8
fév
La colle du jour, the result
Les petits zamis, vous n'avez pas trouvé, mais c'était introuvable, ou presque. Merci pour toutes vos propositions, c'était cool de découvrir tout ce que cette photo a pu vous inspirer.
Alors, ce petit objet blanc, je l'ai trouvé dans ma salade de crudité, ce samedi, laquelle accompagnait un délicieux croque hawaaï, que j'ai dégusté durant notre attente du gentil dépanneur Touring, afin d'échapper au froid, juste après la photo du cimetière publiée il y a quelques jours. ça va, vous suivez encore ?
Et ce petit objet blanc c'est un bout de porcelaine. Donc un bout d'assiette, de tasse ou de quelque chose du genre.
Je peux vous assurer qu'une fois en bouche, ça croquait drôlement, et je bénis le ciel que ça ne m'ait pas cassé une dent, avec tous les déboires dentaires que je vis actuellement.
Donc ça croquait, et ça se désagrégeait, alors je l'ai extrait difficilement de mon orifice buccal, un peu comme une arrête au milieu d'une bouchée de poisson, et j'ai découvert ce dont il s'agissait.
Ensuite, impossible d'avaler toutes ces crudités, trop peur d'avaler des miettes de porcelaine désagrégée dans la foulée, j'ai donc été tout cracher dans les jolies toilettes de l'établissement.
Cet établissement, c'est la Brasserie L'excellence de Saint-Servais, et, outre cet incident, je me dois de vous dire que la déco y est excellente, l'accueil y est excellent, la bouffe y est excellente et la terrasse, que je testerais bien cet été, because chuis téméraire, y semble excellente.
Allez, je vous la remets la photo...
08:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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22
jan
J’ai testé la zone de rencontres de la rue de l’Ange à Namur
NDLR : ce billet n’intéressera que ceusses qui vivent à Namur, capitale de la Wallonie, région (jusqu’à quand ?) de Belgique, royaume d’Europe, continent de la grosse boule bleue, planète du système solaire.
Mais en fin de compte, non, il intéressera tous ceux qui marchent ou qui roulent, puis tous ceux qui aiment lire de très longs billets de ma part, très très longs… Donc il intéressera tout le monde, CQFD.
Ma ville a plein de projets.
C’est formidable.
Bon, si elle pouvait avoir le projet de surveiller la nuit ceusses qui procèdent à des dépôts sauvages de toutes leurs merdes dans les rues, d’attraper les voleurs de mon argent quand, gentiment, j’accepte de faire de la monnaie et de mettre des PV aux voitures qui refusent de me laisser traverser le matin quand je vais gentiment bosser, la vie serait parfaite, mais ma ville a des projets et c’est déjà formidable.
Parmi ces projets, désormais abouti, celui de rénover la rue de l’Ange et sa jolie place éponyme.
En faire ce qu’ils appellent une zone de rencontres.
Oh oh oh, sont-ils sponsorisés par la page orange ? Va-t-on pouvoir y croiser des célibataires bruns et ténébreux ? Boire des verres en faisant connaissance ? Draguer lourdement sur les terrasses ?
Non.
D’après les dessins que j’ai vus, au moment du début des travaux, je ne sais plus où d’ailleurs, une zone de rencontres est une zone où voiture, bus, camions, motos, vélos, poussettes, chaises roulantes, piétons, chiens, tyrannosaures et escargots (hé, on est à Namur hein) se croisent, s’entrecroisent et se croisent encore, sans que les uns doivent être sur les trottoirs et les autres sur la rue. Plus de trottoir, plus de rue, juste une zone où tout le monde s’aime d’amour, se respecte et, comme on dit en anglais (because en français je trouve pas l’expression exacte), « care for each other ».
Trop de la balle, non, une zone de rencontres ?
En plus, en été, on pourra manger son bout de pizza hut dégoulinant de gras ou suçoter sa boule de sorbet fraise home made par le Glacier de Namur, carrément sur la rue, comme ça, à l’aise blaise, cool raoul, relax max, en profitant des rayons du soleil, des gazouillis des pigeons (oui, bon, ça roucoule, mais gazouillis, c’est joli non ?).
Et qui sait, dans cette ambiance paradisiaque, si les rencontres avec des bruns ténébreux ne seraient pas envisageables… en option quoi, histoire que la place de l’Ange se transforme, pour certains, en place de Cupidon.
Ça a pris du temps, bien sûr, l’aménagement de cette place et de cette rue. Enormément de temps, mais on dit que patience est mère de… euh de quoi ? Sûreté non ?
Résultat :
Un magnifique ange tout doré. Eblouissant. Lunettes de soleil vivement conseillées.
Une rue où trottoirs et zone de circulation restent à explorer.
De jolis bancs en bois dans tous les sens.
Et…
Et…
Et…
Des voitures dans tous les sens (bis). Et à toutes les vitesses mais surtout à toute vitesse.
Et plus de passages pour piétons.
Au début, j’ai cru que les travaux n’étaient pas terminés et je ne cessais de me demander « mais quand eske la ville va enfin prendre son pot de peinture blanche et son pinceau en poils de mammouth pour nous redessiner les passages pour piétons entre les quatre coins et la rue Marchovelette ? ».
Ben oui, accessoirement, soit dit en passant, juste comme ça quoi, c’est pratique pour traverser, un passage pour piéton, même si ce n’est malgré tout pas une traversée de tout repos ni sans danger, croyez la piétonne qui vit en moi.
Au fil du temps, j’ai fini par capter (tilt) : pas de passage pour piétons, puisque plus de séparation zone de circulation / zone piétonne.
ZONE DE RENCONTRES, on t’a dit, Anaïs. Donc zone pour tous, avec priorité aux piétons, qu’ils disent. Ils ne font que le dire, bien sûr.
Ils disent aussi que le stationnement y est interdit. Logique, puisque les piétons peuvent circuler librement, de façon prioritaire.
En pratique, il en va tout autrement.
La première fois où j’ai failli mourir, c’était aux quatre coins.
J’ai eu l’outrecuidance, marchant sur le trottoir qui n'en est plus vraiment un, de vouloir traverser vers les magasins de bijoux d’en face. Mon goût pour la pacotille a failli me tuer. Moi, je voulais juste traverser, n’ayant pas encore assimilé le principe de la zone de rencontres sur laquelle je peux me balader sans crainte, sans devoir me coller aux façades et donc sans traverser, puisque je suis chez moi. J’ai donc regardé à gauche (puis à droite, en réflexe ridicule, vu que la rue est à sens unique) et j’ai vu débouler un bus, sur la bande qui lui est réservée. Bêtement, je me suis dit « ok, le passage piéton n’a pas encore été refait, mais il va me laisser passer », alors que j’aurais dû me dire « zone de rencontres, traverse où tu veux, et viva la vida ». Mais j’ai vu dans le regard du chauffeur (parfois, ma myopie me laisse un répit) « toi, tu dégages, bouffonne ». Et je me suis alors dit « bête Anaïs, pas de passage piéton, tu ne peux pas passer, vilaine, révise ton code de la route », et j’ai reculé gentiment pour laisser passer le mastodonte (et dans la foulée sauver ma peau), à la vitesse de 20 à l’heure en degrés Fahrenheit et non Celsius, soit genre 40 à l’heure au minimum. Je le croyais dans son droit, il n’en était rien. Mais comme je le dis souvent, grossièrement, « gros pouet pouet, petite quéquette ». Un dicton qui se confirme régulièrement, au sens figuré hein.
La seconde fois où j’ai failli mourir… ben y’a pas de seconde fois.
Car désormais, lorsque je me trouve aux quatre coins, je choisis l’un des deux "trottoirs" et je tente de ne le quitter sous aucun prétexte. Je tiens à ma vie hein. Et si, témérairement, je dois traverser, car, après une course à l’Inno, je dois aller m’approvisionner en lasagnes Farniente chez Match, j’attends, bien souvent désespérément, qu’il n’y ait plus de voitures, car sans passage piéton, je n’ose m’engager comme je le fais habituellement, l’image de ma carcasse envoyée en l’air par un 4/4 hystérique ne me donnant nullement envie de prendre un tel risque.
Et bien sûr, dans toute cette histoire, s’ajoutent les dizaines de véhicules qui stationnent en toute impunité le long des trottoirs, trottoirs qui… n’existent plus, je vous le rappelle. Comment se garer le long d'un trottoir inexistant, ça, je cherche encore l'explication. Ils ont de la place, puisque les zones interdites de stationnement avant les passages piéton ont disparu. Que du bonheur quoi ! Bon, accessoirement, il est bien indiqué aux quatre coins que le stationnement est interdit partout en zone de rencontres, et ce afin de faciliter les rencontres, faut-il encore le répéter, mais nous sommes en 2012, que diable, une zone de rencontres, mais pour quoi faire ? A Namur, ville de mon enfance, berceau de mes premiers pas (je deviens triste là, il est temps que ce billet se termine) on ne se rencontre plus, on ne se salue plus, on ne se regarde plus.
Finalement, cette zone piétonne est devenue une zone de non-droit pour les piétons. Mais la rue de l’Ange porte désormais vraiment très bien son nom. Car à voir ce qui s’y passe quotidiennement, que j’observe confortablement assise dans le mastodonte qui me sert de moyen de transport (c’est bien plus secure, comme dirait JCVD), je crains que, dans les semaines à venir, l’un ou l’autre piéton ne soit malencontreusement transformé en ange par ces automobilistes tout puissants.
C’est malheureusement la seule solution pour que les choses changent : qu’un drame se produise.
Photos de Christian Delwiche, créateur du célèbre site de photos Bia bouquet et de cette page Facebook. Et puis celle-ci aussi.


11:12 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant, Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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11
jan
La question existentielle du jour...
L'autre jour, j'ai observé une femme se maquillant.
Passionnant.
Surtout quand j'ai remarqué qu'elle se maquillait entièrement de la même main, la droite.
Dingue.
Passque moi, je pensais que tout le monde faisait comme moi : se maquiller l'oeil droit avec la main droite et l'oeil gauche avec la main gauche.
Ben que nenni.
J'ai alors analysé exactement ma façon de me maquiller. Vous en conviendrez, c'est un sujet d'étude passionnant et utile pour l'avenir de la planète.
Et ben voici les résultats :
- pour le crayon sous les yeux j'utilise uniquement la main droite, sans doute en bonne droitière que je suis
- pour le fard à paupière et le mascara, je fais l'oeil droit avec la main droite et l'oeil gauche avec la main gauche
Mon côté ambidextre, que j'ai déjà repéré lorsque je bois à la tasse sans jamais voir le motif because je la tiens à la main gauche, ma tasse, ou lorsque je tente d'ouvrir une boîte de conserve en me contorsionnant de façon stupéfiante, ressort donc lorsque je me maquille.
Et vous ???????????????????????????
Répondez en commentaire, avec plein de détails (croustillants) ou, si vous être super timides de la mort qui tue, via le sondage qui préservera à tout jamais votre anonymat, because cette question est vraiment indécente et personnelle, même si existentielle :
08:04 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant, Anaïs vous aime, oui, vous, lecteurs | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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27
déc
Voyage en nostalgie dans un remake de C’est du propre
J’ai récemment pris une big décision : ranger la pièce qui m’a servi à un certain moment de ma vie de bureau / chambre d’amis / grenier, devenue, au fil des années, un grenier, simplement un grenier. Un grenier mal rangé en plus, malgré mes investissements dans ces chères Billy (les bien connues bibliothèques Ikea). Mal rangé car j’ai la sale habitude, plutôt que de ranger, de déplacer d’une pièce à l’autre : je range le living en encombrant la chambre, puis je range la chambre en encombrant cette pièce-là. J’ai une seconde sale habitude : ne rien jeter. Emmagasiner mon passé. Et vu que j’adore acheter, ça vous donne une idée de la gravité de la situation : livres, CD, DVD, souvenirs de chaque lieu de villégiature, livres scolaires jugés encore utiles, photos, extraits de presse, articles écrits par bibi, papier de la multinationale que je gère tant bien que mal, anciennes fringues dans lesquelles je n’entre plus (et si j’y entrais, je n’oserais bien sûr pas sortir avec sauf pour un bal costumé années 80-90), mais sait-on jamais que 1. je maigrisse, 2. la mode revienne aux épaulettes, 3. une terrible maladie synonyme de ce bestiau qui se déplace de traviole me frappe (et le 3, je prie tous les saints pour que jamais jamais jamais). Et puis sinon, je recyclerai en torchons ou pyjamas, rien ne se perd titchu. Sans oublier les fringues, que là, vu que mon pied a grandi (paraît que le pied se tasse avec l’âge), le bougre, je jette parfois, si j’en ai le courage.
Et là, j’avais atteint la situation des pires clients de C’est du propre. En version bordel et poussière uniquement, rassurez-vous. Dans cette pièce, pas de sacs poubelles pleins d’asticots et d’odeurs putrides, pas de vieilles assiettes poilues, rien que du sec, du poussiéreux, du encombré. Tellement encombré qu’il était impossible de circuler dans la pièce. Plus un mètre carré de disponible, rien que des box en plastique remplis, des livres éparpillés partout (cette manie d’aimer lire me perdra, je l’ai toujours su).
Ma décision fut donc prise un beau matin : chaque jour, j’allais bosser une demi-heure chrono dans cette pièce. Pas plus, histoire de ne pas être dégoûtée trop vite, pas moins, histoire d’avancer un peu.
Le pire, quand on range une pièce dans cet état, c’est qu’il faut d’abord dégager le sol pour pouvoir y circuler. Et le pire du pire, c’est qu’on passe plus de temps à déplacer le brol d’un coin à l’autre de la pièce : je vais arranger le coin bibliothèque, allez zou je bouge tout vers le coin bureau, puis je range le coin bureau, je redéplace vers la bibliothèque, puis je fignole la bibliothèque en déplaçant à nouveau tout mon barda.
Mais petit à petit, jour après jour, j’ai réussi.
Le premier jour, après une demi-heure, j’ai rangé tous les livres dont je vous parle chaque dimanche, jusqu’alors installés en piles instables au pied de mes bibliothèques. En jouant à la chaise musicale, je récupère de la place : les dictionnaires vont dans le bureau, les classeurs dans le meuble, et les livres à leur place dans la bibliothèque. Bon, ça, ça me prend trois heures hein, ne rêvez pas, après la première demi-heure on ne voit pas la différence.
Le deuxième jour, je continue à me salir les mains dans les livres poussiéreux.
Le troisième jour, j’abandonne l’idée de ne bosser qu’une demi-heure, sinon mon opération rangement va durer jusqu’au 1er novembre 2015 au bas mot. Je bosse donc quand ça me chante. Et ça me chante souvent, vu que quand je ne suis pas dans la pièce en question, je n’arrête pas de penser « ah je mettrais bien ça là, je déplacerais bien ce meuble, et mettre ça à la place ». Un tantinet obsessionnel quoi.
Le cinquième jour, j’entame les gros travaux : déplacer trois bibliothèques. Qu’il me faut vider au préalable, ah ah ah. Et là, le bordel prend des proportions encore plus énormes qu’au début du rangement. Mais je ne me laisse pas envahir par le désespoir, et courageusement (tel un des sept nains), je vide les bibliothèques, je perce un passage dans le brol et je traîne les meubles à leur nouvel emplacement. En me pétant le dos, bien sûr, histoire d’avoir un joli souvenir. Puis je regarde le résultat. Sympa. Puis je regarde le brol : pire qu’avant le premier jour.
Le sixième jour je prends mon courage à six mains, car il m’abandonne. Je déplace des bacs à rangement A4 récupérés de là oùsque je bosse quand on a déménagé il y a … sept ans. Pratiques, mais jamais utilisés. Ils sont attachés par deux, je décide de les laisser seuls pour en faire une tour. Quatre heures, six litres de sueurs et six cents jurons plus tard, j’ai réussi. Ces rangements sont une bénédiction : je peux y glisser tous les souvenirs débiles et/ou déprimants et/ou émouvants que je retrouve :
- une déclaration d’amour d’un homme que je n’aimais pas en retour (pourquoi je l’ai gardée ? passque j’ai reçu peu de déclarations d’amour dans ma vie, alors tant qu’à faire)
- une déclaration d’amour que moi j’ai faite, et qu’il a laissée là, sans réponse, car il ne n’aimait pas en retour (pourquoi je l’ai gardée ? par sadisme envers moi-même, pour ne plus jamais déclarer mon amour, d’ailleurs je ne l’ai plus jamais déclaré)
- cette rose séchée extraite d’un bouquet offert par… dingue, j’ai oublié son nom, alors que j’ai couché avec, tchu
- le numéro téléphone d’un mec dont j’ai cherché en vain le nom il y a quelques mois, quand je l’évoquais avec des copines
- des faire-part de décès en pagaille, bonne-maman, bonne-maman, bon-papa, bon-papa, papa, et d’autres encore
- des coupures de presse relatant des événements auxquels j’ai assisté
- un plumier plein de souvenirs d’adolescence, dont cette fameuse photo volée dans le bureau du préfet d’éducation, d’un mec qui me faisait craquer (j’en ai déjà parlé non ? quelle aventure)
- une photo extraite d’un voyage scolaire, découpée pour ne garder qu’un visage masculin… dont j’ignore actuellement tout, tchu cet Alzheimer précoce, c’est saoulant
- le classeur que j’ai utilisé durant toutes mes années de rénové, avec plein de petites notes, de mes copines, ou de phrases, du genre à pleurer dans les chaumières qu’on écrit quand on est ado et qu’on vit sa crise d’ado, triste monde cruel, classeur recouvert de photos publicitaires de Marie-Claire, que j’achetais chaque année à la rentrée
- des cartes et bricolages de ma filleule, du temps oùsqu’elle était haute comme trois pommes et me déclarait sa flamme enfantine
- la carte accompagnant le fameux bouquet, signée… ce qui me permet de retrouver son nom. Vous voyez que tout garder a du bon, passqu’oublier le nom d’un mec avec qui j’ai fait la chose, j’aime pô ça.
Le septième jour, comme dieu le père, je me repose. Non mais, pourquoi lui et pas moi ?
Et les jours suivants, je continue encore et encore, passque c’est que le début d’accord d’accord.
Au bout de tous ces efforts, j’obtiens une jolie pièce pleine de lumière, avec un coin bureau, un coin biblio et un coin disco, si c’est pas le bonheur ça, je vous le demande, keske c’est…
Finalement, ce rangement, c’est comme une sorte de voyage dans le passé, une sorte de travail de deuil peut-être. Version optimiste : ranger, faire le vide, pour un nouveau départ. Version pessimiste : ranger, tout préparer pour un départ, pour LE départ. Paraît que les gens qui vont passer de l’autre côté, inconsciemment, rangent tout, préparent tout. Brrrrr, ça fait froid dans le dos. Oui, bon, restons sur la version optimiste, c’est mieux.
Une fois le travail bien avancé, une fois que j’ai dégagé et organisé le coin bibliothèque/musique, je branche la chaîne hi-fi héritée de mon père il y a des mois déjà, que j’avais stockée sur quelques centimètres carrés libres et je pars en voyage… un voyage musical.
18:57 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant, Anaïs retourne dans son passé | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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22
déc
Bilan de cette grève
- a profité de la tuture d'un collègue pour aller bosser, qu'il en soit remercié à jamais
- a bossé comme tous les jours, car dans le privé, la grève, on connaît pas, le client est roi (même que parfois le client il ferait bien de piger que le roi n'a plus tous les droits, sinon on le décapite, y'a un précédent)
- a testé plein de choses issues d'un panier gourmand reçu au taf : liqueur de cerise, liqueur de chocolat, praline, macaron, foie gras... c'était cool de bosser dans ces conditions
- a ensuite dépensé des sous en traversant la ville pour rentrer at home sur ses petons car a acheté un cougnon pour avoir des forces pour la marche qui s'annonçait (1,80 eur le cougnon, a cru s'évanouir, c'est plus 30 francs un cougnon ?)
- s'est offert une bague, sans raison, juste comme ça, passqu'elle le vaut bien
- a acheté plein de lasagnes farniente dans la foulée
- et des beignets de crevettes
- et une boîte Gaston avec plein de biscuits chocolatés dedans
- a décidé d'augmenter le montant mensuel consacré à son épargne pension, car grève ou pas grève, elle sera minable, sa pension, quoi qu'il advienne
20:12 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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30
nov
J’ai testé le monde des odeurs
Hier, je suis allée chez le véto avec le rat. Rien de grave, rassurez-vous, ô chers lecteurs fous de ce petit (enfin, c’est subjectif) qui partage ma vie. Visite de routine. Entretien annuel.
En arrivant, étonnamment, je repère immédiatement que la salle d’attente est étrangement peuplée : au fond, quinze maîtres et maîtresses (d’animaux hein, je ne parle pas de pratiques SM), entassés avec leurs bestiaux, comme dans un wagon éponyme. Au fond, l’autre, opposé, assise sur une chaise, entouré de deux chaises vides, une seule personne, à l’allure douteuse, un petit caniche qui fut un jour blanc sur les genoux. Au milieu, moi, devant faire un choix cornélien : m’entasser au fond, me poser à l’autre fond.
N’ayant pas vraiment le choix, j’opte pour l’autre fond, où trône une chaise désespérément vide.
C’est en m’y installant que je comprends l’ampleur de la situation. Ou plutôt l’odeur de la situation. Un bref instant, je maudis tous les réfugiés d’en face pour ne m’avoir adressé aucune avertissement, les salopards. Mais je suis assise, et je n’ai plus le choix. Bien sûr, je pourrais prétexter un rendez-vous oublié et m’enfuir en courant, mais je suis une très mauvaise menteuse et, persuadée que mon « ooooooooooh non, j’ai totalement oublié mon détartrage / ma mise en plis / mon cinq à sept crapuleux / mon menu ok du Quick » d’un ton aigu sonnerait totalement faux. Alors je reste assise, malgré l’odeur pestilentielle et indéfinissable. Et surtout, malgré les propos du « charmant » monsieur à côté duquel j’ai eu malheur d’établir mon QG, qui s’adresse à son chien d’un ton plein de reproche « oui mon chéri, n’aie pas peur, je sais, je sais, tu as peur, je sais, elle est vilaine la dadame, mais n’aie pas peur, je sais, je sais, calme-toi, on était mieux avant mais ça va aller, allons allons, calme-toi, je t’aime ».
Oui, bon, ben si je dérange, vous pouvez partir, Monsieur Sac poubelle. Monsieur Sac poubelle n’est cependant pas le surnom adéquat, je proposerais plutôt Monsieur Vieille odeur de pas lavé depuis deux semaines et de fringues qui n’ont plus connu la machine à laver depuis la dernière guerre et de caniche en grève de toilettage. Là, c’est plus adéquat.
J’en suis à tenter de trouver une solution pour me boucher le nez en toute discrétion et refréner les nausées qui m’assaillent, lorsque la porte s’ouvre.
Entrent deux femmes et deux grands chiens baveux ayant sans doute atteint un âge canonique en calculs canins. Tous se déplacent difficilement et décident donc de se réfugier près de moi, sur la seule chaise encore disponible, de l’autre côté de Monsieur Vieille odeur. Je tente de leur jeter des regards lourds de sens (sens = enfuyez-vous tant qu’il en est encore temps), en vain, je ne reçois que des regards bovins en retour.
L’une des dames, sans doute la plus jeune, invite l’autre à s’asseoir, tandis qu’elle reste près de la porte, pour une raison que je comprends rapidement vu la nouvelle odeur ayant envahi les lieux : elle a la clope au bec. C’est bien parce que ça fait déjà dix minutes que je supporte tout ça, sinon, tant pis pour ma voix aigue de menteuse, je me la jouerais détartrage / mise en plis / cinq à sept crapuleux / menu ok du Quick. Non, mais, sérieux, c’est quoi ces gens ?
Mais je prends patience car un jour, je le sais, je le sens, ce sera mon tour, et celui du rat, et nous échapperons à cet enfer pour rejoindre notre gentil véto d’amour.
En attendant, je profite de ce nouvel avantage : la puanteur de tabac neutraliserait presque la vieille odeur de pas lavé. J’ai bien dit presque. Mais un presque qui n’est pas un tout à fait, et moi, je sens la nausée m’envahir de plus en plus. Ce serait tout de même malvenu d’ajouter cette nouvelle odeur, me dis-je.
Alors, au bout de quelques minutes supplémentaires, je regarde ma montre sans discrétion, je prends ma voix de fausset et je m’écrie « oh, non, déjà cette heure-là, pas le choix, je dois partir pour mon = détartrage / ma mise en plis / mon cinq à sept crapuleux / mon menu ok du Quick » (afin de préserver l’identité des protagonistes et la mienne, le réel prétexte a été tenu secret), et je m’enfuis en courant.
Une fois chez moi, j’ai la sensation que les odeurs me collent encore à la peau de façon effroyable. Elles sont sur mes fringues, dans mes cheveux, dans mon nez, qui va pourrir et se liquéfier, ne pouvant supporter un tel affront. Je jette alors toutes mes fringues dans la machine à laver et je me jette sous la douche, tandis que le rat se roule dans la sciure, pour évacuer lui aussi les odeurs, à moins que ce ne soit de joie d’avoir échappé à son entretien annuel.
Et un super dessin de Fanny pour immortaliser la scène. Son blog plein de jolies choses, il est iciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.

15:51 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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25
nov
Le mystère du 05/523.52.90 est résolvu
Je sais je sais je sais, on dit pas « résolvu », mais moi j’aime.
Pour ceusses qui ne sont pas mes zamis sur Facebook (vilains pas beaux va, vous voulez pas être mes amis, m’apprivoiser, comme un chtit renard tout doux ?), j’ai, la semaine dernière, posté le message suivant :
« j'entends une douce mélodie, ooooh comme c'est mimi, Clair de lune, mon morceau favori (et bien avant que ce soit celui d'Edwaaard), je me laisse bercer jusqu'à réaliser que c'est la sonnerie de mon nouveau gsm... trop tard, ça sonne plus. 05, c'est quelle région de Belgique ça ? »
C’était le 17 novembre, je viens de le voir sur mon mur.
Le 18, rebelotte. Douce mélodie, mimi, Clair de lune, je me laisse bercer, trop tard ça sonne plus. Il est 13 heures.
Le même jour, 20 heures, rebelote.
Et là, mon sang ne fait qu’un tour, malgré le cholestérol qui ralentit sa course, et je rappelle illico.
Ça sonne dans le vide, puis j’ai un répondeur, sur lequel je m’égosille en demandant que cesse ce harcèlement. Tchu, faut que j’aille voir un psy pour parvenir à calmer ma colère, des fois.
Le lendemain, en rentrant chez moi après une journée en ville (Mon pire cauchemar, souvenez-vous, j’en parlais il y a peu), un appel en absence, sur mon fixe cette fois. Toujours ce 05. Je consulte 1307.be, en vain.
Dimanche, je suis tranquille.
Lundi aussi.
Mardi aussi.
Hier, en rentrant chez moi, zont encore tenté de m’appeler.
Et ce jour, sur mon fixe, ça sonne. Le 05.
Cette fois ça va barder de chez barder de chez barder de chez barder.
Quoi qu’on veuille me vendre, je me rebiffe.
J’ai tout prévu :
Madame, c’est pour savoir où vous avez pris votre ligne fixe téléphonique ? J’ai pas de ligne fixe, non non je vous jure, ah bon, vous m’appelez sur une ligne fixe, ben si je vous dis que j’en ai pas.
Madame, c’est pour vous vendre de la piquette à prix de grand cru. Attendez, j’appelle mon parrain aux AA pour avoir son accord.
Madame, c’est pour une assurance obsèques. La madame elle est plus là, rappelez demain, après son enterrement, merci.
Madame, c’est pour aider les petits enfants qui meurent de faim. Donnez-moi votre adresse, je vous envoie un doggy bag.
Madame, c’est pour vous échanger votre vieux canapé contre un tout nouveau tout beau tout cher. Je suis adepte du sexe sur canapé, ça pose pas de problème les taches de sperme sur mon vieux canapé ?
Madame, c’est Voo. Ben oui je sais que c’est vous.
Mais finalement, rien de tout cela.
Madame, c’est une société mandatée par Electrabel pour tester votre niveau de satisfaction suite à votre dernière plainte via le formulaire on line.
Cooooooooooooooool, je vais pouvoir me lâcher.
Ça prendra dix minutes.
Même vingt ça me va.
Nous vous garantissons l’anonymat.
Oh, dommage, je peux vraiment pas laisser mes coordonnées ?
Ah, quel plaisir de dire que, pour résoudre les bourdes d’Electrabel, il aura fallu six semaines (question subsidiaire de la dame : ça fait combien de jours, 30 ? Non, 42), que j’ai dû contacter par mail, par téléphone, par téléphone, par téléphone, par mail, via le shop, par mail et puis par téléphone, et oui rien que ça ma bonne Dame. Que mon problème ne s’est pas résolu facilement, enfin attendez, quand vous demandez « résolution facile du problème, oui ou non », vous entendez suite au dernier contacte ou depuis les semaines que ça durait ? Réponse : d’accord, je note. Euh, zavez compris la question ? Non ? Bon tant pis hein.
Et tout ça avec le sourire, because la dame était toute gentille même si pas toujours futée, vous l’aurez remarqué.
Le mystère est donc résolvu.
Et pour la petite histoire, mes soucis Electrabel aussi, enfin jusqu’à nouvel ordre. Ils ont cessé de me facture pour des logements qui ne m’appartiennent pas et de me débiter des provisions pour les mêmes logements, c’est déjà le bonheur intersidéral, non ?
07:07 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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28
sep
Entendu dans le bus...
... et ça m'a bien fait rire : "certaines filles ont plus de maquillage que de cerveau".
Dit par un ado bien poli qui a refusé de s'asseoir sur une place qui se libérait pour me la laisser. Oups, soit j'ai l'air d'être enceinte, soit d'entrer dans le troisième âge... On va dire que pour un ado de 14 ans, je suis dans le troisième âge. Et puis des ados comme ça, qui offrent leur place, c'est plus rare qu'un crapaud dans lequel se cache un prince, alors j'ai pris.
15:57 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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20
aoû
Et voilà me suis encore fait schtroumpfement avoir
J'avais dit qu'on ne m'y prendrait plus, mais je me suis schtroumpfement trompée... Dingue comme ces petits êtres bleus qui sont toujours heureux me réduisent en esclavage...
Mais ma vie est un drame :
Déjà que je n'ai pas su avoir l'album, because j'avais rangé mon bon et que pour moi ranger = perdre, et que je l'ai retrouvé ensuite mais que la caissière veut plus me le changer, mais je viens de réaliser qu'il me manque pas 1 schtroumpf mais 11 !
Un drame je vous dis.
Vous auriez des petits Schtroumpfs Delhaize dont vous ne faites rien, à donner ou vendre pour une modique somme (pas comme ces arnaqueurs sur le net) ?
En attendant, voici mes petiots :
12:18 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant, Anaïs vous aime, oui, vous, lecteurs | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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19
aoû
J’ai testé zooplus.be

Vous connaissez zooplus.be ? C’est un site belge (une fois) qui propose plein de trutrucs pour les chienchiens, les chachats ou les autres bestiaux.
Des trutrucs à bons prix, parfois. J’ai donc décidé d’y acheter des trutrucs pour le rat et la souris. Une fois ma réduction de parrainage et tout et tout, ben les trutrucs me revenaient quasi moitié moins chers que dans le commerce, une bonne affaire je vous dis.
Nan, je fais pas la promo de zooplus.be, vous me connaissez tout de même.
Niveau prix, c’est hyper pratique, donc.
Mais niveau pratique, c’est pas le pied…
Une fois la commande passée, elle prend un à deux jours pour être préparée, et trois à cinq jours ouvrés pour être livrée… du moins sur la page info, car sur la page conditions générales c’est cinq à sept jours ouvrés. Ça commence bien, si sur le même site, les infos varient à ce point. La livraison a lieu entre 8 et 16 heures. Si je compte bien donc, une fois ma commande lancée, je dois donc rester de planton at home durant plus de sept jours, et ce de 8 à 16 heures, des fois que ma commande arriverait… Déjà, c’est d’un pratique absolument absolu. Faut rien prévoir du tout, juste attendre. Et être zen.
Je profite donc d’une semaine de congé pour passer commande d’un demi-container de marchandises. Jeudi dernier à l’aube, que je passe ma commande. J’ai le choix entre deux transporteurs, TNT ou GLS. Je choisis, au hasard, TNT.
A 14 heures, je suis avertie que deux colis sur les trois sont prêts. Waw, rapide. A 18 heures, j’apprends que le troisième colis est prêt. Vu l’heure, je crains de ne pas tout recevoir en même temps, comme d’ailleurs précisé sur le site, j’étais avertie.
Sur le site web de TNT, je peux d’ailleurs suivre le cheminement de mes colis, et j’apprends dès vendredi que les deux premiers sont en route, tandis que le dernier stagne.
Mardi, première journée de « véritable congé », après le long week-end du 15 août.
Mais pas vraiment congé, puisque mon réveil sonne dès 7 heures 30. Et oui ma bonne dame, c’est ça vivre seule. Le livreur peut se pointer dès 8 heures, je dois prendre ma douche avant. Because si j’entends pas, mes colis retournent à la poste, et je me vois mal porté mon demi-containeur sur ma tête pour rapporter mon brol at home. Ensuite, je reste chez moi, attentive à tout bruit de sonnette, comme Pénélope attendant Ulysse, pendant trois à sept jours ouvrés. Même pas moyen de mettre la musique à fond, des fois que…
10 heures 40, ding dong. Mes deux premiers colis. Charmant livreur de TNT, muté en DPD, partenaire local de TNT. My god, ça en fait des initiales. Alléluia, j’ai deux colis sur les trois.
Je checke sur le site web et découvre que mon dernier colis stagne encore aux Pays-Bas, mais keskils font donc là-bas ?
Mercredi, rien à signaler. Levée à 7 heures 30 pour ma douche préalable. Purée, drôle de vacances.
Jeudi matin, soit hier, levée à 7 heures 50, rhaaaaa, y’a du laisser aller. Douche ultra rapide pour pas manquer Monsieur livreur, bien que, hier soir, mon colis soit encore signalé comme stagnant aux Pasy-Bas sur le site TNT. Y’a grève ou quoi ?
9 heures 55, je suis avachie sur mon canapé, matant « the nine lives of Chloé King », une nouvelle série sympa pour jeunes de moins de quinze ans, lorsqu’un bruit soudain me fait sursauter. Un bruit de tambourinement. Le bruit de quelqu’un qui s’énerve sur une porte. Puis, la sonnette retentit. Je descends dare dare et découvre un livreur avec mon troisième colis, celui censé être aux Pays-Bas.
Un livreur de GLS, ce service de livraison que j’ai pas choisi vu que j’ai pris TNT, muté en DPD. Ça va, vous suivre ?
Le livreur me dépose mes 39 kilos de colis, me signale que j’ai de beaux pieds, puis s’en va, tout sourire. Pourquoi il tambourinait comme s’il y avait le feu ? Aucune idée.
Je referme la porte et vais vérifier sur le site de TNT, qui m’apprend que mon troisième colis, celui que je viens de recevoir, se trouve toujours aux Pays-Bas, en attente de livraison.
Voilà l’histoire de ma toute première (et dernière ?), commande sur zooplus.be. Morale de l’histoire : pour commander sur zooplus.be, faut prendre une semaine de congé, faut choisir n’importe quel transporteur vu que votre choix n’est pas respecté, et faut rien prévoir durant ses congés, qui serviront à attendre, tel sœur Anne qui ne voyait rien venir, le gentil transporteur et ses gentilles marchandises.
Cela dit, lesdites marchandises sont arrivées en parfait état. Les transporteurs étaient pleins de sourires. Et j’ai tout reçu deux jours et quatre jours après commande. C’est rapide. Même si un peu brouillon, il faut bien le dire…
Le plus drôle : dans l’aventure, j’ai gagné plein de points zooplus, qui me permettent d’avoir de jolis cadeaux à ma prochaine commande…
Euh, me reste combien de jours de congé à prendre, boss chéri ?
08:17 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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17
aoû
J’ai testé « lutte contre les forces de la nature »
Hier, j’ai testé « lutte contre les forces de la nature », et j’ai perdu la bataille.
J’étais avachie sur mon transat, profitant de la visite improptue et tellement attendue du soleil, à lire Maxime Chattam, In tenebris. Pour l’anecdote tiens, et passque j’adore passer du poulet au mulet (ça rime mieux que du coq à l’âne, non ?), ça me rappelle un groupe de discussion lecture où j’étais inscrite y’a quelques années et où je m’étais exprimée « ça doit être dingue de vivre avec un auteur de thrillers genre Maxime Chattam, ça doit faire peur de savoir tout ce qu’il a dans le cerveau », à quoi un autre membre m’avait répondu « ah ben, en fait, c’est mon ex ». Toujours la reine des gaffes moi.
Bon, revenons à nos agneaux, à ma lecture au soleil. Je lisais donc, lorsque, aaaaaaaaaaargh, je repère une énorme toile d’araignée entre deux branches. Pas grave, je laisse faire la nature, du moins à l’extérieur. Sauf que dans cette toile, une petite boule d’un brun orangé. Je m’approche, sachant qu’il est inutile de lutter contre ma myopie. Et je réalise l’ampleur du désastre : cette petite boule brun orangé est en fait une coccinelle.
Et là, mon sang ne fait que deux tours : je ne peux laisser mourir une bébête à bon dieu. Alors, je récupère la petiote, l’arrachant à la toile qui la tue à petit feu, au grand dam de miss araignée, qui attendait à deux pas de là et qui s’enfuit aussi vite que ses huit pattes le lui permettent.
Une fois la coccinelle en sécurité dans la paume de ma main, j’ai la confirmation qu’elle est vivante. Je lui propose donc de continuer sa vie. Sauf qu’elle ne peut bouger, elle est entourée de toiles. Alors, délicatement, tout en douceur, je la débale. Et ce n’est pas un euphémisme, elle est comme dans un cocon de toile d’araignée, au point que ses deux pattes inférieures ne peuvent plus bouger. Je parviens à totalement la libérer et la joie me remplit le cœur lorsqu’elle se met à se balader sur ma main. Elle tente même une envolée, mais n’y parvient pas. Je soupçonne que ses étrilles soient encore un tantinet collées, bigre. Une coccinelle qui ne vole plus, ça ne va pas.
Je décide alors de la laisser se reposer, et l’installe sur mon appui de fenêtre, histoire de surveiller sa convalescence.
(pour l’anecdote bis, j’écoute en boucle la comédie musicale Roméo et Juliette. Paroles du moment : « elle est tombée sur la villecomme une araignée tissant son fil ». Tchu, de circonstances.)
Elle s’installe paisiblement.
Deux heures plus tard, je la retrouve sur le dos. Morte.
RIP, petite coccinelle. Je t’offre un joli enterrement mauve.
Bref, pour résumer, clore le débat rapidement et conclure enfin : la coccinelle est décédée, et l’araignée a été privée de souper.
Morale de l’histoire : Anaïs, ne te mêle plus jamais du fonctionnement de la nature.
09:07 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime les jolies photos, Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : coccinelle, araignée, nature |
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1
aoû
J'ai testé bois ton premier café
Je sais, c’est difficile à croire, mais je vous le jure sur l’honneur, sur la bible et sur mon vibromasseur préféré : je n’ai jamais bu de café de ma vie. Enfin je n’en avais jamais bu jusqu’à il y a quelques semaines.
Lorsque je réponds aux personnes qui me proposent un café « non merci, je n’en bois jamais », j’ai toujours l’impression de leur annoncer un truc gros comme le monde, genre « je n’en bois jamais, mais une petite tisane de hachich, vous auriez pas par hasard ? » ou « je n’en bois jamais depuis que j’ai subi une greffe foie-coeur-poumons-rate-seins ». En fait, ils s’attendent à ce que je parte dans un grand éclat de rire sadique et m’écrie « poisson d’avril ».
En général, j’ai alors ensuite droit à un « jamais ? » puis un « jamais jamais ? » et enfin un « non mais jamais comme vraiment jamais ou jamais comme parfois ? ». A quoi je réponds « jamais comme jamais jamais jamais never nooit pas depuis ma naissance jamais de chez jamais », jusqu’à ce qu’enfin, la pièce tombe.
Apparemment, c’est un truc fou sur cette planète (ou dans mon pays) que de ne jamais boire de café, va comprendre. Par contre, l’odeur du café torréfié, j’adore (comme celle de l’essence, ce qui étonne beaucoup aussi). Et les biscuits Delacre au café, totalement crapuleusement divins. Sans parler des baisers crème moka. Mais pas la Vienetta moka, pitié, tout mais pas ça (même les autres goûts de la Vienetta d’ailleurs, sorry bonne-maman si tu me lis de là-haut, faut enfin que je l’avoue, je déteste la Vienetta, y’a prescription au bout de douze ans d’absence, j’espère - y’a pas prescription sur le fait que tu me manques, mais chuis pas là pour faire pleurer dans les chaumières).
Donc j’ai jamais bu de café.
Mais l’autre jour, ben voilà, j’ai franchi le pas.
Nous étions dans un petit resto pour profiter d’une offre Groupons (vous connaissez sans doute ce site qui propose des trucs moins cher, grâce auquel j’ai d’ailleurs testé le piranha pour pieds, je vous en avais parlé). Nous avions droit à un plat au choix + un café.
J’ai bien tenté d’échanger café contre thé, mais le refus fut immédiat. Ça me fait toujours bien rire, car bon, un sachet de thé hein, c’est pas ça qui coûte, franchement, c’est pas très commerçant, mais bon, le plat de pâtes aux scampis était succulent, la séance shopping qui a suivi bien sympa, alors je vais pas cracher dans la soupe, en l’occurrence dans le kawa.
Et comme j’avais vu passer des cafés, et réalisé qu’ils étaient accompagnés d’un petit bout de tarte au sucre et d’une flotche de crème fraîche, ben j’ai accepté mon café gratos. Et je me suis dit que ce serait l’occasion de vivre cette expérience totalement hors du commun : boire un café.
La tasse brûlante est arrivée. Café noir. Fumant. D’une odeur sublime.
Alors j’ai goûté.
Et ma réaction fut directe, simple, immédiate et radicale :
Beurk.
Seconde réaction :
Beurk. Mais qui peut aimer ce truc amer ?
Quatrième réaction, après ajout de 67 sucres :
Beurk, comment faire passer cette immonde amertume ?
Troisième réaction, après avoir testé la cuillèrée de crème fraîche vaguement arrosée de café :
Mais même noyé dans la crème, c’est rebeurk, my god.
Je me suis donc contentée de savourer mon mini morceau de tarte, divin, et la crème fraîche, succulente, pour le fun légèrement mélangée à une demi-goutte de café.
Morale de l’histoire : je resterai une extra-terrestre, car c’est pas demain la veille que je reboirai de ce breuvage contre (ma) nature
Illu de Titoun, moi je suis à gauche, of course...

07:17 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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16
jui
Ma salle de bains Provence anglaise (copyright Rachou)
Et voilà, après le dressing, j'ai terminé le plancher de la salle-de-bains et j'ai pris un kilo dans la foulée (mais paraît que c'est le gras qui a muté en muscle avec les efforts fournis, je veux y croire).
Résultat en images.
Avant, un vieux vinyle qui avait connu un incident de parcours avec une carpette Ikéa qui y était restée collée (en bonus, la poussière du décapage du plancher du dressing et le brol sur l'évier durant la découpe du vinyle par bibi, ce qui ne fut pas une mince affaire, fort heureusement il était juste collé à trois endroits avec une bande de double face) - dingue comme on voyait la trace des planches sous le vinyle :
Pendant, découverte d'un plancher dalmatien avec taches et égaline en cadeau (cette mode des planchers à pois, je la hais) :
Après des heures de décapage thermique et poncage, puis de peinture, ma salle de bains Provence anglaise, pas encore totalement rangée - sorry impossible de faire des plans plus larges because les murs mais sur la dernière vous voyez maintenant les deux planchers, dressing et sdb, un retour aux sources, sans vinyle ni tapis plain, que du bonheur :
17:13 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime les jolies photos, Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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16
jui
La phrase qui tue...
Hier, nous discutons d'une personne, euh, disons, un tantinet enrobée. Pas de son surpoids non, chacun sa vie, chacun ses kilos hein, mais de ses fringues, euh, disons, très mal adaptées, trop moulantes, plutôt faites pour Kate Moss que pour Marianne James.
Et vu que j'avais revêtu un abominable short des neiges, because mes travaux de peinture du plancher de ma salle-de-bains, short que je prétendais "en hommage à la personne en question", j'ajoute au sujet de cet abominable short des neiges "enfin moi ça me va tout de même, non ?"
Et mon amie (à ce moment j'ignorais encore qu'elle venait de passer de la case "amie" à la case "ex amie") de me répondre "ben oui ça te va, même si tu as trois kilos de trop".
Et moi "hein, mais j'ai pas trois kilos de trop".
Et elle de se rattraper "non, je voulais dire, ben oui, malgré ton BMI trop élevé".
Euh, ça doit vouloir être ça, se rattraper en faisant encoooooore pire...
Non mais, tu sais ce qu'il te dit mon BMI ?
Désormais, je ne répondrai plus à ceusses qui m'importunent "kiss my ass", mais "kiss my BMI", non mais.
Et vous, la dernière phrase qui tue que vous ayez entendue à votre propos, c'était quoi ?
13:38 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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14
jui
La faute à pas de bol
Aujourd'hui, journée solennelle, j'ai terminé de décaper ma salle-de-bains. Je m'en sortais indemne, à part une tendinite de l'index droit (celui qui pousse sur la spatule à gratter, le grattoir qu'on dit) et des courbatures dans le bras droit (que je vais avoir tout musclé alors que le gauche sera squelettique). ça aura duré le temps de trois fois écouter Les dix commandements et une fois écouter Roméo et Juliette (je me refais l'intégrale de mes comédies musicales).
Reste à poncer et peindre.
Mais j'étais tellement joyeuse d'avoir fini de gratter cette couleur immonde, même si elle est encore visible, pour enlever le relief et transformer ces horreurs en joli plancher immaculé (savoir blanc, là oùsqu'on voit bien les cheveux et les poussières, tant qu'à faire) que j'ai eu un geste malvenu et paf, mon doigt sur le décapeur thermique encore bien chaud (hé ça monte à 500 degrés ces bestiaux là). Fort heureusement, chuis pas atteinte de cette maladie qui fait qu'on ne sent pas la douleur, alors dans un réflexe salvateur, j'ai éloigné mon doigt. Trop tard.
ça fait mal, un décapeur thermique sur un annulaire gauche, je vous le dis.
Heureusement que je ne me marie pas samedi, ouf ouf ouf.
19:49 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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12
jui
L'avant-après du plancher
Je sais que vous vous dites en ce moment "mais que fait Anaïs" (sur l'air de "mais que fait la police"), vu que je vous écris un tantinet moins en ce moment. Et bien je fais de la musculation : poncer, frotter, grater et peindre. Tout ça pour récupérer mon choli plancher qu'au départ je pensais recouvrir de vinyle/vynile/vinile/vi'nil' (ce mot ne devrait pas exister).
Le virus de la peinture, vous le savez, m'a atteinte en avril dernier (ça avait commencé en août, légèrement, avec mes peintures bordeaux et turquoise, agrémentées de stickers, souvenez-vous), alors, après la cuisine, les étagères de jardin et le mur du jardin, le vide s'est fait sentir et miracle, sauvée par le plancher, l'Anaïs.
Je vous montre le résultat provisoire, vu que les placards transformant cette petite pièce en dressing à la Sex & the City, arrivent dans deux mois jour pour jour, yesssss.
Avant, avec le tapis plain d'origine, très moche :

Pendant :

Après :

Après le décapage par bibi, au décapeur thermique et à la ponceuse, on ne dirait pas sur la photo, mais j'ai déjà enlevé une tonne de peinture et d'égaline (ça se remarque mieux à l'avant, entre la planche horizontale et les verticales), reste cependant la peinture incrustée, pire qu'une tache de gras :

Après le passage d'un pro et de sa grooooosse ponceuse (les endroits non poncés accueilleront le placard en L) :

Je reprends les choses en main et la vitrification commence - remarquez au passage que j'ai enlevé le vinyle de la salle de bain, qui jouxte le dressing, pour récupérer le même plancher, encore plus mieux recouvert de crasse, même que l'ancien proprio a noté les dimensions de la pièce au gros marqueur sur le plancher, ben voyons - dès demain, je décape légèrement et je peins en blanc, pour obtenir une ambiance "Provence anglaise" :

Résultat final (plus que 62 fois dormir avant l'arrivée du dressing, yessss) - reste une tache grisâtre, because sans doute infiltration d'eau par le passé, tant pis, ça fait "charme d'antan" pour ce plancher qui a 80 ans cette année :

Petit bonus montrant bien l'avant-après :

07:59 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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7
jui
Le packaging m'étonnera toujours
Je me suis acheté des crèmes au caramel Bonne-maman, avec un emballage en vichy rose comme dans le temps.
Sur l'emballage, petite précision "aux oeufs frais".
Ben encore heureux, je crois pas que les crèmes au caramel aux oeufs pourris soient autorisées par la loi.
21:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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6
jui
Les céréales, c'est mauvais pour la santé… malgré leur fort impact érotique
L’autre samedi j’ai décidé d’abandonner mes bonnes résolutions culinaires, qui riment avec cellulite dans le derrière.
Car à force de me préparer de bons petits déjeuners, genre des crèpes, du cake avec du choco home made ou du craquelin, voire du tiramisu spéculoos (non je rigole, jamais avant 13 heures, le tiramisu spéculoos), je vais finir par ne plus passer les portes, ma bonne Dame.
Donc, pour ma santé, mon cholestérol et mon gras, j’ai décidé, ce fameux autre samedi, de manger des céréales.
Aussi pour la santé de mon portefeuille, car c’était des céréales 100 % remboursées, tant qu’à faire.
Petit jus d’oranges pressées, petit lait de soja banane, gros bol de céréales et hop là paf youplaboum, je me vautre dans mon canapé pour mater l’intégrale d’Ally Mac Beal (que du bonheur, je vous en parle tout bientôt).
Et je déguste mes céréales. Bon, clair que ça vaut pas mon cake ou mes crèpes, mais soit. C’est pas mal. Y’a des céréales au chocolat, des céréales enrobées de chocolat (nan, c’est pas pareille), et des céréales classiques. Ça croustille sous la dent, dans la bouche c’est fondant.
Et entre deux scrontch scrontch, je sens un truc dur. C’est là que je réalise que j’ai l’âge que j’ai : mes vieilles dents sont plus cap de machouiller des céréales correctement. Déjà que je me suis cassée une dent sur une babelutte y’a dix ans, et une autre sur un dagobert y’a cinq ans, vlà que bientôt je me casserai la canine en mangeant un américain. Va falloir me mouliner ma bouffe, à ce train-là.
Je sens à nouveau le truc dur dans ma bouche (argh, ai-je l’esprit mal tourné, ou cette expression a-t-elle un double sens et va-t-elle m’amener 124.789 lecteurs avides d’images fellationnesques ?) et je décide, pour préserver l’emplacement de mon futur dentier, de ne pas tenter le diable en le désagrégeant d’un coup de molaire.
Je décide d’avaler (aucune référence aux images dont question ci-avant non plus). Tout rond.
Et j’avale.
Puis je continue ma dégustation (toujours aucune référence hein).
Genre dix minutes plus tard, je me pourlèche les dents, histoire de récupérer les petits bouts de céréales coincés partout. Dieu aurait mieux fait de réfléchir avant de créer la bouche, passque bien souvent, quand je tente d’extraire des bouts de bidoche après mon repas du soir, je remange la tartine du matin, le jambon du midi, le bout de Raider (enfin de Twix) de 16h et j’en passe. Un vrai garde-manger, de quoi tenir deux guerres.
Durant mon opération pourléchage de canines (et non de babines), je sens un énorme morceau de céréale coincé, que je tente en vain de déloger. Je réalise alors que c’est pas une céréale, que c’est un bout de plomb qui « rebique ». Et s’il rebique, c’est passque ma dent s’est cassée en deux, et que le plomb est resté scotché à la partie encore fichée dans la gencive (alléluia). Tandis que la seconde moitié a disparu… vous l’aurez compris… dans mon estomac.
Etant donné que je ne pense pas que mon dentiste puisse la recoller, j’ai décidé de ne pas étaler mes crottes durant 48 heures pour récupérer ma demi-prémolaire, tant qu’à faire.
Tchu, les céréales, finalement, c’est ruinant pour la santé ET le portefeuille.

20:55 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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29
jui
Mon dressing
Je ne vous en ai pas encore parlé, mais après la cuisine, alors que j'avais juré "plus de travaux avant l'an 3000 horreur malheur", le virus s'est propagé dans tout mon organisme, au point que j'ai remis le couvert, et pas qu'un peu.
Outre un giga rangement digne de C'est du propre, dont je vous parlerai peut-être un jour (j'ai des photos, mais elles sont traumatisantes), j'ai décidé de transformer mon dressing en véritable dressing.
Cette petite pièce sans fenêtre mais avec deux portes, dont une vers la salle de bains, fait office de débarras depuis toujours. Même si j'y avais installé de jolis meubles Ikéa assortis, ça restait une ambiance "débarras", avec un vieux tapis plain pourri, une planche à repasser des des godasses dans tous les coins.
Dommage d'avoir un dressing et de ne pas lui rendre hommage.
J'ai donc décidé de lui offrir un placard. Il sera en L, de deux couleurs (beige et taupe) et intégrera les lieux en septembre prochain.
Avec de l'aide, j'ai donc vidé la pièce et offert de nouveaux emplacements à mes jolis meubles Ikéa. Recyclons recyclons, rien ne se perd.
Et aujourd'hui, j'ai enlevé le tapis plain pour voir ce qu'il cachait, vu que j'ai pris rendez-vous avec une société pour placer un vinyle neuf à la place. Je savais que c'était du plancher, mais aucune idée de son état.
Fort heureusement, pas le moindre point de colle, que du bonheur à enlever, même si ça m'a pris des plombes car restait un meuble à vider et démonter et un autre à vider et déplacer, puis replacer après le départ du tapis plain. C'est là que je réalise que les travaux, c'est d'abord un bordel monstre car, étonnamment, le contenu d'un petit meuble, une fois répandu sur le sol, quadruple de volume, ça doit être un phénomène de dilatation des corps à la lumière naturelle.
Et voilà ce que j'ai découvert sous mon tapis plain : un plancher.
En bon état, mais multicolore.
Et du coup, je trouve que mettre du vinyle sur ça, c'est du gâchis.
Mais d'un autre côté, pas envie de me lancer dans de tels travaux herculéens.
Le pire, c'est que la salle de bains est pareillement équipée, et que je me dis qu'il faut que je fasse quelque chose aussi... Mais du plancher dans une salle de bains, c'est pas pratique.
Aaaah, si j'avais un mec pour prendre les choses en main, bordel de dieu.
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17:59 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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14
jui
L'art d'emmagasiner des choses
J'ai toujours été une fan de collections, j'en ai déjà parlé ici je pense, mais c'est à la limite du pathologique.
J'ai donc collectionné :
-les timbres, les autocollants, les porte-clés et les pièces de monnaie (comme tous les gosses non ?)
- les papiers à lettre (du temps oùsqu'on écrivait encore car l'ordinateur n'existait pas, oui j'ai connu ça, je sais c'est dingue)
- le papier WC (ça c'est original, et y'avait de jolis motifs, croyez-moi)
- les magazines Flair
- les miniatures de parfum (j'ai encore toute ma collection, clair qu'elle doit valoir une fortune)
- les peluches à pince, que j'accrochais partout partout
- les préservatifs (j'en peux rien s'ils ne servent pas assez, moi)
- les photos de Belmondo, puis de Madonna et enfin de Patriiiiiiiiiiiiiiiiiick (Bruel)
- les chats
- les moutons sous mes meubles ah non c'est pas une collection ça, c'est une maladie
- les clématites, une nouvelle collection de cette année, vous aimez ?




20:38 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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9
jui
Drôle de spam...
Du spam, j'en vois de toutes sortes et de toutes couleurs. En général, c'est pour me proposer d'enlarger my penis ou m'annoncer que j'ai gagné trois milliards de milliards de dollars.
Mais ce soir, j'ai du spam original ma bonne Dame :
du spam de l'institut pour l'étude et la préservation du baobab.
Va comprendre...
Et vous, c'et quoi votre spam le plus original ??????
06:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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31
mai
La photo souvenir du jour
Souvenir d'un mini-trip plein de surprises... par 30 degrés à l'ombre, ce qui m'a confirmé que non, le soleil et moi, on n'est pas amis, sauf à l'ombre... Suis rentrée épuisée, mal partout, coups de soleil, portefeuille déprimé, mais de la musique plein la tête.
Question du jour : "c'était où où où où où ?" (librement inspiré par Lio, t'étais où où où où où, t'était où le grand méchant loup)

11:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime les jolies photos, Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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23
mai
Mutation génétique spontanée
Vous le savez, depuis fin janvier, j'ai my new kitchen. Plus si new que ça maintenant, déjà quasi quatre mois.
Quatre mois.
Quatre mois de vaisselles quotidiennes.
Quatre mois d'ordre maintenu dans mon living et ma cuisine.
Quatre mois d'ordre dans ma salle de bains.
Quatre mois de presqu'ordre dans ma chambre, le "presque" ayant disparu depuis hier.
Bon, pas quatre mois de maniaquerie, mais tout de même, la vaisselle tous les jours, le rangement régulier et l'aspirateur, voire le torchon, toutes les deux semaines, c'est un miracle miraculeusement miraculeux pour moi.
Et, cerise sur le gâteau, je fais des tentatives de cuisine. Ce week-end par exemple, une succulente lasagne maison champignons, viande, tomate, crème de soja. Un régal. Sans oublier la mousse au chocolat maison comme dessert. Et les tartes-crèpes aux pommes.
Et vous savez le pire dans tout ça : je réalise que faire quelque chose de bon, ou ranger et avoir la satisfaction d'avoir un intérieur présentable (bordélique pour certains, mais hyper rangé pour moi), ben j'y prends goût.
Vous lisez bien, j'y prends goût.
Serais-je en train de me transformer en femme idéale ?
Et une illu de Camilla, piquée sur Planète, de circonstance...
20:25 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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19
mai
J'ai testé la prise de sang (résultat de la photo mystère)
Oh, je vous rassure, ce n'est pas ma première fois, avec l'âge, ma bonne Dame, on s'habitue petit à petit aux prises de sang. Et puis, ma doctoresse chérie, ben l'autre fois, y'a deux ans déjà, elle m'a dit "à votre âge, c'est bien de faire une prise de sang par an pour vérifier si tout va bien".
"A votre âge".
La garce.
Je me disais pas plus tard qu'il y a une heure, enfin je l'écrivais à une amie à qui je donnais des news de ma santé après avoir lu les news de sa santé à elle, qu'on devait vieillir vachement pour en être arrivées là, nous qui, étant ados, nous contentions de parler de notre prochain hamburger ou de notre mémorable beuverie aux fêtes de Wallonie avec ascension douloureuse de lits superposés, qué souvenir.
Bref, j'ai testé la prise de sang.
Hier matin.
A l'aube.
A jeun.
Je ne suis pas stressée. Pas de douleur lors d'une prise de sang, à peine un petit pincement. Mais je n'aime pas cette sensation qu'on va rentrer dans ma veine. Et j'aime encore moins cette sensation que mon sang va être extrait de ma veine. Mais j'assume. Et j'y vais seule, c'est ça grandir. Je n'aime pas grandir, j'aimerais encore avoir cinq ans et aller faire ma prise de sang accompagnée puis recevoir une sucette.
A peine entrée, je repère plein de jouets et un joli lapin-doudou censé consoler les angoisses. Et là, je me dis, comme le chantait je sais plus qui (Mélody ?) "y'a pas que les grands qui aiment", qu'il serait temps, dans les hostos, de réaliser que "y'a pas que les petits qui trouillent".
Passque, allongée sur ma table, garrotée jusqu'au cou(de), j'apprécierais un petit câlin consolant.
D'autant que le Mister prise de sang, ben il est pas moche. Pas moche du tout. Et gentil. Et brun ténébreux. Et alliancé. Il me demande si j'ai peur. Ah bon, ça se voit ? Chuis livide ? Je lui dis que non, même si je n'aime pas. Et j'en profite pour placer une petite Anaïssade "de toute façon, si j'ai peur, je vous demanderai un jouet". Il rit.
Je sens le pincement et c'est parti. Je ne regarde pas. Si je vois mon sang, je m'évanouis, c'est aussi simple que ça. Mister prise de sang me fait la causette en attendant, il doit être rodé, obligé de parler à tous les angoissés de la prise de sang. On parle bureau. Et sang. Si ça tombe, c'est un vampire en intérim, hein.
Une fois l'opération finie, il me dégarrote, mais ne me relâche pas. Moi, je patiente. Jusqu'à ce qu'il me dise qu'il continue à appuyer car y'a... et moi de l'interrompre "une hémorragie ?" On rit. Même pas peur. Il se lance alors dans des explications auxquelles je ne pige rien, comme quoi l'aiguille serait passée d'une veine à l'autre, avec une pause-café dans la peau de mon bras, ou alors qu'en sortant de la veine elle est passée dans la peau, enfin, beurk, je préfère ne rien entendre et je ne tente pas d'en savoir plus, je souhaite juste rester vivante. Il conclut "l'avantage c'est que vous n'aurez pas d'hématome". Tant mieux. Enfin on s'en fout, je n'ai jamais d'hématome suite à une prise de sang, à peine un petit point rouge ou mauve.
Quelques secondes plus tard, emballé c'est pesé, et sparadrapé. Merci Mister prise de sang, à la prochaine. Bye bye.
Quelques heures plus tard, au bureau, je matte mon sparadrap et je remarque un tout léger commencement d'hématome. Strange. Pas grave.
Quelques heures plus tard, je me désparadrape, et j'analyse les dégâts. Pas d'hématome ? ah ah ah, Mister prise de sang, c'était la plaisanterie du jour, ça.
Et me voilà avec mon premier hématome post - prise de sang.
Vous trouvez pas qu'il a des airs de statue inca, mon hématome ?
Mister prise de sang, je vous pardonne, avec une petite gueule d'amour comme la vôtre, je ne cracherais pas sur un prochain hématome pour le plaisir de vous revoir...
(la photo date d'hier, aujourd'hui ça a viré au mauve... les paris sont ouverts : pour quand le vert et jaune ?)

16:05 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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2
mai
Opération bricolons en cœur
En ce vendredi sordide du mois de février dernier, tant niveau humeur que niveau météo, je décide d’arrêter d’écouter Sophie Davant et ses invités de Toute une histoire me raconter combien ils ont vécu un truc extraordinairement extraordinaire, romantiquement romantique et passionnément passionnant un 14 février, pour aller chercher de la peinture verte et de la colle à bois.
Peinture verte pour faire les retouches dans ma cuisine, suite aux quelques coups faits, par moi et par mes hommes de métché, et suite au fait que mes nouveaux meubles sont d’un côté un chouia moins larges que les précédents, ce qui est une super mauvaise nouvelle. Mauvaise nouvelle, mais alléluia, il existe des magasins de bricolage en Gelbique.
Je quitte donc mon home sweet home et me rends dans un magasin de bricolage, vous l’aviez deviné.
Il me faut deux choses : de la colle à bois et de la peinture verte De Keyn, vous l’aviez aussi deviné.
Pour la petite histoire, en matière de peinture, j’ai pris l’habitude de transvaser mes restes dans un (faux) tupperware, afin qu’ils ne sèchent plus dans leurs pots mal refermés (c’est du vécu). Et cela m’a bien souvent été utile par le passé. Sauf que j’ai dû oublier mes bonnes résolutions y’a quelques années quand j’ai repeint ma cuisine, car je n’ai pas retrouvé le moindre reste, diantre.
A mon arrivée, je me rue sur le rayon colle à bois, lequel est situé près de la soufflerie de chauffage. Température moyenne sur place, 64 degrés celcius. Un bout d’enfer ayant migré dans un magasin de bricolage, je vous le dis. Impossible de rester plus de 30 secondes sans risquer la mort immédiate. 30 secondes qui me suffiront à réaliser qu’en matière de colle à bois, seuls des pots de 55 litres sont dispos, le rayon des pots de 250 ml ayant été vidé, genre une guerre nucléaire se prépare et tout le monde a fait des provisions car c’est bien connu, en cas de guerre nucléaire, faut stocker de la colle à bois.
Je déserte donc les lieux et me rends au rayon peintures. Et je découvre, ô drame incommensurable, que De Keyn ne fait plus de peinture verte, ou plutôt que la peinture De Keyn n’est plus à vendre. A l’époque où j’ai acheté ma peinture verte, le vert n’était pas super à la mode et c’était la seule marque qui proposait un joli vert vif. En 2011, tout à changé, le vert est super tendance et on en trouve dans toutes les nuances, du kiwi à la pomme en passant par la banane pas mûre. Mais plus de vert De Keyn.
Je rentre chez moi, désespérée, portefeuille plein mais sac de courses vide.
Et je décide, de mes blanches mains de bricoleuse, de concocter moi-même un mélange vert. J’ai des litres de latex blanc en stock. Et j’ai de l’acrylique pour peinture artistique en stock également. Le bonheur. Pour avoir du vert clair, Anaïs, rappelle-toi de ton cercle chromatique. Vert foncé + blanc = vert clair. Mais vert sapin foncé + blanc = vert clair type salle de bains, vert d’eau quoi. Pas vert vif. Et je réalise que ça manque de jaune, voilà voilà. J’ajoute du jaune, et le tour est joué. J’obtiens le même vert, je vous le jure.
Je suis géniale.
Je suis la pro de la déclaration.
Je suis the best bricoleuse du siècle.
Je fais mes retouches.
Qui sèchent.
Et provoquent un éclaircissement du vert.
Je suis nulle.
Archi nulle.
J’aurais dû le savoir qu’en séchant, une couleur se modifie légèrement.
J’écris alors à De Keyn pour savoir si je peux pas commander un chtit litre, allez, par pitié.
Ne m’ont jamais répondu, les vilains pas beau.
Alors j’ai « tantpissé » (tantpisser : verbe signifiant abandonner la lutte, jeter l’éponge) et décidé de passer le reste de ma vie avec des retouches vertes ratées.
Jusqu’à ce jour d’avril. Avril fut pour moi le mois de la peinture compulsive : j’ai peint mes cinq étagères en métal, mes décorations en métal marron, mes décorations en métal argenté, ma table de jardin grise et mon mur du jardin, sans oublier une chtite retouche sur mon HLM pour insectes, repeint en rose foncé plutôt que rouge, pour qu’il s’assortisse à mes lampions solaires roses Ikéa. Hé, la pro de la déco, c’est moi.
Donc, ce jour d’avril…
Où j’ai été ranger un autre (faux) tupperware rempli d’un reste de peinture.
Où j’ai vu un tupperware traîner.
Rempli de peinture verte.
De Keyn.
Y’a un dieu pour les bordéliques bricoleuses, je vous le dis.
Allez, je vous laisse, je vais retoucher mes retouches.
10:46 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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7
mar
Quand Anaïs teste ses nouveaux appareils ultra perfectionnés – leçon un, les vitro-céramiques de l’an 2011
Vous ne pouvez l'ignorer, vu que vous ai bassinés avec ça durant quinze jours (qui a dit "plus que quinze" ?), j'ai une nouvelle cuisine, avec de nouveaux électro-ménagers pardi.
Et qui dit nouveaux électro-ménagers dit nouvelles expériences.
Et nouvelles complications.
Car il est bien loin le temps où, adolescente, j'étais la pro des appareils, même que j'étais responsable de l'installation des magnétoscopes, même que c'est moi qui mettait la montre de mon bon-papa à l'heure d'hiver/d'été, même qu'il attendait mon passage car il avait confiance qu'en amoi.
De nos jours, ma bonne Dame, faut faire un graduat, enfin un baccalauréat qu'ils disent, voire une licence, enfin un master qu'ils disent, pour apprendre à faire tourner une machine ou chauffer un plat préparé au four à micro-ondes.
Et moi, j'ai commencé par encore plus compliqué : j'ai utilisé ma vitro-céramique.
Une grande première, moi qui n'ai connu dans ma vie que des taques électriques.
Vous me direz, ça change nin bramin. Passer du gaz à l'électrique ou vice versa, c'est pire, et ça mène aux plats cramés ou pas cuits.
C'est mal me connaître.
J'ai donc commencé, le tout premier jour oùsque c'était possible d'utiliser ma vitro, au milieu de la poussière et mes armoires encore vides, mon frigo et mon congélateur perdus entre l'Allemagne et la Gelbique, par cuire des oiseaux sans tête.
Quatre.
Je les fais toujours par quatre ou cinq, que je congèle.
Et je les cuis toujours avec le même nombre de gros oignons entiers. Je congèle ainsi un oignon et un oiseau. Rituel immuable. Sauf que là j'avais pas accès à mes oignons, bordel oblige. Qu'importe, ça sera quatre oiseaux orphelins d'oignons.
J'allume donc tant bien que mal ma vitro avec les boutons digitaux. Chuis nulle en boutons digitaux moi, vraiment pas mon truc. J'élargis tant bien que mal le diamètre de ma plaque, tchu, qué miracle, ce modernisme. Et je règle à feu doux, passque moi je laisse mijoter mes oiseaux durant un temps fou.
La taque devient toute rouge. C’est bon signe.
Puis elle s’éteint en un clic bien audible. C’est mauvais signe. C’est mauvais signe non ?
Alors je passe un temps fou à soulever ma poêle pour vérifier si c’est rouge en dessous. Parfois oui parfois non. J’y pige que dalle moi.
Vingt minutes plus tard, mes oiseaux sont toujours prêts à s’envoler. Crus.
Bon.
J’augmente la puissance, histoire de tester le bastringue.
Et mes oiseaux crâment en vitesse. Ben voyons.
Je diminue et je tente de laisser mijoter comme d’hab.
Résultat : après une demi-heure zont rétréci comme peau de chagrin, mes oiseaux. C'est des oisillons ma parole.
Tout petits. Tout durs. Tout pas bons. Mais je les mange, mes premiers zoiseaux avec ma nouvelle taque, non mais.
Le lendemain, je tente plus simple : cuire du riz.
Je parviens à faire bouillir l’eau en une seule pression du doigt sur ma taque. Un progrès.
J’y plonge mon riz durant 13 minutes.
Dans l’intervalle, je réchauffe ma sauce poulet tika massala. Achetée toute faite, of course.
Je mélange le tout et m’apprête à déguster le résultat.
Sauf que le riz, ben il est pas cuit. Il croustille sous la dent, mais dans la bouche il est pas fondant.
Tchu, même pas cap de cuire du riz. Ça m’était jamais arrivé, de rater du riz ! Je le jure. J’ai déjà tout raté dans la vie. Ben jamais le riz. Et que personne n’en rie.
Depuis lors, je m’améliore jour après jour. J’ai même testé, et réussi, la sauce bolo maison… et la sauce crème poireaux noix de pétoncle, le tout avec des pâtes. Succulent.
Demain, récit de mes expériences avec mon nouveau four de compétition qui combine tout tout tout. Avec des photos en prime, petits gâtés.
07:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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1
mar
Opération installation de téléviseur
Comme je vous le disais hier, après un accueil « so warmy » chez Photo Hall (et une indifférence flagrante chez Krëfel, dont j’ai oublié de vous parler), j’ai fini par acheter my new téléviseur (un Samsung LED 93 cm 50 hz, info qui m’a été demandée dans le billet qui précède) chez Eurocenter (Eurocenteeeeer, nous vous donnerons l’envie de vomir revenir).
En speedy gonzales de la livraison, et surtout car la période fête / soldes / saint-valentin est terminée, la livraison m’est proposée 24 heures plus tard. Que du bonheur.
Je rentre donc chez moi et entame un big rangement.
Naan, fait relativement rangé chez moi, mais avec ma nouvelle cuisine, j’ai rangé les pièces de vie et fait ma peinture, j’ai pas encore rangé le couloir plein de brol de cuisine dont je dois me défaire et de box de rangement. Faut donc que je dégage le passage pour la livraison. En une heure, c’est fait, ça valait même pas la peine d’en causer.
Et le lendemain, à 13h30 précises, je suis fin prête. Pour l’occasion, j’ai pas revêtu ma moche tenue d’intérieur de « quand je rentre du boulot », un truc informe en polar bien chaud. Je grelotte donc en attendant, le livreur, qui se pointe à 15h30. C’est long, deux heures d’attente.
Il me demande tout de go s’il doit installer le téléviseur.
« Non hein, jetez-le dans un coin, c’est pour consommer l’an prochain », tapez 1
« Non hein, je l’installerai bien moi-même, je viens de terminer ma maîtrise en téléviseurs en juin dernier, et puis pour visser le pied no soucy, chuis la reine du montage de brol, y’a qu’à regarder mon meuble pour PC dont les pieds font le grand écart depuis toujours pour s’en rendre compte (mais j’ai réussi à monter mon petit meuble pour écharpes Strelli avec brio) », tapez 2
« bien sûr merci môssieur », tapez 3.
Je tape 3.
Et il déballe, il visse, il branche, il installe.
Puis, il m’annonce que ma prise coaxiale est merdique que l’image se brouille par moment que c’est la galère que j’aurai qu’à régler ça moi-même. Bizarre, avec ma toute vieille télé de 140 ans (chaque année télé vaut 14 années humaines, vous l’ignoriez ?), l’image était parfaite. Pas grave, il a enlevé mon T magique (comment ça s’écrit ? T ? Té ? Thé ? Domino ?) mon domino coaxial magique, que je m’empresserai de remettre dès son départ, et magiiiiiiiiiiiie, l’image sera superbe.
Ensuite, il m’annonce que ma prise HTMI est merdique (décidément, tout est merdique chez moi) que l’image, une fois que je serai parvenue à la rendre potable, sera jolie, mais que j’aurai pas le son. Détail que cela, ma bonne Dame. J’aurai une jolie image. Me reste à apprendre la lecture labiale et le tour sera joué. Nan, je rigole, me reste à appeler Voo pour râler sur leur prise HTMI merdique et en demander une autre. Passque d’après l’installateur, c’est fréquent, les prises merdiques, chez Voo. Ou me reste à en acheter une moi-même. En attendant, il branche ma new télé sur la prise péritel et j’ai du son. Mais j’ai plus de lecteur DVD vu que la prise péritel nécessaire à son branchement est … prise. Une prise prise. Dingue. J’avais une vieille télé avec deux péritels. J’achète une jeune télé avec quatre HDMI, deux USB, des trucs optiques dont j’ignore l’utilité, des trucs de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, et UNE SEULE péritel.
Petite parenthèse pour les blondes en matière de prises télé, ça peut servir :
- la prise coaxiale est celle de notre enfance, ronde avec un petit téton ou un petit trou, selon qu’elle est mâle ou femelle (la mâle ayant un téton, cherchez pas à comprendre, disons que moi j’appelle ça un téton quoi)
- la prise péritel est celle hyper large hyper moche hyper pleine de tétons qui font mal aux mains
- la prise HDMI est toute nouvelle, on dirait une usb plus large et plus épaisse
Et mon installateur s’en va, me laissant avec une TV mal branchée et m’offrant une image digne d’un téléviseur digne de ceux de 1748 (ça existait déjà à l’époque ? non ? c’est juste pour que vous imaginiez la chose quoi), sur lequel il neige pire qu’en plein hiver, où le son, même avec la péritel, est totalement foireux.
Pour l’image, j’arrange le coup rapido presto grâce à mon T / domino magique.
Pour le son, il devient parfait aussi, merci T / domino magique. Avec la péritel. Passqu’avec la HDMI, rien à faire, pas de son.
Je fulmine et me roule par terre de désespoir d’avoir eu l’idée saugrenue de remplacer mon ancêtre par une petite jeune. Passque c’est bien connu, c’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes.
Le môssieur m’a bien dit que je pouvais brancher mon lecteur DVD sur les trois prises là, rouge, blanche, jaune. Et j’ai bien souvenance d’avoir vu ce genre de prise chez moi, un jour. Mais où ? Je commence donc une fouille extrême partout où une prise pourrait être, savoir dans le tiroir de ma commode où je mets tout mon brol, dans la cave où je mets tout mon brol, dans la pièce où je mets tout mon brol, bref dans mon appart où je mets tout mon brol, en vain. Je dégotte juste une prise rouge et blanche, servant au son, que je tente, des fois que ça marcherait avec l’HDMI pour le voocorder, en vain.
Je vais donc me coucher, non sans avoir profité de ma nouvelle télé branchée sur péritel. Non sans être énervée que tout soit pas branché « comyfau ».
Le lendemain, j’investigue un peu sur le net pour trouver une solution, sur divers forums ou blogs, en vain. Je saoule mes collègues avec mes problèmes existentiels de prises, à la recherche d’aide, en vain.
J’appelle donc Voo, pour avoir un échange d’HDMI. Un tout gentil môssieur tout serviable tout incompétent, à qui j’explique mon souci, se renseigne puis me dit qu’il n’a jamais entendu qu’une de leurs prises était merdique (qui ment dans cette histoire ? l’installateur Eurocenter dans le salon avec la prise péritel ou le technicien téléphoniste voo dans le bureau avec le cornet de téléphone – Cluedo version TV LED, ma bonne Dame). Il conclut en me précisant que les échanges de prises, ça se fait pas chez Voo, et va te faire voir, merci beaucoup, bonne journée, Voo vous remercie de votre appel et reste à votre entière disposition après les 19 minutes réglementaires d’attente sur numéro à 0,56 cents la minute.
Bon.
C’est la merde.
Ça pue.
Je vais encore me coucher sans solution.
Et le lendemain, j’entreprends les grands travaux.
Je branche ma HDMI dans tous les trous possibles et imaginables, j’essaie tout tout tout.
En vain.
Je décide donc d’aller la tester ailleurs, ma HDMI, histoire d’avoir confirmation qu’elle est merdique, puis d’en tester une autre chez moi, histoire d’avoir confirmation qu’une autre fonctionne, puis d’en acheter une nouvelle.
Ouf, rien que d’y penser, je suis épuisée.
Avant de partir en expédition, je relance mon Voocorder, en guise de dernière tentative, de SOS d’une terrienne en détresse. Et vu que ça prend des plombes, je patiente sur mon pc, à lire mes mails et programmer les billets de Planète célibataire.
Soudain, le miracle se produit.
Du son.
J’en crois pas mes oreilles.
Du son !
Il suffisait de « relancer » le Voocorder, tout simplement.
Mais le technicien Eurocenter, ben il sait pas ça, lui qui installe des TV à longueur de journée.
Et le technicien Voo, ben il sait pas ça, lui qui aide les gens à longueur de journée.
Mais Anaïs Valente, maintenant, ben elle sait ça.
PS : pour la petite histoire, j’ai demandé à Eurocenter si leur publicité « « mensongère » était normale et bien légale. A ce jour, aucune réponse de leur part… je ne manquerai pas de vous tenir au courant, vu que je vais interroger Test Achats et L’inspection économique. Envie de savoir, quoi…
08:10 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voocorder, voo, eurocenter, photohall, installateur, assistance technique |
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28
fév
A la recherche du téléviseur de ma vie
Après trois années de réflexion, à moins qu’il ne s’agisse de quatre, j’ai enfin décidé d’acheter une nouvelle télé.
Faut dire que j’avais eu un coup de foudre pour les LED depuis que j’avais en admirer une, totalement par hasard, un soir au Carrouf. Waaaaaaaaaw. Scotchée par l’image, qu’elle était l’Anaïs.
Mais je m’étais raisonnée « t’as déjà une télé, même si elle est plus proche de l’éléphant que de la limande, ne remplace jamais un objet tant qu’il n’est pas mort, avec ta mauvaise vue, de toute façon, tu verras même pas la différence, et patati et patata ».
Puis, y’a quelques mois, je me suis décidée, à grands coups de « on ne vit qu’une fois, profite, tu adooores la TV, au moins tu auras un bon format et tu sauras enfin lire les sous-titres, ça peut servir. »
Et autant il me faut un temps fou pour me décider (trois ans pour la télé, quatre pour le canapé, un et demi pour la cuisine – waw, la speedy gonzales de la décision, sur ce coup-là), autant une fois que c’est décidé emballé c’est pesé, me faut ma nouveauté tout tout de suite.
Pour la cuisine j’ai dû attendre trois mois. Pour le canapé un et demi. Et pour la télé un. Nan, pas un mois, un jour. Le bonheur.
Flash back : la prospection.
Je décide de commencer par Photo Hall. Passque c’est en centre ville, et que moi y’en a pas avoir de voiture. Avant y’avait Krefel, enfin Krëfel, qui met les points sur les « e ». Maintenant y’a plus rien à Namur même. Ah si, y’a bien Erga, mais j’avoue que j’y ai pas pensé.
Photo Hall donc, où j’ai repéré un modèle qui me plait sur internet.
J’entre dans un silence de mort. Je lance un timide « bonjour », qui ne reçoit pas de réponse, mais j’avoue que je suis pas sûre que le vendeur ne m’avait pas saluée doucement à mon entrée, qui sait. Donc je ne vais pas jouer ma médisante sans certitude, vous me connaissez.
Clair cependant que ça sent pas l’accueil chaleureux à la « soyez la bienvenuuuuuuuuuuuuuuuue, ravi de vous voiiiiiiiiiiiiiiir, venez dépenser vos souuuuuuuuuuuuus, je ferai tout pour vouuuuuuuuuuuus ».
Le silence de mort persiste pendant que j’arpente le magasin à la recherche d’un téléviseur, en vain. Y’a pas celui que je veux, y’a aucun prix sur rien, et y’a pas un vendeur pour venir tenter de me convaincre de claquer du fric.
En désespoir de cause, je me rends au comptoir, je réveille le vendeur (nan je rigole, enfin un peu) qui accepte avec l’enthousiasme du chat face à une carotte crue de me renseigner.
Je lui demande donc si le téléviseur repéré sur le site web de Photo Hall est dispo en magasin.
Sa réponse « non, celui-là on n’a plus ».
…
…
…
Vous êtes comme moi, vous attendez une suite ? Moi aussi… chais pas, genre « on n’a plus mais on a un autre modèle encore mieux et moins cher », ou « on n’a plus mais je vous le commande immédiatement, il sera livré chez vous à votre convenance », ou encore « on n’a plus mais venez voir la super promo que j’ai rien que pour vous, au fait, vous habitez chez vos parents ? »
Moi aussi donc, j’attends la suite.
Mais elle n’arrive pas.
Alors, après un long silence, j’ose un « vous n’avez plus, et ???? » Il daigne alors me signaler que ça rentrera la semaine prochaine… ou demain. Ben tiens, j’avais oublié ça dans mes suites potentielles « on n’a plus mais ça rentre peut-être demain signez ici et c’est en ordre médéme ».
Je propose donc, puisqu’il ignore ce que le mot « initiative » signifie, qu’on me téléphone une fois que le téléviseur est rentré. Il prend mon numéro sur un confetti de papier et je sors de ce magasin, avec dans la tête l’idée que jamais je n’achèterai la moindre chose là. Surtout qu’au moment où j’ai osé un « les téléviseurs, vous les livrez et les installez hein ? » j’ai eu droit à un sec « oui, bon, on installe, on va pas brancher tous vos appareils hein, on déballe et on branche » (et basta quoi…)
A l’heure où je vous écris, j’attends encore qu’il me rappelle.
J’ai bien sûr trouvé ensuite la télé de mes rêves, chez Eurocenter, où j’ai été accueillie et conseillée et tout et tout et tout. Avec le sourire en prime.
Seul bémol, que je me dois de vous signaler, un bémol qui a un arrière-goût de publicité mensongère. Téléviseur annoncé sur le folder à 599 au lieu de 799 euros. En magasin, où je me présente veille de la promo pour une éventuelle réservation, il est affiché 699 eur. Je le réserve donc à 599 eur. J’ai bien sûr payé le prix annoncé, mais le prix de base était faux, je me demande si Test Achats ou l’Inspection économique belge valideraient ça…
Demain, épisode 2 : l’installateur débarque.

08:04 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : téléviseur, led, photo hall |
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18
fév
Surpriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiise
Mercredi, je rentre chez moi. Comme tous les jours quoi, rien de bien original.
J’ai prévu quelques travaux de peinture dans ma new kitchen, où un mur va être recouvert de peinture aimant puis de peinture tableau, troooop coool.
Tout ça pour dire que le bordel règne un peu dans cette cuisine, même si j’y fait dorénavant ma vaisselle chaque jour que dieu m’offre, ce qui est un miracle genre ceusses suivant une visite à Lourdes, je vous le dis.
Mais, malgré l’évier tout beau tout vide, y’a du bordel : des journaux pour protéger, des pinceaux, des pots de peinture, bref du matos.
Ce qui fait que, lorsque mon œil de lynx tombe sur un tout petit truc blanc sur le sol, je suis intriguée, mais pas plus que ça. Je l’inspecte du haut de mon mètre septante (nan je rigole, je fais un mètre six cent quatre-vingt-cinq en fait, mais c’est long à écrire), je ne me penche pas pour découvrir ce dont il s’agit, je zappe.
Et je décide de me mettre au travail. Pour ce faire, je me dois de troquer ma superbe tenue de travail (bureau) pour une moins superbe tenue de travail (peinture).
Et c’est en tentant d’ouvrir la porte de mon living pour me rendre dans ma chambre et y revêtir ma tenue d’intérieur sexy à souhait mais que je peux tacher que je réalise que quelque chose cloche.
Quelqu’un est entré chez moi, comme auraient dit papa ours, maman ours et bébé ours (tout le monde a lu Boucle d’or et les trois ours ?). Sauf que bébé ours aurait ajouté, après « quelqu’un est entré chez moi », d’un ton larmoyant « et s’y trouve toujours », et ça, ben moi je veux pas.
Quelqu’un est entré chez moi, car le bidule d’habitude accroché à ma porte, ben il est toujours accroché, mais plus au même endroit. Moi je l’accroche à la clé. Là il est accroché à la clenche (en Gelbique, prononcez clinche), ce qui ne facilite pas l’ouverture de ladite porte et ce qui fait que je le remarque illico.
Après un moment d’angoisse genre un tueur en série m’attend quelque part pour me découper en rondelles, la pièce tombe, et je me précipite, telle un papillon sur une fleur gorgée de nectar, vers ma new kitchen. J’entrouve la porte du frigo et elle fait le bruit caractéristique d’un frigo qui s’ouvre. Victoiiiiiiiiiire : mon frigo est arrivé. Enfin. Après quinze jours d’expectative. Zétaient censés me prévenir avant livraison (voire après, à défaut), mais zont rien fait, d’où l’effet surpriiiiiiiiiiiiiiiiiiiise. Une belle surprise, qui m’évite depuis lors d’aller dans mon salon prendre mes victuailles, dans mon vieux frigo posé sur un vieux plaid qui se racrapote chaque fois que j’essaie de le refermer (le frigo). Et maintenant, j’ai un frigo à hauteur d’homme, enfin de femme, pour mon vieux dos.
Par après, j’ai remarqué les signes du passage des zomdeméthé : le truc blanc c’était de la frigolite, mon paillasson avait été déplacé, de même qu’une passoire qui trainait sur le sol durant les travaux de peinture, et puis ma porte vers la terrasse pas fermée comme moi je le fais.
Je peux maintenant dormir tranquille : ma cuisine est terminée.
Une fois que mon vieux frigo aura rejoint sa famille adoptive, ce sera définitivement le bonheur total et incommensurable.
Vous ne voyez aucun lien entre mon billet d’hier et celui-ci, qui en est pourtant la suite ?
Y’a bien un lien…
Le lien, ce sont les cinq paquets de Siempre achetés la veille et qui traînaient sur ma table à l’heure ou, surpriiiiiiiiiiiiiiiiiise, les beaux livreurs bronzés tablettesdechocolatés de frigo sont venus chez moi… Et zut pour l’effet glamour de la célibataire qui les fait fantasmer la nuit…
08:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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31
jan
La suite
La suite de mon billet 'quatre fois dormir" est enfin en ligne... là, plus bas... bonne lecture, et sorry pour les mésaventures liées aux coupures de courant notamment...
16:58 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves, Anaïs et son quotidien stupéfiant | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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