21
mai

Si c'était à refaire – Marc Lévy

"Le dimanche, on lit au lit".

J'ai un big méga retard de la mort qui tue pour vous parler du dernier Marc Lévy, je vous prie de m'en excuser chers lecteurs adorés.  Pas d'excuse, difficile de vous faire croire que c'est because le grand soleil.  C'est juste because ma grande flemmardise. 

Et pourtant, je l'ai aimé, le petit dernier de Marc Lévy, qui mêle avec brio une percée dans le surnaturel et une enquête policière qui a par parfois des relents de quête existentielle.  Notre héros du jour, Andrew, subit une agression quelques jours après son mariage.  Un coup de poignard dans le dos, au sens propre... mais sans doute au sens figuré également, va savoir.  Et lorsqu'il reprend conscience, le voilà propulsé deux mois plus tôt.  Il se souvient de tout et n'a qu'une solution pour échapper à sa mort prochaine (ou passée, c'est selon) : mener l'enquête pour savoir qui lui en voulait à ce point.

Et à ce niveau, il a le choix, un collègue jaloux, une jeune épouse avec laquelle il n'a pas toujours été sympa, des personnes malmenées par ses articles de presse.  Qui d'autre encore ?

Il n'a que deux mois, soixante jours, pas un de plus, pour découvrir qui veut sa mort… sinon, il mourra… une seconde fois !  Une plongée dans son passé… qui est aussi son avenir et qui va le mener de New York à Buenos aires.

Une enquête à couper le souffle, dont le final, m'a totalement estomaquée, tant je ne l'avais pas senti venir.

Chapeau Marc Lévy, qui parvient toujours à me scotcher, année après année.

20
mai

Intuitions – tome 3 – Infini – Rachel Ward

"Le dimanche, on lit au lit".

Il y a presque un an jour pour jour, je vous parlais du tome 2 de cette saga en ces mots :

"Maintenant, reste à attendre le troisième et dernier tome.  Les paris sont ouverts, après le violet, après l'orange, quelle sera la couleur du dernier volet de cette saga ?  Je dirais vert, et vous ?  Bon, pour le résultat, faudra attendre.  Attendre, toujours attendre, monde littéraire cruel."

Je vous le disais, les séries d'ouvrage où il faut attendre, c'est difficile à supporter lorsque l'impatience est là et bien là.

Mon pari est cependant gagné, puisque la couverture, bingo, est bel et bien verte, et toujours aussi jolie.  Je me suis plongée dans ce regard bien avant de plonger dans ma lecture, entamée sur le coup de midi, ce dimanche, sur mon transat, avant que le soleil fasse place à l'orage, aux éclairs et au tonnerre.  Et je l'ai fini alors que l'orage commençait à peine.  Lu d'une traite, donc.

Quel plaisir de retrouver ces personnages que je suis depuis deux ans déjà, Adam, qui a hérité du don difficile de sa maman, Jem, révélé dans un tome 1 à couper le souffle, celui de connaître la date de la mort de tout qui croise sa route.  Sarah, son amoureuse, dont le don est de dessiner l'avenir.  Et puis Mia, la fille de Sarah.  Et le bébé qu'ils attendent, qui pousse, bien à l'abri dans le bidou de sa maman, ignorant tout du monde qui l'attend.  Un monde qui a survécu au chaos du tome 2, tant bien que mal, mais plutôt mal que bien.  Des enfants qui, eux aussi, sont probablement dotés de dons, bien plus complexes encore que ceux de leurs parents.  Dans cette Angleterre dévastée, nul n'ignore le don d'Adam, qui attire bien des convoitises.  Sous le prétexte fallacieux d'une aide au gouvernement en pleine reconstruction, Adam et toute sa clique sont invités dans un bunker bien particulier, où ils découvriront vite, au péril de leurs vies, que l'égoïsme est de mise dans ce monde cruel faisant fi de tout partage et de toute générosité.

Ce troisième et dernier volet de la saga Intuitions permet de découvrir enfin la troisième génération de cette famille si particulière.  Après Jem, après Adam, voici Mia et sa future petite sœur.  Ils ont tous en commun leurs capacités toutes particulières, ces dons qui ne sont pas des cadeaux mais plutôt des fardeaux.  Car comme le dit l'auteur, "que faire d'un don quand il est maudit ?"

Peut-être tenter de changer le monde, tout simplement…

C'est ce à quoi ils vont s'atteler, dans un dernier tome aussi captivant que les deux premières, que j'ai lu sans m'interrompre, regrettant toutefois de ne pas les relire tous trois d'affilée, pour cerner au mieux l'intrigue de ce roman vachement bien roulé !

Ce que je disais du tome 1.

Et du tome 2.

20
mai

Lundi mélancolie : le jour où les enfants disparaissent – Nicci French

"Le dimanche, on lit au lit".

Un titre bien long pour le nouveau roman de Nicci French, ce célèbre couple d'écrivains dont les thrillers font régulièrement mon bonheur.

Un titre long, donc, qui laisse présager du plaisir à venir lorsque l'on sait que Lundi mélancolie est le premier d'une longue série d'ouvrages avec COMME héroïne principale Frieda, jeune psychiatre londonienne.

Et j'aime cette perspective, de la retrouver, année après année, au fil d'enquêtes policières émaillées d'intrigues un chouia psychologiqueS.  Je n'adore pas les livres en plusieurs épisodes, pourtant fort à la mode en ce moment, vu l'attente entre chaque parution, impatiente que je suis.  Il faudrait pouvoir les lire d'affilée, mais c'est impossible.  Ici, cependant, pas d'impatience, puisque l'intrigue est bien sûr résolue à la toute fin… même si je meurs déjà d'impatience de découvrir la prochaine histoire de Frieda.

Passque Frieda, elle est attachante.  Attachiante, peut-être, aussi.  Elle a son petit caractère, sa petite vie, sa petite maison et puis tout ce que fait que, petit à petit, elle s'installe dans la vie de son lecteur, avec ses qualités et ses défauts.  Attachiante, je vous dis.

La voilà donc confrontée à un patient qui lui fait des confidences bien étranges : il rêve d'un gamin roux qu'il kidnapperait, pour en faire son enfant.  Le lendemain, dans la presse, Frieda découvre qu'un jeune enfant a disparu.  Un jeune enfant roux.  Elle contacte la police qui, suspicieuse de prime abord, finit par requérir son aide pour investiguer sur cette disparition inquiétante.

Jolie réussite que ce mélange d'enquête policière, de tranches de vie des différents personnages et de consultations psychiatriques, qui permettent, outre l'angoisse qui va crescendo, de pénétrer petit à petit dans les mystères de l'esprit humain.  Avec une intrigue bien ficelée et un dénouement inattendu, que je n'ai soupçonné que quelques pages avant sa révélation.

Oui, ce pari d'une série made by Nicci French est gagné, puisque je n'ai qu'une envie, découvrir au plus vite la suite des aventures de Frieda et de son entourage.

20
mai

L’écho de la rivière – Emilie Richards

« Le dimanche, on lit au lit ».

Lorsque j’ai reçu L’écho de la rivière, j’ai eu un choc : 657 pages !  J’ignorais que des romans Harlequin pouvaient compter autant de pages, moi.  Une vraie brique, que l’auteur avait pondue, pour conter cette histoire : « Dans la haute société de Virginie, de noirs secrets enfouis depuis des années sont sur le point d'être dévoilés. Le drame couve, prêt à éclater... Artiste peintre mariée à un avocat et mère d'une petite fille, Julia Warwick est un pur produit de l'aristocratie de Ridge's Race. Cette femme à qui tout semble sourire voit pourtant son monde s'écrouler lorsqu'elle perd la vue de manière inexpliquée. Les médecins ayant conclu à une cécité psychosomatique, Julia entreprend de fouiller son passé à la recherche d'un traumatisme qu'elle aurait pu enfouir au plus profond de sa mémoire. Ce faisant, elle ouvre peu à peu les yeux sur son mari, sa famille, et surtout sur elle-même... Mais d'autres vérités encore menacent d'être exposées au grand jour quand son amour de jeunesse, Christian Carver, est libéré après avoir purgé une longue peine de prison pour un crime qu'il n'a pas commis. De retour à Ridge's Race, il entend bien faire la lumière sur cette affaire afin de se laver définitivement de tout soupçon. Pour lui comme pour Julia, comprendre le passé reste le seul moyen de s'en affranchir - quitte à déplaire à certains habitants. Car il est des secrets que ces derniers préféreraient ne jamais divulguer... »

Mais conter n’est pas compter, bien sûr, alors je me suis laissé conter fleurette par Emilie Richards…

Et j’ai adoré cela.  L’histoire est fluide, Julia est attachante, tout comme Christian, même s’il est cousu de fil blanc que ces deux là n’ont pas vraiment cessé de s’aimer, of course.  Malgré tout, l’intrigue est là : pourquoi Julia est-elle aveugle, que n’accepte-t-elle pas de voir, qui a réellement tué leur amie il y a neuf ans ?  Et puis quel est cet étrange roman que la mère de Julia a écrit et qu’elle lui délivre, soir après soir, au coin du feu ?

Passque voilà là le mystère de ces 657 pages : deux romans en un, ou presque.  Le double effet Harlequin, à la manière de Kiss Cool.  Et si, au début, cette intrusion d’une seconde histoire dans la première m’a interloquée, puis agacée, car elle coupait l’intrigue principale, très rapidement, elle m’a captivée, par le message qu’elle délivrait petit à petit.

Ajoutez à cela une légère intrigue policière sur qui a tué, comment et pourquoi, dont le mystère n’est levé qu’à la toute fin, et vous aurez un roman bien ficelé, dont les 657 pages passent à vitesse TGV une fois la lecture entamée.   Et puis, faut attendre des pages et des pages pour avoir du sexe, du vrai, du bon, du plein d’amour, ça m’a changé de ma dernière lecture, c’est clair.

Malgré quelques petits défauts, comme un début d’histoire, à l’hôpital, bien peu utile et qui ralentit l’intrigue, des détails sur la chasse dont je me serais bien passée (mais ça c’est un avis perso), un milieu vraiment « prout ma chère » où l’argent semble couler à flots ou quelques miracles bien trop Harlequinesques pour être totalement crédibles, voilà un roman qui m’a vraiment beaucoup plu, avec des personnages fouillés, un peu de psychologie, un peu de policier, un peu d’amour et beaucoup de plaisir à la lecture.

Et puis, vous savez pourquoi ce livre restera vraiment dans mes anales ?

Passque quand j’étais ado, j’avais décidé d’écrire une nouvelle qui raconterait les amours tumultueuses d’une amie.  J’en connaissais le début, rien que le début : « les pales de l’hélicoptère brassaient l’air parfumé ».  ça me semblait un début parfait pour une nouvelle romantique à la Nous deux ou Harlequin. 

J’ai donc commencé ma nouvelle par cette phrase, et n’ai jamais rien écrit d’autre, bien sûr.  Mais cela dénotait déjà mon envie d’écrire, pour sûr.

Et dans l’Echo de la rivière, keske je lis ?  « Elle entendait les pales d’un ventilateur brasser l’air ».  C’est pas totalement kif kif, mais c’est tout comme.  Et ça prouve que j’avais déjà du talent à l’adolescence, na.  Et que je devrais vraiment écrire ma nouvelle…

8
mai

La liste de mes envies - Grégoire Delacourt

« Le lundi soir, on lit au lit ».

Pas envie d’attendre dimanche… après tout les habitudes sont faites pour être changées, non ?

C’est en découvrant par hasard sur un blog la sortie de cet ouvrage et ses 100000 exemplaires déjà vendus que j’ai appris l’existence de « La liste de mes envies ».  Un blog qui critiquait, en plus, mais ça a titillé ma curiosité, vous pensez bien… on critique ?  Je demande à voir, enfin à lire.

Passque 100000 exemplaires !

Un rêve.

Pourtant, la quatrième de couverture ne me tentait guère « Lorsque Jocelyne Guerbette, mercière à Arras, découvre qu’elle peut désormais s’offrir ce qu’elle veut, elle pose la question : n’y a-t-il pas beaucoup plus à perdre ? »

Trop bref, trop austère, trop peu d’informations.

Et puis, pour moi, un livre doit avoir une jolie photo en couverture.  Je ne lis jamais de livres sans couverture colorée, trop peur qu’ils soient barbants, genre écrits pour intellos bobos parisiens.

Dingue les préjugés que je peux avoir, ma bonne Dame.

Mais là, j’ai voulu lire.

Et tous mes préjugés se sont envolés d’un seul coup, dès la première ligne.

J’ai commencé ma lecture hier soir, tard, genre 21 heures, et j’ai lu d’une traite.  Trop vite.  C’est un livre à lire vite, de toute façon, impossible de s’arrêter une fois entamée le plongeon dans la vie de Jocelyne, sa petite vie de mercière, son petit époux bien propre sur lui, mais pas toujours, ses deux enfants, presque trois, bien loin d’elle, ses rêves, petits eux aussi, son père et ses six minutes de mémoire, ses voisines, et puis cet événement qui, peut-être, va changer sa vie.

Jocelyne est ordinaire et mène une vie ordinaire, mais c’est dans cet ordinaire que chacun peut se reconnaître, partager ses joies et ses souffrances, rêver avec elle, pleurer avec elle.  Jocelyne, c’est vous, c’est moi, c’est nous toutes.

Et lorsqu’elle dresse la liste de ses besoins, puis la liste de ses envies et enfin la liste de ses folies, je n’ai eu qu’une envie : faire pareil.

Un livre qui interroge, qui bouleverse, qui émeut, qui fait réfléchir, tout cela en légèreté, en douceur, comme une plume qui tombe peu à peu sur le sol… pour s’y écraser lourdement… et permettre de comprendre, peut-être, ce qu’est le bonheur.

Alleye, au boulot, j’ai des listes à dresser, moi.

7
mai

Week-end mortel – épisode 6 : Tueuses – Paul Lefèvre

Le moment est ensuite à la détente, faut pas pousser, toutes ces histoires de défunts et de communication avec l'au-delà, on a beau dire, ça tourneboulerait même la personne la plus cartésienne.

Je me rue donc sur le dernier ouvrage reçu de First Editions (malgré l'angoisse de mon expéditeur, qui m'a demandé si j'avais des pulsions meurtrières en ce moment, au moment de mon choix) : tueuses.

Quand j'étais môme, enfin une grande môme je dirais, genre à partir de 10-11 ans j'imagine, j'étais totalement captivée par les ouvrages de Pierre Bellemare (et Jacques Antoine, non ?  Ce nom me vient comme ça d'un coup, moi qui n'ai pourtant aucune mémoire des noms).  Mon paternel les avait, il aimait ça aussi, et je les dévorais le plus possible.  Dommage, il ne les a pas gardés, je n'en ai retrouvé aucun lors du tri de sa bibliothèque.  Je les ai tous lus, tous tous tous.  Ma vie était sans doute déjà mortelle, faut croire.  J'ai aussi, je l'avoue, eu ma phase hyper-glauque avec la lecture de Nouveau détective (ça existe encore ça ?), oui, très glauque, je le concède.

Mais les livres de Pierre Bellemare, c'était du très bon.  Des histoires courtes et percutantes.

C'est ainsi que je résumerais Tueuses, ouvrage de Paul Lefèvre, qui m'a rappelé plein de souvenirs.  Son style n'a rien à envier à celui de Bellemare, il captive dès la première ligne, toujours bien choisie, et jusqu'à la dernière, avec des histoires à la longueur juste parfaite.  J'envisageais d'ailleurs une lecture dans les toilettes, que j'adore, je l'ai déjà dit mais je le répète, j'ose, maintenant que Balasko a admis, dans Thé ou Café ce samedi, faire pareil (tiens, voilà un moment à extraire de mon week-end mortel… quoique le film qu'elle y a présenté, Maman, histoire de deux filles kidnappant leur mère mal aimante, voire non aimante, pourrait s'en rapprocher, surtout que j'ai cru voir un fusil).

Finalement, il n'a pas eu le temps d'investir mon petit coin, car j'ai tout lu d'une traite.

Aucune lassitude, car les femmes sont très originales quand elles tuent.  Emouvantes parfois, comme cette mère qui a tué par amour.  Passionnées, lorsqu'elles tuent suite à trop d'humiliations.  Inventives, lorsqu'elles cachent le corps du délit.  Et Belges, parfois, vu que j'ai retrouvé cet ignoble meurtre au parachute saboté, j'en tremble d'effroi, moi qui n'ose pas m'éloigner de plus de deux mètres du plancher des ruminants.

Si vous aimez les histoires courtes, si vous aimez Faites entrer l'accusé, si vous aimez trembler d'effroi… cette lecture est faite pour vous !

Suite au prochain épisode...

7
mai

Week-end mortel – épisode 5 : Nos proches ne meurent jamais – Allison DuBois

Complètement contaminée par ce week-end devenu mortel par la force des choses, je décide de ne plus lutter contre mon destin week-end mortellesque et de terminer l'ouvrage d'Allison Dubois, que l'on m'a prêté il y a… ouf, tout ça, genre trois ans, genre au moment où j'ai vécu mon expérience paranormale, y'a pas de hasard je vous dis.  Allison est cette medium qui a inspiré la série éponyme (youpiiiiie, j'ai réussi à placer mon mot préféré, yes yes trois fois yes). 

J'ai adoré cette série, et j'ai adoré ce livre, qui n'est nullement celui d'une illuminée, mais d'une femme qui n'a pas choisi ce qu'elle vit, mais qui l'a accepté, car elle a réalisé qu'elle pouvait aider.  On la sent pleine d'amour pour son prochain et d'empathie, message qu'elle délivre d'ailleurs bien souvent : faites preuve d'empathie.  J'ai tenté de l'appliquer ce matin quand j'étais exaspérée de ne pas descendre du bus aussi vite que je le souhaitais, because une dame âgée : empathie empathie empathie ma petite Anaïs.

Elle apporte un complément bien intéressant à la série, car on y découvre sa vraie vie, qui n'est pas faite uniquement d'enquêtes policières.  Elle y raconte la mort de son père, de certains de ces proches, quelques unes de ses consultations, ses expériences les plus bouleversantes, ses doutes aussi, mais sa conviction de faire ce qu'elle DOIT faire.  Et puis elle évoque l'étude scientifique à laquelle elle s'est prêtée, pour tenter de comprendre l'incompréhensible. En conclusion, son époux, Joe, témoigne de ce qu'est sa vie avec une medium.  On sent en eux un amour incroyable, l'un pour l'autre, mais aussi pour autrui.

Après avoir lu cet ouvrage, clair qu'il devient difficile de considérer la vie et la mort totalement de la même façon.

J'ai ensuite entamé la lecture de son second ouvrage… mais juste entamé actuellement.  Du même acabit, of course.  Passionnant et intrigant à la fois.

Et puis, message troublant que je découvre durant ma lecture, ce conseil d'Allison : faites du bien, devenez bénévole en maison de repos… ça ne s'invente pas !  Titillant, non ?

Suite au prochain épisode..

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7
mai

Week-end mortel – episode 4 : Si tu existes ailleurs – Thierry Cohen

Persuadée que je vais parvenir à me relaxer, toujours dans le respect de "le dimanche on lit au lit", j'entame alors la lecture du nouvel ouvrage de Thierry Cohen, Si tu existes ailleurs. 

Le pitch : " Tu vas mourir du cœur, en même temps que cinq autres personnes ". Telle est l'étrange phrase que prononce Anna, la nièce de Noam Beaumont, alors qu'ils jouent ensemble. Une phrase étrange dans la bouche d'une enfant de 3 ans. Terrible, incongrue et effrayante pour ce célibataire de 35 ans obnubilé par son travail, obsédé par la mort, sujet à des angoisses dont il ne sait si elles relèvent d'une crise de la quarantaine précoce ou du drame vécu lorsque lui-même était enfant. Dès lors, Noam est obsédé par une seule question : quand mourra-t-il ? Une psychologue aux méthodes singulières l'assure que les propos de sa nièce recèlent une vérité reposant sur une théorie connue : la prophétie des innocents. Selon cette approche mystique, les prophètes ont disparu car les forces qui gouvernent le monde ne trouvent plus d'êtres suffisamment purs pour porter leurs paroles ; seuls les enfants et les handicapés mentaux possèdent, parfois, ce don. Dès lors, une incroyable forme de course contre la montre s'ouvre devant Noam : trouver les cinq autres personnes programmées à disparaître en même temps que lui. Mais seule la découverte révélation du cinquième nom, à la fin de sa quête, indiquera le sens de la prophétie d'Anna."

En le relisant, je réalise à quel point ce pitch parle de la mort.  Bizarre, en le lisant je pensais plus à un livre à la Levy ou Musso, dans lequel ce thème, bien que présent, reste juste en filigrane.

Mais dans Si tu existes encore, que nenni.  Bien sûr, c'est un chouia fantastique.  Bien sûr, y'a de l'amour.  Bien sûr, y'a de l'aventure.  Mais surtout, il y a un jeune homme en crise existentielle, qui cherche désespérément le sens de son existence, qu'il a refusé de vivre depuis quasi toujours, pour des raisons que le lecteur découvre rapidement. 

Une véritable quête pour la vie, la vraie, celle qu'on vit intensément, qui a un sens, un but, qu'on ne subit pas en attendant mieux.

Un livre qui m'a totalement tourneboulée, finalement comme tous les livres de Thierry Cohen, son avant-dernier, Longtemps j'ai rêvé d'elle, m'ayant tout bonnement scotchée à mon transat des heures durant, souvenez-vous

Il a ce talent, Thierry Cohen, de me faire croire que tout ce qu'il écrit, il le fait pour moi, juste pour moi.  Ça doit être ça, un grand écrivain.

Suite au prochain épisode...

7
mai

Week-end mortel – épisode 2 : Les sept bonnes raisons de croire à l'au-delà – Docteur Jean-Jacques Charbonier

Dans la foulée de ce week-end mortel, je décide d'adopter mon fameux adage "le dimanche on lit au lit" et de découvrir le lire le livre du Docteur Charbonier, commandé récemment : Les sept bonnes raisons de croire à l'au-delà. 

Passque j'ai aimé toutes ses interventions dans les émissions que j'ai vues. 

Passque si ses sept bonnes raisons finissent par me convaincre, je dis oui oui oui, vu que j'aimerais y croire totalement. 

Un ouvrage à conseiller à tout novice en la matière, qui y découvrira plein d'informations sur les NED mais également sur le vécu des personnes à l'article de la mort et sur la mediumnité. 

Avec en bonus de quoi répondre aux scientifiques qui doutent de tout, avec des exemples scientifiquement incontestables. 

Bien sûr, moi, j'en sais déjà pas mal, car tout cela m'intéresse depuis mon adolescence, mais cet ouvrage a le mérite, contrairement à ceux du Docteur Moody, déjà anciens, de parler de la situation actuelle de la recherche. 

Il est de plus écrit dans un style accessible à tous et pas uniquement à la congrégation médicale.  Passionnant.

  Seul bémol : les fautes d'orthographe, qui ont fini par me hérisser, à force.  Dommage.  Mais que cela ne fasse pas de l'ombre à la qualité de cet ouvrage, qui regorge d'informations et de témoignages stupéfiants. 

Je l'ai lu d'une traite, tellement il était captivant.

Suite au prochain épisode...

1
mai

Troublant corps à corps (Kathy Lyons) – Un défi délicieux (Lisa Renee Jones)

« Le dimanche, enfin le mardi quand c’est comme un dimanche, on lit au lit… et on ne fait pas qu’y lire… »

Tout qui a déjà lu des romans Harlequin sait que LA scène de sexe y est totalement incontournable.  Une scène bien souvent empreinte d’érotisme débridé et de clichés très… clichés.

J’ai donc fait le choix, en ce mois d’avril, d’un double roman de la collection « passions extrêmes », laquelle est supposée être encore plus hot que hot.

Et je n’ai pas été déçue…

Bon, les titres sont assez décevants, car ils manquent cruellement d’originalité.  Non mais, sérieusement, « troublant corps à corps », y’avait pas moyen de trouver mieux ?  Apparemment, non, faut que le titre soit très explicite… enfin très sexplicite (tchu, j’admire mon néologisme, qui vient de tomber, paf, d’un coup, dans mon neurone).

Par contre, niveau scènes torrides, j’ai été servie, car cela commence quasiment à la première page.  Non, j’exagère, ça commence à la page 40… sur 200, ce qui n’est pas si mal.  Bizarre, pourquoi ai-je eu l’impression que ça commençait si tôt ?  Passque, en grosse cochonne que je suis, je n’attendais que ça, cette fameuse scène.  Faut dire qu’il y en a pas mal durant tout l’ouvrage (ce qui est le but), qui distille son lot de moment excitants à tour de bras. 

Mais, et je me dois de l’avouer, tout cela au milieu de deux histoires, somme toute pas mal ficelées, même si parfois peu crédibles (passque moi je couche pas le premier soir, surtout dans un ascenseur, c'est totalement inconfortable hé j'ai plus vingt ans).  Rien à voir donc, avec un film porno sans histoire aucune à part je te prends par devant, tu me prends par derrière, le premier qui rira aura une fessée.  Non, là, il y a bien une histoire, à la Harlequin bien sûr, dans laquelle les scènes d’amour sont juste vachement plus poussées.  J’y ai même appris que manger des aliments vivants était bon pour la santé, au point que j’ai été me renseigner sur le net, tentée par l’aventure, pour son côté « bonne santé » mais aussi pour son côté potentiellement « rien à cuisiner »… à suivre.

Bref, de la lecture, des scènes torrides mais parfois très clichés (note que comment ne pas être cliché quand on raconte un orgasme, une fellation ou une pénétration – je place en douce trois mots pour attirer plein de petits lecteurs pervers).  Une histoire que je me ferai un plaisir de relire (enfin relire, façon de parler, j'irai page 40 quoi) lorsque j’aurai trouvé mon brun ténébreux, car, et je vous parle d’expérience, y’a rien de plus émoustillant que de lire des textes coquins en guise de préliminaires.

Pour la petite histoire, on s’est payé un fou-rire mémorable au bureau lorsque je racontais la lecture de cet ouvrage et de ses expressions sexuelles parfois bateau, qui m’ont donné l’idée de me lancer, moi aussi, dans un roman piquant de chez piquant, dont j’ai déjà trouvé la réplique phare : « elle se pencha alors pour butiner son gros dard dressé fièrement, et en récolta la gelée royale avec gourmandise ».  Et mon titre, ben ça sera « La ruche ».  Mystérieux, original, plein de promesses…

Bon, je vous laisse, je m’en vais écrire…

29
avr

La vie romantique d’Alice B. – Melanie Gideon

« Le dimanche, on lit au lit ».

Encore un livre que j’ai lu d’une traite, incapable de m’interrompre que j’étais.  Et pourtant, une fois la lecture commencée, j’ai voulu faire une pause, lire d’autres livres plus « urgents », déjà parus, plutôt que de lire et vous parler d’un ouvrage ne sortant que le 10 mai.  Pour cela, j’avais le temps.

Mais impossible, je voulais lire, lire et encore lire la vie romantique d’Alice.

C’est sans doute le titre et la couverture toute mimi qui m’a séduite de prime abord, puis la quatrième, évoquant Alice, 40 ans et des poussières, qui répond à une enquête sur le mariage reçue par internet.  Elle devient alors Epouse 22, tandis que son enquêteur personnel se nomme Chercheur 101.

Au fil des questions qu’elle reçoit jour après jour, et auxquelles elle répond avec autant de sincérité que d’humour, Alice nous fait découvrir sa vie, pas toujours rose, la rencontre avec son mari, la naissance de ses enfants, puis l’existence, qui coule, comme un long fleuve tranquille, dans laquelle elle a tendance à s’enliser.  Ses angoisses aussi, car, elle en est persuadée, sa fille est anorexique.  Et son fils, il est homo.  Elle le sent elle le sait.  Elle parle de tout cela, et de l’amour entre elle et son époux.  Ou plutôt du désamour, parfois.  

Tout cela, elle le raconte à Chercheur 101, qui la comprend, lui.  Et petit à petit, elle tombe sous son charme.  Et petit à petit, il tombe sous son charme.  C’est ce qu’elle attendait, un peu de piment dans sa vie…

L’ouvrage alterne des chapitres du quotidien d’Alice, les réponses aux questions de l’enquête (rien que les réponses, pas les questions, joli pied de nez à la curiosité du lecteur), qui nous plongent dans son passé, et les échanges entre Epouse 22 et Chercheur 101, par mail ou via Facebook, de plus en plus intimes, jusqu’au dénouement… qui peut surprendre (moi j’avais deviné à la page 356 nananère).

Une comédie romantique drôle, tendre, sensible, moderne, avec un juste zeste de chick lit.  De la légèreté, mais également une fine analyse du questionnement existentiel qui peut survenir à l’approche de la quarantaine, après vingt ans de mariage…  Tout cela dans un style frais et moderne.  Un réel bonheur que cette lecture !

Sortie le 10 mai prochain, voilà un joli cadeau à faire pour la fête des mères…

29
avr

Juste une ombre – Karine Giebel

« Le dimanche, on lit au lit ».

Après Meurtre pour rédemption, dont je vous avais parlé ici et ici, thriller psychologique époustouflant, j’étais curieuse de découvrir le nouveau né de Karine Giebel, persuadée qu’elle ne pourrait plus jamais atteindre le niveau extraordinaire de cette brique de 700 pages qui vient juste de sortir en poche.

Et bien je me trompais… oh comme je me trompais !

J’ai commencé Juste une ombre jeudi soir et, une fois dix pages lues, je n’ai plus pu m’arrêter.  Sauf qu’au bout d’un moment, il était plus de 21 heures, je n’étais qu’à la moitié du livre et je commençais à angoisser grave, tout comme l’héroïne, Cloé, dont la vie se transforme un jour en cauchemar, jugez plutôt :

« Tu te croyais forte. Invincible. Installée sur ton piédestal,
tu imaginais pouvoir régenter le monde.
Tu manipules ? Tu deviendras une proie.
Tu domines ? Tu deviendras une esclave.

Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t imposer dans
ce monde, y trouver ta place.
Et puis un jour...
Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi.
À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche.
Juste une ombre.
Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré.
On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres.
On t observe jusque dans les moments les plus intimes.
Les flics te conseillent d aller consulter un psychiatre. Tes amis
s écartent de toi.
Personne ne te comprend, personne ne peut t aider. Tu es seule.
Et l ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos.
Ou seulement dans ta tête ?
Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard...

Tu commandes ? Apprends l obéissance.
Tu méprises ? Apprends le respect.
Tu veux vivre ? Meurs en silence... »

Une seule chose à dire : brrrrrrrrrrrrrrrrr…

Alors j’ai interrompu ma lecture, je suis allée me coucher, après avoir vérifié que tout était bien fermé chez moi, sait-on jamais.  Et vendredi matin, j’ai lu à l’arrêt du bus, dans le bus, et même deux pages en arrivant au bureau, incapable de m’arrêter que j’étais, puis j’ai bossé, faut bien hein ma bonne dame, et en rentrant chez moi, limite si je ne me suis pas jetée sur le canapé avec mon manteau, pour terminer ma lecture.

Une fois celle-ci achevée, j’étais en état de choc, tout comme après Meurtres pour rédemption.  Car lire du Karine Giebel, ce n’est pas comme lire du Mary Higgins Clarck (même si j’en ai lu et si j’aime ça), je vous le dis, le choc est bien plus profond, bien plus long.

Cloé est pourtant une femme potentiellement antipathique.  Hautaine, dotée d’un complexe de supériorité inégalable.  Limite si je ne me suis pas dit un bref instant « tu l’as pas volé ».  Puis l’empathie nait.  On comprend son histoire, ses failles, son passé bouleversant.  Et arrive Alexandre, au présent encore plus bouleversant.  J’apprends à les aimer.  A vouloir leur bonheur.  A prier pour leur bonheur.

Mais prier suffira-t-il ?

Epoustouflant je vous dis !  Scotchant !  Et je pourrais vous proposer mille autres superlatifs, mais à quoi bon, je ne peux vous raconter l’histoire, la trame, la façon dont Karine Giebel entre d’une façon incroyable dans la tête de ses personnages, dissèque leur vie petit bout par petit bout et fait que, j’ignore comment, lire au finish devient immédiatement une drogue.

J’avais connu cela avec Meurtres pour rédemption.  J’ai connu cela avec Juste une ombre.

Et ce que j’ai connu aussi, étonnamment, c’est cette envie folle de parler à l’auteure.  Pour dire quoi ?  Aucune idée, c’est ainsi.  Et je me suis souvenue avoir eu la même sensation durant Meurtres pour rédemption.  Bizarre autant qu’étrange.  Faut pas chercher à comprendre.

Une petite citation nullement angoissante, mais tellement criante de vérité lorsque l'on se retrouve à faire face à la maladie : "Il s'allonge à côté d'elle, la prend dans ses bras.  Le lit est vraiment trop étroit.  Ils n'ont pas encore songé à fabriquer des lits médicalisés en 140.  Comme si la maladie interdisait l'amour."

22
avr

Le journal de Bridget Jones – Helen Fielding

"Le dimanche, on repense à ses lectures passées".

 Début de siècle ou par là (et oui ma bonne dame, ça fait un bail).

Je me revois, affalée sur mon lit gorgé de soleil, dans mon ancien appartement, toute jeune encore (rha, ça ne nous rajeunit pas ma bonne dame), célibattante dans l’âme et dans la vie réelle, découvrant Bridget et sa vie rythmée par sa consommation de cigarettes et d’alcool.

J’avais acheté ce bouquin, première édition, auteure encore inconnue dans le monde francophone, attirée par le mot « journal » du titre, un style que j’ai toujours adoré, depuis Les cornichons au chocolat.

Et je ne fus pas déçue par ce livre dans lequel je me suis, par moments, retrouvée, par moment seulement, passque moi je ne fume pas, je bois rarement, et je n’ai jamais croisé un mec en pull à tête de renne.

A cette époque, la chick lit n’existait pas, puisque Bridget Jones en est sans doute la première illustration, ou du moins la première célèbre et populaire.  Une réussite que cette bouffée d’humour, mais également d’états d’âme hypra drôles de pathétisme absolu… dans lequel toute célibataire se retrouvera… parfois.

Caricatural sans doute, parfois, aussi, mais on s’en moque, pourvu qu’on ait la banane durant la lecture.

Ce livre a ouvert la voie à tous les romans chick lit qui ont suivi, parfois avec brio, parfois d’une qualité médiocre.

22
avr

Ecrire pour les nuls – Gilles Guilleron

"Le dimanche on lit au lit".

Enfin ici, c'est plutôt à son bureau qu'on lit, et tous les jours de la semaine, avec ce livre qui se révèle une véritable bible pour ceux qui aiment écrire, ou qui aiment bien écrire.

400 pages avec rien que de l'utile, pour rendre l'art de l'écriture agréable :

Un historique de l'écriture, la phrase et sa création, le pourquoi du comment on veut écrire, un mode d'emploi en fonction de votre situation, votre âge, votre job, vos envies, des trucs pour évaluer votre style et pour affronter tous les écueils qui vous guettent, l'importance des dictionnaires (j'approuve), un rappel de la grammaire et de la ponctuation, la gestion du clavier d'ordinateur, l'art de la lecture, des ateliers d'écriture pour devenir encore meilleur, des témoignages, des conseils, des modèles de prises de note, de récits, de discours, de pièces, de vers, des exercices de micro-fiction et encore plein plein plein de choses.

Une mine d'infos, je vous le disais, à mettre entre toutes les mains de qui a envie de se lancer dans l'écriture, quelle qu'elle soit, pour le quotidien, la vie professionnelle ou les loisirs.  Je sens que ça va m'inspirer pas mal de trucs…

19
avr

La citation du jour

Il me semble que nous avons atteint le point où nos expériences, nos souvenirs, nos vies entières, en fait, ne sont réelles que si on les publie en ligne.

(la vie romantique d'Alice B., Melanie Gideon, que je suis en train de lire depuis hier, j'adore trop - ne vous précipitez pas en librairie, il ne sort que le 10 mai, je vous en reparlerai)

15
avr

Silence – Becca Fitzpatrick

« Le dimanche, on lit au lit ».

Second livre de mon quatuor, terminé ce matin…

Quel plaisir de découvrir cette troisième couverture, toujours aussi sublime que les deux premières.  On a beau dire, une couverture, c’est important pour un livre, même si le contenu l’est tout autant.  La beauté intérieure, ok, mais un joli emballage, je ne dis pas non.

Quel plaisir également de retrouver Nora et Patch.  Quel déplaisir, cependant, d’avoir dû attendre si longtemps leur retour, ce qui brouille fortement les pistes : mais qui est qui déjà ?  déchu ?  archange ?  humain ?  néphil ?  Et c’est quoi déjà un déchu ou un néphil ?

Fort heureusement, cette difficulté est gommée grâce à l’amnésie de Nora, qui tombe à point nommé, permettant au lecteur, en même temps que son héroïne, de retrouver, petit à petit la mémoire, avant d’être entraîné dans un tourbillon d’aventures, où l’action ne laisse place que parcimonieusement à l’amour, mais un amour comme on en rêverait toute.  Intrigues et trahisons sont au programme de cet ouvrage, avec des personnages plus machiavéliques les uns que les autres.  Je ne vous en dirai pas plus, pour ne pas nuire au suspens, tout en vous suggérant, bien sûr, si vous n’avez pas encore lu cette saga, de dévorer les trois tomes coup sur coup, ce sera plus aisé pour la compréhension.

Je pensais ce volet le dernier, je découvre que cette trilogie est en réalité une quadrilogie (diantre, pas moyen de placer duologie, du coup) et que la suite laisse présager encore plus d’action et d’angoisse.  Reste donc à attendre, encore attendre, toujours attendre…

 

15
avr

Starters – Lissa Price

« Le dimanche, on lit au lit ».

Grâce à Starters, je peux me vanter d’être (légèrement) moins inculturée, passque j’ai appris deux nouveaux mots :

Dystopie et duologie.

Dystopie désigne tous ces romans anticipatifs, comme je les aurais appelés, fort à la mode actuellement et dont je suis, étonnamment, devenue aussi friande que des macarons ou des lasagnes Farniente.  Mais la dystopie n’est pas que de l’anticipatif, voyons voir ce que nous propose wikipedia : récit de fiction peignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur et contre l'avènement de laquelle l'auteur entend mettre en garde le lecteur.  Bref, de l’anticipatif négatif quoi, et sans trop de science-fiction, l’essentiel étant de se concentrer sur l’évolution des êtres humains dans une société chamboulée et non sur celle des technologies.  Rien de bien neuf, le film Soleil vert, sorti dans les années 70 et rediffusé récemment à la TV, décrivait déjà une dystopie (bingo, Wikipédia le cite également, chuis géniale).  Mais j’avoue que j’ignorais l’existence de ce mot avant la lecture du résumé de Starters.

Duologie désigne… une trilogie quand il n’y en a que deux.  Moi je pensais qu’on disait bilogie (et non biologie).  Ben non, c’est duologie.  Duologie, trilogie, quadrilogie… aussi à la mode que les dystopies, c’est clair et net comme clarinette.  A croire que j’avais lu que des trilogies, car je ne m’étais jamais interrogée sur les bi/duologies.

Maintenant que vous me savez plus culturée, vous savez également que je me suis plongée tête la première dans le premier volet de cette duologie dystopique, enfin si dystopique se dit.

Et j’ai dévoré ce roman à la couverture sublime, puisque, l’ayant commencé avec trois autres livres, comme je vous le disais hier matin, ben je l’ai finalement terminé d’une traite, durant ma journée d’hier, trop avide de connaître la fin pour m’arrêter, une fois l’action bien entamée.

Et l’action, ben elle s’entame dès les premières pages, lorsqu’apparaît Callie, 16 ans, qui squatte un immeuble désaffecté en compagne de son petit frère et de Michaël, un camarade de classe, du moins lorsqu’ils avaient une vie normale, faite d’école, de famille, de sorties et de fringues, avant la guerre des spores, qui n’a laissé comme survivants que les très jeunes et les très âgés.

Les très âgés, Enders, ont le pouvoir et l’argent.  Les très jeunes, Starters, n’ont plus que leur jeunesse, que les Enders leur envient, au point d’avoir conçu la Banque des corps, laquelle permet à Callie de louer son corps à une vieille femme avide d’une tranche de jeunesse et d’évasion, contre une grosse somme d’argent, leur permettant de s’en sortir un peu mieux.

Sauf que la vieille dame fomente un plan inattendu, lequel n’inclut en rien sorties, sports et autres amusements de la jeunesse.  Que nenni.  Son plan est machiavélique et Callie va devoir tout mettre en œuvre pour sauver sa peau.

Un véritable thriller, sur fond de critique d’une société dans laquelle la vie n’a plus d’importance, seule la jeunesse en ayant, une jeunesse qui, au lieu d’être préservée au mieux, est anéantie par l’avidité du plus grand nombre.  Avec une fin… inattendue.  Qui dérange.  Et laisse présager un tome deux bien alléchant.

Au-delà d’un livre pour jeunes adultes (suis-je encore, à mon grand âge, reprise dans cette catégorie, j’en doute ?) à l’écriture vive mais au ton léger, malgré le thème difficile, voici un livre qui prête, mine de rien, à réflexion sur cette quête effrénée de l’éternelle jeunesse, d’ores et déjà présente dans notre société, après la quête de l’immortalité évoquée dans la saga Twilight.  Passque bon, hein, si on avait la possibilité de rester jeune et de ne jamais décéder, ne la saisirions-nous pas, quel qu’en soit le prix ?

J’ai aimé, et j’attends impatiemment la suite de cette duologie (ah, j’ai pu encore le replacer).  Attendre, encore attendre, toujours attendre…

9
avr

7 ans après… - Guillaume Musso

« Le lundi, quand c’est férié, on lit au lit ».

Avril, mois des jonquilles, des œufs de Pâques et du dernier né de Guillaume Musso.

Le pitch :

Artiste bohème au tempérament de feu, Nikki fait irruption dans la vie sage et bien rangée de Sebastian. Tout les oppose, mais ils s’aiment passionnément. Bientôt, ils se marient et donnent naissance à des jumeaux : Camille et Jeremy.
Pourtant, le mariage tourne court : reproches, tromperies, mépris ; la haine remplace peu à peu l’amour. Au terme d’un divorce orageux, chacun obtient la garde d’un des enfants : Sebastian éduque sa fille avec une grande rigueur alors que Nikki pardonne facilement à son fils ses écarts de conduite.
Les années passent. Chacun a refait sa vie, très loin de l’autre. Jusqu’au jour où Jeremy disparaît mystérieusement. Fugue ? Kidnapping ? Pour sauver ce qu’elle a de plus cher, Nikki n’a d’autre choix que de se tourner vers son ex-mari qu’elle n’a pas revu depuis sept ans. Contraints d’unir leurs forces, Nikki et Sebastian s’engagent alors dans une course-poursuite, retrouvant une intimité qu’ils croyaient perdue à jamais.

Des rues de Paris au coeur de la jungle amazonienne
Un thriller implacable brillamment construit
Un couple inoubliable pris dans un engrenage infernal

Même si, depuis plusieurs livres, si pas depuis le tout premier, de plus en plus, je sentais en Guillaume Musso ce goût pour l’action et les mystères, les enquêtes et l’angoisse allant crescendo, j’étais un tantinet anxieuse de découvrir, dans son interview de présentation de « 7 ans après… » qu’il avait totalement abandonné l’idée d’insérer du fantastique dans ses romans.  Tiens, c’est vrai, dans son dernier, L’appel de l’ange, point de fantastique, je ne l’avais pas remarqué, sans doute troublée par le mot « ange » contenu dans le titre, symbole absolu de fantastique. Et puis il y avait cet échange de GSM, qui conférait à l’histoire ce côté fantastique et troublant.  La fille de papier n’était pas en reste au niveau du fantastique, avec un personnage de livre s’incarnant, pouf, comme ça.

Donc, je m’interrogeais sur « 7 ans après… »

Allais-je aimer ?

Vous ne serez pas étonnés d’apprendre que, oui, j’ai aimé, cela va de soi, même s’il est clair que ce nouveau Musso est plus dans le style thriller familial qu’épopée au pays dont on ne revient jamais… quoique, en parlant de pays dont on ne revient jamais, justement, mais chuuuut, je ne voudrais pas déflorer l’intrigue.

Dès les premières pages, les balises sont placées : un père un tantinet obsessionnel, une mère bohème, deux jumeaux qu’ils se sont partagés, non une semaine sur deux comme on pourrait l’imaginer logiquement, mais chacun le sien.  Et basta, vogue la vie.  Sauf que la vie cesse de voguer lorsque Jeremy, l’un des deux petiots, devenus, depuis le divorce, adolescents, disparaît, pouf, d’un coup d’un seul, obligeant les parents à se lancer à sa recherche.

A côté de cette course épuisante à travers le monde pour retrouver leur fils, en filigrane, on sent également cette course à la recherche de ce qui a fait foirer ce couple qui s’est pourtant tant aimé, contraint et forcé, vu les circonstances, de partager son temps, ses angoisses et ses espoirs, dans un seul but : retrouver le gamin égaré.  Et tout cela n’ira pas sans mal, croyez-le bien, parce que le guêpier dans lequel il s’est fourré réserve bien des surprises… inattendues.  Oui, bon, une surprise est en général inattendues, mais c’est pour insister, quoi, pour que vous compreniez que l’effet de surprise est au rendez-vous.  Moi, vu mon intelligence suprême, j’avais capté une partie, mais juste une partie.

J’ai juste deux petits regrets, terminant ma lecture à l’instant :

- que certaines phrases en anglais ou portugais n’aient pas été traduites, alors que d’autres le sont, moi je comprends l’anglais et un chouia l’espagnol, parfois similaire au portugais, mais un lecteur n’ayant même pas les bases de « yes », « no » ou « good morning » risque de louper quelques phrases

- que le personnage de Constance n’ait pas été plus fouillé, j’aurais aimé une petite allusion finale, juste une allusion…

Et puis, vu mon intelligence toujours suprême, j’ai repéré deux chtites fautes dans le livre, alors, Guillaume, j’imagine qu’en récompense, je gagne le droit de lire tes cent prochains romans en avant-première, non ?  Non ?  NON ?  Allez quoi… Allez quoi, juste pour moi, promis, je ne le dirai à personne, comme ce bon vieil Harlan…

Pour résumer, si vous aimez le mystère, l’aventure, l’angoisse qui va grandissant au fil des pages, l’amour aussi, la tendresse parfois, bref du Musso vrai de vrai, il est temps de vous  précipiter sur « 7 ans après… ».

Et puis, en cerise sur le clafoutis, j'ai découvert cette jolie tradition, dont j'ignorais tout, moi qui adore pourtant Paris, celle du pont des Arts et de ses cadenas d'amour.  Puis j'ai fait provision d'endroits parisiens que je veux découvrir, là, de suite, des volontaires pour m'accompagner ?  Puis on y parle même de mon animal exotique préféré, que je ne découvrirai jamais, vu que je ne monte jamais dans les grands oiseaux de métal... un Ipod pourrait-il m'aider à surmonter cela, faut que je demande à Nikki...

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(photos 2 et 3 : http://plumeetruban.blogspot.com)

4
avr

Entre Guillaume et Marc, vous avez choisi

Et je vous avoue que votre choix rencontre le mien, car, si je meurs d'envie de découvrir ces deux ouvrages, cela va de soi, mon coeur penche pour celui de Guillaume, c'est pas pour rien que j'ai écrit une nouvelle qui ne parle que de lui, de lui et encore de lui... vous ne vous souvenez pas ?  Ah ben non, je ne l'ai jamais publiée, elle est top secrète de la mort qui tue la vie, n'insistez pas, vous ne la lirez pas, du moins pas tout de suite.

Alors que Sept ans après sort officiellement demain, j'ai entamé ma lecture ce jour, je sais, je suis d'un sadisme implacable avec vous.

Mais pour vous faire patienter jusque demain, ou jusqu'à la parution de ma chronique, je vous propose la présentation vidéo du roman et une chtite interview de Guillaume Musso.

Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, demain est également le jour de la sortie de son avant-dernier roman en livre de poche. Que du bonheur je vous dis.  Enjoy.

 

 

Votre nouveau roman s’ouvre sur une citation d’Alfred Hitchcock. Le « maître du suspense » anglo-américain a-t-il été une de vos sources d’inspiration pour ce livre ?

Guillaume Musso : À l’origine de l’écriture de Sept ans après…, il y a en effet l’envie de jouer avec les codes du suspense en élaborant une histoire distillant certaines obsessions hitchcockiennes. « Mon héros, disait Hitchcock, est un homme ordinaire à qui il arrive des choses étranges. » D’où l’idée de partir de ce couple de New-Yorkais, Nikki et Sebastian, divorcés depuis sept ans après s’être passionnément aimés, et de les confronter à la disparition mystérieuse de leur fils. En commençant à enquêter sur ce que tous deux pensent d’abord n’être qu’une banale fugue d’adolescent, ils vont se faire happer par une situation qui les dépasse.

Brutalement, cette histoire qui avait débuté comme une chronique familiale bascule dans le thriller lorsqu’ils se retrouvent accusés de meurtre. Fugitifs malgré eux, Nikki et Sebastian vont peu à peu se rendre compte que la disparition de leur fils n’est que la partie visible d'un engrenage infernal aux ramifications inattendues.

 

Si la thématique et la structure de l’histoire sont clairement celles du thriller, le ton du roman incorpore de nombreuses touches d’humour…

G. M. : C’est vrai, notamment au détour de joutes verbales dans lesquelles se lance ce couple qui s’aime encore sans jamais se le dire. Dans un roman à suspense, l’humour permet aussi de ménager des pauses dans le crescendo de la tension pour ne pas être artificiellement sur la corde raide pendant quatre cents pages.

Là encore, les modèles indépassables sont pour moi les couples hitchcockiens : que l’on songe par exemple à la complicité entre James Stewart et Grace Kelly dans Fenêtre sur cour ou à l’alchimie glamour unissant Cary Grant à Eva Marie Saint dans La Mort aux trousses.

 

Justement, en parlant de couple, votre roman peut aussi se lire comme une « comédie du remariage » contemporaine.

G. M. : C’est en effet une autre de mes références revendiquées. Depuis longtemps, je suis un grand admirateur de la screwball comedy hollywoodienne : ces films américains sortis dans les années 30 et 40 – souvent d’ailleurs avec Cary Grant et Katharine Hepburn – qui posèrent les bases de la comédie romantique. J’en aime le rythme soutenu, les répliques pleines d’esprit et le renversement de rôles au sein du couple qui fait du personnage féminin l’élément moteur de l’action. Parmi ces films, mes préférés sont effectivement les « comédies du remariage » dont les exemples les plus connus sont His Girl Friday d’Howard Hawks et The Philadelphia Story de Leo McCarey. Ces films mettent en scène un couple séparé ou divorcé qui, pendant toute la durée de l’action, va vivre un parcours initiatique, une sorte de « jeu du chat et de la souris » qui lui donnera la possibilité de se retrouver.

C’est exactement ce qui arrive à mes héros, Nikki et Sebastian. Après un divorce houleux et traumatisant, chacun avait bien pris soin de reconstruire sa vie le plus loin possible de l’autre, mais lorsque leur fils disparaît, ils n’ont plus d’autre choix que de collaborer et d’unir leurs forces, retrouvant malgré eux une intimité qu’ils avaient tout fait pour oublier.

Je trouve cette thématique des retrouvailles beaucoup plus riche et complexe que les comédies romantiques formatées qui mettent habituellement en scène un homme et une femme au début de leur histoire d’amour lorsque tout est encore neuf et beau. Ici, le couple a déjà un passé commun et chacun connaît les forces et les faiblesses de l’autre. Dès lors, l’intrigue devient presque un prétexte pour créer des situations qui vont permettre à ce couple de renaître de ses cendres, de se réinventer et de trouver un nouvel équilibre.

 

L’action du roman est très resserrée. Pendant quelques jours, vos personnages sont plongés dans des univers, dont ils ne maîtrisent pas les codes : les bas-fonds de Brooklyn, le Paris interlope, Rio, la forêt amazonienne… Pourquoi un tel choix ?

G. M. : Parce que l’omniprésence du danger et de l’inconnu va jouer pour mes deux héros comme un révélateur de personnalité. Nikki a du cran. C’est une femme guerrière, combative et physique alors que Sebastian est un homme plus pondéré, plus cérébral et beaucoup moins doué pour l’action.

Cet antagonisme et les conflits qu’il génère me permettent, au début du roman, de mettre en scène des oppositions marquées, ce qui est toujours intéressant en termes d’efficacité des dialogues et de présentation des personnages. Puis, au fur et à mesure que l’intrigue avance et que le danger se fait plus fort, chacun va se remettre en question et accomplir une sorte de trajectoire accélérée qui ouvrira la voie à un rapprochement et à une complémentarité, condition sine qua non pour le couple d’avoir une chance de retrouver son fils.

 

Vous avez été en 2011 le romancier français le plus lu et vous connaissez le succès depuis 2004. Le titre de votre dernier roman, Sept ans après…, sonne justement comme un rappel de votre premier succès, Et après…. Faut-il y voir une volonté de mesurer le chemin accompli ?

G. M. : Un simple clin d’œil tout au plus. Il est vrai que Sept ans après… a été écrit en grande partie pendant l’année 2011, soit 7 ans après le succès de Et après... Il est vrai aussi que ces années auront été intenses, vécues à la fois dans le bouillonnement créatif et les rencontres avec les lecteurs en France et à l’étranger.

Mais ma nature me porte à toujours me projeter vers l’avenir, d’autant plus qu’il n’y a chez moi aucune lassitude dans l’écriture. J’y prends au contraire de plus en plus de plaisir et je sais désormais que j’écrirai encore pendant des années. D’abord parce que j’ai de nombreuses idées de roman « en réserve » et ensuite parce que je suis impatient d’explorer de nouveaux territoires de création. À une époque saturée d’écrans, de zappings et de technologie, j’aime l’idée que de simples mots posés sur le papier puissent provoquer du rêve, de la peur, des émotions...

 

Depuis trois romans, vous avez abandonné la dimension surnaturelle qui imprégnait vos premiers livres pour une veine plus policière. Est-ce un renoncement définitif ?

G. M. : En ce moment, il est vrai que mon genre de prédilection est le roman à suspense, car il permet de concilier le plaisir de lecture avec la possibilité de traiter – de façon peut-être plus mature qu’avec le surnaturel – de certains thèmes qui me sont chers : la famille, le couple, les transformations du monde, les dérèglements de l’humain. Mais mon grand plaisir reste de mélanger les genres. C’est, je crois, ce qui fait mon originalité : jouer avec les codes et revisiter certains thèmes en essayant de les traiter de manière novatrice. Je fais aussi très attention à ce que mon écriture ne devienne pas mécanique. Plutôt mourir que d’écrire deux fois le même livre, car le plaisir de l’écriture tient aussi à celui de savoir innover et de parvenir à se surprendre soi-même.

 

Justement, au fil des années, votre méthode d’écriture a-t-elle changé ?

G. M. : Comme un artisan, disons que je maîtrise beaucoup plus mon savoir-faire. Mes histoires ont des intrigues plus denses et mes personnages sont plus nuancés. Ce qui n’a pas changé, c’est mon attachement à ce que mes romans procurent un plaisir de lecture et offrent un vrai moment d’évasion. Ma priorité reste donc le côté addictif de l’histoire, la volonté d’adopter une narration moderne qui entraîne le lecteur dans mon univers.

Cela dit, le processus de création reste toujours très mystérieux : une étincelle, des flashs qui fusent, des idées qui s’imbriquent et s’agrègent pour, petit à petit, former la trame d’une histoire…

Concernant l’écriture proprement dite, le genre qui est le mien m’impose de mettre en place une ossature solide et d’être vigilant à la cohérence de l’intrigue, mais je me lance désormais beaucoup plus rapidement dans la rédaction. Je me laisse guider par le déroulement de l’histoire et je me fais davantage confiance pour trouver des solutions en cas de blocage. Beaucoup de rebondissements s’imposent dorénavant pendant la rédaction du roman.

Cette spontanéité et cette assurance sont relativement nouvelles chez moi. Si elles impliquent une plus grande incertitude, elles ont aussi quelque chose de plus instinctif et pour tout dire, de plus jubilatoire !

 

3
avr

Le dilemme du jour

Gros gros gros dilemme, voilà ce que j'ai sur mon meuble, qui m'attend, mais la question du jour est : lequel lire en premier, de ces deux tentations extrêmes...

Mes petits chéris, je vous laisse le choix... et je suivrai vos instructions, ô mes gourous du blog.

A vos souris, il est temps de voter !

 

 

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1
avr

Là où j’irai – Gayle Forman

« Le dimanche, on lit au lit ».

Il y a quasi pile trois ans, j’avais découvert Si je reste (à lire ici : http://www.le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.be/archive/2...), j’avais adoré, même si par la suite bon nombre d’étudiantes m’avaient confondue avec Wikipédia, comme si toutes les écoles leur avaient demandé de rédiger un exposé, sacrebleu.

Et j’avais répondu à la question « Y aura-t-il une suite », « Non je ne pense pas, cela n’aurait aucun sens ».

Comme je me trompais.

Je viens de lire, d’une traite, enfin, la suite de Si je reste, intitulée Là où j’irai.  J’ai un méga retard, je sais, ce livre étant sorti il y a un bail emphytéotique déjà.  Mais que voulez-vous, mon stock de livres à lire pourrait combler mes soirées jusqu’à la pension (la retraire, pour les frenchies).

Donc, je l’ai lu d’une traite, et ce fut un immense plaisir de retrouver Mia, mais surtout Adam, puisque cette fois l’intrigue tourne plus autour de lui qu’autour de son amoureuse… euh de son ex amoureuse, je veux dire, puisque nous le retrouvons, ce cher Adam, riche, célèbre, rockeur adulé, mais largué par Mia, peu de temps après sa sortie du coma.

Keskisépassé donc pour qu’ils en arrivent là ?

C’est ce qu’il va tenter de comprendre lorsque, par hasard, il découvre Mia sur une affiche de concert.  Il la retrouve alors, elle le retrouve, et durant quelques heures, une nuit, ils vont revivre le passé, analyser, décortiquer.  Elle va enfin s’expliquer.  Il va enfin s’exprimer.

Je viens de comprendre, là, en rédigeant cette critique, pourquoi j’avais tant attendu avant de lire Là où j’irai : j’avais peur d’être déçue. Après la somme d’émotions découvertes dans Si je reste, allais-je pouvoir ressentir la même chose dans cette suite à laquelle je ne m’attendais pas ?

Et bien oui oui oui, trois fois oui !  Oh que oui !

Qu’ajouter après tous ces « oui » ?  Et bien rien…

(juste une chose : purée, 5,80 eur sur Amazon, dire que je l'ai payé 7,05 chez Club, c'est terminé d'acheter mes livres en Gelbique, je viens de m'offrir le dernier Levy, yessssssssssssssss, 19,95 sur Amazon, quasi 24 chez Club, il est temps que cette arnaque à la belge cesse enfin !!)

 

1
avr

Une vie en plus – Janine Boissard

« Le dimanche, on lit au lit ».

Bonheur intense pour moi de retrouver Janine Boissard, année après année.  La couverture est superbe, d’un rouge chalereux avec cette petite elfe humaine qui laisse présager une lecture agréable et peut-être surnaturelle…

Bon, surnaturelle, que nenni, mais agréable, comme d’habitude.

Adeline a tout pour être heureuse, comme le dit l’expression classique, un mari, trois enfants, une jolie maison, un boulot bien lucratif et plein plein de sous, ce qui est la seule chose qui m’a légèrement exaspérée, tout cet argent, cette vie de luxe, ces logements de vacances en bord de mer ou à la montagne, bref une vie qui n’est somme toute pas celle de la majorité des lectrices, je pense, ce qui pourrait instaurer une légère distance avec le personnage…

Fort heureusement, Janine Boissard sait y faire pour la rendre proche de nous, Adeline, malgré mon appréhension, lorsqu’elle décide de plaquer son boulot pour se consacrer un peu plus à sa vie de famille, au grand dam de ses enfants, qui n’en ont que faire d’avoir une mère à la maison, non mais. 

A la maison, elle n’aura pas le temps d’y rester, happée qu’elle est immédiatement par la rencontre de Mathis, un musicien qui va la transporter dans son rêve d’adolescence, jamais exaucé.  Va-t-il lui permettre de le réaliser enfin ?  Cette avalanche d’émotions et de sensations va-t-elle mettre en danger le bel équilibre d’Adeline et de sa famille ? Une vie en plus, mais de l’amour en moins ?

Point de mauvaise surprise, donc, avec ce nouveau roman, familial, amusant, touchant, plein de jolies choses, comme toujours quoi, que vous dire d’autre, c’est du Janine Boissard, de L’esprit de famille version 2012, qui m’a donné envie de relire, une fois encore, L’esprit de famille, L’avenir de Bernadette, Claire et le Bonheur, Moi Pauline, Cécile la poison et Cécile et le bonheur, et paf, je vous cite tout ça sans copion, sans wikipedia, sans amazon, sans babelio, juste de mémoire… et de cœur ! 

Je ferais bien une petite page amazon pour elle tiens, allez je tente… oui, bon, pas fameux le résultat...

1
avr

Ce parfait ciel bleu - Xavier de Moulins

« Le dimanche, on lit au lit ».

J’ignorais tout de Xavier de Moulins jusqu’à recevoir Ce parfait ciel bleu, suite d’Un cœur à prendre.

Je vous avoue que j’étais fortement dubitative, d’une car je déteste lire une suite sans avoir lu la première partie, ce qui est d’une logique implacable, de deux car la quatrième de couverture ne disait pas grand-chose de l’histoire.  Mais le titre me tentait, et ce livre tout bleu, à la couverture étrange, faite de nuages et de rocking chair, m’intriguait.

Et je n’ai pas été déçue, finalement.

Je qualifierais Ce parfait ciel bleu de road movie existentiel.  Un tout petit road movie, pas une traversée de l’Amérique, non, un road movie familial, cosy, cocoon, mais un road movie aux conséquences prépondérantes. 

Antoine est fraîchement divorcé (c’est ce qui lui arrivait dans Un cœur à prendre, apparemment, diable comme je veux lire ce livre, maintenant) et déjà recasé, sauf que son cœur est toujours dans le passé, vers Alice, qu’il semble avoir délaissée jusqu’à lui-même l’être, oh regrets.  Mouna, sa grand-mère, vit en maison de retraite.  Elle a des difficultés à faire face à son grand âge et à sa mort prochaine, inéluctable, et va l’entrainer sur les traces de son passé, afin qu’il n’ait plus peur de l’avenir.  Elle a peur de la mort, il a peur de vivre.  Ensemble, ils vont se retrouver face à la mer, face à face aussi, durant une fugue nostalgique de 48 heures.

Brrrrr, dit comme ça, ça sonne comme un livre chiant au possible, philosophico-prise de tête.  Mais que nenni, c’est un livre à la fois léger et facile à lire, mais plein de messages et de sujets de réflexion, comme ça, ni vu ni connu, au fil de cette lecture parfois drôle et cynique, parfois tristounette et angoissante, toujours touchante.  Ça se lit d’une traite et on se retrouve à la dernière page sans l’avoir réalisé, des images et des idées plein la tête.

Une superbe découverte, qui met en lumière la relation que l’on peut avoir avec ses grands-parents, somme toute parfois tellement superficielle, alors qu’on a tant à apprendre d’eux, qui met en lumière la difficulté d’avancer dans l’existence aussi, et puis la peur de la mort, et la peur de la vie, paradoxales mais tellement réelles au quotidiens. 

Je vous ai extrait quelques petites phrases clé :

« Cette route est riche d’enseignements : je veux arrêter d’avoir mal quand je regarde en arrière, d’avoir peur quand je regarde en avant ».

« (…) il faut que tu arrêtes de marcher en crabe.  En crabe ? Un œil devant, un œil derrière. La meilleure façon de ne pas avancer. (…) Mouna a peur de mourir et moi j’ai peur de vivre. »

« J’ai l’impression d’avoir, peut-être un peu trop tard, trouvé un trésor en poussant la porte de la résidence des Lilas, ouvert l’accès qui me faisait défaut jusqu’ici, celui de l’héritage et de la transmission ».

Rien qu’avec ces trois extraits, y’a de quoi méditer…

PS : comme on me l'a signalé gentiment, j'ai fortement "lapsussé" au sujet du titre du premier ouvrage, qui n'est pas Un coeur à prendre mais Un coup à prendre.  Moi j'aimais bien l'idée d'Un coeur à prendre :)

 

25
mar

L’amour en danger (Charlotte Douglas) – Noces à hauts risques (Kerry Connor)

 « Le dimanche, on lit au lit ».

Et on reste dans l’angoisse, mais bien plus légère, avec la lecture Harlequin que j’ai choisie ce mois-ci, savoir la collection black rose, étonnamment illustrée par une rose… verte, savoir la collection policière d’Harlequin.

Pour faire original, j’ai décidé de lire d’abord le second titre, Noces à hauts risques, qui raconte l’histoire d’Audrey, forcée de collaborer avec un grand ami de son oncle, lequel vient d’être assassiné.  Un grand ami, bien sûr, antipathique à souhait, ne voulant rien avoir à faire avec elle… mais contraint et forcé d’obtempérer, vu le danger qui les menace tous les deux.

Et bien je dois vous dire que c’est une très bonne surprise et que j’ai dévoré cette histoire en moins de temps qu’il ne faut pour vous l’écrire, grâce à cette bonne intrigue, même si le final est un peu gros et si je l’aurais écrit autrement, moi (on engage, chez Harlequin ?).  J’ai été prise dans cette enquête, menée avec brio par ce couple atypique, enquête saupoudrée, bien sûr, de la naissance d’une passion dévorante.  Car un Harlequin, fut-il policier, ne serait pas un Harlequin sans montée de désir, non mais.

Et en parlant de montée de désir, elle s’accentuera le mois prochain, puisque mon choix s’est porté sur la collection érotique.  Rien que ça !  Patience patience, je devrais recevoir mon livre d’ici peu.

Et pour les fans de Kindle :

25
mar

Hanna était seule à la maison – Carin Gerhardsen

« Le dimanche, on lit au lit ».

Journée angoisse en ce dimanche, avec Hannah était seule à la maison, où plusieurs destins se croisent et s’entrecroisent :

Une jeune fille est retrouvée morte sur un ferry.

Un nourrisson est retrouvé près d’un cadavre de femme.

Et Hanna, trois ans, est toute seule chez elle.  Totalement seule.

Entre ces personnages, un lien, ténu mais prépondérant.  Un lien que l’on découvre au fur et à mesure de la lecture, au fur et à mesure que l’angoisse monte, que les enquêtes avancent, ou stagnent, c’est selon...

Un thriller captivant, plein de personnages aux noms étranges, faisant penser à des meubles à monter, dus à la nationalité de l’auteure, suédoise.   J’ai eu un peu de mal avec tous ces personnages, moi qui ne parviens à suivre une intrigue que lorsqu’il y en a moins de trois (le tueur, la victime, le flic), mais à part ce petit souci qui m’est propre, ce livre est vachement bien ficelé et difficile à lâcher avant de connaître, enfin, le fin mot de l’histoire…

Une auteure que je ne connaissais pas, à découvrir impérativement.

Et pour les fans de Kindle :

11
mar

L’épopée du perroquet – Kerry Reichs

« Le dimanche, on lit au lit ».

En fait, je lis rarement le dimanche, à part quand il fait délicieux, mais sur mon transat et pas au lit. 

Je ne lis pas au lit en hiver, passqu’il fait trop froid dans ma chaumière.

En hiver, je lis surtout dans le bus, une demi-heure le matin, une demi-heure le soir, et le tour est joué.

Et en été, là, je lis énormément, dès que le soleil pointe le bout de son nez.

Tout ça pour vous dire que, cette semaine, j’ai changé mes bonnes habitudes, car vendredi soir, il était inconcevable pour moi d’attendre lundi pour terminer l’épopée du perroquet.  Bien sûr, tous les livres que je lis, je les ai choisis, donc à priori, je vais aimer.  Et, quasiment toujours, sauf faute dans mon choix, j’aime.

Mais l’épopée du perroquet, j’ai plus qu’aimé, voilà tout.  Au point que j’ai passé toute ma soirée de vendredi à le terminer, dans un silence religieux.  C’est dire si c’était quasi une question de vie ou de mort : je DEVAIS terminer l’épopée du perroquet.  Ce qui fut fait vers 22h30.  Dans un silence religieux, je vous disais.  Pas de TV, pas de musique, rien que moi et Maeve.

Maeve est cette jeune fille un peu paumée, fan de chaussettes montantes bien colorées, dont la meilleure amie est décédée d’une longue et pénible maladie, comme on dit, ce qui l’a un tantinet traumatisée, au point qu’elle ne sait plus que faire de sa propre existence.

Alors, lorsqu’elle perd son job et que ses parents lui font comprendre que trop is te veel, elle prend son perroquet Victor sous le bras, monte dans sa vieille guimbarde et part pour Hollywood, où, cela va de soi, la gloire intersidérale l’attend.

Sauf qu’en chemin, sa tuture tombe malade, et la voilà coincée dans un trou perdu de l’Arizona, dénommé Coin-Perdu, ça ne s’invente pas.  Contrainte et forcée, elle s’installe, le temps de bosser un peu et de trouver les fonds nécessaires à la réparation.

Mais la vie réserve parfois de jolies surprises, et sa pause dans Coin-Perdu va lui apporter bien plus qu’elle ne l’aurait imaginé.

Voilà un livre comme je les adore, vous l’aurez compris, dont la recette est parfaite à mon goût.  Beaucoup d’humour en guise d’apéritif, de l’aventure en entrée, des révélations et du plus « sérieux » en plat principal et de l’amitié, de l’amour, du sexe et tutti quanti en dessert.  Bref, un livre à la fois drôle, touchant, meugnon tout plein, qui m’a mis la banane, m’a fait pleurer, m’a touchée et m’a fait réfléchir sur le sens de ma propre existence.

Un road-movie extraordinaire, qui me donnerait presque envie de faire mes valises… Coin-Perdu, en Gelbique, c’est où ?

 

4
mar

Coffret Haribo

 

“Le vendredi, on cuisine du sucré”

Quand j’ai découvert ce coffret, mes glandes salivaires se sont mises en branle à la vitesse VV’ et je me suis dit « waaaaaaaaaaaaaw, je fais pouvoir faire des oursons gelifiés, le bonheur, l’orgasme gustatif en vue, le bonheur le bonheur le bonheur ».

Puis j’ai reçu mon coffret, et ce fut la désillusion totale.

Les deux moules, pour faire des oursons et des crocodiles, sont super mimi, mais point de recette pour faire des bonbons.  Que croyais-tu Anaïs, qu’Haribo allait te livrer ses recettes secrètes ?  Que nenni, la seule recette pour ces moules sont des recettes au chocolat, d’une simplicité rare « faire fondre, remplissez les moules, faites refroidir ».  Bon, faut surveiller la température du chocolat, et pour ce faire, avoir un thermomètre de cuisine, ce que je n’ai bien sûr pas. 

Mais, après avoir pestellé sur ma déception, j’ai tout de même découvert les recettes proposées par ce coffret, qui, après lecture, ne permettent pas de fabriquer ses propres bonbons, sinon ce serait la faillite pour Haribo, mais de faire de bonnes choses AVEC des bonbons Haribo, et il me faut avouer que ça m’a mis l’eau à la bouche, toutes ces recettes aux chamallows (mousse au chocolat blanc, pancake, brownies, pommes d’amour) et aux fraises tagada (îles flottantes, cupcakes, milkshakes, sorbet), sans oublier diverses recettes avec d’autres bonbons et mes fameux ours et crocodiles en chocolat.

J’ai donc testé cette recette, simplisssime, mais pas facile finalement, car le chocolat refroidit et durcit vite, des bulles se forment et déforment les ours, tandis que mes crocodiles se sont cassés avant que je ne trouve le truc pour les démouler sans désagrément.

Néanmoins, je me suis bien amusée, et ça peut être sympa à faire avec des enfants.

Mes ours sont au chocolat au lait, mes croco au chocolat blanc à la fraise.  Je n’ai pas goûté, mais ceusses à qui je les ai offerts m’ont dit qu’ils étaient bons (sincérité ou hypocrisie, je mise sur la première proposition, ne doutant jamais de mon talent en matière de cuisine).

Quelques photos…

 

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4
mar

Journal d’un ange gardien – Carolyn Jess-Cooke

“Le dimanche, on lit au lit”.

J’aurais tendance à dire que les anges, les vampires, les loups-garous et les fantômes, j’en ai soupé (ça existe, cette expression, en France, où on dîne tandis qu’en Belgique on soupe ?).

Mais le résumé de Journal d’un ange gardien a titillé ma curiosité car, plus que de fantastique et de pouvoirs surnaturels, c’est d’un bilan de vie dont il s’agit.

Vu qu’Amazon donne un résumé pourri de chez pourri, qu’ils ont puisé je ne sais où, je me sacrifie pour vous recopier la quatrième de couv : « Lorsque Margot Delacroix meurt à quarante ans, elle est renvoyée sur terre comme ange gardien : le sien !  Contrainte par mandat divin de revivre les pires moments de son existence et ses regrets les plus amers, Margot reçois l’ordre de ne rien changer, mais simplement de tirer la leçon de ses erreurs.  Tandis qu’elle veille sur ses proches, Margot rêve pourtant de modifier le cours de son destin.  Jusqu’on sera-t-elle prête à aller pour se racheter ? »

Et voilà les jalons posés de cette histoire parfois amusante, parfois touchante, parfois dramatique, parfois angoissante.  Savant cocktail d’émotions, pour une histoire fantastique, because les anges et les démons qui partagent nos vies (comme j’aimerais croire à mon ange gardien), mais surtout pour une histoire qui pose la question des choix de vie, des doutes, des regrets, de ce qu’on aurait dû faire ou ne pas faire pour tout changer. 

Un livre qui m’a fait me retourner sur mon passé, moi aussi, et réfléchir à mes choix d’antan et à leur influence sur ma vie d’aujourd’hui.  Un peu, rien qu’un peu, car l’histoire de Margot l’a finalement emporté, tandis qu’elle m’emportant dans le tourbillon de son existence tourmentée (tchu, c’est beau ce que j’écris, non ?)

En bigarreau sur le clafoutis, ce qui est sympa aussi dans cette nouvelle collection proposée par Lattès, dénommée La petite collection Lattès, c’est son prix, 12,5 eur (en France, vu que la Gelbique continue à arnaquer son monde avec un prix plus élevé, donc vive Amazon).  Pas trop cher pour un livre de grand format.

Moi, j’en veux encore et encore, de cette collection !

Et en attendant, je reste dans l'ambiance "anges" avec la page Facebook de la saga Hush Hush, que j'aime d'amour.

 

12
fév

J’ai testé Harlequin – la collection Blanche – Ce fils qu’il n’attendait plus (Scarlett Wilson) – Le destin d’un pédiatre (Judy Duarte)

« Le dimanche, on lit au lit ».

Ça doit bien faire vingt ans que j’ai plus lu de l’Harlequin.  J’en lisais quand j’étais ado, après ma phase Sweet Valley.  Et ma phase Sylvie (qui a connu Sylvie hôtesse de l’air ?).  Bien sûr, après ma phase Bridget Jones, j’ai découvert la collection Red Dress Ink, made by Harlequin, mais c’est plus chick lit que guimauve lit, d’après moi.

Alors, quand on m’a proposé de devenir membre du cercle des lectrices Harlequin pour Babelio, ben j’ai dit oui, trois fois oui, histoire de me replonger dans ces histoires romantico-cucul la praline, comme je les appelle, sans critique aucune, vu que j’aime ça, moi, le romantico-cucul la praline, surtout pour les films.

Et pour commencer en beauté, j’ai reçu le dernier né de la collection Blanche, celle où les infirmières pauvres tombent amoureuses des séduisants médecins riches mais hautains, qui finissent par les aimer d’amour pour toujours.

J’ai lu ma première ligne au moment où le premier flocon de neige tombait sur la Gelbique, pas mal pour une lecture de collection Blanche, non ?

Et je me suis plongée dans Ce fils qu’il n’attendait plus et Le destin d’un pédiatre, deux histoires se passant dans le milieu médical, of course.  Pas d’infirmière pauvre, ouf, les femmes peuvent désormais être médecins, elles aussi.  Mais de l’amour toujours, c’est clair et net, attendez, Harlequin ne va pas nous servir des drames sanguinolents qui finissent mal, tout de même hein !

Bien sûr, c’est parfois peu crédible, parfois trop beau pour être vrai, mais c’est mimi, c’est plein d’amour, et ça fait du bien de se vider l’esprit de tous les soucis en plongeant dans de jolies histoires d’amour, même si, à certains moments, les tournures de phrases pleines de bons sentiments m’ont fait sourire.  Faut pas pousser hein, parfois.

Rendez-vous le mois prochain pour un nouveau livre, cette fois je tenterai une autre collection, policier, historique, passion, sexe… à voir !

Bon, y’a juste deux trucs qui m’ont fait rire :

Dans le premier livre, cette expression « en voyant sa persistante protubérance sous sa légère blouse de chirurgien », jolie tournure pour parler de… enfin, vous voyez quoi, de « bandage », pour rester dans un terme médical, mouahaha.  J’ai bien ri.

Dans le second, l’enfant s’appelle Phylis… et je me suis dit « si Phylis tombe malade, ça va compromettre la jolie histoire d’amour ».  Oui, bon, je sais, c’est nul, mais tout de même quoi, pas un super choix de prénom, du moins pour la version française.

 

 

12
fév

Nous étions à bord du Titanic – Gérard Piouffre

« Le dimanche, on lit au lit ».

Aaaah, le Titanic, sans doute le film qui avait suscité le plus d’émotion chez moi, à l’époque, au point de le revoir plusieurs fois.  Je l’ai revu dernièrement, je trouve qu’il vieillit mal, ça m’a semblé limite soporifique, va comprendre.  Ou alors c’est moi qui vieillit mal.

Mais le Titanic reste le Titanic, avec tout ce qu’il véhicule de drames et de mystères, de mythes…

Et puis cette année, ça fera un siècle.  Cent ans (pour ceux qui ignorent le sens du mot « siècle »). 

Nous étions à bord du Titanic a la particularité de présenter les choses non d’une manière romancée, mais via le regard de ses différents protagonistes, allant du capitaine au machiniste, en passant par les passagers des diverses classes sociales de l’époque et son architecte.

Il permet de découvrir l’envers du décor, à savoir tout ce qui s’est passé avant le voyage inaugural.  Et quand je parle de découvertes, clair que j’en ai fait, en lisant cet ouvrage. Parce qu’on parle souvent du naufrage à proprement parler, mais pas de tout ce qui a précédé.

Quelques jours de la vie d’un bateau qualifié d’insubmersible.  Quelques jours de la vie de ses passagers.  Avec une tension et une angoisse qui va crescendo, même si, pas de miracle, le Titanic sombrera à la fin…  passque malheureusement, on est dans la vraie vie.