Sudinette, qui a souvent des idées saugrenues (comme participer à la semaine femme néerlandophone avec moi), a proposé récemment la semaine de l’incruste chez elle.  Comme j’adore m’incruster, j’ai sauté sur l’occasion pour proposer un chtit billet très geek, que voici… et qui paraît ce jour chez elle.

Une histoire de flux

Il y a moins de six mois, les petits amis, je ne connaissais que deux choses du mot "flux" :
- qu'il me valait 15 points au Scrabble
- qu'il me procurait des crampes et des maux de tête, et ce tous les 28 jours…

Mais depuis cette époque bénie où l'innocence berçait ma vie, tout a changé.

J'ai découvert l'autre signification du mot "flux".  La pire.  Celle qui me fait m'arracher mes cheveux.  Celle qui me fait pleurer de rage.  Celle qui a transformé ma vie à tout jamais.  Et surtout celle qui me fait réaliser qu'à mon âge avancé, je ne suis plus "dans le coup". 

Le flux RSS.

Vous connaissez ?  Un enfer !

Tout a commencé lorsqu'un lecteur m'a demandé, par mail "tu peux me donner ton flux RSS", afin que je m'abonne.  Hein ?  Quoi ?  Comment ?  Qui ? Que ? Quoi ? Dont ?  Où ?  A en perdre son latin (que je n'ai d'ailleurs jamais appris, vade retro latinas).  Finalement, ce même lecteur, au vu de mon incompétence digne d'Eve Angeli et de Paris Hilton réunies, m'a fourni l'adresse du flux, que j'ai insérée sur mon blog.

Ensuite est apparu Netvibes, auquel je me suis abonnée afin de suivre mes blogs favoris.  Mais j'ai tant de favoris qu'à chaque ouverture de Netvibes, je manque m'évanouir en découvrant le nombre de mises à jour : 104, 225, 367…

Et puis, ô rage ô désespoir, est apparue la nouvelle version de Netvibes.  Je n'en voulais pas, mais à chaque ouverture du site, ils me relançaient encore et encore, jusqu'à me faire craquer, pour avoir la paix.

Et là, ce fut la dégringolade.  J'ai tenté de créer ma page perso, d'ajouter mon flux RSS (bien retiendu la leçon, hein ?), de me dégotter quelques amis sur cette page, de la rendre jolie.  Ce qui m'aura juste pris deux petites heures au bas mot.

Résultat des courses ?  J'ai une page perso sur Netvibes, une page perso sur Facebook, une page perso sur Viadeo et encore plein d'autres pages persos partout.  Et j'ignore totalement à quoi elles servent.

Mais j'ai enfin compris le sens du mot Flux, version 2008.

Elle est pas belle la vie ?

Illu de Vidalinda

pc

7
mar

La minute blonde : « Je fais ce que je veux… avec mes cheveux »

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Quand on a une tignasse comme la mienne, on ne fait pas ce qu’on veut avec ses cheveux, justement !

J’ai la mèche rebelle.  « Comme toi », diront les petits mesquins.  

Je rêvais d’une tignasse hyper lisse, hyper blonde, j’ai hérité d’une tête brunasse à cheveux qui rebiquent dans tous les sens.  Mes cheveux, c’est comme des chevaux sauvages, plus je tente de les domestiquer, plus ils tentent de s’évader.

J’ai eu ma phase « envie de boucles ».  Souvenez-vous.  Ça devait être à la fin des années 80, vers la fin.  Du temps où la mode était aux mini-vagues, sortes de permanentes toutes douces.  Tellement douces que sur les cheveux lisses, ça tenait 14 heures à tout casser.  Mais moi j’avais la chance d’avoir le cheveu bien épais bien touffu.  

Donc, l’année de mes 16 ans, je m’offre des boucles.  Je repère une coiffure fabuleuse dans un catalogue : une superbe brune aux yeux bleus et cheveux mi-longs un tantinet dégradés et bouclés.  Je fantasme comme une malade sur mon futur nouveau look.  J’avais omis un léger petit détail : je ne suis pas superbe, je ne suis pas dotée d’yeux océans (les miens sont couleur caca, du genre à lancer facilement des éclairs, j’adore), et mes cheveux ne sont pas mi-longs.  Les coiffeurs devraient avoir une obligation de résultats.  Soit ils fournissent un service identique à la photo, soit on leur fout un procès sur le dos.  Je vous assure qu’on serait toutes superbement coiffées…  

Bref, je subis une mini-vague.  

Le pire quand on est myope ascendant binoclarde, c’est qu’on ne voit le résultat que tout à la fin, quand le mal est fait et qu’on a l’autorisation de remettre ses lunettes.  Tadam tadam.  Aaaaaaaaaaaaaaaaargh.  C’est moi cette bonne femme sosie des Vamps ?  J’ai demandé un look romantico-bouclée, pas un look romantico-mémée.

Le pire, ce fut le lundi suivant, à l’école.  Les regards lourds de sens.  Les rires sous cape.  Oui, vous qui étiez at school avec moi et qui lisez ce blog, je vous ai entendus dire « elle a fait une permanente l’Anaïs, ben bonjour le résultat ».  Et je vais vous le dire.  Il est temps de régler nos comptes une bonne fois pour toutes : c’était pas une permanente, c’était une mini-vague, pigé ?

Quelques années plus tard, je décide de retenter l’expérience (l’adage « faut être pris pour être appris » ne m’ayant pas suffi, grande folle que je suis).  Je commence un nouveau job à la capitale, je le déteste, ça me déprime, me faut une nouvelle tête.  Je décide de claquer tout mon premier mois de salaire : fringues, godasses, cadeaux et … m’offrir une nouvelle tête.  Je veux des chiennes.  Ça m’a pris le matin même, comme la chite au veau.  A l’époque, c’est mode, les chiennes.  Je ne veux plus retourner chez ma coiffeuse Vamp.  J’entre dans le premier salon que je trouve, qui m’a l’air sympa.  Je demande une coupe courte avec des chiennes.   A peine assise, je regrette.  Je veux m’enfuir en courant.  Pitié, laissez moi partir.  La tête du coiffeur ne me revient pas.  Je sens qu’il a en lui un talent comico-créatif qui ne va pas me réussir.  A l’époque j’ai des lentilles.  Je détecte donc l’ampleur du désastre dès le premier coup de ciseau.  Le brushing choucroute sonne le glas de ma tête glamourissime-chiennée.  Me voilà transformée en Mireille Mathieu.  Je sors de là en larmes.  Bon j’admets que j’étais dans une phase d’hypersensibilité avec ce job puant.  Je suis rentrée pleurer chez ma mère et me plonger la tête dans une bassine d’eau pour limiter les dégâts.

Depuis lors j’ai tenté les mèches blondes, le henné, l’asymétrique, le court, le long, le chignon, le carré censé être lisse, le carré sauvage, le dégradé et même le « je coupe moi-même et basta »…avec plus ou moins de succès.

Dernièrement, j’ai définitivement opté pour les cheveux courts rebelles.  Ils sont contents mes cheveux, ils font ce qu’ils veulent et ça m’arrange, on vit enfin en paix, eux et moi.

Quand je pense que certaines, et surtout certains (suivez mon regard) n’ont pas de problème de tifs, ça me tue.

Blonde ! (dans mes rêves les plus fous).
 

Illu de Galourde

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4
mar

Julie est morte ! Ou presque…


Récemment, j’ai loupé un épisode de Julie Lescaut, contant son installation à Paris.  J’avais lu, sur le blog des éditions de l’Ermitage, que le transfert vers Paris s’effectuait sans explication (mais oùsqu’il est passé, son namoureux, perdu en route, mort, parti ?), et que, ô drame incommensurable, Julie décédait.

Oui, vous lisez bien, elle décédait !

J’ai longtemps été fan des séries policières françaises à la Julie Lescaut ou à la Navarro.  Puis, avec le temps (et l’arrivée des séries américaines), je me suis lassée.  Donc, les épisodes actuels, je ne regarde plus, ou vraiment quand je suis victime d’un ennui profond, lorsqu’aucune idée de billet ne me vient à l’esprit, lorsque mes cassettes vidéo sont désespérément vides et lorsque mon emploi du temps le permet, à savoir jamais.

Mais avoir appris que j’avais manqué l’ultime épisode de Julie Lescaut, ça, je ne pouvais pas me le pardonner.

Ainsi, lorsque j’ai vu que ledit épisode était rediffusé sur une chaîne française, j’ai fait le serment, quoi qu’il arrive, de le regarder, cet épisode historique.

Et je l’ai regardé.

Durant 1h30.  Approximativement.

Et Julie, ben, elle a pas mouru.  Non !

J’ai pourtant attendu, me disant que c’était sans doute pour l’ultime seconde, afin de ménager un suspense à la limite de l’insoutenable.

Mais elle a pas mouru.  Même qu’à la fin, elle était encore vraiment bien en vie.  Totalement vivante, la Julie.

Bisque bisque rage, cet épisode soi-disant mémorable était somme toute d’une banalité à faire peur.

Alors, me suis ruée sur le blog des éditions de l’Ermitage, pour en avoir le cœur net.  Non mais, ça allait saigner, a-t-on idée de répandre de telles légendes urbaines sur un blog sérieux.

Et j’ai retrouvé le billet qui en parlait.  De son décès. 

Du décès d’Une femme d’honneur.  Oups.

Anaïs, faudrait apprendre à lire correctement !  (et surtout, la question piège est celle-ci : où donc ai-je lu des choses sur le transfert de Julie à Paris… ô toi unique neurone, sois par pitié un peu plus vaillant à l’avenir, sinon je divorce, c’est clair ?).
Blonde ! 

30
jan

La minute blonde : ca(tastro)cophonie

radio
Ô surprise ce mardi soir.  Et de taille.

Voulant immortaliser sur cassette l’interview de moi qui passe dans quelques instants sur la radio au dauphin bleu (comment, vous l’ignoriez, que j’allais vivre quelques minutes de gloire intersidérale en presque direct live ?  Tant mieux, c’est le but, pourquoi croyez-vous que je ne l’ai pas annoncé à grand renfort de « je me la pète grave », hein ? Ben pour vous éviter d’entendre ma voix de poule sur antenne tiens), donc pour immortaliser ça et en faire profiter mes collègues chéries que j’aime, je farfouille dans des vieilles cassettes qui squattent mes tiroirs depuis plus d’une décennie.  J’en dégotte une qui m’a l’air de ne pas trop dater de Mathusalem et en voulant la rembobiner (quatre essais pour écrire ce mot : rebobinner, rebobiner, rembobinner et enfin rembobiner, diantre je deviens analphabète ma bonne Dame) pour écouter ce qu’elle contient comme enregistrement, des fois que j’y découvrirais des succès d’antan que je voudrais garder pour les siècles des siècles, je découvre une autre cassette qui hiberne dans l’habitacle de ma chaîne hi-fi, sur laquelle est inscrit un prénom.  Masculin.  D’un ex.

Un ex !

Et je me souviens.  Que j’ai enregistré un bout d’émission à laquelle il participait, pour entendre sa belle voix.  Et que je ne l’ai pas réécoutée, la laissant dormir à sa place, des mois durant, des années durant.  A l’ère du CD et du MP3, faut dire que je fais peu usage de mes cassettes audio (d’ailleurs, savez-vous tous qu’il fut un temps où existaient les cassettes audio, que l’on utilisait dans un walkman ?)

Ensuite, j’écoute l’autre cassette, et j’ai la surprise d’entendre le journal de la BBC, qui me raconte :

« tut tut tut tut tut tut, tuuuut it’s eighteen hours continental time, BBC world service, the news red by Tamara Carlton ... » (je vous épargne la retranscription des 45 minutes de news plus très fraîches).

Une cassette qui date donc de l’époque de mes études, en préparation de mon oral d’anglais.  C’est dire si ça fait un bail emphytéotique.  Voilà le supplice qu’on nous infligeait à l’époque, enregistrer des dizaines de minutes en langue anglaise, les écouter, les disséquer, les comprendre, les maîtriser, les résumer et les commenter.  Moi qui n’étais déjà pas fan d’actualité à l’époque, vous zimaginez aisément mon état... Au moins étais-je informée de ce qui se passait dans le monde... à l’époque seulement.

Réécoutant donc cette cassette pour la première fois depuis un kilo d’années, je suis surprise de me souvenir des phrases, des intonations, des expressions typiquement anglaises.  Comme si je l’avais écoutée la veille.  Normal sans doute, puisque j’ai dû l’écouter au bas mot 300 fois, voire 600 pour certains passages pleins de borborygmes incompréhensibles pour la francophone que je suis et je resterai.

Jolie plongée dans mes souvenirs, tout ça pour une émission sur la radio au dauphin... qui commence d’ailleurs, faut que je vous quitte…

Quelques dizaines de minutes plus tard…

Voilà, je suis parviendue à enregistrer les précieuses minutes dont question ci-avant. Et ce ne fut pas une mince affaire.  Ma microchaîne refusait systématiquement d’enregistrer.  Me vlà donc partie dans les méandres de mon brol à la recherche d’un autre appareil.  Faut dire que les appareils hi-fi, chez moi, c’est comme les magnétoscopes, les bottes et les écharpes Strelli, plus j’en ai, mieux je me porte.  J’ai donc tout un tas d’appareils disséminés un peu partout, dont certains en panne (mais j’ai d’énormes difficultés à m’en séparer, c’est grave Docteur, je l’affirme !) et certains où le lecteur CD est en rade.  C’est fragile un lecteur CD.  Je retrouve donc un vieux truc poussiéreux en chômage depuis deux ans mais doté d’un lecteur cassette (ce qui devient rare), j’y insère la cassette et patatras, ça n’enregistre todi nin comme on dit ici.  Sacrebleu, je suis au bord de la crise d’hystérie de nerfs d’apoplexie.  Soudain (éclair de lucidité), je repense à mon jeune temps, un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, un temps oùsque j’enregistrais souvent des chansons à la radio (et même parfois juste la voix du présentateur dont j’étais raide dingue mais c’est une autre histoire dont je vous parlerai ultérieurement, ce billet est déjà vachement long), un temps oùsque je coupais la languette pour pas effacer par mégarde mes cassettes.  Bingo.  La languette.  Elle est coupée.  Viiiiiiite du scotch, viiiiiiiiiiite un essai, yeeeees ça marche, viiiiiiiiiiite enregistrer, viiiiiiiiiiite écouter.

Tout ça pour ça. Tout ça pour deux minutes à la radio, trois phrases dites par bibi, dont on ne comprend que dalle tellement je parle vite et dans un téléphone datant lui aussi de Mathusalem.  Je bafouille, je gargouille, je bredouille.  Même moi j’ai pas compris ce que je disais, c’est dire si c’est grave, alors que ce sont des choses que j’ai dites, ma bonne Dame.  Heureusement, Estelle Toscanucci est là pour relever la barre, parler d’une voix intelligible et claire et donner l’adresse de mon petit blog.  Par contre, mon nom ça se prononce avec l’accent, donc Valèèèèèèntéééééé (et non Valente, qui rime avec Pineau des Charentes).  Merci Estelle, j’étais bien nulle, mais vous étiez super, ça relève le niveau.  Dieu que j’ai bien fait de ne pas aller chez Delarue.

Un coach vocal parmi vous ?

20
nov

Blonde, mais pas moi …

Vous les adorez hein, mes minutes blondes.  Vous en réclamez à cor et à cris. 
 
Et si, pour une fois, je vous racontais la minute blonde d’une lectrice ?  Ben oui quoi, pourquoi ça serait toujours à moi de me ridiculiser hein.  Changeons la donne.
 
Ainsi donc, je reçois un mail adorable d’une lectrice.  Après les compliments d’usage (qu’elle adore ce que j’écris, que les autres blogs sont superficiels et pas le mien, qu’elle est addict - oh comme je me la pète, alors que les compliments j’en reçois pas des masses, et que ça fait toujours un bien fou de chez fou), elle m’écrit ceci « Je constate avec regret, en me connectant régulièrement, que tu deviens anorexique d'écriture.... ça m'effraie ...Que t'arrive-t-il, toi à la plume si facile, si touchante, tellement réaliste et tellement toi !!  COMMENT FAIRE POUR QUE TU RETROUVES CETTE FACILITE A NOUS ECRIRE TES TRIBULATIONS QUI RENDENT NOS VIES LOINTAINES UN PEU MOINS MALHEUREUSES et un peu plus trépidantes ???? »
 
Et là c’est le drame.  Mais pourquoi elle me dit ça ?  Justement un jour où j’ai posté trois billets.  Pourquoi elle dit que je suis anorexique ?  Essqu’elle aime plus mon style ?  Serais-je devenue si dépressive que ça se perçoit dans les billet ?  Ou alors c’est passque je parle plus trop de mes rencontres foireuses ?  Ou passqu’elle aime plus comme j’écris, tout simplement.  Faut t’y faire ma petite Anais, ONPP… (comme disait Marc-Olivier Fogiel) tu le sais, tu te dois de le savoir.
 
Mais je veux en avoir le cœur net, sinon je vais pas en dormir.  Petite chose fragile que je suis, je suis traumatisée par ce mail.  Traumatisée.  Sans rire.  Alors je demande.  J’interroge.  Je questionne. Pourquoi, pourquoi, pourquoi, pourquoi (pourquoi le silence – Hervé Villard) ?
 
La réponse ne tarde pas (j’ai juste eu le temps de me ronger trois ongles).  Je vous la recopie dans son intégralité intégrale (avec l’accord de l’intéressée) :
 
« Waouh ! Merci de cette réponse si rapide !!!
(ben oui, j’angoissais tellement)
Je viens de m'apercevoir de ma connerie, et je m'excuse de t'avoir envoyé ce mail ! (pour ta punition, tu m’enverras un mail plein de louanges chaque vendredi, afin que je passe un bon week-end)
Quelle imbécile je fais ! Honte sur moi ! (tu l’as dit)
Bon, je t'explique ce qui t'as valu ce lamentable envoi d'hier : j'ai enregistré ton blog dans mes favoris à l'adresse suivante : http://www.le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.be/archive-week/2007-41  ... Ce qui fait qu'à chaque fois que j'allais sur ce lien, le post du 14 octobre apparaissait invariablement ...... My god !!  Je suis vraiment confuse ...et moi qui ai cru pendant tout ce temps que  tu avais cessé d'alimenter ton blog .....
 
Stupidité, quand tu nous tiens !!!!
(tu l’as encore dit)
 
Toutes mes excuses (tu es pardonnée, va en paix)
 
XXXXXX (pour préserver son anonymat, le prénom de cette lectrice est masqué), une lectrice débile qui devrait devrait commander un peu de jugeotte au père Noyel »
 
Blonde.  Pas moi.  Elle.  Maintenant, elle a du retard de lecture à rattraper…
 
Au fait, si vous vivez une minute blonde et que vous avez envie que je la raconte, envoyez-la moi en privé, j’accepte de m’y coller.
 
(billet publié avec l'autorisation de la blonde en question) 

10
nov

La minute blonde : « Cette année, Noël tombe plus tôt que prévu »

Il faut croire que cette phrase est le leitmotiv 2007, car on la voit partout : à la TV, sur le net, à la radio, dans les mails...

Lorsque je l’ai lue et entendue, cette phrase, « cette année, Noël tombe plus tôt que prévu », je n’ai pas immédiatement réagi.  Ensuite, comme j’aime comprendre le pourquoi du comment, j’ai cherché à savoir pourquoi Noël tombait plus tôt que prévu...  Ben oui quoi.

Je sais depuis pas mal de mois déjà que l’Ascension tombe plus tôt que prévu en 2008, puisqu’elle se jouxte à la fête du travail, pour nous offrir un seul jour férié à la place de deux, en ce 1er mai 2008, ô drame (compensé par une récupération offerte, manquerait plus qu’on perde un férié, non d’un petit cougnou).

Donc, dans mon esprit vif et neuroné, je me suis dit : Ascension tombe plus tôt, or Ascension découle de Pâques (je ne sais plus trop comment, mais il me semble que X jours après Pâques, le petit Jésus devenu grand et ressuscité monte au ciel, c’est ça non ?), donc Pâques tombe plus tôt, or Pâques découle du Mardi Gras – ça va vous suivez ? -(où l’on fait bombance avant le carême qui durera quarante jours – hein que ma culture religieuse est formidable), donc si Pâques tombe plus tôt, le Mardi Gras aussi.  Et sans doute Noël aussi.  CQFD...

Tout ceci est d’une logique implacable, toutes les fêtes vont tomber plus tôt, qu’on se le dise.

Puis j’ai enfin réalisé le stuut de l’affaire, le très gros stuut de l’affaire : Noël, si je ne m’abuse, ça tombe toujours un 25 décembre, non ?

A ma décharge, j’étais souvent somnolente lors du passage de telles publicités.  Ouf, tout n’est pas perdu pour moi.  Pas encore... du moins.

Blonde.
noel

18
aoû

La minute blonde : WC vraiment publics…

Je suis une vessie sur pattes.  Ma pudeur et ma réserve ont fait que je n’en ai jamais parlé, mais dans mon organisme, un litre de liquide se transforme par je ne sais quel miracle diabolique (oui, le diable réalise également des miracles, j’en suis convaincue, mais des pas bons pas gentils pas joyeux) en cinq litres de pipi !  Chaque verre englouti engendre neuf passages au petit coin.

Alors, les petits coins, je connais.  Ceux de tous les particuliers chez qui je reste plus de trois minutes cinq centièmes, ceux de tous les cafés, bar et restos de ma région, et les quelques rares (si rares que ça en devient angoissant) WC publics.

Un jour, dans un café très branché, j’ai testé les WC transparents qui s’opacifient d’un simple tour de clé.  Connaissez-vous cette technique incroyable ?  Moi je connaissais déjà fort bien, pour en avoir apprécié les effets dans une salle de réunion du bureau : un simple interrupteur transforme les vitrages transparents en vitrages opaques.  C’est miraculeux.  Sidérant.  Pratique.  Et Magique.  Clic, transparent.  Clic, opaque.  Clic, transparent.  Clic, opaque.  (On peut s’amuser avec ça des heures durant).  Aaaaah le progrès.  Alors quand mes cop’ m’ont dit, dans ce café très branché, « va voir Anaïs, les WC sont identiques à la salle de réunion dont tu nous parles toujours, c’est chouette », j’ai foncé découvrir la chose.  Y’a un monde fou dans ces toilettes mixtes (plus on est de fous plus on rit), à croire qu’ils ont tous la même envie…

In fact, tout est entièrement vitré.  Sensas.  Et dès qu’on ferme la porte, pouf, opaque. 

Je m’installe peinardement sur le trône et je profite du spectacle, j’admire l’invention.  Le summum de la génialattitude, c’est qu’à l’intérieur, on peut voir sans être vu.  Opaque de l’extérieur, transparent de l’intérieur.  Vous suivez ?  Un peu comme dans les commissariats criblés de vitres sans tain. 

Je prends mon temps.  J’observe.  Ce petit côté voyeur me plait.  Et cette petite tendance exhibitionniste sans réellement l’être, accentuée par cette impression d’être vue, avec toutes ces vitres qui m’entourent…  C’est sidérant… On dirait vraiment qu’ils me regardent.  Tous.  Vraiment bien fait, mais finalement je me sens un chouia mal à l’aise… Tous ces regards que je crois posés sur moi.  Comme d’hab, je me fais un film, un scénario catastrophe.

Je sors de ma cachette, je fais deux pas, ils continuent à tous me regarder, certains avec un sourire en coin, d’autre carrément hilares.  Voyant mon air interloqué, un inconnu s’approche de moi et me lance d’un air moqueur « Mademoiselle, la prochaine fois que vous viendrez ici, n’oubliez pas de fermer le loquet… pour rendre la porte opaque.  C’est pas que je n’ai pas apprécié vos jolies gambettes, je dis ça je dis rien… ».  Glups.  Intense moment de solitude.

Ne me demandez pas l’adresse de cet endroit, même sous la torture, même en échange de mon poids en lasagnes Strelli ou en écharpes Farniente, c’est non.  Jamais je n’en reparlerai, jamais je n’y retournerai.  Est-ce clair ? 

Cette superbe illustration m’a été offerte par Miss Minimo (à ne pas confondre avec Miss Hello ou Miss trop, toutes ces miss, c’est déstabilisant), à découvrir de toute urgence sur son blog.  Elle déborde d’humour, ses traits noirs sont déterminés, et une touche de couleur vient souvent éclairer ses œuvres.  Elle a aussi une boutique  où vous pouvez acheter des Tshirts ou des bols sympas.  Perso, je craquerais bien pour le Tshirt « je suis un ange » (et que personne ne dise "ouh la menteuse").  Bonne visite et merci à toi Miss Minimo, pour tes dessins (elle m’en a fait un second adorable, mais je le réserve pour plus tard, ne jamais abuser des bonnes choses).

Toilette