9
mai

Soiiiiiiiiiiiiif

A 22 heures, j'avais soif.

A 2 heures, je mourrais de soif.

A 6 heures, j'agonisais de soif.

A 6h35, je buvais buvais buvais buvais buvais.

Morale de l'histoire, bois le soir, petite Anaïs, tant pis si tu pisses six fois la nuit...

9
avr

L’art de n’avoir aucune mémoire

Vous le savez, je cultive cet art avec brio.  Et je me demande régulièrement comment je faisais avant, à l’âge de glace, lorsqu’internet n’existait pas.

J’ai rarement un exemple concret pour illustrer cette situation à part celui de « tu sais hein, cet acteur américain célèbre qui sortait avec cette actrice blonde là, et depuis il est avec une brune qui a joué dans cette série pour ado que j’adorais, où elle sortait avec un blond puis un brun, allez, sa mère était morte, tu vois ? »

Mais hier, j’ai atteint les sommets de la « aucune mémoire attitude ».

Nous étions entre copines et je cherchais le nom d’un acteur américain, oui, toujours.  Impossible de m’en souvenir, bien sûr.

Alors j’ai fait comme d’habitude « allez, il est hyper célèbre, il est mariée à cette chanteuse française qui elle-même est sortie dans son jeune temps avec un chanteur français hyper connu qui maintenant est marié à une princesse et ils vivent dans un pays lointain plein de grandes étendues, pa… pa… quelque chose, que ce pays s’appelle ».

Ben elles ont pas trouvé, franchement c’était hyper simple tout de même hein.

Quel acteur américain est marié à une chanteuse française qui a couché avec un chanteur français marié à une princesse, ben un seul.

Bon, d’accord, je me trompais un tantinet, celui marié à une princesse c’est le grand brun qui aime les yeux révolver, comment il s’appelle déjà ?

Le mien est juste marié à une top biche à laquelle il a dédié récemment une chanson sublime « cette femme c’est la mienne ».

Mais pour le reste j’avais tout bon, suffisait juste qu’elles se concentrent un peu.  Son ex est bien mariée à ce bel acteur américain brun, ils ont même une gamine dénommée Lili Rose, mais ça, ça vient juste de me revenir.

Mais c’était peine perdue, passque quand j’ai dit « ben si hein, Florent Pagny il est marié à une princesse et ils vivent en pa… pa… je sais plus quoi, Papouasie ?  Pagnytisie ? », ben l’une d’elle, dont je ne donnerai pas le nom, pour préserver l’intimité de son neurone, m’a répondu « ah bon, il est marié Pagny ? »

Pas une pour rattraper l’autre…

6
avr

J’ai testé étrange rencontre

Sortie en ville ce vendredi, congé de vendredi saint oblige.  Là oùsque je bosse, on est super catho.  Diantre, j’ai oublié de NE PAS manger de viande, ma voisine m’a rappelé que l’an dernier ce fut idem, chuis décidément une mauvaise catholique.

Sortie en ville donc, shopping, petite bouffe, balade.

Et on commence par la petite bouffe.  Envie de mezze, aussitôt pensé aussitôt fait, mezze.  Bien bon, grandes discussions, chouette moment entre filles, qui se termine, of course, par un passage aux toilettes.

A mon retour, je réalise combien j’ai mal au mollet, enfin pas au mollet, mais à l’avant, comment ksa s’appelle, pas la cheville, plus haut.  Bref, j’ai mal, et je le dis « oh comme j’ai mal, c’est bizarre ».

Et la dame assise à côté de moi, enfin à la table d’à côté mais les tables sont si serrées que c’est comme si qu’elle était à côté, nous interroge « vous avez mal ? si je peux vous aider ».

Enfin je crois entendre ça, dans ma discussion.  Mais oui, c’est bien sa question, elle pense que je me suis fait mal.  Je ne me suis pas fait mal, du moins je n’en ai pas souvenance, la douleur est là, sans que je sache pourquoi ni comment.

Son intention est bel et bien de m’aider, et je crois comprendre qu’elle a une capacité de guérison, par imposition des mains, un peu comme ceusses qui enlèvent le feu des brûlures.  Et j’y crois, même certains hôpitaux font appel à ces personnes ayant ce « don ». 

Alors je lui dis que pour mon devant du mollet (le nom ne me revient toujours pas, sacrebleu, et l’imposition des mains pour neurones fatigués, vous faites aussi ?), pas grave, mais pour ce mal de dent qui me terrasse depuis le 24 janvier dernier, je ne dis pas nom.

Elle me propose alors d’aller dans un coin tranquille, et je la suis, dans un coin pas tranquille, où les serveurs nous regardent comme si nous étions vertes à pois bleus, tandis qu’elle met sa main en position près de mon visage, plusieurs fois.  Je vous passe les détails, c’est confidentiel, non mais.

Retour à ma table, ensuite, étonnée de cette rencontre, surprise aussi, positivement surprise, et pleine d’espoir qu’enfin ce mal de dents (mal d’amour) s’en aille à tout jamais.  Je veux y croire, à ce pouvoir.

Paraît que je dois attendre, que je vais sans doute avoir un peu plus mal, le temps que ça « sorte ». 

J’ai mal depuis, limite plus mal, chais pas si c’est psychosomatique. 

D’ici demain, je croise doigts, orteils, oreilles et tout ce que je peux croiser, j’invoque tous les dieux des sciences dentaires et le pouvoir magique de cette étrange mais agréable rencontre, pour qu’enfin cela cesse.

Je vous tiens au courant des résultats…

5
avr

Cette manie de m'écrire à moi-même

Nan, je ne souffre pas d'un dédoublement de personnalité, je sais que je suis unique, fort heureusement, quelle horreur, deux fois moi, ce serait insupportable.

Mais comme mon neurone, lui, souffre de troubles de la mémoire, j'ai cette manie de m'envoyer des mails.

Programmer un enregistrement ce soir ?  Je m'envoie un mail

Aller chercher le 7dimanche dimanche ? Un mail

Faire la vaisselle dès que je rentre ?  Un mail

Prendre ma pilule, pas la contraceptive, celle contre le cholestérol, on ne rajeunit pas ma bonne dame... Un mail

Et ainsi de suite.

Sauf que, à l'instar de cette amie qui m'invitait par mail au cinéma lundi en envoyant sa missive électronique à une autre Anaïs, j'ai une autre destinataire, à qui j'envoie souvent des mails, dont le prénom commence comme moi, pour préserver son anonymat on va l'appeler, chais pas moi, Annabelle, ou Annie, ou Anne, ou Annette, ou Anubis ou Anus.  Anus, voilà, c'est bien.

C'est ainsi qu'Anus a reçu, y'a quelques semaines, la recette de ma soupe à la courgette, que j'avais tapée dans un mail sous la dictée de Mostek, fameuse soupe faite avec amour pour un homme, un vrai, en chair et en os, en bisous et en câlins, entre-temps devenu un ex, et non, c'était pas because ma soupe.

C'est ainsi qu'Anus a également reçu, y'a quelques heures, mon manuscrit "Le savoir écrire pour les filles", que je m'adresse à moi-même de mon pc à mon portable, pour le retravailler car, vu qu'il est épuisé, je vais le rééditer avec une chouette couverture made by une illustratrice belche, rien que ça, une fois.  Drame dramatiquement dramatique, voilà que mon manuscrit se balade dans la nature maintenant.  Je l'ai enjointe de le détruire immédiatement sous peine de représailles abominables pour les siècles des siècles, amen.

Bon, ça pourrait être pire niveau envoi de mails à Anus, je sais pas moi.

J'aurais pu lui envoyer un manuscrit inédit de bibi, genre mon roman qui va se vendre autant que les ventes de Marc et Guillaume réunis, qu'elle enverrait à son nom à un éditeur célèbre et paf, elle deviendrait célèbre aussi, à ma place.  D'ici peu, vous découvririez le best seller d'Anus Valente.

J'aurais pu lui envoyer le relevé de ma carte visa, enfin mastercard, mais peu importe le nom de cette carte, ce relevé de six pages eet demi aurait fait pleurer Anus.

J'aurais pu lui envoyer une sex tape de moi-même, qu'elle aurait vendue à la presse people pour au moins dix euros, c'est ce que je dois valoir.

Je l'ai échappé belle, tout compte fait.

Et promis, Anus, je serai vigilante, à l'avenir.

3
avr

Sur un malentendu… ça peut ne pas marcher

Dingue comme un tas de malentendus peuvent parfois devenir copains comme cochons.

Hier, un message sur Facebook, d’une copine virtuelle que je ne connais pas en real life, même si le but est d’y remédier prochainement.  Elle m’annonce un mail.  Que je ne reçois pas.  Vu que je m’inquiète, je l’interroge et elle me répond qu’elle va au ciné voir Indian palace, à Namur, et me propose de l’y accompagner.  Impossible, je vais moi aussi au ciné, mais pour un autre film, Torpedo.

Dommage, tant pis, ce sera pour une autre fois. Elle conclut d’un « tu as mon numéro de gsm, donc si tu changes d’avis ».

Premier malentendu, je n’ai pas son numéro, ou n’en ai pas souvenance, mais je n’ose broncher, vu ma mémoire alzheimerienne. 

Une fois au cinéma, Torpedo n’est plus à l’affiche, mais pas grave, on avait aussi envie d’Indian palace, je décide donc de prévenir la miss par sms… mais je ne trouve pas son numéro, ma mémoire ne me jouait donc pas de tour, je ne l’ai jamais reçu.

Pas grave (bis), je la reconnaîtrai, j’ai vu sa photo, elle a des dreadlocks blonds.  Pis elle m’a dit qu’elle venait avec une copine et une collègue, donc suffit de chercher trois femmes dont une dreadlockée, et le tour est joué.

Le tour n’est finalement pas joué, car jamais je ne l’ai trouvée.  Mais le film était super, un zeste mélange de jolis paysages, d’humour british comme j’aime, de bons sentiments, de vilaines mégères et d’amour toujours.  Du perfect film comme je les aime, dont on sort avec une banane d’enfer, des étoiles dans les yeux et de l’espoir plein le cœur.

Une fois de retour at home, j’annonce ma présence, et c’est là que nous comprenons tout.

Premier malentendu donc, je n’ai pas son gsm.

Second malentendu, elle a pas dit « une copine et une collègue », soit trois, mais « une copine et collègue », soit deux.

Troisième malentendu, j’ai une mémoire d’éléphanteau alzheimerien, mais aussi une vue de taupe aveugle, vu que sur la photo, point de dreadlocks.   

Quatrième malentendu, sa photo de FB n’est pas la sienne.  Donc j’aurais jamais su la reconnaître.

Cinquième malentendu, elle s’est trompée d’Anaïs en m’envoyant son mail avec son numéro de G, jamais reçu par bibi donc.

Sixième malentendu, elle m’a pas cherchée, vu que j’étais censée être ailleurs.

Et voilà comment les malentendus parviennent à faire se louper deux personnes assises quasi l’une derrière l’autre, car quand j’ai entendu ce bruit de sms en plein milieu du film, ben c’était elle, tchu, qué dérangement, et manque de bol, pile durant une seconde de silence dans ce film somme tout plein de bruits.

Allez, on y croit, la prochaine sera la bonne !  Mais si mais si.

Et dans la foulée, allez voir ce film, il est top.

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11
mar

C'est éreintant d'être maman

Surtout à mon grand âge, allez-vous me dire, bande d'irrespectueux pour le troisième âge que je représente haut la main.

J'ignorais à quel point ce pouvait être épuisant, ces nuits trop courtes car les projets envahissent les pensées, ces réveils toutes les quatre heures pour s'occuper du petit, ces angoisses quotidiennes en espérant que tout ira bien dans l'avenir, bref cette responsabilité incroyable qui tombe sur mes frêles (si, frêles) épaules comme ça, d'un coup, paf.

Oh que oui, être maman d'un domaine sur Hidden Chronicle, c'est épuisant... allez, j'y retourne, le petit ne m'a plus vue depui 3h30, il est temps !

6
mar

Tentative de meurtre dans le bus (bis)

Au bureau ce matin, j’ai bien été tentée par l’idée de commettre un multiple meurtre, mais j’ai songé à la prison, aux oranges, et tout et tout, donc j’ai arrêté d’être tentée par une tentative… je vous raconterai ça un jour, si vous êtes sages.

C’est dans le bus qui me ramenait chez moi que j’ai encore vécu cette tentative de meurtre.

Je n’en fus pas la victime, cette fois (mon bras va mieux, merci), mais le témoin.

Si vous ne vivez pas à Namur, vous ignorez que la ville nous a concocté ce qu’elle appelle une zone de rencontre, dans la rue principale.  J’en ai un jour parlé ici, mais pour rappel, la zone de rencontre est une zone où trottoirs et rues ont disparu pour céder la place à une grande zone genre twilight zone (et je ne parle pas ici de vampires), où piétons, cyclistes et véhicules se côtoient amicalement, se croisent et s’entrecroisent, dans le respect le plus total, avec une vitesse limitée à 20 km/h et une priorité aux piétons, puisqu’ils traversent où ils veulent quand ils veulent, sans d’ailleurs qu’il s’agissent de traverser, puisqu’il n’y a plus de trottoir.  Donc, ils errent dans la zone de rencontre, au centre, à droite, à gauche, et se déplacent au gré de leurs envies, tandis que les voitures les respectent, les observent, les évitent ou les laissent traverser.

Ça c’est la théorie.

En pratique, c’est moi, dans un bus, qui va traverser la zone de rencontre.  Je suis tout à l’avant, à droite, voyant le conducteur de biais, la route devant moi.  Et je lis « L’épopée du perroquet », un drôlissime road-movie dont je me régale depuis quelques jours.

La zone de rencontre est là, qui nous tend les bras, et le chauffeur commence son voyage.  Moi je lis de l’œil droit et je regarde vaguement le paysage de l’œil gauche.

Soudain, en un quart de seconde, la tentative de meurtre, enfin d’homicide involontaire, se produit.

Deux adolescents souhaitent aller de gauche à droite, tentent de passer devant le bus, celui-ci refuse le passage mais fait tout de même un soubresaut qui fait tanguer le véhicule et attire totalement mon attention et mes deux yeux vers la scène, le droit abandonnant un bref instant les injures du perroquet.  Le bus, après son hoquet, redémarre illico, empêchant les jeunes d'avancer à leur aise dans leur zone de rencontre.  Les adolescents, sous la surprise, que je vois sur leur visage, reculent vivement, pour échapper au monstre sur roues, qui poursuit son chemin, comme si de rien n’était.  Sous la violence du mouvement du bus, je m'accroche à la poignée, et mon coeur bat la chamade, d'imaginer ce qu'il serait advenu de ces jeunes s'ils avaient poursuivi leur chemin, comme le règlement de cet endroit les y autorise.

Voilà la zone de rencontre, ma bonne dame.

C'est la xième fois que je remarque ce genre de choses en traversant la rue de l'Ange.

Dites, Messieurs de la ville de Namur, si j’achète un énorme pot de peinture blanche et que je refais des passages piétons aux endroits stratégiques, comme avant, pour qu’on puisse traverser en sécurité, est-ce considéré comme de la destruction de biens publics ou comme de l’assistance à personnes potentiellement en danger ?

6
mar

J'apprends le chinois...

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1
mar

Tentative de meurtre dans le bus

Ce matin, enfin l’autre matin, hier quoi, les petits zamis, j’ai échappé de peu à une mort certaine.

Tout avait pourtant bien commencé, en ce 29 février qui, il faut le rappeler, ne surgit, pouf, qu’une fois tous les quatre ans.  J’envie ces gens qui ne vieillissent qu’une fois par quadrannée.  Oui, bon, même pas drôle, je sais.

Le trajet était paisible, j’avais mon joli manteau rose et mon génial livre en mains, que je découvrais avec gourmandise (L’épopée du perroquet, j’adooooore). Bref, zenitude, plénitude, lecturitude et chaleuritude (cette idée de surchauffer les bus, mamma mia).

Et une fois à destination, ben je descends, comme aurait dit notre ami Lapalisse.  Je ne suis pas la première, je ne suis pas la dernière, vu que j’y vais zen, j’ai tout mon temps.

Devant moi descend une personne.

Derrière moi, plusieurs autres personnes.

Je descends.

Première marche.

Seconde marche.

Soudain, le drame.

Oui, le drame.

Dramatiquement dramatique.

Un cri strident.

Le cri de la porte qui se referme.

Et je peux vous dire que ça fait un bruit de malade, une porte de bus qui se referme.

Et puis c’est violent, une porte de bus qui se referme, très très violent.

Et rapide.

Pas le temps de dire ouf, qu’elle était sur moi, la porte qui se referme.

Elle s’est dirigée vers mon poignet qui, le malheureux, était orné de mes breloques Pandora, qui ne me quittent plus depuis décembre 2009, je les aime d’amour.

Et c’est épais, des breloques Pandora.

Et solide.

Très solide.

Fort heureusement.

Ou malheureusement.

Plus solide que mon pauvre poignet, qui en porte encore les stigmates.

Ben oui, car des breloques Pandora écrasées sur un poignet avec une porte violente qui se ferme, ça fait très mal et ça laisse de grosses traces.

Et j’ai hurlé.  J’ai juré.  J’ai râlé. J’ai pesté.  Je me suis frotté ce pauvre poignet.  En maudissant ces chauffeurs si peu respectueux.  Qui ne font attention à rien.  En pensant à l'avenir qui me guettait, de vieille dame prenant le bus au péril de sa vie, comme toutes les vieilles dames qui le font déjà actuellement, balottées qu'elles sont à chaque tournant, à chaque coup de frein de chauffeurs n'ayant aucune considération pour les "trois jambistes", j'ai nommé ceusses avec canne.

Et je me suis dit que le 29 février était peut-être un vendredi 13 pour moi.  Et que finalement, dans ce cas, j’avais du bol, un bol fou, car il ne reviendrait que dans quatre ans, pas comme les vendredi 13…

24
fév

Mission(s) accomplie(s)

- faire ma vaisselle et découvrir des taches poilues au fond d’une casserole, preuve que sur ce coup là j’ai pas tenu ma résolution de janvier 2011 de faire ma vaisselle chaque soir : fait

- cuisiner des bonbons au chocolat au lait en forme d’ours atteints de la maladie d’elephant man : fait

- cuisiner des bonbons au chocolat blanc en forme d’alligators coupés en deux par une grosse hache : fait

- refaire ma vaisselle, because le chocolat au lait et le chocolat blanc, keske ça salit, keske ça colle : fait

- préparer plein de papiers et de trucs pour faire un film à la manière de The Artist, dénommé The PQist : fait

- écouter Pegao de Marie Laforêt et danser comme une damnée : fait

- écouter Noe de Marie Laforêt et pleurnicher comme un veau : fait

- écouter Richard Toll de Marie Laforêt et danser comme une folle : fait

- écouter Fais-moi l’amour comme à seize ans de Marie Laforêt et rêver comme une ado : fait

- accepter un coaching et un relooking comme ça, à la dernière minute, pour demain à l’aube : fait

- analyser les horaires de bus et de train durant deux heures : fait

- jouer à Hidden chronicle et trouver où se cachait la ceinture, la pyramide, la bouée et le panier, pi atteindre 2.065.930 dans la scène sports d'hiver : fait

- retarder ma sortie de demain soir because coaching et relooking à la capitaaaaaaaaaale : fait

- emballer un cadeau rectangulaire et foirer totalement l’emballage alors que rien de plus simple à emballer : fait

- me dire que je ferais bien une sieste car le WE va être chargé : fait

- faire ma sieste : j’y vais

19
fév

J’ai testé Priceminister et les Hamptons à la belge, une fois

Je ne vous ai pas encore raconté mon réveillon de nouvel an, les petits zamis.

Mais mieux vaut tard que jamais !

Pour mon nouvel an, donc, big surprise de la mort qui tue la vie, j’ai été invitée aan de kust.  Et pas aan de n’importe quelle kust, ma bonne dame.  J’ai été invitée aux Hamptons à la belge.  Vous connaissez les Hamptons, cet endroit hypra chic près de New-York, où Carrie Bradshaw allait parfois (je sais, mes références culturelles sont stupéfiantes) ?  Et bien en Gelbique on a pareil, et ça s’appelle Knokke.

Je n’y étais plus allée depuis dix ans, à Knokke, et j’ai réalisé à quel point c’est… c’est… ben les Hamptons quoi.  Des 4/4 à tous les coins de rue, des femmes en fourrure à tous les coins de trottoir (mais elles n’y bossent pas, rassurez-vous) et des fringues chics à tous les coins de vitrines.  Un snobisme fou qui ne me convient pas trop, je dois l’avouer, même si c’était amusant comme tout d’observer vivre cette faune dans son élément naturel.

Mais ne boudons pas notre plaisir, c’était une super invitation, c’était mon premier réveillon aan de kust, et se souhaiter « bonané » en regardant la mer et buvant une coupe, feu d’artifice à gauche, feu d’artifice à droite, 10 degrés dans l’atmosphère (et oui, c’était avant l’arrivée de la Sibérie belge), le tout en chouette compagnie, avec plein de bonnes choses à manger et à boire et plein de jeux de société, c’était que du bonheur.

Et c’est de jeux de société que je veux vous parler ce jour, car durant ce réveillon, j’ai découvert deux nouveaux jeux :

Le premier, dont j’ai oublié le nom, est sympa comme tout, mais à éviter car il cause des disputes et des crises d’hystérie, étant donné qu’il s’agit de saisir, violemment et en premier, un truc en bois placé au centre de la table, lorsqu’on repère un doublon dans les cartes.  Ma main et la blessure purulente (j’exagère un peu, pour le fun) qui l’a ornée durant quelques jours s’en souviennent encore.

Le second, c’est Time’s up.  Et j’adore ce jeu totalement démentiellement génialement extraordinairement super.  Quelle soirée, je vous dis pas !  On a ri, de plus en plus qu’on sifflait nos coupes de champagne new yearesques, cela va de soi.  Un bonheur que ces parties de Time’s up.

Alors, quand on m’a proposé de tester Priceminister, ben j’ai directement pensé à le faire en achetant un Time’s up, of course.  Et j’ai pris la version famille, pour pouvoir jouer… ben en famille, tant qu’à faire.

Priceminister propose une foultitude de choses dans une foultitude de domaines à une foultitude de prix (j’aime le mot foultitude, en ce moment).  Bon, blonde comme je suis, il m’a fallu un petit temps pour bien comprendre le principe de comparaison de prix et de fournisseurs, mais une fois que j’ai enfin pigé, j’ai passé ma commande les doigts dans le nez.

Et trois jours plus tard, bonjour facteur merci facteur bonne journée facteur.  Mon Time’s up family.  Bien emballé, en bon état, prêt à être « consommé ».

Maintenant, y’a plus qu’à tester avec une nouvelle soirée jeux, oh yeah.

Le seul reproche que je peux faire à Priceminister, enfin surtout à ceux qui y proposent leurs services, ce sont les frais de port carrément exorbitants pour la Belgique, surtout lorsqu’on compare avec par exemple, Amazon, qui, ces dernières années, est parvenu à faire des efforts considérables afin qu’enfin mon petit pays ne soit plus lésé.  Je suis convaincue que d’ici peu Priceminister s’alignera et permettra de recevoir livres, jeux et autres objets commandés moyennant des frais de port minimes ou carrément gratuitement.  Oh yeah (bis).

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8
fév

La colle du jour, the result

Les petits zamis, vous n'avez pas trouvé, mais c'était introuvable, ou presque.  Merci pour toutes vos propositions, c'était cool de découvrir tout ce que cette photo a pu vous inspirer.

Alors, ce petit objet blanc, je l'ai trouvé dans ma salade de crudité, ce samedi, laquelle accompagnait un délicieux croque hawaaï, que j'ai dégusté durant notre attente du gentil dépanneur Touring, afin d'échapper au froid, juste après la photo du cimetière publiée il y a quelques jours.  ça va, vous suivez encore ?

Et ce petit objet blanc c'est un bout de porcelaine.  Donc un bout d'assiette, de tasse ou de quelque chose du genre.

Je peux vous assurer qu'une fois en bouche, ça croquait drôlement, et je bénis le ciel que ça ne m'ait pas cassé une dent, avec tous les déboires dentaires que je vis actuellement.

Donc ça croquait, et ça se désagrégeait, alors je l'ai extrait difficilement de mon orifice buccal, un peu comme une arrête au milieu d'une bouchée de poisson, et j'ai découvert ce dont il s'agissait.

Ensuite, impossible d'avaler toutes ces crudités, trop peur d'avaler des miettes de porcelaine désagrégée dans la foulée, j'ai donc été tout cracher dans les jolies toilettes de l'établissement.

Cet établissement, c'est la Brasserie L'excellence de Saint-Servais, et, outre cet incident, je me dois de vous dire que la déco y est excellente, l'accueil y est excellent, la bouffe y est excellente et la terrasse, que je testerais bien cet été, because chuis téméraire, y semble excellente.

Allez, je vous la remets la photo...

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22
jan

J’ai testé la zone de rencontres de la rue de l’Ange à Namur

NDLR : ce billet n’intéressera que ceusses qui vivent à Namur, capitale de la Wallonie, région (jusqu’à quand ?) de Belgique, royaume d’Europe, continent de la grosse boule bleue, planète du système solaire.  

Mais en fin de compte, non, il intéressera tous ceux qui marchent ou qui roulent, puis tous ceux qui aiment lire de très longs billets de ma part, très très longs…  Donc il intéressera tout le monde, CQFD.

Ma ville a plein de projets.

C’est formidable.

Bon, si elle pouvait avoir le projet de surveiller la nuit ceusses qui procèdent à des dépôts sauvages de toutes leurs merdes dans les rues, d’attraper les voleurs de mon argent quand, gentiment, j’accepte de faire de la monnaie et de mettre des PV aux voitures qui refusent de me laisser traverser le matin quand je vais gentiment bosser, la vie serait parfaite, mais ma ville a des projets et c’est déjà formidable.

Parmi ces projets, désormais abouti, celui de rénover la rue de l’Ange et sa jolie place éponyme.

En faire ce qu’ils appellent une zone de rencontres.  

Oh oh oh, sont-ils sponsorisés par la page orange ?  Va-t-on pouvoir y croiser des célibataires bruns et ténébreux ?  Boire des verres en faisant connaissance ?  Draguer lourdement sur les terrasses ?

Non.

D’après les dessins que j’ai vus, au moment du début des travaux, je ne sais plus où d’ailleurs, une zone de rencontres est une zone où voiture, bus, camions, motos, vélos, poussettes, chaises roulantes, piétons, chiens, tyrannosaures et escargots (hé, on est à Namur hein) se croisent, s’entrecroisent et se croisent encore, sans que les uns doivent être sur les trottoirs et les autres sur la rue.  Plus de trottoir, plus de rue, juste une zone où tout le monde s’aime d’amour, se respecte et, comme on dit en anglais (because en français je trouve pas l’expression exacte), « care for each other ».

Trop de la balle, non, une zone de rencontres ?

En plus, en été, on pourra manger son bout de pizza hut dégoulinant de gras ou suçoter sa boule de sorbet fraise home made par le Glacier de Namur, carrément sur la rue, comme ça, à l’aise blaise, cool raoul, relax max, en profitant des rayons du soleil, des gazouillis des pigeons (oui, bon, ça roucoule, mais gazouillis, c’est joli non ?).

Et qui sait, dans cette ambiance paradisiaque, si les rencontres avec des bruns ténébreux ne seraient pas envisageables… en option quoi, histoire que la place de l’Ange se transforme, pour certains, en place de Cupidon.

Ça a pris du temps, bien sûr, l’aménagement de cette place et de cette rue.  Enormément de temps, mais on dit que patience est mère de… euh de quoi ?  Sûreté non ?

Résultat :

Un magnifique ange tout doré.  Eblouissant.  Lunettes de soleil vivement conseillées.

Une rue où trottoirs et zone de circulation restent à explorer.

De jolis bancs en bois dans tous les sens.

Et…

Et…

Et…

Des voitures dans tous les sens (bis).  Et à toutes les vitesses mais surtout à toute vitesse.  

Et plus de passages pour piétons.

Au début, j’ai cru que les travaux n’étaient pas terminés et je ne cessais de me demander « mais quand eske la ville va enfin prendre son pot de peinture blanche et son pinceau en poils de mammouth pour nous redessiner les passages pour piétons entre les quatre coins et la rue Marchovelette ? ».  

Ben oui, accessoirement, soit dit en passant, juste comme ça quoi, c’est pratique pour traverser, un passage pour piéton, même si ce n’est malgré tout pas une traversée de tout repos ni sans danger, croyez la piétonne qui vit en moi.

Au fil du temps, j’ai fini par capter (tilt) : pas de passage pour piétons, puisque plus de séparation zone de circulation / zone piétonne.  

ZONE DE RENCONTRES, on t’a dit, Anaïs.  Donc zone pour tous, avec priorité aux piétons, qu’ils disent.  Ils ne font que le dire, bien sûr.

Ils disent aussi que le stationnement y est interdit.  Logique, puisque les piétons peuvent circuler librement, de façon prioritaire.  

En pratique, il en va tout autrement.

La première fois où j’ai failli mourir, c’était aux quatre coins.

J’ai eu l’outrecuidance, marchant sur le trottoir qui n'en est plus vraiment un, de vouloir traverser vers les magasins de bijoux d’en face.  Mon goût pour la pacotille a failli me tuer.  Moi, je voulais juste traverser, n’ayant pas encore assimilé le principe de la zone de rencontres sur laquelle je peux me balader sans crainte, sans devoir me coller aux façades et donc sans traverser, puisque je suis chez moi.  J’ai donc regardé à gauche (puis à droite, en réflexe ridicule, vu que la rue est à sens unique) et j’ai vu débouler un bus, sur la bande qui lui est réservée.   Bêtement, je me suis dit « ok, le passage piéton n’a pas encore été refait, mais il va me laisser passer », alors que j’aurais dû me dire « zone de rencontres, traverse où tu veux, et viva la vida ».  Mais j’ai vu dans le regard du chauffeur (parfois, ma myopie me laisse un répit) « toi, tu dégages, bouffonne ».  Et je me suis alors dit « bête Anaïs, pas de passage piéton, tu ne peux pas passer, vilaine, révise ton code de la route », et j’ai reculé gentiment pour laisser passer le mastodonte (et dans la foulée sauver ma peau), à la vitesse de 20 à l’heure en degrés Fahrenheit et non Celsius, soit genre 40 à l’heure au minimum.  Je le croyais dans son droit, il n’en était rien.  Mais comme je le dis souvent, grossièrement, « gros pouet pouet, petite quéquette ».  Un dicton qui se confirme régulièrement, au sens figuré hein.

La seconde fois où j’ai failli mourir… ben y’a pas de seconde fois.

Car désormais, lorsque je me trouve aux quatre coins, je choisis l’un des deux "trottoirs" et je tente de ne le quitter sous aucun prétexte.  Je tiens à ma vie hein.  Et si, témérairement, je dois traverser, car, après une course à l’Inno, je dois aller m’approvisionner en lasagnes Farniente chez Match, j’attends, bien souvent désespérément, qu’il n’y ait plus de voitures, car sans passage piéton, je n’ose m’engager comme je le fais habituellement, l’image de ma carcasse envoyée en l’air par un 4/4 hystérique ne me donnant nullement envie de prendre un tel risque.

Et bien sûr, dans toute cette histoire, s’ajoutent les dizaines de véhicules qui stationnent en toute impunité le long des trottoirs, trottoirs qui… n’existent plus, je vous le rappelle.  Comment se garer le long d'un trottoir inexistant, ça, je cherche encore l'explication.  Ils ont de la place, puisque les zones interdites de stationnement avant les passages piéton ont disparu.  Que du bonheur quoi !  Bon, accessoirement, il est bien indiqué aux quatre coins que le stationnement est interdit partout en zone de rencontres, et ce afin de faciliter les rencontres, faut-il encore le répéter, mais nous sommes en 2012, que diable, une zone de rencontres, mais pour quoi faire ?  A Namur, ville de mon enfance, berceau de mes premiers pas (je deviens triste là, il est temps que ce billet se termine) on ne se rencontre plus, on ne se salue plus, on ne se regarde plus.

Finalement, cette zone piétonne est devenue une zone de non-droit pour les piétons.  Mais la rue de l’Ange porte désormais vraiment très bien son nom.  Car à voir ce qui s’y passe quotidiennement, que j’observe confortablement assise dans le mastodonte qui me sert de moyen de transport (c’est bien plus secure, comme dirait JCVD), je crains que, dans les semaines à venir, l’un ou l’autre piéton ne soit malencontreusement transformé en ange par ces automobilistes tout puissants.  

C’est malheureusement la seule solution pour que les choses changent : qu’un drame se produise.

Photos de Christian Delwiche, créateur du célèbre site de photos Bia bouquet et de cette page Facebook.  Et puis celle-ci aussi.

 

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11
jan

La question existentielle du jour...

L'autre jour, j'ai observé une femme se maquillant.

Passionnant.

Surtout quand j'ai remarqué qu'elle se maquillait entièrement de la même main, la droite.

Dingue.

Passque moi, je pensais que tout le monde faisait comme moi : se maquiller l'oeil droit avec la main droite et l'oeil gauche avec la main gauche.

Ben que nenni.

J'ai alors analysé exactement ma façon de me maquiller.  Vous en conviendrez, c'est un sujet d'étude passionnant et utile pour l'avenir de la planète.

Et ben voici les résultats :

- pour le crayon sous les yeux j'utilise uniquement la main droite, sans doute en bonne droitière que je suis

- pour le fard à paupière et le mascara, je fais l'oeil droit avec la main droite et l'oeil gauche avec la main gauche

Mon côté ambidextre, que j'ai déjà repéré lorsque je bois à la tasse sans jamais voir le motif because je la tiens à la main gauche, ma tasse, ou lorsque je tente d'ouvrir une boîte de conserve en me contorsionnant de façon stupéfiante, ressort donc lorsque je me maquille.

Et vous ???????????????????????????

Répondez en commentaire, avec plein de détails (croustillants) ou, si vous être super timides de la mort qui tue, via le sondage qui préservera à tout jamais votre anonymat, because cette question est vraiment indécente et personnelle, même si existentielle :

Comment vous maquillez-vous ?
Avouez...
De la main droite
De la main gauche
De façon ambidextre

Résultats

 

27
déc

Voyage en nostalgie dans un remake de C’est du propre

J’ai récemment pris une big décision : ranger la pièce qui m’a servi à un certain moment de ma vie de bureau / chambre d’amis / grenier, devenue, au fil des années, un grenier, simplement un grenier.  Un grenier mal rangé en plus, malgré mes investissements dans ces chères Billy (les bien connues bibliothèques Ikea).  Mal rangé car j’ai la sale habitude, plutôt que de ranger, de déplacer d’une pièce à l’autre : je range le living en encombrant la chambre, puis je range la chambre en encombrant cette pièce-là.  J’ai une seconde sale habitude : ne rien jeter.  Emmagasiner mon passé.  Et vu que j’adore acheter, ça vous donne une idée de la gravité de la situation : livres, CD, DVD, souvenirs de chaque lieu de villégiature, livres scolaires jugés encore utiles, photos, extraits de presse, articles écrits par bibi, papier de la multinationale que je gère tant bien que mal, anciennes fringues dans lesquelles je n’entre plus (et si j’y entrais, je n’oserais bien sûr pas sortir avec sauf pour un bal costumé années 80-90), mais sait-on jamais que 1. je maigrisse, 2. la mode revienne aux épaulettes, 3. une terrible maladie synonyme de ce bestiau qui se déplace de traviole me frappe (et le 3, je prie tous les saints pour que jamais jamais jamais).  Et puis sinon, je recyclerai en torchons ou pyjamas, rien ne se perd titchu.  Sans oublier les fringues, que là, vu que mon pied a grandi (paraît que le pied se tasse avec l’âge), le bougre, je jette parfois, si j’en ai le courage.

Et là, j’avais atteint la situation des pires clients de C’est du propre.  En version bordel et poussière uniquement, rassurez-vous.  Dans cette pièce, pas de sacs poubelles pleins d’asticots et d’odeurs putrides, pas de vieilles assiettes poilues, rien que du sec, du poussiéreux, du encombré.  Tellement encombré qu’il était impossible de circuler dans la pièce.  Plus un mètre carré de disponible, rien que des box en plastique remplis, des livres éparpillés partout (cette manie d’aimer lire me perdra, je l’ai toujours su).

Ma décision fut donc prise un beau matin : chaque jour, j’allais bosser une demi-heure chrono dans cette pièce.  Pas plus, histoire de ne pas être dégoûtée trop vite, pas moins, histoire d’avancer un peu.

Le pire, quand on range une pièce dans cet état, c’est qu’il faut d’abord dégager le sol pour pouvoir y circuler.  Et le pire du pire, c’est qu’on passe plus de temps à déplacer le brol d’un coin à l’autre de la pièce : je vais arranger le coin bibliothèque, allez zou je bouge tout vers le coin bureau, puis je range le coin bureau, je redéplace vers la bibliothèque, puis je fignole la bibliothèque en déplaçant à nouveau tout mon barda.

Mais petit à petit, jour après jour, j’ai réussi.

Le premier jour, après une demi-heure, j’ai rangé tous les livres dont je vous parle chaque dimanche, jusqu’alors installés en piles instables au pied de mes bibliothèques.  En jouant à la chaise musicale, je récupère de la place : les dictionnaires vont dans le bureau, les classeurs dans le meuble, et les livres à leur place dans la bibliothèque. Bon, ça, ça me prend trois heures hein, ne rêvez pas, après la première demi-heure on ne voit pas la différence.

Le deuxième jour, je continue à me salir les mains dans les livres poussiéreux.

Le troisième jour, j’abandonne l’idée de ne bosser qu’une demi-heure, sinon mon opération rangement va durer jusqu’au 1er novembre 2015 au bas mot.  Je bosse donc quand ça me chante.  Et ça me chante souvent, vu que quand je ne suis pas dans la pièce en question, je n’arrête pas de penser « ah je mettrais bien ça là, je déplacerais bien ce meuble, et mettre ça à la place ».  Un tantinet obsessionnel quoi.

Le cinquième jour, j’entame les gros travaux : déplacer trois bibliothèques.  Qu’il me faut vider au préalable, ah ah ah.  Et là, le bordel prend des proportions encore plus énormes qu’au début du rangement.  Mais je ne me laisse pas envahir par le désespoir, et courageusement (tel un des sept nains), je vide les bibliothèques, je perce un passage dans le brol et je traîne les meubles à leur nouvel emplacement.  En me pétant le dos, bien sûr, histoire d’avoir un joli souvenir.  Puis je regarde le résultat.  Sympa.  Puis je regarde le brol : pire qu’avant le premier jour.

Le sixième jour je prends mon courage à six mains, car il m’abandonne.  Je déplace des bacs à rangement A4 récupérés de là oùsque je bosse quand on a déménagé il y a … sept ans.  Pratiques, mais jamais utilisés.  Ils sont attachés par deux, je décide de les laisser seuls pour en faire une tour.  Quatre heures, six litres de sueurs et six cents jurons plus tard, j’ai réussi.  Ces rangements sont une bénédiction : je peux y glisser tous les souvenirs débiles et/ou déprimants et/ou émouvants que je retrouve :

- une déclaration d’amour d’un homme que je n’aimais pas en retour (pourquoi je l’ai gardée ? passque j’ai reçu peu de déclarations d’amour dans ma vie, alors tant qu’à faire)

- une déclaration d’amour que moi j’ai faite, et qu’il a laissée là, sans réponse, car il ne n’aimait pas en retour (pourquoi je l’ai gardée ?  par sadisme envers moi-même, pour ne plus jamais déclarer mon amour, d’ailleurs je ne l’ai plus jamais déclaré)

- cette rose séchée extraite d’un bouquet offert par… dingue, j’ai oublié son nom, alors que j’ai couché avec, tchu

- le numéro téléphone d’un mec dont j’ai cherché en vain le nom il y a quelques mois, quand je l’évoquais avec des copines

- des faire-part de décès en pagaille, bonne-maman, bonne-maman, bon-papa, bon-papa, papa, et d’autres encore

- des coupures de presse relatant des événements auxquels j’ai assisté

- un plumier plein de souvenirs d’adolescence, dont cette fameuse photo volée dans le bureau du préfet d’éducation, d’un mec qui me faisait craquer (j’en ai déjà parlé non ?  quelle aventure)

- une photo extraite d’un voyage scolaire, découpée pour ne garder qu’un visage masculin… dont j’ignore actuellement tout, tchu cet Alzheimer précoce, c’est saoulant

- le classeur que j’ai utilisé durant toutes mes années de rénové, avec plein de petites notes, de mes copines, ou de phrases, du genre à pleurer dans les chaumières qu’on écrit quand on est ado et qu’on vit sa crise d’ado, triste monde cruel, classeur recouvert de photos publicitaires de Marie-Claire, que j’achetais chaque année à la rentrée  

- des cartes et bricolages de ma filleule, du temps oùsqu’elle était haute comme trois pommes et me déclarait sa flamme enfantine

- la carte accompagnant le fameux bouquet, signée… ce qui me permet de retrouver son nom.  Vous voyez que tout garder a du bon, passqu’oublier le nom d’un mec avec qui j’ai fait la chose, j’aime pô ça.

Le septième jour, comme dieu le père, je me repose.  Non mais, pourquoi lui et pas moi ?

Et les jours suivants, je continue encore et encore, passque c’est que le début d’accord d’accord.

Au bout de tous ces efforts, j’obtiens une jolie pièce pleine de lumière, avec un coin bureau, un coin biblio et un coin disco, si c’est pas le bonheur ça, je vous le demande, keske c’est…

Finalement, ce rangement, c’est comme une sorte de voyage dans le passé, une sorte de travail de deuil peut-être.  Version optimiste : ranger, faire le vide, pour un nouveau départ.  Version pessimiste : ranger, tout préparer pour un départ, pour LE départ.  Paraît que les gens qui vont passer de l’autre côté, inconsciemment, rangent tout, préparent tout.  Brrrrr, ça fait froid dans le dos. Oui, bon, restons sur la version optimiste, c’est mieux.

Une fois le travail bien avancé, une fois que j’ai dégagé et organisé le coin bibliothèque/musique, je branche la chaîne hi-fi héritée de mon père il y a des mois déjà, que j’avais stockée sur quelques centimètres carrés libres et je pars en voyage… un voyage musical.

22
déc

Bilan de cette grève

- a profité de la tuture d'un collègue pour aller bosser, qu'il en soit remercié à jamais

- a bossé comme tous les jours, car dans le privé, la grève, on connaît pas, le client est roi (même que parfois le client il ferait bien de piger que le roi n'a plus tous les droits, sinon on le décapite, y'a un précédent)

- a testé plein de choses issues d'un panier gourmand reçu au taf : liqueur de cerise, liqueur de chocolat, praline, macaron, foie gras... c'était cool de bosser dans ces conditions

- a ensuite dépensé des sous en traversant la ville pour rentrer at home sur ses petons car a acheté un cougnon pour avoir des forces pour la marche qui s'annonçait (1,80 eur le cougnon, a cru s'évanouir, c'est plus 30 francs un cougnon ?)

- s'est offert une bague, sans raison, juste comme ça, passqu'elle le vaut bien

- a acheté plein de lasagnes farniente dans la foulée

- et des beignets de crevettes

- et une boîte Gaston avec plein de biscuits chocolatés dedans

- a décidé d'augmenter le montant mensuel consacré à son épargne pension, car grève ou pas grève, elle sera minable, sa pension, quoi qu'il advienne

30
nov

J’ai testé le monde des odeurs

Hier, je suis allée chez le véto avec le rat.  Rien de grave, rassurez-vous, ô chers lecteurs fous de ce petit (enfin, c’est subjectif) qui partage ma vie.  Visite de routine.  Entretien annuel.

En arrivant, étonnamment, je repère immédiatement que la salle d’attente est étrangement peuplée : au fond, quinze maîtres et maîtresses (d’animaux hein, je ne parle pas de pratiques SM), entassés avec leurs bestiaux, comme dans un wagon éponyme.  Au fond, l’autre, opposé, assise sur une chaise, entouré de deux chaises vides, une seule personne, à l’allure douteuse, un petit caniche qui fut un jour blanc sur les genoux.  Au milieu, moi, devant faire un choix cornélien : m’entasser au fond, me poser à l’autre fond.

N’ayant pas vraiment le choix, j’opte pour l’autre fond, où trône une chaise désespérément vide.

C’est en m’y installant que je comprends l’ampleur de la situation.  Ou plutôt l’odeur de la situation.  Un bref instant, je maudis tous les réfugiés d’en face pour ne m’avoir adressé aucune avertissement, les salopards.  Mais je suis assise, et je n’ai plus le choix.  Bien sûr, je pourrais prétexter un rendez-vous oublié et m’enfuir en courant, mais je suis une très mauvaise menteuse et, persuadée que mon « ooooooooooh non, j’ai totalement oublié mon détartrage / ma mise en plis / mon cinq à sept crapuleux / mon menu ok du Quick » d’un ton aigu sonnerait totalement faux.  Alors je reste assise, malgré l’odeur pestilentielle et indéfinissable.  Et surtout, malgré les propos du « charmant » monsieur à côté duquel j’ai eu malheur d’établir mon QG, qui s’adresse à son chien d’un ton plein de reproche « oui mon chéri, n’aie pas peur, je sais, je sais, tu as peur, je sais, elle est vilaine la dadame, mais n’aie pas peur, je sais, je sais, calme-toi, on était mieux avant mais ça va aller, allons allons, calme-toi, je t’aime ».

Oui, bon, ben si je dérange, vous pouvez partir, Monsieur Sac poubelle.  Monsieur Sac poubelle n’est cependant pas le surnom adéquat, je proposerais plutôt Monsieur Vieille odeur de pas lavé depuis deux semaines et de fringues qui n’ont plus connu la machine à laver depuis la dernière guerre et de caniche en grève de toilettage. Là, c’est plus adéquat.

J’en suis à tenter de trouver une solution pour me boucher le nez en toute discrétion et refréner les nausées qui m’assaillent, lorsque la porte s’ouvre.

Entrent deux femmes et deux grands chiens baveux ayant sans doute atteint un âge canonique en calculs canins.  Tous se déplacent difficilement et décident donc de se réfugier près de moi, sur la seule chaise encore disponible, de l’autre côté de Monsieur Vieille odeur.  Je tente de leur jeter des regards lourds de sens (sens = enfuyez-vous tant qu’il en est encore temps), en vain, je ne reçois que des regards bovins en retour.

L’une des dames, sans doute la plus jeune, invite l’autre à s’asseoir, tandis qu’elle reste près de la porte, pour une raison que je comprends rapidement vu la nouvelle odeur ayant envahi les lieux : elle a la clope au bec.  C’est bien parce que ça fait déjà dix minutes que je supporte tout ça, sinon, tant pis pour ma voix aigue de menteuse, je me la jouerais détartrage / mise en plis / cinq à sept crapuleux / menu ok du Quick.  Non, mais, sérieux, c’est quoi ces gens ?

Mais je prends patience car un jour, je le sais, je le sens, ce sera mon tour, et celui du rat, et nous échapperons à cet enfer pour rejoindre notre gentil véto d’amour.

En attendant, je profite de ce nouvel avantage : la puanteur de tabac neutraliserait presque la vieille odeur de pas lavé.  J’ai bien dit presque.  Mais un presque qui n’est pas un tout à fait, et moi, je sens la nausée m’envahir de plus en plus.  Ce serait tout de même malvenu d’ajouter cette nouvelle odeur, me dis-je.

Alors, au bout de quelques minutes supplémentaires, je regarde ma montre sans discrétion, je prends ma voix de fausset et je m’écrie « oh, non, déjà cette heure-là, pas le choix, je dois partir pour mon  = détartrage / ma mise en plis / mon cinq à sept crapuleux / mon menu ok du Quick » (afin de préserver l’identité des protagonistes et la mienne, le réel prétexte a été tenu secret), et je m’enfuis en courant.

Une fois chez moi, j’ai la sensation que les odeurs me collent encore à la peau de façon effroyable.  Elles sont sur mes fringues, dans mes cheveux, dans mon nez, qui va pourrir et se liquéfier, ne pouvant supporter un tel affront.  Je jette alors toutes mes fringues dans la machine à laver et je me jette sous la douche, tandis que le rat se roule dans la sciure, pour évacuer lui aussi les odeurs, à moins que ce ne soit de joie d’avoir échappé à son entretien annuel.

Et un super dessin de Fanny pour immortaliser la scène.  Son blog plein de jolies choses, il est iciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.

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25
nov

Le mystère du 05/523.52.90 est résolvu

Je sais je sais je sais, on dit pas « résolvu », mais moi j’aime.

Pour ceusses qui ne sont pas mes zamis sur Facebook (vilains pas beaux va, vous voulez pas être mes amis, m’apprivoiser, comme un chtit renard tout doux ?), j’ai, la semaine dernière, posté le message suivant :

« j'entends une douce mélodie, ooooh comme c'est mimi, Clair de lune, mon morceau favori (et bien avant que ce soit celui d'Edwaaard), je me laisse bercer jusqu'à réaliser que c'est la sonnerie de mon nouveau gsm... trop tard, ça sonne plus. 05, c'est quelle région de Belgique ça ? »

C’était le 17 novembre, je viens de le voir sur mon mur.

Le 18, rebelotte.  Douce mélodie, mimi, Clair de lune, je me laisse bercer, trop tard ça sonne plus.  Il est 13 heures.

Le même jour, 20 heures, rebelote.

Et là, mon sang ne fait qu’un tour, malgré le cholestérol qui ralentit sa course, et je rappelle illico.

Ça sonne dans le vide, puis j’ai un répondeur, sur lequel je m’égosille en demandant que cesse ce harcèlement.  Tchu, faut que j’aille voir un psy pour parvenir à calmer ma colère, des fois.

Le lendemain, en rentrant chez moi après une journée en ville (Mon pire cauchemar, souvenez-vous, j’en parlais il y a peu), un appel en absence, sur mon fixe cette fois.  Toujours ce 05.  Je consulte 1307.be, en vain.

Dimanche, je suis tranquille.

Lundi aussi.

Mardi aussi.

Hier, en rentrant chez moi, zont encore tenté de m’appeler.

Et ce jour, sur mon fixe, ça sonne.  Le 05.

Cette fois ça va barder de chez barder de chez barder de chez barder.

Quoi qu’on veuille me vendre, je me rebiffe.

J’ai tout prévu :

Madame, c’est pour savoir où vous avez pris votre ligne fixe téléphonique ?  J’ai pas de ligne fixe, non non je vous jure, ah bon, vous m’appelez sur une ligne fixe, ben si je vous dis que j’en ai pas.

Madame, c’est pour vous vendre de la piquette à prix de grand cru.  Attendez, j’appelle mon parrain aux AA pour avoir son accord.

Madame, c’est pour une assurance obsèques.  La madame elle est plus là, rappelez demain, après son enterrement, merci.

Madame, c’est pour aider les petits enfants qui meurent de faim.  Donnez-moi votre adresse, je vous envoie un doggy bag.

Madame, c’est pour vous échanger votre vieux canapé contre un tout nouveau tout beau tout cher.  Je suis adepte du sexe sur canapé, ça pose pas de problème les taches de sperme sur mon vieux canapé ?

Madame, c’est Voo.  Ben oui je sais que c’est vous.

Mais finalement, rien de tout cela.

Madame, c’est une société mandatée par Electrabel pour tester votre niveau de satisfaction suite à votre dernière plainte via le formulaire on line. 

Cooooooooooooooool, je vais pouvoir me lâcher.

Ça prendra dix minutes.

Même vingt ça me va.

Nous vous garantissons l’anonymat.

Oh, dommage, je peux vraiment pas laisser mes coordonnées ?

Ah, quel plaisir de dire que, pour résoudre les bourdes d’Electrabel, il aura fallu six semaines (question subsidiaire de la dame : ça fait combien de jours, 30 ?  Non, 42), que j’ai dû contacter par mail, par téléphone, par téléphone, par téléphone, par mail, via le shop, par mail et puis par téléphone, et oui rien que ça ma bonne Dame.  Que mon problème ne s’est pas résolu facilement, enfin attendez, quand vous demandez « résolution facile du problème, oui ou non », vous entendez suite au dernier contacte ou depuis les semaines que ça durait ?  Réponse : d’accord, je note.  Euh, zavez compris la question ?  Non ?  Bon tant pis hein.

Et tout ça avec le sourire, because la dame était toute gentille même si pas toujours futée, vous l’aurez remarqué.

Le mystère est donc résolvu.

Et pour la petite histoire, mes soucis Electrabel aussi, enfin jusqu’à nouvel ordre.  Ils ont cessé de me facture pour des logements qui ne m’appartiennent pas et de me débiter des provisions pour les mêmes logements, c’est déjà le bonheur intersidéral, non ?

28
sep

Entendu dans le bus...

... et ça m'a bien fait rire : "certaines filles ont plus de maquillage que de cerveau". 

Dit par un ado bien poli qui a refusé de s'asseoir sur une place qui se libérait pour me la laisser.  Oups, soit j'ai l'air d'être enceinte, soit d'entrer dans le troisième âge... On va dire que pour un ado de 14 ans, je suis dans le troisième âge.  Et puis des ados comme ça, qui offrent leur place, c'est plus rare qu'un crapaud dans lequel se cache un prince, alors j'ai pris.

20
aoû

Et voilà me suis encore fait schtroumpfement avoir

J'avais dit qu'on ne m'y prendrait plus, mais je me suis schtroumpfement trompée...  Dingue comme ces petits êtres bleus qui sont toujours heureux me réduisent en esclavage...

Mais ma vie est un drame :

Déjà que je n'ai pas su avoir l'album, because j'avais rangé mon bon et que pour moi ranger = perdre, et que je l'ai retrouvé ensuite mais que la caissière veut plus me le changer, mais je viens de réaliser qu'il me manque pas 1 schtroumpf mais 11 !

Un drame je vous dis.

Vous auriez des petits Schtroumpfs Delhaize dont vous ne faites rien, à donner ou vendre pour une modique somme (pas comme ces arnaqueurs sur le net) ?

En attendant, voici mes petiots :

schtroumpf2011.JPG

19
aoû

J’ai testé zooplus.be

zoo.gif

Vous connaissez zooplus.be ?  C’est un site belge (une fois) qui propose plein de trutrucs pour les chienchiens, les chachats ou les autres bestiaux.

Des trutrucs à bons prix, parfois.  J’ai donc décidé d’y acheter des trutrucs pour le rat et la souris.  Une fois ma réduction de parrainage et tout et tout, ben les trutrucs me revenaient quasi moitié moins chers que dans le commerce, une bonne affaire je vous dis.

Nan, je fais pas la promo de zooplus.be, vous me connaissez tout de même.

Niveau prix, c’est hyper pratique, donc.

Mais niveau pratique, c’est pas le pied…

Une fois la commande passée, elle prend un à deux jours pour être préparée, et trois à cinq jours ouvrés pour être livrée… du moins sur la page info, car sur la page conditions générales c’est cinq à sept jours ouvrés.  Ça commence bien, si sur le même site, les infos varient à ce point.  La livraison a lieu entre 8 et 16 heures.  Si je compte bien donc, une fois ma commande lancée, je dois donc rester de planton at home durant plus de sept jours, et ce de 8 à 16 heures, des fois que ma commande arriverait…  Déjà, c’est d’un pratique absolument absolu.  Faut rien prévoir du tout, juste attendre.  Et être zen.

Je profite donc d’une semaine de congé pour passer commande d’un demi-container de marchandises.  Jeudi dernier à l’aube, que je passe ma commande.  J’ai le choix entre deux transporteurs, TNT ou GLS.  Je choisis, au hasard, TNT.

A 14 heures, je suis avertie que deux colis sur les trois sont prêts.  Waw, rapide.  A 18 heures, j’apprends que le troisième colis est prêt.  Vu l’heure, je crains de ne pas tout recevoir en même temps, comme d’ailleurs précisé sur le site, j’étais avertie.

Sur le site web de TNT, je peux d’ailleurs suivre le cheminement de mes colis, et j’apprends dès vendredi que les deux premiers sont en route, tandis que le dernier stagne.

Mardi, première journée de « véritable congé », après le long week-end du 15 août.

Mais pas vraiment congé, puisque mon réveil sonne dès 7 heures 30.  Et oui ma bonne dame, c’est ça vivre seule.  Le livreur peut se pointer dès 8 heures, je dois prendre ma douche avant.  Because si j’entends pas, mes colis retournent à la poste, et je me vois mal porté mon demi-containeur sur ma tête pour rapporter mon brol at home.  Ensuite, je reste chez moi, attentive à tout bruit de sonnette, comme Pénélope attendant Ulysse, pendant trois à sept jours ouvrés.  Même pas moyen de mettre la musique à fond, des fois que…

10 heures 40, ding dong.  Mes deux premiers colis.  Charmant livreur de TNT, muté en DPD, partenaire local de TNT.  My god, ça en fait des initiales.  Alléluia, j’ai deux colis sur les trois.  

Je checke sur le site web et découvre que mon dernier colis stagne encore aux Pays-Bas, mais keskils font donc là-bas ?

Mercredi, rien à signaler.  Levée à 7 heures 30 pour ma douche préalable.  Purée, drôle de vacances.

Jeudi matin, soit hier, levée à 7 heures 50, rhaaaaa, y’a du laisser aller.  Douche ultra rapide pour pas manquer Monsieur livreur, bien que, hier soir, mon colis soit encore signalé comme stagnant aux Pasy-Bas sur le site TNT.  Y’a grève ou quoi ? 

9 heures 55, je suis avachie sur mon canapé, matant « the nine lives of Chloé King », une nouvelle série sympa pour jeunes de moins de quinze ans, lorsqu’un bruit soudain me fait sursauter.  Un bruit de tambourinement.    Le bruit de quelqu’un qui s’énerve sur une porte.  Puis, la sonnette retentit.  Je descends dare dare et découvre un livreur avec mon troisième colis, celui censé être aux Pays-Bas.

Un livreur de GLS, ce service de livraison que j’ai pas choisi vu que j’ai pris TNT, muté en DPD.  Ça va, vous suivre ?

Le livreur me dépose mes 39 kilos de colis, me signale que j’ai de beaux pieds, puis s’en va, tout sourire.  Pourquoi il tambourinait comme s’il y avait le feu ?  Aucune idée.

Je referme la porte et vais vérifier sur le site de TNT, qui m’apprend que mon troisième colis, celui que je viens de recevoir, se trouve toujours aux Pays-Bas, en attente de livraison.

Voilà l’histoire de ma toute première (et dernière ?), commande sur zooplus.be.  Morale de l’histoire : pour commander sur zooplus.be, faut prendre une semaine de congé, faut choisir n’importe quel transporteur vu que votre choix n’est pas respecté, et faut rien prévoir durant ses congés, qui serviront à attendre, tel sœur Anne qui ne voyait rien venir, le gentil transporteur et ses gentilles marchandises.

Cela dit, lesdites marchandises sont arrivées en parfait état.  Les transporteurs étaient pleins de sourires.  Et j’ai tout reçu deux jours et quatre jours après commande.  C’est rapide.  Même si un peu brouillon, il faut bien le dire…

Le plus drôle : dans l’aventure, j’ai gagné plein de points zooplus, qui me permettent d’avoir de jolis cadeaux à ma prochaine commande… 

Euh, me reste combien de jours de congé à prendre, boss chéri ?

 

17
aoû

J’ai testé « lutte contre les forces de la nature »

Hier, j’ai testé « lutte contre les forces de la nature », et j’ai perdu la bataille.

J’étais avachie sur mon transat, profitant de la visite improptue et tellement attendue du soleil, à lire Maxime Chattam, In tenebris.  Pour l’anecdote tiens, et passque j’adore passer du poulet au mulet (ça rime mieux que du coq à l’âne, non ?), ça me rappelle un groupe de discussion lecture où j’étais inscrite y’a quelques années et où je m’étais exprimée « ça doit être dingue de vivre avec un auteur de thrillers genre Maxime Chattam, ça doit faire peur de savoir tout ce qu’il a dans le cerveau », à quoi un autre membre m’avait répondu « ah ben, en fait, c’est mon ex ».  Toujours la reine des gaffes moi.

Bon, revenons à nos agneaux, à ma lecture au soleil.  Je lisais donc, lorsque, aaaaaaaaaaargh, je repère une énorme toile d’araignée entre deux branches.  Pas grave, je laisse faire la nature, du moins à l’extérieur.  Sauf que dans cette toile, une petite boule d’un brun orangé.  Je m’approche, sachant qu’il est inutile de lutter contre ma myopie.  Et je réalise l’ampleur du désastre : cette petite boule brun orangé est en fait une coccinelle.

Et là, mon sang ne fait que deux tours : je ne peux laisser mourir une bébête à bon dieu.  Alors, je récupère la petiote, l’arrachant à la toile qui la tue à petit feu, au grand dam de miss araignée, qui attendait à deux pas de là et qui s’enfuit aussi vite que ses huit pattes le lui permettent.

Une fois la coccinelle en sécurité dans la paume de ma main, j’ai la confirmation qu’elle est vivante.  Je lui propose donc de continuer sa vie.  Sauf qu’elle ne peut bouger, elle est entourée de toiles.  Alors, délicatement, tout en douceur, je la débale.  Et ce n’est pas un euphémisme, elle est comme dans un cocon de toile d’araignée, au point que ses deux pattes inférieures ne peuvent plus bouger.  Je parviens à totalement la libérer et la joie me remplit le cœur lorsqu’elle se met à se balader sur ma main.  Elle tente même une envolée, mais n’y parvient pas.  Je soupçonne que ses étrilles soient encore un tantinet collées, bigre.  Une coccinelle qui ne vole plus, ça ne va pas.

Je décide alors de la laisser se reposer, et l’installe sur mon appui de fenêtre, histoire de surveiller sa convalescence.

(pour l’anecdote bis, j’écoute en boucle la comédie musicale Roméo et Juliette.  Paroles du moment : « elle est tombée sur la villecomme une araignée tissant son fil ».  Tchu, de circonstances.)

Elle s’installe paisiblement.

Deux heures plus tard, je la retrouve sur le dos.  Morte. 

RIP, petite coccinelle.  Je t’offre un joli enterrement mauve.

Bref, pour résumer, clore le débat rapidement et conclure enfin : la coccinelle est décédée, et l’araignée a été privée de souper. 

Morale de l’histoire : Anaïs, ne te mêle plus jamais du fonctionnement de la nature.

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aoû

J'ai testé bois ton premier café

Je sais, c’est difficile à croire, mais je vous le jure sur l’honneur, sur la bible et sur mon vibromasseur préféré : je n’ai jamais bu de café de ma vie.  Enfin je n’en avais jamais bu jusqu’à il y a quelques semaines.

Lorsque je réponds aux personnes qui me proposent un café « non merci, je n’en bois jamais », j’ai toujours l’impression de leur annoncer un truc gros comme le monde, genre « je n’en bois jamais, mais une petite tisane de hachich, vous auriez pas par hasard ? » ou « je n’en bois jamais depuis que j’ai subi une greffe foie-coeur-poumons-rate-seins ».  En fait, ils s’attendent à ce que je parte dans un grand éclat de rire sadique et m’écrie « poisson d’avril ».

En général, j’ai alors ensuite droit à un « jamais ? » puis un « jamais jamais ? » et enfin un « non mais jamais comme vraiment jamais ou jamais comme parfois ? ».  A quoi je réponds « jamais comme jamais jamais jamais never nooit pas depuis ma naissance jamais de chez jamais », jusqu’à ce qu’enfin, la pièce tombe.

Apparemment, c’est un truc fou sur cette planète (ou dans mon pays) que de ne jamais boire de café, va comprendre.  Par contre, l’odeur du café torréfié, j’adore (comme celle de l’essence, ce qui étonne beaucoup aussi).  Et les biscuits Delacre au café, totalement crapuleusement divins.  Sans parler des baisers crème moka.  Mais pas la Vienetta moka, pitié, tout mais pas ça (même les autres goûts de la Vienetta d’ailleurs, sorry bonne-maman si tu me lis de là-haut, faut enfin que je l’avoue, je déteste la Vienetta, y’a prescription au bout de douze ans d’absence, j’espère - y’a pas prescription sur le fait que tu me manques, mais chuis pas là pour faire pleurer dans les chaumières).

Donc j’ai jamais bu de café.

Mais l’autre jour, ben voilà, j’ai franchi le pas.

Nous étions dans un petit resto pour profiter d’une offre Groupons (vous connaissez sans doute ce site qui propose des trucs moins cher, grâce auquel j’ai d’ailleurs testé le piranha pour pieds, je vous en avais parlé).  Nous avions droit à un plat au choix + un café.

J’ai bien tenté d’échanger café contre thé, mais le refus fut immédiat.  Ça me fait toujours bien rire, car bon, un sachet de thé hein, c’est pas ça qui coûte, franchement, c’est pas très commerçant, mais bon, le plat de pâtes aux scampis était succulent, la séance shopping qui a suivi bien sympa, alors je vais pas cracher dans la soupe, en l’occurrence dans le kawa.

Et comme j’avais vu passer des cafés, et réalisé qu’ils étaient accompagnés d’un petit bout de tarte au sucre et d’une flotche de crème fraîche, ben j’ai accepté mon café gratos.  Et je me suis dit que ce serait l’occasion de vivre cette expérience totalement hors du commun : boire un café.

La tasse brûlante est arrivée.  Café noir.  Fumant.  D’une odeur sublime.

Alors j’ai goûté.

Et ma réaction fut directe, simple, immédiate et radicale :

Beurk.

Seconde réaction :

Beurk.  Mais qui peut aimer ce truc amer ?

Quatrième réaction, après ajout de 67 sucres :

Beurk, comment faire passer cette immonde amertume ?

Troisième réaction, après avoir testé la cuillèrée de crème fraîche vaguement arrosée de café :

Mais même noyé dans la crème, c’est rebeurk, my god.

Je me suis donc contentée de savourer mon mini morceau de tarte, divin, et la crème fraîche, succulente, pour le fun légèrement mélangée à une demi-goutte de café.

Morale de l’histoire : je resterai une extra-terrestre, car c’est pas demain la veille que je reboirai de ce breuvage contre (ma) nature

Illu de Titoun, moi je suis à gauche, of course...

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jui

Ma salle de bains Provence anglaise (copyright Rachou)

Et voilà, après le dressing, j'ai terminé le plancher de la salle-de-bains et j'ai pris un kilo dans la foulée (mais paraît que c'est le gras qui a muté en muscle avec les efforts fournis, je veux y croire).

Résultat en images.

 

Avant, un vieux vinyle qui avait connu un incident de parcours avec une carpette Ikéa qui y était restée collée (en bonus, la poussière du décapage du plancher du dressing et le brol sur l'évier durant la découpe du vinyle par bibi, ce qui ne fut pas une mince affaire, fort heureusement il était juste collé à trois endroits avec une bande de double face) - dingue comme on voyait la trace des planches sous le vinyle :

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Pendant, découverte d'un plancher dalmatien avec taches et égaline en cadeau (cette mode des planchers à pois, je la hais) :

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Après des heures de décapage thermique et poncage, puis de peinture, ma salle de bains Provence anglaise, pas encore totalement rangée - sorry impossible de faire des plans plus larges because les murs mais sur la dernière vous voyez maintenant les deux planchers, dressing et sdb, un retour aux sources, sans vinyle ni tapis plain, que du bonheur :

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16
jui

La phrase qui tue...

Hier, nous discutons d'une personne, euh, disons, un tantinet enrobée.  Pas de son surpoids non, chacun sa vie, chacun ses kilos hein, mais de ses fringues, euh, disons, très mal adaptées, trop moulantes, plutôt faites pour Kate Moss que pour Marianne James.

Et vu que j'avais revêtu un abominable short des neiges, because mes travaux de peinture du plancher de ma salle-de-bains, short que je prétendais "en hommage à la personne en question", j'ajoute au sujet de cet abominable short des neiges "enfin moi ça me va tout de même, non ?"

Et mon amie (à ce moment j'ignorais encore qu'elle venait de passer de la case "amie" à la case "ex amie") de me répondre "ben oui ça te va, même si tu as trois kilos de trop".

Et moi "hein, mais j'ai pas trois kilos de trop".

Et elle de se rattraper "non, je voulais dire, ben oui, malgré ton BMI trop élevé".

Euh, ça doit vouloir être ça, se rattraper en faisant encoooooore pire...

Non mais, tu sais ce qu'il te dit mon BMI ?

Désormais, je ne répondrai plus à ceusses qui m'importunent "kiss my ass", mais "kiss my BMI", non mais.

Et vous, la dernière phrase qui tue que vous ayez entendue à votre propos, c'était quoi ?

14
jui

La faute à pas de bol

Aujourd'hui, journée solennelle, j'ai terminé de décaper ma salle-de-bains.  Je m'en sortais indemne, à part une tendinite de l'index droit (celui qui pousse sur la spatule à gratter, le grattoir qu'on dit) et des courbatures dans le bras droit (que je vais avoir tout musclé alors que le gauche sera squelettique).  ça aura duré le temps de trois fois écouter Les dix commandements et une fois écouter Roméo et Juliette (je me refais l'intégrale de mes comédies musicales).

Reste à poncer et peindre.

Mais j'étais tellement joyeuse d'avoir fini de gratter cette couleur immonde, même si elle est encore visible, pour enlever le relief et transformer ces horreurs en joli plancher immaculé (savoir blanc, là oùsqu'on voit bien les cheveux et les poussières, tant qu'à faire) que j'ai eu un geste malvenu et paf, mon doigt sur le décapeur thermique encore bien chaud (hé ça monte à 500 degrés ces bestiaux là).  Fort heureusement, chuis pas atteinte de cette maladie qui fait qu'on ne sent pas la douleur, alors dans un réflexe salvateur, j'ai éloigné mon doigt.  Trop tard.

ça fait mal, un décapeur thermique sur un annulaire gauche, je vous le dis.

Heureusement que je ne me marie pas samedi, ouf ouf ouf.

12
jui

L'avant-après du plancher

Je sais que vous vous dites en ce moment "mais que fait Anaïs" (sur l'air de "mais que fait la police"), vu que je vous écris un tantinet moins en ce moment.  Et bien je fais de la musculation : poncer, frotter, grater et peindre.  Tout ça pour récupérer mon choli plancher qu'au départ je pensais recouvrir de vinyle/vynile/vinile/vi'nil' (ce mot ne devrait pas exister).

Le virus de la peinture, vous le savez, m'a atteinte en avril dernier (ça avait commencé en août, légèrement, avec mes peintures bordeaux et turquoise, agrémentées de stickers, souvenez-vous), alors, après la cuisine, les étagères de jardin et le mur du jardin, le vide s'est fait sentir et miracle, sauvée par le plancher, l'Anaïs.

Je vous montre le résultat provisoire, vu que les placards transformant cette petite pièce en dressing à la Sex & the City, arrivent dans deux mois jour pour jour, yesssss.

Avant, avec le tapis plain d'origine, très moche :

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Pendant :

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Après :

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Après le décapage par bibi, au décapeur thermique et à la ponceuse, on ne dirait pas sur la photo, mais j'ai déjà enlevé une tonne de peinture et d'égaline (ça se remarque mieux à l'avant, entre la planche horizontale et les verticales), reste cependant la peinture incrustée, pire qu'une tache de gras :

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Après le passage d'un pro et de sa grooooosse ponceuse (les endroits non poncés accueilleront le placard en L) :

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Je reprends les choses en main et la vitrification commence - remarquez au passage que j'ai enlevé le vinyle de la salle de bain, qui jouxte le dressing, pour récupérer le même plancher, encore plus mieux recouvert de crasse, même que l'ancien proprio a noté les dimensions de la pièce au gros marqueur sur le plancher, ben voyons - dès demain, je décape légèrement et je peins en blanc, pour obtenir une ambiance "Provence anglaise" :

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Résultat final (plus que 62 fois dormir avant l'arrivée du dressing, yessss) - reste une tache grisâtre, because sans doute infiltration d'eau par le passé, tant pis, ça fait "charme d'antan" pour ce plancher qui a 80 ans cette année :

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Petit bonus montrant bien l'avant-après :

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7
jui

Le packaging m'étonnera toujours

Je me suis acheté des crèmes au caramel Bonne-maman, avec un emballage en vichy rose comme dans le temps.

Sur l'emballage, petite précision "aux oeufs frais".

Ben encore heureux, je crois pas que les crèmes au caramel aux oeufs pourris soient autorisées par la loi.

6
jui

Les céréales, c'est mauvais pour la santé… malgré leur fort impact érotique

L’autre samedi j’ai décidé d’abandonner mes bonnes résolutions culinaires, qui riment avec cellulite dans le derrière.

Car à force de me préparer de bons petits déjeuners, genre des crèpes, du cake avec du choco home made ou du craquelin, voire du tiramisu spéculoos (non je rigole, jamais avant 13 heures, le tiramisu spéculoos), je vais finir par ne plus passer les portes, ma bonne Dame.

Donc, pour ma santé, mon cholestérol et mon gras, j’ai décidé, ce fameux autre samedi, de manger des céréales.

Aussi pour la santé de mon portefeuille, car c’était des céréales 100 % remboursées, tant qu’à faire.

Petit jus d’oranges pressées, petit lait de soja banane, gros bol de céréales et hop là paf youplaboum, je me vautre dans mon canapé pour mater l’intégrale d’Ally Mac Beal (que du bonheur, je vous en parle tout bientôt).

Et je déguste mes céréales.  Bon, clair que ça vaut pas mon cake ou mes crèpes, mais soit.  C’est pas mal.  Y’a des céréales au chocolat, des céréales enrobées de chocolat (nan, c’est pas pareille), et des céréales classiques.  Ça croustille sous la dent, dans la bouche c’est fondant.

Et entre deux scrontch scrontch, je sens un truc dur.  C’est là que je réalise que j’ai l’âge que j’ai : mes vieilles dents sont plus cap de machouiller des céréales correctement.  Déjà que je me suis cassée une dent sur une babelutte y’a dix ans, et une autre sur un dagobert y’a cinq ans, vlà que bientôt je me casserai la canine en mangeant un américain.  Va falloir me mouliner ma bouffe, à ce train-là.

Je sens à nouveau le truc dur dans ma bouche (argh, ai-je l’esprit mal tourné, ou cette expression a-t-elle un double sens et va-t-elle m’amener 124.789 lecteurs avides d’images fellationnesques ?) et je décide, pour préserver l’emplacement de mon futur dentier, de ne pas tenter le diable en le désagrégeant d’un coup de molaire.

Je décide d’avaler (aucune référence aux images dont question ci-avant non plus).  Tout rond.

Et j’avale.

Puis je continue ma dégustation (toujours aucune référence hein).

Genre dix minutes plus tard, je me pourlèche les dents, histoire de récupérer les petits bouts de céréales coincés partout.  Dieu aurait mieux fait de réfléchir avant de créer la bouche, passque bien souvent, quand je tente d’extraire des bouts de bidoche après mon repas du soir, je remange la tartine du matin, le jambon du midi, le bout de Raider (enfin de Twix) de 16h et j’en passe.  Un vrai garde-manger, de quoi tenir deux guerres.

Durant mon opération pourléchage de canines (et non de babines), je sens un énorme morceau de céréale coincé, que je tente en vain de déloger.  Je réalise alors que c’est pas une céréale, que c’est un bout de plomb qui « rebique ».  Et s’il rebique, c’est passque ma dent s’est cassée en deux, et que le plomb est resté scotché à la partie encore fichée dans la gencive (alléluia).  Tandis que la seconde moitié a disparu… vous l’aurez compris… dans mon estomac.

Etant donné que je ne pense pas que mon dentiste puisse la recoller, j’ai décidé de ne pas étaler mes crottes durant 48 heures pour récupérer ma demi-prémolaire, tant qu’à faire.

Tchu, les céréales, finalement, c’est ruinant pour la santé ET le portefeuille.

Illu de Ptitbordel.

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29
jui

Mon dressing

Je ne vous en ai pas encore parlé, mais après la cuisine, alors que j'avais juré "plus de travaux avant l'an 3000 horreur malheur", le virus s'est propagé dans tout mon organisme, au point que j'ai remis le couvert, et pas qu'un peu.

Outre un giga rangement digne de C'est du propre, dont je vous parlerai peut-être un jour (j'ai des photos, mais elles sont traumatisantes), j'ai décidé de transformer mon dressing en véritable dressing.

Cette petite pièce sans fenêtre mais avec deux portes, dont une vers la salle de bains, fait office de débarras depuis toujours.  Même si j'y avais installé de jolis meubles Ikéa assortis, ça restait une ambiance "débarras", avec un vieux tapis plain pourri, une planche à repasser des des godasses dans tous les coins.

Dommage d'avoir un dressing et de ne pas lui rendre hommage.

J'ai donc décidé de lui offrir un placard. Il sera en L, de deux couleurs (beige et taupe) et intégrera les lieux en septembre prochain.

Avec de l'aide, j'ai donc vidé la pièce et offert de nouveaux emplacements à mes jolis meubles Ikéa.  Recyclons recyclons, rien ne se perd.

Et aujourd'hui, j'ai enlevé le tapis plain pour voir ce qu'il cachait, vu que j'ai pris rendez-vous avec une société pour placer un vinyle neuf à la place.  Je savais que c'était du plancher, mais aucune idée de son état.

Fort heureusement, pas le moindre point de colle, que du bonheur à enlever, même si ça m'a pris des plombes car restait un meuble à vider et démonter et un autre à vider et déplacer, puis replacer après le départ du tapis plain.  C'est là que je réalise que les travaux, c'est d'abord un bordel monstre car, étonnamment, le contenu d'un petit meuble, une fois répandu sur le sol, quadruple de volume, ça doit être un phénomène de dilatation des corps à la lumière naturelle.

Et voilà ce que j'ai découvert sous mon tapis plain : un plancher.

En bon état, mais multicolore.

Et du coup, je trouve que mettre du vinyle sur ça, c'est du gâchis.

Mais d'un autre côté, pas envie de me lancer dans de tels travaux herculéens.

Le pire, c'est que la salle de bains est pareillement équipée, et que je me dis qu'il faut que je fasse quelque chose aussi... Mais du plancher dans une salle de bains, c'est pas pratique.

Aaaah, si j'avais un mec pour prendre les choses en main, bordel de dieu.

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