17
déc

Cette année, j'ai décidé d'aimer Noël

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Cette année, je regarde tous les téléfilms « débiles » de Noël. Sans exception. Et chaque fois, je me dis « mais keske c'est con ». Tenez, cette femme qui est en rue et paf, la soeur de son futur amoureux, qu'elle ne connaît ni d'Eve ni d'Adam ni de Caïn ni d'Abel, sort pour lui dire « venez, entrez, personne ne doit être seul à Noël, vous aimez le lait de poule ? ». Non mais allô quoi, je me suis déjà baladée seule en bord de Meuse le 24 décembre au soir, y'a jamais personne qui m'a invitée à entrer passque personne doit être seul à Noël, et certainement pas un beau brun ténébreux de la mort qui tue la vie. En plus, ces téléfilms sont l'occasion de revoir les acteurs de série télé qui n'ont pas percé une fois leur série passée à la trappe. Souvent, ils jouent comme des savates. Ou plutôt, c'est doublé par des savates. Manquerait plus qu'il y ait des morceaux de Melissa Gilbert dedans. Mais je regarde, et parfois ça me fait frissonner, même si c'est con comme une journée sans morceaux de chocolat. J'ai même pleuré devant cette histoire (vraie) d'une femme dont l'époux meurt d'un cancer le jour de Noël, qui rencontre cet homme dont l'épouse meurt d'un cancer quelques semaines plus tard, et qui vivent depuis lors très heureux avec leurs nombreux enfants.

Donc cette année, je me la joue fan de téléfilms de Noël.

Passque cette année, j'ai décidé d'aimer Noël.

Quand j'étais gosse, j'aimais Noël. J'adorais ça. Les cadeaux qui s'entassent. Le faux effet de surprise en les recevant « ooooooooooh, noooooooooon, c'est pour mouaaaaaaaaaaa ? », alors que j'avais passé les jours précédents à tout soupeser, soulever, fouiller, pour trouver ceux avec mon nom (sale gosse). La déco du sapin chaque année la même, avec des boules ringardes en plastique et des petits oiseaux qui cassent (note que j'ai un doute, c'était pas chez bonne-maman les oiseaux qui cassent?), la crèche avec de vrais santons de Provence, et moi qui écris l'histoire de personnages, amour, rivalité entre l'épouse et la belle danseuse de flamenco (ouais, y'avait une danseuse de flamenco dans la crèche de mon enfance, et alors?), les cotillons à minuit, qu'on lance à travers les branches du lustre en hurlant « bonané bonsanté » (ouais ouais ouais, je mélange tout, mais c'est pour situer l'ambiance). Bref j'aimais ça, passque j'étais jeune. Passque j'étais jeune et conne, comme chante l'autre. Surtout passque j'étais jeune et pleine d'espoir.

Maintenant, je suis une grande fille, le temps a coulé sous le pont de Jambes, et j'aime plus Noël. C'est un peu comme si cette fête me lançait au visage tous les échecs de ma vie, toutes mes fêlures, toutes mes blessures, toutes mes ratures. My god comme c'est beau ce que je viens d'écrire. Beau beau beau, chuis trop fière de moi, on en ferait bien une chanson de Noël, ou un téléfilm avec Melissa Gilbert.

En général, dès le 1er décembre, je rêve d'aller hiberner en Laponie (ou thalassoter en Bretagne, ça me tenterait bien aussi) jusqu'au 2 janvier, voire jusqu'au 15 février, histoire d'éviter aussi les cœurs larmoyants dans les vitrines. Mais les rêves hein, c'est fait pour pas se réaliser (bordel de merde).

Alors cette année, j'ai décidé d'aimer Noël. Déjà, je l'ai mis sur mon Facebook, j'ai décidé d'être heureux (en l'occurrence heureuse), parce que c'est bon pour la santé (Voltaire). Et pour être heureuse, ben je vais aimer Noël.

Je vais décorer mon home sweet home d'une boule à deux mètres de haut, avec une mini crèche inside. Le tout inaccessible par le toutnu cascadeur casseur, tant qu'à faire, le toutnu étant mon chat toutnu qui, malgré son grand âge désormais (18 mois) est toujours un gaminou insupportable de bêtises avec un grand s à la fin,

Je vais manger de la bûche pleine de calories de sucre de gluten et de lactose, j'hésite encore entre crème fraîche fruits frais et mousse chocolat mousse vanille ganache, une préférence vous ?

Je vais manger de la biche ou du caribou, je ne sais plus trop, mais une bestiole quoi. Avec des sapins passés à la friteuse.

Je vais dire bonané bonsanté à d'autres êtes humains, et non à mon téléviseur.

Je vais revoir une personne qui m'est chère et que je n'ai plus vue depuis un petit temps déjà.

Je vais mettre le petit Jésus dans la crèche et me faire embrasser sous le gui. Un amateur ?

Je vais me balader sur les marchés de Noël en râlant car le foie gras est synthétique, la tartiflette collante et les cadeaux made in China. Mais y'a du vin chaud, j'aime beaucoup le vin chaud.

Je vais écouter War is over, ma préférée chanson de Noël de tous les temps de toute ma vie.

Je vais mettre une jolie robe à paillettes et ma nouvelle montre de mon birthday qui a remplacé celle que j'ai perdue puis retrouvée le jour de mon birthday.

Je vais regarder le ciel, des fois qu'il nous enverrait un peu de neige.

Je vais m'offrir un coffret de sélections Ferrero pleines d'huile de palme, et les regarder en bavant.

Je vais avoir envier d'aller à la messe de minuit, pour l'ambiance, pour les chants, pour la fête et puis pour les cougnous et le vin chaud aussi. Et puis je vais pas aller à la messe de minuit.

Je vais manger des cougnous.

Je vais boire du vin chaud, j'aime le vin chaud très beaucoup, vraiment très beaucoup.

Je vais penser aux gens seuls durant les fêtes, passque c'est dur d'être seul face à son téléviseur et à sa cassolette de cuisses de grenouille le soir de Noël. Ou de Nouvel an.

Et je vais aimer ça. Tout ça. Sauf les gens seuls. Mais je vais aimer tout ça.

Passque c'est bon pour la santé.

Et puis, tout bien réfléchi, passque chuis encore jeune et pleine d'espoir.

19:59 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
nov

De belles personnes

Petite virée en ville en ce samedi plein de soleil.

Rencontre de belles personnes, de celles qui vous donnent envie de sourire et d'être heureux.

Au Mouton tricoteur d'abord, une jolie découverte que cette petite caverne d'ali baba de la laine. Après de bons conseils, j'emporte de quoi me faire un petit snood rouge en crochet (merci le tricot urbain de Namur qui a boosté mes envies créatives). Quelques heures plus tard, le voici. Bon, il n'est au final pas super rouge, mais je suis assez satisfaite du résultat de ce premier snood au crochet, après deux snoods et deux écharpes tricotées avec les mains en guise d'aiguilles (rigolo). Maintenant, faudrait que je change de type de réalisation, pourquoi pas des mitaines, comme suggéré par la sympathique gardienne du mouton ? Merci pour l'idée...

A l'ensorceleuse ensuite, ce magasin que j'aime d'amour mais dans lequel je n'ose entrer que rarement, tant tout me semble trop joli pour moi. Cette fois j'ose, et je craque. Pour le nom du magasin, pour son contenu, et pour ses propriétaires, mère et fille, d'une chaleur humaine rarement égalée dans un commerce namurois. Dans ce magasin, on se sent belle. Ensorcelée...

Et pour finir, trois scouts jolis comme des gravures de mode, qui m'expliquent qu'ils ont 60 bornes à faire sur le week-end, et doivent trouver à manger. Intimidés, ils balbutient qu'ils ont besoin d'argent. Non même pas, ils balbutient des mots incompréhensibles et c'est moi qui conclut "il vous fait des sous quoi..." Tout à ma joie de vivre, je distribue. Leurs sourires et leurs mercis sont un dernier bout de bonheur.

 Bien sûr, j'ai aussi croisé de moches personnes, comme ce vendeur qui n'a pas quitté son gsm durant toute ma visite, passage à la caisse inclus, pas un bonjour pas un au revoir malgré mon insistance en répétant "au revoir" plusieurs fois. Qu'importe, j'ai trouvé le legging que je cherchais, alors j'oublie cet antipathique personnage, qui n'entachera pas le soleil apporté par mes précédentes rencontres...

Et voici la bête :

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21:26 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
nov

Les branches de mon rosier du nanowrimo

Ce 5 novembre, j'ai atteint les 50.000 mots nécessaires pour prétendre avoir "gagné" le nanowrimo, avec 25 jours d'avance. Au taquet cette année l'Anaïs. A croire que mon sujet me tenait vraiment à coeur, pour m'avoir ainsi entraînée dans une frénésie d'écriture...

A 50.000 mots (52.115 à l'heure où j'écris ce billet), je n'ai cependant pas fini, que du contraire.

Mais j'avais envie de partager ici, outre la nouvelle couverture du projet et son nouveau titre, la liste (provisoire) des chapitres qu'il comporte.

Puissent-ils titiller votre curiosité...

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Comment j'ai trouvé le titre de cet ouvrage

 Comment ce livre va vous aider

 Comment mon bidou a adopté la vie en -ose

 Comment chuis tombée dans le bain (r)ose - plouf

 Comment j'ai rencontré Docteur Glamour

 Comment j'ai zappé vers Docteur Mamour

 Comment j'ai lu l'Assimil de l'endogirl en deux mois

 Comment je me suis mise en mode #36.15mylife sur les forums

 Comment j'ai découvert qu'on allait transformer mon bide en ballon gonflable

 Comment j'ai offert mon corps à la science, sans pudeur aucune - part one : l'IRM

 Comment j'ai offert mon corps à la science, sans pudeur aucune - part two : le lavement baryté

 Comment j'ai offert mon corps à la science, sans pudeur aucune, part three : l'urographie

 Comment j'ai découvert le monde joyeux de l'hospitalisation

 Comment jai aima aimer aimé la salope la saldope la salle d'op

 Comment j'ai chanté Ma liberté de pisser

 Comment j'ai apprivoisé mon redon (ou pas)

 Comment j'ai eu une poupée de chiffon sur le bidou

 Comment je me suis amusée au retour de l'hosto

 Comment j'ai appris qu'avec l'endo, quand y'en a plus, y'en a encore

 Comment j'ai remplacé "je pense" par "je panse"

 Comment je suis devenue une femme enceinte virtuelle (ou comment la grossesse dure neuf ans)

 Comment j'ai expliqué ma culture de roses à mon boss

 Comment mes médecins sont tous des dieux vivants

 Comment j'ai eu une puce magique dans le bidou

 Comment j'ai eu des pulsions meurtrières / suicidaires / émotionnaires

 Comment j'ai appris à relativiser la notion de temps

 Comment j'ai découvert les avantages d'être une endogirl (siiii, y'en a)

 Comment j'ai appris à répondre aux "salut - tu - vas - bien ?" © Les inconnus

 Comment j'ai fait sept fois l'amour en étant célibataire abstinente

 Comment je me suis transformée en énorme yéti suicidaire migraineux purulent à gros nénés

 Comment j'ai vidé mon congélateur

 Comment mon sujet préféré est devenu "j'ai faaaaaiiiit"

 Comment je suis devenue parano

 Comment j'ai eu envie d'un bébé(le seul chapitre avec de vrais morceaux de tristesse dedans)

 Comment j'ai joué ma Cosette

 Comment j'ai rêvé que ma maladie soit contagieuse

 Comment j'ai envisagé d'accepter un rendez-vous galant (durant trois secondes et demi)

 Comment je suis tombée folle amoureuse de mes hormones

 Comment je me suis transformée en friteuse

 Comment j'ai été privée des plaisirs de la chère … une heure

 Comment j'ai été privée des plaisirs de la chair… un mois

 Comment je suis devenue la fille d'une marmotte et d'un paresseux (ou l'art de la bobonisation)

 Comment j'ai envisagé de créer un blog

 Comment j'ai été téléportée dans l'Age de glace

 Comment je me suis lancée dans la culture de champignons (r)oses

 Comment je me suis privée des plaisir de la chère, à vie

 Comment ma cuisine s'est transformée en cuisine

 comment ma cuisine s'est transformée en pharmacie bio

 Comment ma caissière du supermarché a fait un malaise vagal

 Comment j'ai tourné un film dans mon nez

 comment j'ai perdu sept kilos, pris sept kilos, perdu sept kilos

 Comment j'en suis venue à puer l'huile essentielle toute la sainte journée

 Comment j'ai découvert mon plus grand fantasme (seul chapitre avec de vrais morceaux de sexe inside)

 comment j'ai décidé de refaire du sport

 Comment j'ai perdu mon cerveau

 Comment j'ai opté pour le "sans tout"

 Comment j'ai mangé de la moisissure

 Comment je suis tombée dans la secte "anti"

 Comment j'ai rechuté dans la luxure alimentaire

 Comment j'ai fait pleurer ma carte visa de désespoir

 Comment je suis tombée in love d'une brossette

 Comment je me suis offert une distraction géographique

 Comment j'ai poursuivi mon grand voyage autour du monde

 Comment après ** chapitres, je vous dis bye bye

 

 

4
nov

SGT, kekseksa ?

Mail reçu ce jour via ce blog :

"Bonjour,

Je suis journaliste pour une chaîne française **** et me permets de vous contacter dans le cadre d'un nouveau programme que nous préparons sur l'Amour et le Handicap,qui sera diffusé l'année prochaine sur notre chaine à 20h50.Je vous écris car  je recherche actuellement le témoignage de célibataires porteurs du SGT. En lisant votre site, j'ai découvert un auteur à succès et j'ai cru comprendre que vous étiez également concernée par le SGT?"

Le SGT, kekseksa ?

Une recherche google m'informe : Syndrome de Gilles de la Tourette.

Oserais-je user d'humour pour lui répondre "je ne suis pas concernée, putain chier ?" - Non, car je n'aime pas blaguer sur un handicap, mais ça me démange. Et ça me démange de savoir comment elle en est arrivée à cette conclusion...

Quelle vie trépidante et pleine de risques !

2
nov

Un chouette article sur le nanowrimo, auquel j'ai eu la chance de participer

A découvrir ici

Sinon, j'avance bien, très bien même, plus vite que l'an dernier, mais le sujet est plus facile aussi. J'atteindrai les 25.000 mots, soit la moitié du défi, d'ici deux heures. Contente moi être.