21
avr

J'ai vu Blanche-Neige

blanche neige.jpg

Les contes de fées semblent à la mode en ce moment.

Après Le petit chaperon rouge version hypra angoissante, que j'avais vu il y a quelques mois.

Après Once upon a time, nouvelle série dont je suis hypra fan.

Après Raiponce, plus classique.

Voici non pas une Blanche-Neige, mais deux, dont l'une est sortie récemment, l'autre sortira en juin.

Deux versions totalement différentes.

Première version : humour et couleurs, avec Julia Roberts dans le rôle de la vilaine belle-mère et Lily Collins en Blanche-Neige.

En attendant le film, lancement de la version de juin, qui semble bien angoissante.  Images superbes.  Avec Bella (mou de veau) en Blanche-Neige.  Je suis moins tentée, mais la tentation de la comparaison est bien sûr grande.

Je ne vais pas vous faire l'affront de vous raconter l'histoire de Blanche-Neige, vous la connaissez, résumé en six expressions clés : princesse, marâtre, prince charmant, sept nains, pommes empoisonnée, bisou qui sauve.

Le film commence sur une Julia Roberts pleine d'humour et d'autodérision et une Blanche-Neige à la fois frêle et forte.  Jolies interprétation des deux artistes, Julia qui ose jouer "la vieille", Lilly, fille de son célèbre père, qui ose la chansonnette avec un joli brin de voix.

Puis le prince, très bling bling.

Et les nains, version vilains.

Le tout saupoudré de jolis costumes, de décors féériques et d'un château vertigineux, où j'aimerais passer une nuit, malgré sa hauteur.

Une version humour et couleurs, disais-je, à conseiller plutôt aux adultes et aux ados qu'aux jeunes enfants, qui cerneraient mal les subtilités de l'histoire.

15
avr

Question titanesque du jour (Aujourd'hui, je ne sais pas)

Dans le cadre du thème du jour, Aujourd'hui, je ne sais pas, je m'en remets à vous :

Voir Titanic en 3D ou ne pas voir Titanic en 3D ?????

14
avr

Recherche suivante

Maintenant que je sais que demain, je saurai... qui chante "ohohoh oh oh oh oh oh ohhh", je cherche à savoir autre chose, car ça me titille depuis cet après-midi.

Vous m'aviez déjà bien aidée à retrouver le titre du film dont j'ai à nouveau oublié le nom, avec une scène d'amour au piano, avec un chanteur français et la blonde de Bienvenue chez les chtits (quand je vous dis que j'ai aucune mémoire), et là, en lisant Starters (que j'ai donc terminé en premier, captivée par l'intrigue), j'ai repensé à un autre film que j'avais vu :

ça se passe dans le futur, et pour ne plus mourir, on reste chez soi, et on envoie des clones vivre nos vies.  Des clones parfaits, beaux, jeunes...  Les héros, un couple enfin un ancien couple car plus grand chose entre eux, se déchirent suite à la mort de leur enfant.

ça vous dit quelque chose ce film ?

11
avr

Ce soir sur Arte : Boy A

Superbe film, avec Andrew Garfield, ayant joué dans The social network et futur Spiderman - et tout ça je vous le dis sans mon ami Google, parfois mon neurone pète le feu... c'est rare mais ça arrive.

Je vous en parlais ici.

Si vous ne l'avez pas encore vu, c'est le moment c'est l'instant.

7
avr

J’ai vu Hunger games

Il y a des mois et des mois, soucieuse de ma culture littéraire, mon amie Anus (celle à qui j’envoie par erreur des mails me destinés) m’annonce avec un enthousiasme fou la sortie d’un livre à succès, un phénomène, une histoire à l’allure captivante liée à la télé-réalité, punt.  Le titre ?  Oublié.  L’auteur ?  Aussi.  L’éditeur ?  Egalement.  Anus est dotée du même neurone épuisé que moi, ça doit être génétique.

Je me précipite alors sur Google, sans obtenir le moindre résultat, car chercher « livre télé-réalité », c’est un peu léger.  Comme quand je cherchais « bel acteur brun », et que j’ai jamais trouvé.  Ou comme quand je cherchais ce morceau de musique « Jésus que ma joie revienne », en ayant juste détecté trois notes.  Google fait des miracles, mais c’est pas Lourdes non plus hein !

J’abandonne donc mes recherches, en insistant auprès d’Anus afin qu’elle note ses sources, la prochaine fois.

Il y a quelques semaines, dans la Bible-ciné-revue, je vois un article sur Hunger games, le nouveau film phénomène qui sort prochainement.  Je lis le résumé… et là vous vous dites « et la pièce tombe ».  Que nenni, allez, faut-il vous rappeler l’état de mon neurone ?  Je lis le résumé et je me dis que je veux voir ce film et dans la foulée, si j’aime, lire le livre.  Ça me tente tente tente. 

C’est là qu’Anus revient sur le devant de la scène et me dit « hééééééééééé, t’as vu, c’est le livre dont je te parlais, il sort en film ».  Là, la pièce tombe.

Je n’ai pas lu Hunger games, bien sûr.

Mais j’ai couru voir Hunger games, titillée par l’enthousiasme initial de mon amie, par le résumé et par la bande-annonce frissonnante.

Je choisis un après-midi pour me rendre au cinéma, en semaine, histoire d’éviter les adolescents boutonneux.  C’étant sans compter la fin des examens, bien avant les congés scolaires.  A moi donc les ado boutonneux à chaque rangée.  Limite j’étais la plus âgée, gloups. 

Mais je n’ai pas regretté ces deux heures presque trente au milieu de la puberté namuroise, car j’ai adoré Hunger games.

L’histoire déjà.  Bon, je sais qu’on dit qu’elle est pondue exprès pour se vendre, pour captiver.  Logique non ?  Qui se dit « je vais écrire un livre qui ne plaira pas, une histoire chiante, qui n’attirera aucun lecteur ».  Personne.  Alors oui, cette histoire angoissante de 24 adolescents tirés au sort et forcés d’intégrer les Hunger games, savoir une télé-réalité durant laquelle ils devront tout faire pour survivre, car il n’en restera qu’un, un peu comme Koh Lanta ou Top Chef, mais en vrai, avec de vrais morts, du vrai sang, j’ai aimé.  Même l’ignominie des organisateurs, qui ne laissent même pas les mêmes chances aux « participants », inventant un scénario au fur et à mesure des événéments, j’ai aimé.  Débectant, mais captivant.

Puis les costumes, j’ai aimé.  Pas ceux des districts, non, mais ceux de la grande ville.  Colorés, à la fois futuristes et totalement rétro.  Avec des cils qui feraient baver même une biche.  Ça m’a vaguement rappelé Starmania, seconde version, celle avec la pochette verte. Surréaliste.

Maintenant, je me dois de lire le livre, car d’après la Bible, toujours, le film manque d’infos primordiales.  Et ça je l’avais remarqué.  On ignore comment le monde en est arrivé là.  On ignore le pourquoi de l’alliance entre certains concurrents.  On ignore le pourquoi de la fausse histoire d’amour.

Alors oui, faut que je me rue en librairie, maintenant…

hunger games

3
avr

Sur un malentendu… ça peut ne pas marcher

Dingue comme un tas de malentendus peuvent parfois devenir copains comme cochons.

Hier, un message sur Facebook, d’une copine virtuelle que je ne connais pas en real life, même si le but est d’y remédier prochainement.  Elle m’annonce un mail.  Que je ne reçois pas.  Vu que je m’inquiète, je l’interroge et elle me répond qu’elle va au ciné voir Indian palace, à Namur, et me propose de l’y accompagner.  Impossible, je vais moi aussi au ciné, mais pour un autre film, Torpedo.

Dommage, tant pis, ce sera pour une autre fois. Elle conclut d’un « tu as mon numéro de gsm, donc si tu changes d’avis ».

Premier malentendu, je n’ai pas son numéro, ou n’en ai pas souvenance, mais je n’ose broncher, vu ma mémoire alzheimerienne. 

Une fois au cinéma, Torpedo n’est plus à l’affiche, mais pas grave, on avait aussi envie d’Indian palace, je décide donc de prévenir la miss par sms… mais je ne trouve pas son numéro, ma mémoire ne me jouait donc pas de tour, je ne l’ai jamais reçu.

Pas grave (bis), je la reconnaîtrai, j’ai vu sa photo, elle a des dreadlocks blonds.  Pis elle m’a dit qu’elle venait avec une copine et une collègue, donc suffit de chercher trois femmes dont une dreadlockée, et le tour est joué.

Le tour n’est finalement pas joué, car jamais je ne l’ai trouvée.  Mais le film était super, un zeste mélange de jolis paysages, d’humour british comme j’aime, de bons sentiments, de vilaines mégères et d’amour toujours.  Du perfect film comme je les aime, dont on sort avec une banane d’enfer, des étoiles dans les yeux et de l’espoir plein le cœur.

Une fois de retour at home, j’annonce ma présence, et c’est là que nous comprenons tout.

Premier malentendu donc, je n’ai pas son gsm.

Second malentendu, elle a pas dit « une copine et une collègue », soit trois, mais « une copine et collègue », soit deux.

Troisième malentendu, j’ai une mémoire d’éléphanteau alzheimerien, mais aussi une vue de taupe aveugle, vu que sur la photo, point de dreadlocks.   

Quatrième malentendu, sa photo de FB n’est pas la sienne.  Donc j’aurais jamais su la reconnaître.

Cinquième malentendu, elle s’est trompée d’Anaïs en m’envoyant son mail avec son numéro de G, jamais reçu par bibi donc.

Sixième malentendu, elle m’a pas cherchée, vu que j’étais censée être ailleurs.

Et voilà comment les malentendus parviennent à faire se louper deux personnes assises quasi l’une derrière l’autre, car quand j’ai entendu ce bruit de sms en plein milieu du film, ben c’était elle, tchu, qué dérangement, et manque de bol, pile durant une seconde de silence dans ce film somme tout plein de bruits.

Allez, on y croit, la prochaine sera la bonne !  Mais si mais si.

Et dans la foulée, allez voir ce film, il est top.

indian-palace-22690-567012899.jpg

1
avr

Une petite soirée relax devant un bon film

L'autre soir je décide de m'octroyer une chouette petite soirée cinéma et de puiser dans la liste de films que ma chère Mostek m'a fournis, en grande reine du téléchargement qu'elle est.  Que du bonheuuuuuuuuuuuur.

Sauf qu'aucun film ne me tente, j'ai envie de légèreté, de drôlerie et d'amour.  Alors je cherche je cherche je cherche, et je trouve enfin mon bonheur : Comment savoir, avec Reese Witherspoon : "Lisa ne vivait que pour sa passion du sport et du softball, mais sa soudaine exclusion de son club la laisse complètement désemparée. C’est alors qu’elle fait la connaissance de Matty, un joueur de baseball professionnel, séducteur invétéré plutôt nombriliste. Pour George Madison, la période n’est pas joyeuse non plus. Cet homme d’affaires qui entretient des relations compliquées avec son père, Charles, se retrouve injustement accusé de malversations financières, au point de risquer la prison. C’est le soir où George et Lisa vivent le pire moment de leurs vies respectives qu’ils se rencontrent. Alors que tout semble s’écrouler autour d’eux, ils vont découvrir que quelque chose de merveilleux peut quand même arriver…"

Je me prépare donc pour ma soirée parfaite, en cuisinant un gratin de courgettes succulent, recette de Mostek également (et non pour une fois je ne confonds pas courgettes et aubergines, mais les aubergines étaient toutes "pourrites" au magasin alors j'ai pris de la courgette en remplacement), que je dévore avec des pâtes et une escalope, puis un tiramisu en dessert.

Et je me prépare pour ma séance de ciné at home.

Je démarre le film.

Qui ne démarre pas mais me demande de confirmer que je suis majeure.

Oups.

Est-ce bien normal ?

Par peur des virus et autres malfaisantes choses, je confirme pas, mais ça m'ouvre tout de même une page web.

Et sur cette page, argh argh argh, que de quoi attirer les visiteurs adeptes de mots-clés étranges sur ce blog, si vous voyez ce que je veux dire.  Argh, rien que d'y repenser, j'en ferais des cauchemars, ces photos, burp, ça filerait la nausée même à quelqu'un en grève de la faim.

Et j'ai beau tenter de fermer ce site, ça m'ouvre d'autres fenêtres toutes plus immondes les unes que les autres.

Finalement j'y parviens, j'abandonne l'idée de voir Comment savoir, car je crains qu'il ne s'agisse pas du bon film (mais comment savoir, ah ah ah) et je me rabats sur un autre film, en désespoir de cause.  Durant lequel je m'endors lourdement.

Fameuse, ma soirée légère, drôle et pleine d'amour... petite coquine de Mostek va, qui voulait parfaire mon éducation sexuelle.

Et c'est même pas un poisson d'avril, en plus.

20
mar

Ce souar…

Ce souar je ne viens pas à la maison, même si y’a le printemps qui chante. 

Le téléphone pleure, je ne réponds pas.  D’ailleurs, si j’avais un marteau, mon téléphone, je sais ce que j’en ferais… Le téléphone pleure avec mon marteau.

Je viens dîner ce soir, puis j’attendrai l’heure du départ.

Passque ce soir les sirènes du port d’Alexandrie vont me susurrer à l’oreille « écoute, maman est près de toi, il faut lui dire maman, c’est quelqu’un pour toi ».  Je répondrai, comme d’habitude, que le lundi au soleil, il fait bon, il fait beau, et que par conséquent, je me ferai belle belle belle, je revêtirai ma robe avec des magnolias for ever dessus, pour me transformer en une fille et des fleurs. 

Puis je vais à Rio, dans ma tête.  Penser à toi et le soleil.

Je me souviens de cette année-là, j’avais 17 ans.

Quelquefois, j’écoutais cette chanson populaire pendant que toi tu me disais même si tu revenais, je crois bien que rien n’y ferait, notre amour c’est de l’eau c’est du vent.  Et moi, je hurlais laisse une chance à notre amour, stop au nom de l’amour, ce sera toi et moi contre le monde entier, et je t’aime tellement.  Mais quand le matin survint, j’étais mal aimée, soudain il ne me restait qu’une chanson, c’est la même chanson, une musique américaine, ou bien une chanson française, que je marmonnais, en chanteur malheureux, en me traitant de pauvre petite fille riche.

Pourtant, sale bonhomme, tu ne cessais d’oublier mon prénom, de m’appeler Eloïse, Donna Donna, Belinda.  Jamais je ne reviendrai vers toi.

Je suis partie alors, te laissant dans tes rêveries, en t’offrant une dernière fois des bises de moi pour toi.  Tu étais celui qui reste, le vagabond.

Depuis lors j’y pense puis j’oublie, je marche tout droit vers la ferme du bonheur.

Et oui, c’est comme ça que l’on s’est aimé.  L’amour est parfois un jouet extraordinaire.

Ah, vivement ce souar.  Sha la la.

13
mar

14 mars 1997 (La vie d'une autre)

Et si je me réveillais le 14 mars 1997 ?  Ou plutôt, et si je me réveillais demain, 14 mars 2012, persuadée d’être le 14 mars 1997, ça me ferait quoi ?

Je sors d’avoir vu « La vie d’une autre », et ce film, je l’ai qualifié de traumatisant, même si le mot est fort.  A tout le moins, il est bouleversant et « philosophant ».  Surprenant aussi, troublant surtout.  Je partais pour une comédie romantique rigolote à la « 30 ans sinon rien », légère, fun et cucul la praline, mais que nenni.  De l’humour, il y en avait, bien sûr (même que Juliette Binoche en faisait un tantinet trop, parfois, juste parfois), mais surtout de la souffrance (même que Juliette est totalement et indubitablement parfaite dans ce type d’émotion).  Pas une comédie romantique, donc, mais une tranche de vie, une grosse tranche, une tranche de quinze ans, où l’on découvre ces quinze années oubliées, par petites doses, par petites touches, en même temps que Marie, alias Juliette Binoche, va le faire.  Avec le même étonnement qu’elle.  Et toute cette palette d’émotions par lesquelles elle va passer en faisant connaissance avec son fils, avec son job de femme d’affaire, avec ses conflits familiaux, avec l’amour de sa vie, pourtant si loin d’elle.  Et de se demander ce qui a bien pu lui arriver durant ces 180 mois.

Et de n’avoir de cesse de me demander, moi aussi, « et si ça m’arrivait ? »  Si, moi aussi, à l’instar de Marie, je me réveillais quinze ans plus tard, ne maîtrisant plus rien de ma vie, découvrant ce que je suis devenue, avec quelques jours seulement devant moi pour comprendre, réparer, renouer, aimer aussi.

Durant tout ce film, sans pourtant être distraite, je me suis posé cette question.

Et si je me réveillais demain matin en me croyant encore en 1997…

Je le ferais dans ce lit que je connais si bien, mais dans une chambre totalement inconnue. 

Je tâcherais de trouver mon chemin jusqu’à la salle de bain (où je pousserais des cris d’effroi en découvrant ma tronche ridée et des cris de joie en découvrant mes cheveux où le blanc a oublié de venir), jusqu’à la cuisine (où je pousserais des cris d’effroi en découvrant mon frigo vide), jusqu’à la porte de sortie et jusqu’à l’arrêt de bus, où mon abonnement me renverrait enfin une photo de moi telle que je pensais être, soit avec quinze ans de moins.

Je croiserais le rat et la souris en me demandant ce que font ces bestiaux inconnus chez moi.

Dans le salon, je découvrirais un truc étrange à côté de mon clavier d’ordinateur : un rat de plastique.  Et internet aussi, je le découvrirais...

Je partirais bosser avec une heure de retard, et j’arriverais au turbin pour réaliser que le bâtiment aurait été réaffecté.  Glups, il est où alors patron chéri ?

Avec deux heures de retard, finalement, après enquête, je rejoindrais mon lieu de travail, découvrirais mon nouveau boss et tous ces collègues inconnus.  Ah et bien en fait, tous le seraient, inconnus ! 

Mostek me proposerait un cinéma et je lui dirais « ok, mais, on est amies, toi et moi, alors ? »

J’apprendrais avec stupeur et joie intense mon nouvel horaire, et je partirais profiter de mon temps libre.

J’en profiterais pour aller dire bonjour à bon-papa et bonne-maman, mais trouverais porte close et apprendrais leur départ pour là-bas.

J’appellerais mon amie pour en parler, mais son numéro ne serait plus bon.

J’en appellerais une autre, qui me demanderait de la laisser tranquille, définitivement.

J’appellerais alors papa, mais son numéro ne serait plus attribué.  Chez lui, je trouverais une auteure belge qui se la pète grave et m’annoncerait froidement « il ne vit plus ici ».

J’irais me consoler en ville avec un chtit shopping, mais ne trouverais plus mes magasins habituels.

J’en visiterais d’autres et m’étonnerais de ne pas entrer dans mon 38 habituel.

Je baverais devant ces jolis petits trucs colorés dont j’ignorais tout : des macarons, que ça s’appelle.

J’achèterais quelques disques de parfaits inconnus : Mika et Lady Gaga.

Je m’offrirais une jolie photo du WTC de New-York.  Un jour, j’irais le voir, ce WTC.  Cette année, Floride, mais l’an prochain, qui sait…

Je me réjouirais d’être marraine dans peu de temps.  Ce petit être à venir, gamin ou fille, surprise surprise ?

Je découvrirais alors un tout petit téléphone dans mon sac, un gsm, moi qui avais juré, il y a quelques jours, de ne jamais tomber dans ce piège pour snobs.

J’appellerais au hasard un prénom masculin que je trouve joli et entendrais mon ex me demander avec étonnement pourquoi je l’appelle tant d’années après qu’il m’ait larguée comme un vieux slip.

Je rentrerais chez moi après avoir sorti ma carte d’identité, tiens, elle a rétréci, tiens, c’est quoi cette puce, tiens, y’a pas mon adresse, mais je vis où déjà ?  Je rentrerais chez moi après avoir sorti une carte de visite à mon nom et une autre à celui d’une certaine Anaïs Valente.

J’analyserais avec étonnement cette TV étrangement plate au milieu de mon salon et cet appareil bizarre avec un logo Voo.

Je trouverais dans ma bibliothèque les livres de cette Anaïs Valente. 

Je découvrirais peut-être un jour, au hasard de mes recherches sur cette Anaïs Valente, que ce blog, ben c’est le mien.

J’irais me coucher et déciderais de lire Et si c’était vrai, d’un certain Marc Levy.  Je le lirais au finish et pleurerais comme un veau la fin. 

J’ignorerais encore que, dans quelques semaines, j’allais tomber en amour…

Je m’endormirais, angoissée de me réveiller le 15 mars… de quelle année ???

la vie d'une autre.jpg

27
fév

Yes, trois fois yes pour The artist, et une Anaïssade, une

Oui, chuis contente pour cet Oscar, même si ça va rendre les frenchies encore plus chauvins (quoique, est-ce réellement possible ?).  Et du coup, j'ai enfin envie de voir ce film qui m'avait titillé le neurone mais j'avais trop hésité lors de sa sortie. 

Bien sûr je veux le voir impérativement en VO, comme je l'ai dit dans une phase d'Anaïssades aiguës, of course...  A trois vous riez, un, deux, trois.

Sauf qu'à Namur, on le joue plus, titchu.  Alleye quoi, faut surfer sur la vague du succès !

Et puis personne veut y aller avec moi.

Alors sii une namuroise ou un namurois passe par ici et a envie de le voir quand il ressort dans notre jolie ville (because avec the Oscar, il va ressortir j'imagine), qu'il ou elle me fasse signe...

24
fév

Rhoooooooooo, j'aimeuuuuuuuuuuuuuuuuuh, je veuuuuuuuuuuuuuuux

Ce qui est marrant c'est que je prépare un truc dans le genre... version artisanaïssienne, of course... tout bientôt sur ce blog !

 


The Scratist : L’hommage de Scrat au film The... par Lyricis

29
jan

Y'a pas à dire, je l'aime d'amoureuh

scrat.jpg

7
jan

Besoin de vos neurones cinématographiques... les miens étant décédés

Puisqu'on en est à parler cinoche aujourd'hui, je recherche un film dont j'ai oublié le titre, les acteurs et l'histoire.  Je sais, ça va être fastoche.

La seule chose dont je me souviens est d'une scène, et encore, mes souvenirs sont nébuleux.

Il l'a invitée à manger, elle est là, on sent la présence des sentiments, mais son meilleur pote joue la chandelle et s'incruste jusqu'au gâteau.  Puis il disparaît, et il lui joue un morceau de piano.  Elle s'assied près de lui, l'écoute, puis ils s'embrassent.

ça vous dit quelque chose, ce souvenir si précis d'un film ?  Existe-t-il en vrai ou seulement dans mon imagination et mes rêves depuis 48 heures ?

Merci d'interroger vos petits neurones...

7
jan

J’ai vu New year’s eve / Happy new year

Bon, en fait, c’est lequel le vrai titre de ce film, j’ai toujours pas capté ?  Passque moi je pensais que c’était Happy new year, vu que je l’ai lu sur l’affiche, mais paraît que non.

Ce que je n’ai pas capté non plus c’est comment le réalisateur de Love Actually, un de mes « favorites », plein de douceur, d’humour, d’émotion et d’amour, a pu ensuite réaliser ce film pas touchant pour un penny.

Pourtant, y’a du beau monde là-dedans, des tas d’acteurs et actrices hypra célèbres.  Mais rien à faire, pour moi, la sauce n’a pas pris du tout.  Rien ne m’a paru crédible.  Rien ne m’a paru touchant.  Je ne me suis attachée à aucun des personnages.  Je me suis demandé si c’était car ils étaient trop nombreux, mais non, dans Love Actually c’est kif kif.  Et ici, ils ont mis de la réconciliation entre deux ex, des retrouvailles romantiques sur fond de « douze coups de minuit », de la maladie grave et de la rencontre improbable dans un ascenseur, bon allez, cette rencontre dans un ascenseur, j’ai tout de même aimé et ressenti un petit frisson.  Tout petit, seul et unique, mais tout de même un frisson frissonnant.

Après Valentine’s Day, toujours du même réalisateur, qui m’avait fait le même effet, j’en viens à me poser la question qui tue : n’aimé-je plus les comédies romantiques, nom d’un petit DVD ?

Allez, je vous mets les deux affiches.

PS : en vous les cherchant, ces deux affiches, je comprends le pourquoi du comment, c'est pas le même réalisateur qui a fait ces deux films et Love Actually... il a fait Pretty Woman. 

Maintenant, j'ai capté... même idée de destins croisés, mais pas la même réussite.  Pourtant, Pretty Woman reste un de mes chouchous du romantisme, mais bon.

happy.jpg

valentine.jpg

7
jan

J’ai (enfin) vu Twilight

Je n’ai pas participé à la Nuit Twilight (rebaptisée l’après-midi Twilight vu le nombre de films à voir, quatre, ce qui signifie un début de l’événement dans l’après-midi, jusqu’à la diffusion ultime démarrant à minuit), parce que j’étais finalement peu tentée par ce quatrième et avant-dernier volet.

Mais la curiosité fut la plus forte, sans compter le fait qu’une fois qu’on commence une saga, on a tout de même envie de savoir, alors j’ai vu Twilight.

Et bien je vais vous le dire, finalement mon point de vue sur ces films colle parfaitement à leurs titres :

Twilight – Fascination.  J’ai été totalement subjuguée par ce film dont j’ignorais tout, où m’avait trainée ma filleule, malgré mes protestations du genre « mais t’es pas trop jeune pour d’abominables histoires de vampires ».  La fascination est réellement le sentiment qui m’a habitée, au point que, dès le lendemain, je faisais toutes les librairies pour m’acheter l’intégrale des livres.  Waw Edward, waw la musique, waw the come back of mon morceau préféré, Clair de Lune (que j’ai enfin sur mon nouveau gsm, même qu’on me dit « oh, la sonnerie Twilight », NAAAAAAAAAAAAAAAN, la sonnerie Debussy, pitié), waw, waw, waw.

Twilight – Tentation.  Je n’attendais que ça, la sortie de ce second film.  Je savais que j’aimerais, l’effet de surprise, de fascination, n’y serait plus, mais je savais.  Et ce fut Twilight – Déception.  Bella insipide.  Edward ridicule avec ses mini pectoraux exposés au soleil.  Les ennemis aux yeux bleus pathétiques.  Les loups à poil mais avec des poils à l’allure trop rêche pour me tenter.  Non mais sérieux, vous trouvez pas que ces loups ont un pelage de vieil ours en peluche de piètre qualité, vous ?  J’ai eu du mal à assumer mon opinion, entourée de personnes se pâmant encore et toujours.  Mais j’ai pas aimé.  Une seule scène à trouvé grâce à mes yeux : celle où Bella est assise, seule, dans sa chambre, et où les saisons passent en musique.  Désespoir.  Tristesse.  Envie de mourir.  J’ai aimé.

Twilight – Hésitation.  Là, en effet, j’ai hésité.  Partant d’un premier film que je vénérais et d’un second qui ne me fascinait nullement, j’avais quelques appréhensions.  Et, pour être honnête, ce fut moins pire que pour le second opus.  De jolis moments tout de même, tout en ayant perdu, sans doute à tout jamais, la fascination du début.

Twilight – Révélation.  Titre à nouveau parfait pour la révélation que j’ai eue : cette fois, Twilight et moi, c’est bel et bien une histoire ancienne.  Un amour révolu.  Le passé.  Cette idée de scinder l’ouvrage en deux films, pour faire du fric, car c’est bien de cela dont il s’agit, non ?, ben j’aime pas.  Ce mariage mièvre et même pas émouvant, malgré la jolie robe, bof bof.  Cette lune de miel qui n’en finit pas de ne pas finir, comme si, par manque d’ingrédients, la sauce tournait aigre par l’obligation de faire durer deux heures des événements qui auraient pu être résumés en une.  Ce doublage foireux contenant même des fautes (en français, on ne dit pas « j’en ai prises », mais « j’en ai pris »).  Non, franchement, c’est clair et net, la révélation, je l’ai eue : je n’aimerai définitivement que le premier volet de Twilight, celui qui m’a fascinée et me fascine encore chaque fois que je le regarde.

Mais bon, ne boudons pas le plaisir, j’ai vécu de jolies sensations avec ce premier film, j’ai adoré les nuits Twilight vécues entre amies et fans d’Edward, et j’irai voir le cinquième et dernier film, because ma curiosité légendaire.

twilight rev.jpg

30
nov

Darling - ce soir sur La 2

Si vous n'avez pas envie d'admirer la super tête du Prince Laurent ce soir (attention hein, me faites pas dire ce que j'ai pas dit, je critique pas le Prince Laurent, j'aime le Prince Laurent, j'aime mon royaume, j'aime tout le monde, qu'on se le dise), je vous conseille de zapper sur La 2 pour découvrir ce superbe film qu'est Darling, avec Guillaume Canet et Marina Foïs (qu'on prononce Fo-is, dixit Mostek, et non Fois comme du foie de veau ou du foie de génisse).  Tous deux sont incroyables dans ce film très dur.

Voilà ce que j'en avais dit en le voyant y'a trois ans déjà :

Pour le second film, j’ai également fait dans le mélo, avec la vie de Darling.  Darling, j’en ai entendu parler un peu par hasard, un samedi soir, en zappant sur France 2 et l’émission de Ruquier.  Marina Foïs, que j’ai adorée dans « J’me sens pas belle » y présentait Darling, dans lequel elle joue, avec Guillaume Canet.  Oh oh, Guillaume Canet ?  Oui, Guillaume Canet, et dans un film à l’encontre de ce qu’on imagine de cet acteur au regard doux et à la bouche gourmande (je m’égare je m’égare), puisqu’il joue le rôle d’un époux violent, et c’est un euphémisme.  J’ai donc, chez Ruquier, écouté Marina Foïs parler de la vraie Darling de son enfance solitaire et sinistre, troublée par des drames familiaux à la limite de l’incroyable, à peine enjolivée par la douceur d’une boulangère qui la prendra quelques années sous son aile, de ses choix qui l’ont menée à épouser cet être (oui, un être, pas un homme) odieux, violent, pervers et sadique, à aller vivre dans une maison au bord de la mer, une maison censée faire rêver alors qu’elle fut le lieu de son supplice, à subir encore et encore les actes de cet individu ignoble, puis à tout quitter pour survivre.  Et vivre, enfin.  Sans jamais baisser les bras. J’ai voulu voir Darling, mais le film n’est pas sorti dans ma ville, malheureusement.  J’ai donc attendu.  La force de ce film est qu’il ne comporte aucune scène de violence… mais qu’il est d’une violence inouïe.  Je pense notamment à la scène du chien, début d’une montée de violence qui n’en finira plus.  Une violence contenue.  Latente.  Dans chaque scène.  A la limite de l’imaginable.  A la limite du supportable.  Pourtant, elle a supporté ça Darling, puis elle a été faire le pied de grue chez Jean Teulé, pour lui conter son histoire.  Il en a fait un livre. Le livre est devenu un film.  Un film prenant bien sûr.  Mais drôle, parfois.  Drôle dans son horreur.  Drôle car Darling l’est, dans sa vraie vie, dit-on.  Un film qu’il faudrait diffuser dans toutes les écoles, parce que ces choses-là, ça arrive encore, chaque jour et chaque nuit.  Je tire mon chapeau à Guillaume Canet, totalement crédible dans ce rôle, et à Marina Foïs, parfaite également (sans oublier la jeune actrice qui joue Darling jeune, très douée).  Un film dur, qui arrache des larmes de rage et qui bouleverse, en laissant un fameux mauvais goût en bouche.  A voir.  Absolument.  Absolument !

Le synopsis : « Darling est une femme d'aujourd'hui, lancée dans le broyeur de la vie, et qui donne l'impression de toujours choisir la mauvaise direction. Elle souffre car la vie ne l'épargne jamais vraiment. Mais elle ne se voit pas comme une victime. Elle ne s'apitoie pas sur son sort. Au contraire, son parcours, son histoire, témoignent d'une rage de vivre envers et contre tout. Elle se bat pour exister. Si elle tombe, elle se relève. Ses rêves se heurtent à la réalité mais elle avance, toujours et encore. Proche de la rupture, elle puise au fond d'elle même une énergie pour continuer.
Sa parole la révèle comme une femme qui veut garder sa dignité et séduire malgré tout.
Darling est naïve et effrontée, instinctive et courageuse. Elle possède la force vitale d'une héroïne de tragédie. »


23
nov

Les tribulations d’une caissière (made by Anna Sam)

Quelques mois après avoir commencé mon blog, j’ai fantasmé sur l’idée qu’il soit édité.  On ne se refait pas, je suis née avec le rêve d’écrire, même si l’idée réelle d’écrire n’a germé qu’il y a cinq ans.  Je me souviens d’un lecteur qui m’avait fait une jolie couverture « Le célibat ne passera pas par moi ».  ça en jetait grave.

Quand j’ai signé mon contrat pour La célib’attitude, j’ai lu avec des yeux comme des soucoupes la clause sur l’exploitation audiovisuelle de ma prose (enfin de mon blabla sur le célibat), et j’ai fantasmé sur l’idée de voir en grand une affiche « Le célibat ne passera pas par moi ».  ça aurait fait une jolie comédie romantique, non ?  Ah ben si, l’histoire d’une célibataire bossant dans un milieu coincé, ayant une vie faite de métro-boulot-dodo, mais qui, dans le coin de sa vie, tenait un blog, et puis elle aurait rencontré un chouette type, dont elle aurait parlé sur son blog, sans savoir qu’il le lisait, son blog, et lui sans savoir qu’elle était cette blogueuse qui le faisait fantasmer au détriment de cette petite bonne femme qui lui plaisait, mais y’avait la blogueuse… ça va, vous suivez ?  Avec un happy end à la clé.  Oui, bon, rien à voir avec le contenu de La célib’attitude, à part le célibat, mais c’était du fantasme quoi.

Que du fantasme, mais c’était bon, un peu comme quand on fantasme sur ce qu’on ferait avec  millions d’euros, c’est trop bon, même si on gagne jamais.

Ben Anna Sam, elle a gagné.

Elle a créé un blog, Les tribulations d’une caissière.

Elle a édité son blog, Les tribulations d’une caissière, toujours, vendu à 450.000 exemplaires (la garce, non mais sérieux, c’est inadmissible de vendre autant de livres).

Et maintenant ça sort en film, Les tribulations d’une caissière, encore, et, si j’ai pas (encore) lui son livre, même si je l’ai tenu en main un nombre incalculable de fois, je vais me précipiter pour voir ce film dont la bande-annonce m’a l’air prometteuse à souhait, ça a l’air drôle et tout croquignolet-romantique.  Je veux.

En vlà une qui a réalisé tous mes fantasmes, si c’est pas du bonheur ça, je vous le demande, keske c’est ! 

Sortie le 14 décembre en France et chais pas quand en Gelbique, mais j’attends ça impatiemment, et peut-être qu’après je postulerai chez Carrouf ou Delhéééés.

22
nov

Joyeux Noël à tous !

Dingue comme le temps passe vite, nous vlà déjà à l’aube de Noël.

Ah bon, c’est pas le réveillon Noël ce soir ? 

Tiens, bizarre, car la Retebef diffuse « A la maison pour Noël », avec Virginie Effira, alors je croyais moi…

Suis-je bête, de nos jours, les fournitures de rentrée sont en magasin en juillet, les bonbons de Saint-Nicolas envahissent les rayons en octobre et les décos de Noël s’achètent dès le 2 novembre et sont soldées dès le 10 décembre.  Ça doit être because le réchauffement climatique, tout tourne à l’envers, même le calendrier.

Trêve des confiseurs de plaisanterie, ce soir je vais mater « Histoires en série », sur France 2, une émission dont j’avais beaucoup aimé le premier volet, sur les secrets, si mes souvenirs sont bons.  Ici, ce sera sur les ceusses qui ont tout perdu, notamment Philippe, qui a inspiré, enfin bien plus qu’inspiré, ce film absolument fabuleux : Intouchables.

Comment, vous pas encore l’avoir vu ?  Zou, filez immédiatement.  Je l’ai vu, moi, m’imaginant un film touchant et émotionnant au possible.  Il l’était, mais il était également drôlissime, ça faisait un bail que j’avais pas tant ri.  Et rire en se sentant envahi d’une émotion incroyable, c’est le top.  François Cluzet, que j’adore depuis toujours, y est fabuleux, de même que Omar Sy.  Un film à voir impérativement.

intouchables.jpg

J’ai vu aussi, dans la foulée, Mon pire cauchemar, avec Benoît Poelvoorde, Isabelle Huppert et Virginie Effira, encore, et j’ai été un tantinet déçue de ce film que j’avais loupé au FIFF, en VIP que je n’étais pas suffisamment.  Un film inégal, qui passe trop vite de la grosse comédie au sérieux, où Poelvoorde passe lui aussi trop vite du gros beauf au mec touchant.  Pas mal, parfois drôle, parfois mignonnet, mais pas transcendant.

monpire.jpg

Et puis La couleur des sentiments aussi, titre initial The help, tiré d’un livre qui raconte l’histoire des bonnes noires dans l’Amérique des années 50-60, de la ségrégation qu’elles subissaient, de l’ignominie des femmes blanches, avec elles, mais aussi entre elles… et surtout de l’amitié entre noires et blanches, envers et contre tout.  Magnifique film. (Je vous mets l'affiche US, car j'adore la phrase du dessus, très représentative du film).

thehelp.jpg

Quant à Twilight, pas vu.  Adoré le premier, détesté le second, bof le troisième alors pour le quatrième, y’a pas le feu.

twilight.jpg

27
oct

Comment se remonter le moral ? Quick, Abduction, fringues, Pataugas ™

La semaine dernière, j’étais malade comme un chien.  Bon, pas aussi maladivement malade que durant ma grippe de la mort qui tue la vie de janvier, mais malade.  Et hier, ça faisait deux semaines que j’ai détecté mon premier mal de gorge, en participant à la Flash mob de Suarez (tiens, je vous en ai jamais parlé).  Ben être malade, ça démoralise.

La semaine prochaine, je conge.  C’est cool of course, je vais pouvoir mater des séries télé sur mon canapé, en regardant le pseudo-feu ouvert qu’est mon poêle à gaz qui fait un bruit d’enfer depuis que le chauffagiste lui a offert un entretien, même que je me demande si ça va pas péter un jour ou l’autre (paix à mon âme), en allumant des petites bougies et en me gavant de lasagne farniente.  Mais tout de même, la perspective de voir la nuit tomber à 16 heures, de subir les gelées nocturnes, la neige, les congères, la Toussaint et les vilains souvenirs et tout et tout, ben ça démoralise.

Depuis des semaines, je parle qu’à des nazes sur le net (quoique là, depuis deux semaines miracle miraculeusement miraculeux, je parle avec un charmant môssieur tout mignon, tout gentil, qui prend de mes nouvelles, ne me parle pas cul, ne fait pas dix fautes par mot, ne m’engueule pas si je réponds pas dans l’heure et a envie de voir les mêmes films que moi au cinoche).  Ben à force, ça démoralise.

Alors, ce jour, j’ai décidé de me remonter le moral.

Je suis sortie du bureau et je me suis ruée au Quick, en compagnie de mon Ciné télé revue.  J’ai dévoré mon chtit menu OK préféré en lisant les news d’Aurélie de Secret Story.  Un repas hautement gastronomique et intellectuel quoi.

Ensuite, je suis allée au cinéma voir Abduction, ce titre impossible à retenir, qui me fait penser à Ablutions.  Le film avec Taylor Lautner qui montre à nouveau ses jolis pectoraux et nous entraîne dans un thriller assez sympa, même si sans doute destiné aux plus jeunes que moi, quoique pas sûre car y’a quelque chose que j’ai pas pigé, ce qui prouve que j’ai vraiment un QI de poule retardée : à quoi servait la liste secrète (ceusses qui ont vu le film peuvent me répondre…) ?  Mais je n’ai pas boudé mon plaisir, c’était un film cool, avec pas mal d’action, du suspense et même de l’amouuuuur. 

Question du jour : pourquoi, quand on est deux dans la salle de cinéma, le second, qui arrive après moi, se met pile derrière moi, et fait trembler mon siège durant toute la séance en mangeant des trucs qui pue ?  Est-ce dû à l'instinct grégaire, ça ?  Passque ça me saoooooooooooule.  Et c'est pas la première fois.  Solutions : manger de l'ail ?  Puer des aisselles ?  Feindre un syndrome de la Tourette ?

Abduction Poster.jpg

Et puis, je n’en avais pas encore assez, alors j’ai fait une mini virée shopping.  Je déteste rester des heures dans les magasins, donc je suis parvenue, en trois quarts d’heure, à :

- M’offrir un super manteau d’hiver, qui est conçu comme les couettes quatre saisons, je peux enlever l’intérieur pour le transformer en manteau d’été.  Je devrais peut-être, du coup, virer mes 15 manteaux d’été et mes 23 manteaux d’hiver.  Nan, je rigole.  Mais je l’aime mon manteau des quatre saisons.

- M’offrir une petite tunique en solde et un gilet bleu canard, coloris qui fait un étonnant come back cet hiver, alors qu’il avait déjà été à la mode y’a genre quatre ans.  Etrange.  Tant mieux, j’aime le bleu canard.

- M’offrir une énième paire de bottes Pataugas, passque bien sûr, on n’a jamais assez de bottes dans sa vie.  Mais au moins j’ai sauvé la vendeuse de la déprime, elle qui rôdait, toute seule, dans son magasin désespérément vide, because le beau temps m’a-t-elle dit. Elle aime pas le beau temps en octobre, c’est clair.  Grâce à moi, sa journée ne sera pas totalement gâchée.  Et c’est vrai qu’il faisait torride, au fur et à mesure de mon après-midi je me suis délestée de mon écharpe, mon gilet et ma veste, pour me retrouver en manches courtes en ville, un 27 octobre, ça me rappelle une virée sur la Meuse à Dinant puis une gaufre mangée en terrasse, un 31 octobre, y’a quelques années, rha qué souvenir.  Pour parler de godasses, vous trouvez pas que c’est dingue les bottes fourrées qu’on trouve désormais dans les vitrines.  Avant y’avait pas ça.  Maintenant on voit de la fourrure et du matelassé partout.  Même que les Moon Boots font leur grand retour, notamment dans deux versions dont je suis folle au point que j’irais même bien aux sports d’hiver pour marcher 500 mètres par jour et boire des chocolats chauds en attendant l’heure de la raclette : les argentées et les noires vernies.  Mais bon je vais résister, je me suis acheté du matelassé en fourrure à 15 eur l’an dernier, qui m’ont fait tout décembre enneigé, je les recyclerai cette année.  Tout ça est peut-être dû à ces prévisions apocalyptiques ?

- Presque m’offrir un GSM, poussée par la petite gueule d’ange du vendeur à qui j’avais demandé un GSM coloré, qui m’a proposé un truc noir sur lequel on pouvait mettre une sorte de moche élastique vert pomme.  Euh, vous avez dit coloré ?  J’ai résisté.  Je cherche toujours un GSM coloré, genre rose quoi.  Apparemment, chuis la seule en Gelbique, y’a plus que du noir ou du blanc en ce moment.

- Hésiter à m’offrir une gaufre mais résisté, faut que je perde du gras là, là et là.  Mais là, rentrée chez moi, comme je regrette.

Et me voici chez moi.  Reste à ranger tout ça dans mes beaux placards tout beaux tout nouveaux que je vous montrerai bientôt quand j’aurai tout tout rangé.

Et mon moral, me direz-vous ?

Allons allons, y’a pas de miracle, mais tout de même, ça fait du bien une petite après-midi gras-cinéma-portefeuille à plat.

10
oct

Le Fiff – jour 8 : Mon pire cauchemar (celui du petit peuple refoulé et frigorifié)

Le septième jour du Fiff, comme le fit Dieu au huitième jour de sa création, je me suis reposée (enfin, façon de parler, si une journée team building peut être considérée comme du repos).

Le huitième jour, savoir le dernier, nous nous rendons à l’Acina très tôt, pour Mon pire cauchemar, film de clôture, réalisé par Anne Fontaine, avec notre figure namuroise Benoît Poelvoorde.  Le Caméo et l’Eldo réservent leur place aux invitations, le petit peuple n’y est pas le bienvenu.  Par petit peuple, il faut bien sûr entendre les détenteurs d’un Fiff Pass, payé 8, 20 ou 25 euros.  Direction l’Acina donc.

Mauvaise surprise, plus d’une heure trente avant le début du film, c’est déjà complet.  Bon.  C’est là qu’on se dit que le Fiff devient vraiment Cannes à la namuroise, car une fois les jurys, les invités prestigieux, les invités des sponsors en tous genres installés, il reste très peu de place pour ceux qui paient vraiment leur participation.  Ça empire d’année en année, qui plus est.

Nous rongeons notre frein et nous apprêtons à abandonner tout espoir de voir ce film lorsque le miracle se produit : nous recevons une invitation pour l’Eldo.  Une vraie invitation, vraie de vraie, réservée et tout et tout.  Direction l’Eldo, donc, munis de notre précieux sésame qui nous ouvrira les portes de Mon pire cauchemar.

Il n’est pas encore 20h30, mais il faudra aux organisateurs plus d’une heure pour enfin nous annoncer que, malgré nos invitations, l’accès nous est interdit.  Nous sommes une bonne trentaine à rester sur le carreau, sans raisons valables.  Parmi nous, des sponsors, des personnes venues de loin, des personnes ayant payé un pass d’un jour pour découvrir ce film.  Irrespect total.  J’ignorais que l’overbooking existait au cinéma, je le découvre.   Il est près de 22 h, nous quittons les lieux, avec la maigre consolation d’avoir vu passer Poelvoorde en coup de vent.

Je n’irais pas jusqu’à dire que cette dernière journée fut mon pire cauchemar, passqu’on a bien rigolé durant ces quelques heures, mais c’était en tout cas la confirmation que dans notre société, l’adage « selon que vous serez puissants ou misérables… » a toujours bel et bien sa place.

10
oct

Le Fiff – jour 6 : Au fil de l’eau

Un seul film pour cette septième journée du Fiff… qui sera le dernier, mais je l’ignore encore.

Dernier film qui ne restera pas dans les anales, tant j’ai dû lutter pour ne pas m’endormir.  Fatigue de fin de Fiff, sans doute, mais lenteur de l’intrigue, en grande partie.

Ce film Viet Namien nous emmène sur l’eau, où vivent un homme et ses deux enfants.  Trahi par son épouse, il s’est enfermé dans une froideur extrême, qu’une rencontre parviendra peut-être à anéantir… peut-être…

Les paysages superbes n’auront pas suffi à me captiver durant cette histoire, qui m’entraîne de drame en drame et finit par m’assoupir petit à petit.  Peut-être est-ce aussi dû à la langue, très chantante, mais finalement relativement monocorde, dont peu de sentiments ressortent.

9
oct

Le Fiff – jour 5 – Et maintenant on va où ?

Etonnant film que Et maintenant on va où, qui commence par une chorégraphie lancinante, se poursuit en comédie musicale, puis passe par des phases dramatiques, puis par d’autres drôlissimes.  Etonnant, et fabuleux, tant au niveau de l’histoire que de la musique et des images.

Le pitch : « Avec pour toile de fond un pays déchiré par la guerre, Et maintenant on va où ? raconte la détermination sans faille d’un groupe de femmes de toutes religions, à protéger leur famille et leur village des menaces extérieures. Faisant preuve d’une grande ingéniosité, inventant de drôles de stratagèmes, unies par une amitié indéfectible, les femmes n’auront qu’un objectif : distraire l’attention des hommes et leur faire oublier leur colère et leur différence. Mais quand les événements prendront un tour tragique, jusqu’où seront-elles prêtes à aller pour éviter de perdre ceux qui restent ? »

Et voilà, tout est dit.  Les femmes en ont marre de la guerre et décident de préserver leur village par tous les moyens imaginables.  Elles ont vécu tant de drames qu’un jour, ça suffit.  A elle le pouvoir de faire cesser cela.

Une magnifique leçon que ce film superbement réalisé et interprété, que j’ai totalement adoré, et je n’étais pas la seule, puisqu’il a reçu le Bayard d’or.  En bonus, si je puis dire, le climat dans la salle, toujours le Caméo 2, était à la limite de l’irrespirable : un climat libanais, quoi.  La réalisatrice était sur place et nous a fait partager tout le plaisir qu’elle a eu à créer ce petit bijou.  Comme par exemple : "L'idée de ce film est partie d'une flambée de violence le 7 mai 2008 au coeur de Beyrouth. ". Je venais tout juste d'apprendre que j'étais enceinte : je me suis demandé jusqu'où j'irais pour protéger mon enfant. Et je sais que j'irais très loin (...) On sait qu'il suffit d'un rien pour que ça explose et on en a marre de ces conflits interreligieux. Le film exprime ce que beaucoup de gens ressentent au Liban, d'appartenir à une religion plus qu'à un pays". (Source Allocine.fr)

etmaintenant.jpg

9
oct

Le Fiff – jour 5 – 17 filles

17filles.jpg

Direction le Caméo 2, la salle la plus pourrie de toute l’histoire du cinéma, réservée aux moins de 1m50.  Comme je fais plus d’1m50, je sais que je serai serrée comme une sardine, avec l’impossibilité de bouger mes jambes.  La chaleur est déjà forte, été indien oblige.

Fort heureusement, l’action de 17 filles nous emmène au bord de la mer, en Bretagne, où 17 adolescentes décident, pour des raisons obscures, de tomber enceintes toutes en même temps.  Une véritable épidémie sous forme de révolte et d’utopie.  D’irresponsabilité, aussi.  Une histoire librement inspirée d’un fait divers ayant eu lieu aux States il y a quelques années.

Un film qui devrait prêter à réfléchir sur le sens de tout cela, qui n’est pas réellement expliqué : le spectateur se fera sa propre idée.  Un film qui devrait prêter également à la discussion entre ados, j’imagine.  Mais même si les jeunes actrices sont parfaites dans leur rôle à la fois grave et empreint d’une superficialité étonnante (des fois, j’ai eu envie de leur foutre des claques, c’est grave docteur ?), la fin a tendance à laisser un tantinet sur sa faim…  Sensation de malaise.  C’était peut-être le but, après tout.

9
oct

Le Fiff – jour 4 – A pas de loup

Apasdeloup_aff1.jpg

« Dans un monde pas si lointain, à une époque pas si éloignée, vivait une petite fille comme les autres. Pourtant, elle était pratiquement certaine d’être invisible aux yeux de ses parents. Pour en être sûre, elle décida de disparaître. Et ce qui aurait pu mal se terminer se transforma en une aventure extraordinaire. »

Une très jolie histoire originale et inédite que cette sorte de fable qui nous plonge dans les yeux d’une fillette qui se sent seule, afin de découvrir que, de sa hauteur, rien ne ressemble totalement à ce que les adultes font ou pensent.  Un film pour enfants, mais aussi pour adultes, qui pourront parfois mieux comprendre que leurs petits bouts sont des personnes à part entière, même hautes comme trois pommes. 

9
oct

Le Fiff – jour 4 – Décharge

decharge_affiche_provisoire.jpg

Et je continue cette quatrième journée par un film Québecois très dur mais très très beau, qui me plonge dans la vie de Pierre, ex-toxicomane qui a perdu sa sœur because le came et s’en est sorti because l’amour de Madeleine, avec qui il a eu quatre bambins pour qui il invente des histoires chaque soir.  Un conte de fées, ou presque, qui bascule lorsque Pierre croise la route d’Eve, junkie totalement paumée.  Poussé par sa culpabilité latente, il va tout faire pour tenter de l’aider à s’en sortir, au risque de perdre tout ce qu’il a difficilement construit.

 Comme toujours, le cinéma québecois ne me déçoit jamais.  Et ce fut encore le cas avec ce film où la jolie gueule de l’acteur contraste avec ce qui l’attend.  Tous les acteurs y sont parfaits et l’histoire, difficile, prête à réflexion.

La rencontre qui suivra avec le réalisateur apportera un complément à ce moment.

Seul regret : pas de sous-titres, ni en français ni en anglais, ce qui rendait la compréhension parfois difficile et m’a fait réaliser que même si on a beau parler la même langue, ce n’est pas pour autant que j’ai tout capté, avec cet accent adorable mais ô combien difficile à cerner.

 

9
oct

Le Fiff – jour 4 – Toutes nos envies

fiff,namur,toutes nos envies,philippe lioret,marie gillain,vincent lindon,yannick renier

Un film de Philippe Lioret, qui a déjà réalisé Je vais bien ne t’en fais pas et Welcome, que j’avais aimés d’amour, je dis oui.

Un film avec Vincent Lindon, que j’aime d’amour, je dis oui oui.

Un film avec Marie Gillain, que j’aime aussi d’amour, je dis oui oui oui.

Un film avec Yannick Renier, je dis oui oui oui oui (et vive la Belgique, une fois).

Et le cocktail est réussi, même si un tantinet larmoyant.  Je pensais voir un film sur le surendettement, je découvre un film sur l’urgence, l’envie de vivre, le désir de faire changer les choses et surtout l’amour, envers et contre tout, un amour absolu et à la limite de la crédibilité, mais sait-on jamais...  Marie Gillain y incarne une jeune juge qui, rencontrant une maman surendettée et un juge chevronné mais blasé de sa lutte inutile contre les sociétés de crédit, va voir sa vie bouleversée.

Je ne vous en dirai pas plus, pour ne pas révéler l’intrigue, et je vous déconseille d’ailleurs de regarder la bande-annonce si, comme moi, vous détestez en savoir trop sur l’intrigue, car elle en dit justement trop à mon goût, cette bande-annonce (dans ce cas, regardez juste vingt secondes, comme moi, ça suffira à vous donner l’envie de voir le film).  Mais je la mets tout de même, pour ceusses qui aiment ça, en savoir trop. 

Le plus joli moment du film est sans doute cette phrase de Marie Gillain à Vincent Lindon, de sa voix si douce et aussi fragile que son joli minois : « j’ai adoré ça, vous rencontrer… »

 

9
oct

Fiff – jour 3 – Au cul du loup

Au cul du loup est un film qui nous mène aux antipodes de l’existence d’une petite belge dont le décès de la grand-mère va chambouler la vie : d’une Charleroi froide et grise, encombrée par sa population et ses maisons de rangée à un petit village Corse quasi désert, où se trouve une petite maison délabrée dont Christina ignorait tout, mais dont elle hérite.  Sur un coup de tête, Christina se rend donc « Au cul du loup » (savoir au milieu de nulle part, dans un bled perdu, à Outsyplou les bains de pied, au choix) pour découvrir cet endroit que sa grand-mère a aimé. Pour découvrir des choses qu’elle ne soupçonnait pas à son sujet.  Et puis pour se découvrir elle-même. Une épopée qui va chambouler sa vie.

Voilà un film belge qui mérite grandement d’être connu et que je vous conseille à tous, Belges ou Français, de découvrir dès sa sortie, car il est plein de sensibilité et de drôlerie.  Jamais chiant, en plus.  Je le précise car parfois, les à priori vont bon train quant aux films belges, surtout lorsqu’ils se passent dans la région de Charleroi.  Non, ce film ne parle pas de chômage, de violence ou de drames.  Il parle d’amour : de l’amour familial, de l’amour de soi, aussi.  Et puis de l’amour tout court, avec le si orgasmique François Vincentelli, en cerise sur le gâteau de ce joli film dont on sort sourire aux lèvres et qui se doit d’avoir plein plein plein de spectateurs.

Allez, zou, il sort en janvier prochain.

fiff,namur,au cul du loup

 

8
oct

Le FIFF – J 3 – Un monstre à Paris

J’aime Paris… sans doute car la ville lumière est à un saut de puce de chez moi…  Ah ah ah, un saut de puce, s’amuseront ceusses qui ont déjà vu ce film, dont c’était la première européenne en ce dimanche ensoleillé.  Qué bonheur de le découvrir, en première européenne, avec son réalisateur, Eric Bergeron, en bonus.

Un monstre à Paris, c’est un zeste de charme supplémentaire offert à la capitale française, car l’action se situe en 1910, époque d’une inondation géante.  Avec les costumes qui vont avec, les voitures qui vont avec, les pavés qui vont avec, les devantures qui vont avec.  Un charme fou, sublimé par des images lumineuses et des personnages hauts en couleurs.

Je craque pour Raoul et son costume en hérisson.  Paraît que c’est en foin, mais pour moi, clair que c’est du hérisson.

un monstre à paris

Je craque pour le serveur du cabaret (mais comment ski s’appelle ?), qui me rappelle étrangement Benoît, de Secret Story 4, non ?

Je craque bien sûr pour Lucille, à qui la voix de Vanessa Paradis donne tout son charme.

un monstre à paris

Je craque pour Francoeur, dont la voix, empruntée à M, est en totale adéquation.  M comme Monstre, sans doute.

Et je craque pour les mélodies, l’histoire, les rires, les subtils traits d’humour comme le chapeau typique de M qui fait un bref passage ou comme l’apparition soudaine de « Bourvil », juste pour une phrase.  Toutes ces petites choses font de ce film une réussite.

Un film français à l’origine, même si les personnages « parlent » anglais, financement oblige.  Ils causent français hein, mais les mouvements de lèvres sont english.

A voir, parce que dans la vie, y’a pas que Disney, Pixar et tutti quanti, parfois.

un monstre.jpg

3
oct

Le FIFF – J 3 – Monsieur Lazhar

Chaque année, au FIFF, y’a un film qui me fait brailler comme un veau.  Pendant le film, pendant le générique de fin, et même après.  Genre, durant les questions réponses, le réalisateur raconte une anecdote, je braille.  Quelqu’un le félicite, je braille.  On l’applaudit à la fin, je braille.  Trop d’émotion, dont je ne parviens pas à me défaire.

L’an dernier, c’était durant Incendies.

Cette année, c’est Monsieur Lazhar qui récolte la palme de ma braille-attitude.

Monsieur Lazhar est un réfugié algérien qui tombe du ciel, presque comme un ange, pour prendre la relève au sein d’une classe dont l’institutrice est décédée.  Malgré ses méthodes un peu vieillottes, l’attachement sera quasi immédiat, entre lui et ses élèves, encore traumatisés par le drame qui les a touchés.  Mais les traumatisés ne sont peut-être pas ceux que l’on croit…

L’interprétation de Fellag, alias Monsieur Lazhar, mais également celles de Sophie Nélisse et Émilien Néron, qui interprètent les deux rôles enfantins principaux, sont magistrales de justesse et de finesse.  

Et en plus, malgré l’émotion et la culpabilité latente, y’a plein plein d’humour.

Du top bon cinéma canadien, cinéma qui, à chaque FIFF, ne me déçoit jamais jamais jamais.

Et puis la musique, elle est top émouvante.

0MonsieurLazhar.jpg

2
oct

Le FIFF – J 2 – Le cœur d’Auschwitz

lecoeurauschwitz.jpg

(Attention, petit spoiler à l’avant-dernier paragraphe…)

Après Americano, je me rends, groggy, au Caméo 5, pour Le cœur d’Auschwitz.  Un documentaire.  Même si tout ce qui touche de près ou de loin à l’holocauste retient systématiquement mon attention, je sens qu’un documentaire, à 21h30, après un film qui m’a à moitié endormie, ça va pas le faire.  D’autant que le Caméo 5 est inconfortable à souhait et me rappelle des souvenirs abominables (si vous avez déjà lu votre 7mag ce matin, vous saurez de quoi je parle… sinon, faudra attendre que je vous publie ma chronique et mon horoscope décalé… un jour).

Je m’installe donc sur mon siège qui bouge dans tous les sens, dans une chaleur suffocante, avec des crampes intestinales, et je rêve de rejoindre mon petit lit.

Puis Le cœur d’Auschwitz commence, et m’entraîne dans son histoire plus palpilante que le plus thrillant des thrillers. 

Tout commence lorsque son réalisateur Carl Leblanc, attendant un rendez-vous au Centre commémoratif de l’holocauste de Montréal découvre par hasard ce tout petit objet dont il ignorait tout (et moi aussi, jusqu’à ce soir) : le cœur d’Auschwitz.  Il décide alors d’en savoir plus sur son histoire, et de nous la faire découvrir.

Le cœur d’Auschwitz, c’est une « carte d’anniversaire » réalisée et offerte le 12 décembre 1944 à Fania, une déportée travaillant à l’Usine de fabrication d’armes d’Auschwitz.  Ce jour-là, elle a eu 20 ans et a reçu un cadeau inestimable, car fabriqué dans le plus grand secret, au péril de leur vie, par ses codétenues et amies qui ont, par un tour de passe-passe incroyable, vu l’époque et leur situation dramatique, réussi à subtiliser papier, tissu, colle, crayons, et à réaliser ce cœur devenu symbole de leur résistance.  Un cœur que Fania a réussi à préserver, par un autre miracle.  Un cœur qui recèle des messages à la fois simples et émouvants.

Au moment où il découvre ce cœur dans le Centre commémoratif, Carl Leblanc en ignore encore tout.  C’est donc l’intégralité de son enquête, de ses recherches et de ses rencontres qui est filmée et qui nous est offerte sur un plateau.  Une enquête complexe, car menée plus de septante ans après la libération des camps.  Qui, parmi les 18 signataires du cœur, a survécu à l’enfer ?  Laquelle est encore vivante en ce début de nouveau millénaire ?  Comment retrouver les protagonistes, tant d’années plus tard, avec comme seul indice leurs prénoms ? 

Outre cette investigation captivante, l’émotion est bien sûr au rendez-vous.  Pas une émotion larmoyante, non, une émotion pleine de joie, d’espoir et d’amour.  Parce que, à travers le temps, ce tout petit cœur si bien préservé est la preuve concrète que non, Hitler n’a pas réussi.

Le miracle du Cœur d’Auschwitz c’est que, alors que 6 millions de juifs ont péri, alors qu’un faible pourcentage des déportés ont survécu, alors que si peu parmi ces survivants sont encore en vie de nos jours, alors qu’elles étaient moins de 20 à être concernées par ce cœur, Carl soit parvenu à en retrouver quatre.  Preuve que, pour elles, la force de vie, la résistance, le désir de s’en sortir, était plus fort que tout.  Preuve que c’est cette force qui leur a fait réussir cet exploit de fabriquer ce cœur et puis de survivre, pour témoigner, tant d’années plus tard.  Preuve qu’elles étaient exceptionnelles de volonté de revenir de cet enfer.

Le second miracle du Cœur d’Auschwitz, c’est qu’il est parvenu à faire taire la langue de vipère qui nous a dit, hier, lorsque nous annoncions notre choix de film « ça finit bien au moins ? »  Parce que oui, ça finit bien.

lecoeur2.jpg

lecoeur4.jpg