11
oct

L'après FIFF – Je te survivrai

Par le plus grand des hasards, je me suis replongée dans une ambiance très Fiffienne, en regardant Je te survivrai, un film franco-belge, mais aux accents très belges, même namurois d'ailleurs (quand les personnages vont manger chez El greco et parlent de la chaussée de Marche, on sait qu'on est à Namur). Un film subsidié par le FIFF, d'après son générique, dont j'avoue n'avoir jamais entendu parler avant ce soir. 

Jonathan Zecca (craquant acteur) y incarne un agent immobilier ambitieux et particulièrement antipathique de prime abord, qui voue une haine féroce à sa voisine, une sorte de mégère non apprivoisée qui vit dans une caricature de maison (ça fait vraiment sorcière dans sa masure). Il rêve de s'approprier son logement et la parcelle qui le jouxte, pour s'en faire un golf. Mais elle ne meurt pas... 

Un jour, il songe à ce puits situé dans son jardin, qui alimente la vieille en eau, et décide d'aller y jeter un œil. 

Sauf qu'il y tombe et que la seule personne apte à l'entendre et lui porter secours... c'est la sorcière d'à côté. 

Je vous conseille ce film à la fois drôle et cynique, touchant par moment aussi. Et puis c'est du belge, presque à 100 % (seul le réalisateur est Français).

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10
oct

FIFF – une rencontre magique en guise de cerise sur le gâteau

Pour finir en beauté ce 29e FIFF, je suis allée à la rencontre d'Audrey Tautou. Après un peu de file et un chouia de patience (et pour l'anecdote, après mon traditionnel Quick du FIFF et ma séance de shopping quotidienne – le FIFF est une ruine pour mes finances), la voilà. Audrey. 

Toute simple, toute fluette, elle semble de prime abord un peu mal à l'aise, ce qu'elle avoue tout de go : elle n'a pas l'habitude de ce type de rencontre avec son public. Elle avoue également manquer de confiance en elle, au fil des anecdotes, et c'est palpable à l'humour qu'elle distille durant toute l'heure, s'étonnant que nous ne dormions pas, que nous soyons là rien que pour elle, comptant les déserteurs (je comprends mal l'intérêt de venir pour partir durant la rencontre, ce que je trouve vachement irrespectueux, mais soit). 

Une rencontre magique, drôle, emplie d'anecdotes captivantes, pleine de sensibilité aussi, tout comme cette actrice forte et fragile à la fois, que j'aime énormément. Ravie que ce moment ait confirmé tout le bien que je pensais d'Audrey Tautou. 

En cadeau, ensuite, Dieu est grand, je suis toute petite, que je n'avais jamais vu et que j'ai eu énormément de plaisir à découvrir. 

Une envie désormais : revoir quelques films d'Audrey, mes chouchous Ensemble c'est tout et La délicatesse, mais aussi Venus beauté institut et Un long dimanche de fiançailles. 

Merci. Et à l'année prochaine pour le 30e FIFF. 

Une superbe photo souvenir ratée (mais pourquoi j'ai oublié mon bon appareil, pourquoi?)

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10
oct

FIFF - Terre battue

Alors que Jérôme perd son job dans la distribution et tente de se lancer à son propre compte, alors que son couple avec Laura bat de l'aile, Ugo, son fils, tente de percer dans le domaine du tennis, où son talent semble prometteur.

Dans ce milieu de la compétition, tant professionnelle que sportive, père et fils vont se côtoyer, se découvrir, apprendre les difficultés de la réussite et ce à quoi elle peut mener.

Superbement interprété par Olivier Gourmet (que j'aime décidément beaucoup beaucoup) et le charismatique Charles Mérienne (sans oublier Valéria Bruni-Tedeschi), voilà un film un peu autobiograpique qui accroche dès la première minute, et ne lâche le spectateur qu'après la balle de match (ouais, elle est facile, je sais). J'ignorais ce qui avait inspiré le réalisateur (un fait divers), l'effet de surprise fut donc total... et totalement réussi.

A voir !

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20:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
oct

FIFF - Le goût des myrtilles

En sortant de la séance, j'ai été interpellée par Canal C, qui voulait mon avis sur le film. Outre le fait que je déteste être filmée, je n'ai pas voulu le donner, car je n'ai pas aimé. Et même en n'ayant pas aimé, je n'ai pas envie de dénigrer ce film. Un film, c'est un bébé, ce sont des heures de boulot, c'est un rêve devenu réalité, c'est l'espoir d'un succès. Et puis les goûts et les couleurs hein... moi je préfère le goût de la framboise, ceci devant expliquer cela. Je n'ai pas aimé, car je me suis ennuyée, presque endormie, c'est ainsi.

Pourtant, j'ai aimé la poésie du film, j'ai aimé la sensibilité des personnages, j'ai aimé les images superbes, le talent du réalisateur pour rendre une simple vue sur un lustre en cristal absolument magnifique, pour nous présenter les papillons d'une façon qui arracherait des larmes, pour faire découvrir une faune belge parfois insoupçonnable (qu'elle était belle, cette chenille poilue, moi je veux en croiser une comme ça chez moi !), donc il y a plein de choses que j'ai aimées dans ce film, même si au final je ne l'ai pas aimé, voilà ce que j'aurais dû dire à Canal C, sans doute.

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20:02 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
oct

FIFF - Bouboule

Et bien Namur est gâtée cette année au FIFF, avec un second film tourné presque intégralement sur son territoire, et ici surtout à Jambes. Sensation étrange de voir ma ville à l'écran, pour l'histoire de Bouboule, alias Kevin, 12 ans, 100 kilos. Rejeté par les gamins de son âge, il fait la connaissance de Patrick, gardien de sécurité, qui l'entraîne dans son délire de commando, et dans ses délires à la limite de la légalité...

Relativement à Bouboule à proprement parler, je suis passée de l'empathie à la crainte. Au-delà d'un humour bien présent durant tout le film, le personnage m'a dérangée, cette prise de pouvoir par ce gamin longtemps trop silencieux m'a fait peur, la violence verbale ou physique aussi. Bouboule prend sa place dans la société, dans sa société familiale, non sans grabuge. Les personnages qui gravitent autour de lui ne sont pas en reste, une mère étouffante et désabusée, des sœurs hargneuses et visqueuses de méchanceté, une meilleure amie déjantée, pour ne pas dire totalement barge... Seul le chien me semble normal, tout bien réfléchi...

Un chouette film, qui fait réfléchir à la différence, au rejet, à ses conséquences, tout en faisant rire. En bonus, une BOF de M, avec le joli titre « Bouboule ». Excusez du peu...

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