29
jui

Lectures estivales...

Quelques lectures de bibi sur mon transat, qui pourront vous donner envie pour les mois d'été sur le vôtre, de transat.

L'été des lucioles – Gilles Paris

Gilles Paris a ce talent, qui n'est pas donné à tous, de nous plonger dans la peau et dans les mots des enfants. Il avait déjà réussi ce challenge avec Autobiographie d'une courgette et Au pays des kangourous, il nous emmène dans une nouvelle aventure enfantine avec l'été des lucioles, un roman

Victor a neuf ans, il ne vit plus avec son papa depuis que sa maman l'a remplacé par une autre « maman ». C'est donc avec Claire et Pilar qu'il part en vacances au Cap-Martin. Avec son copain Gaspard il va partir sur le chemin de l'aventure... sur le chemin de la vie aussi. Autour de lui gravitent une foule de personnages attachants, qui font qu'une fois la lecture entamée, on n'a plus envie de les quitter. Ah petit Victor, si tu pouvais exister...

Un roman bourré de tendresse et d'humour, avec, sous une légèreté apparente, une profondeur bien décelable. Car c'est bien là la patte de Gilles Paris : sous des mots enfantins en apparence anodins, faire passer un message plus grave.

Une jolie lecture pleine de soleil, pour les grands mais aussi pour les moins grands.

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Je suis une vraie fille – Marion Malabre et Lulu Inthesky

En grande fan de Pénélope Bagieu depuis ses débuts (même si j'avoue que je n'ai plus visité son blog depuis... euh depuis tout ça déjà), j'ai de suite été tentée par « Je suis une vraie fille », dont le titre promettait un bon moment de délire sans prise de tête.

Et en effet, c'est une sorte d'ersatz de Bagieu : c'est léger, c'est frais, et, même si parfois je ne me retrouve pas dans ces clichés très (trop?) féminins, la majorité m'a fait sourire. Clichés ? Ben les mecs, les soldes, le shopping, la bouffe, la drague... Parfois un peu lourd, parfois un peu snob, parfois un peu trop « de type Bagieu », il n'en reste que... parfois, je suis comme ça, moi aussi.

Le principe est simple : un titre, un dessin, une phrase explicative.

Et ce principe si simple est ce qui nuit un peu au livre, dont la lecture est très (trop?) rapide, au point qu'à la fin, on en reste sur sa... faim.

Hormis ce bémol (passque moi quand j'achète un livre, ben j'aime en avoir pour mon argent au niveau heures de lecture), je me suis bien amusée, et je ne peux que conseiller ce petit livre à toute fille qui a besoin de légèreté et d'humour dans sa vie. A laisser aux toilettes pour en déguster quelques pages à chaque passage, par exemple... 

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La vérité sur Anna – Rebecca James

Rebecca James avait fait se dresser mes poils avec La beauté du mal. Elle remet le couvert avec La vérité sur Anna, un huis-clos angoissant à souhait.

Nous y découvrons Tim, adulte ayant peu grandi encore, contraint de quitter le domicile de son ex, dont il est toujours amoureux, car son nouveau compagnon ne tolère plus sa présence. Fauché, il dégotte la bonne affaire sous forme d'une chambre dans une des plus belles demeures de Sidney. Elle appartient à Anna, seule héritière de ce domaine grandiose.

Rapidement cependant, la vie qui s'annonçait paradisiaque tourne au cauchemar : hurlements nocturnes, silhouettes qui regardent Tim... Anna, fragile et angoissante, y serait-elle pour quelque chose ? Malgré les conseils de ses amis, Tim refuse de quitter les lieux. A-t-il raison ?

Dès la première page, le ton est donné. Et j'adore ça, cette dynamique qui accroche le lecteur et fait qu'il ne peut arrêter sa lecture, l'angoisse allant crescendo. Un suspense réussi, glaçant à souhait, à déguster sans modération.

Seul bémol (amusant) du livre : il donne faim. Passque les personnages, à plusieurs reprises, se mettent à cuisiner des pâtes, et moi les pâtes j'adore ça, alors il a fallu que j'interrompe ma lecture, un dimanche après-midi ensoleillé, pour me préparer un gratin de macaronis jambon-fromage. Et c'était bon, autant que ma lecture...

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La véritable histoire d'un indien qui fit 7000 km à vélo par amour

Tout d'abord, je me suis interrogée : « elle est vraie, cette histoire ? »

Ensuite, je me suis répondu : « t'es blonde, si le titre c'est « la véritable histoire », c'est qu'elle est vraie... »

Enfin, je me suis mise à lire l'histoire de Pikej, à qui, tout bébé, on a annoncé « tu épouseras une fille qui ne viendra ni de cette ethnie, ni de ce village, ni de ce district, ni de cette province, ni de cet état, ni même de notre pays. Elle viendra à toi, sera musicienne et possédera la jungle ».

Cette prédiction restera gravée en Pikej, né en Inde, au sein d'une communauté peu prometteuse, puisqu'il fait partie des intouchables. Malgré la pauvreté et un avenir tout tracé, parsemé d’embûches et de peu de possibilités d'évolution dans la société, le talent et l'imagination de Pikej vont, petit à petit, le mener à rencontrer cet amour qu'on lui avait prédit, et à parcourir 7000 km pour le revoir.

Un conte de fées moderne mais toutefois réel, où cette fois c'est l'homme qui est pauvre et brimé, alors que sa princesse européenne est bien plus aisée que lui. Une rencontre inattendue. Un amour immédiat. Une histoire touchante, malgré les quelques longueurs du récit... car 7000 km, c'est long. L'occasion aussi, pour moi, de redécouvrir les travers et les beautés de l'Inde, avec, au final, une furieuse envie de découvrir ce pays.

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Pour un an avec toi – Gayle Forman

Un an après avoir quitté Willem et Loulou, dans Pour un jour avec toi, mon plaisir de les retrouver est aussi intense que la difficulté que j'avais eue à les laisser. J'avoue que je n'aime pas les romans en plusieurs volumes, du moins quand il faut attendre autant de mois pour en découvrir la suite, car j'ai une fâcheuse tendance à oublier l'histoire une fois la dernière page lue, avec ma cervelle de poisson rouge alzheimerien. Ça a l'avantage que je peux relire tout bouquin après un an, avec le plaisir de la découverte (mais le déplaisir de me dire « ah oui je me souviens » à chaque page), mais l'inconvénient que j'ai du mal à me replonger dans l'histoire.

Et me revoici avec Willem et Loulou, enfin plutôt avec Willem, qui se réveille à l'hôpital et se demande comment il va retrouver Loulou, avec qui il a vécu un amour aussi éphémère que fort, et dont il ignore tout, jusqu'au nom de famille... Et petit à petit, dans mon cerveau, les pièces du puzzle se remettent en place, et je me replonge dans leur vie, avec délectation.

Après avoir suivi Loulou l'an dernier, c'est au tour de Willem de révéler ses difficultés et ses failles, ses angoisses et ses espoirs. Car Pour un jour avec toi et Pour un an avec toi ne sont pas que des romans d'amour, point barre, ce sont aussi des chemins de vie de deux personnages, sans doute faits l'un pour l'autre, qui, par leur rencontre, vont aller de l'avant et parvenir à surmonter leurs difficultés. Waw, dit comme cela, ça semble rasoir, et pourtant ça ne l'est pas une seule seconde. Willem nous emmène dans un tour du monde rocambolesque à la recherche de Loulou, de l'Amérique du Sud à l'Inde, en passant par Amsterdam et Paris. Un voyage qui va le plonger dans son passer, l'aider à l'affronter, pour qu'enfin l'avenir puisse être envisagé. Tout cela avec, comme dans le premier volet de cette romance, une ambiance toute Shakespearienne en trame de fond.

Bonheur de boucler enfin cette boucle, avec Willem et sa Loulou.

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7
jui

tiercé félin gagnant !

Aujourd'hui Iguaï a gagné le tiercé des bêtises félines, dans l'ordre...

D'abord, on commence en douceur avec le roulé boulé au sommet de la tour de séchage, histoire de déjà bien saloper les plaids à peine sortis de la machine. Je ne me plains pas, il n'a pas tout fait tomber comme la dernière fois, sur moi, qui lézardais sur mon transat, avec un atterrissage du bestiau dans le bac à nénuphars (oups, ça mouille).

Ensuite on se fait piquer la papatte par une bestiole sans doute zébrée, pour faire gonfler les orteils et faire ressortir les traces de bronzage.

Et last but not least, on chope, enfin, son premier oiseau, qu'on transforme en cadavre sanglant et qu'on transporte partout avec soi, avec refus formel de le lâcher et grognement en conséquence (j'ignorais que mon petit toutnu pouvait grogner aussi fort).  En désespoir de cause, j'ai tenté de faire appel à un ami, savoir à mon voisinage, pour desserrer la mâchoire du fauve, mais, match de foot Belgique-Tunisie oblige, zont pas voulu m'ouvrir. Et me vlà en tongs sur le trottoir avec mon toutnu et son cadavre dans le museau, voyant au loin deux dames arriver... J'ose, j'ose pas ? J'ose...

Elle "oh vous aviez perdu votre chat ?"

Moi "n'ayez pas peur, il a un oiseau mort dans la gueule, je ne parviens pas à le lui faire lâcher".

Et, telle Zorrette sur son destrier, même pas peur, elle a résolu mon problème. Qu'elle en soit remerciée à tout jamais.

Depuis, le toutnu erre comme une âme en peine à la recherche de son jouet.

Allez, je vais jouer au nettoyeur de scène de crime maintenant...

(PS je précise que j'avais constaté le décès de l'oiseau tout de go, sinon j'aurais d'abord veillé à le sauver avant de saisir mon appareil. Mais d'expérience, je n'ai jamais pu sauver un oiseau, j'ai même dû abréger les souffrances de deux, proies de mes fauvesses)

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4
jui

Fräulein France – Romain Sardou

Je n’avais jamais lu de roman de Romain Sardou, par ignorance de ce qu’il écrit exactement, malgré son célébrissime nom de famille. L’histoire de Fräulein France a titillé ma curiosité et m’a donné envie de découvrir ce roman qualifié d’historique, moi qui n’aime pas vraiment l’histoire. Mais il y a une page de l’histoire qui m’intéresse, c’est celle de la seconde guerre mondiale, d’où ma curiosité précitée, cqfd.

The pitch :

Septembre 1940. Après la débâcle, l’Occupation commence.
A Paris, les Allemands profitent de tous les plaisirs. Au Sphinx, la célèbre maison close, l’arrivée d’une nouvelle pensionnaire fait sensation. Mademoiselle France est d’une beauté troublante. Elle ne «monte» qu’avec le gratin de l’armée allemande.
Que cache-t-elle derrière son apparente froideur ? Rien de ce qu’elle fait ou dit n’est laissé au hasard.
Fräulein France a sa propre guerre à mener…

Voilà bien un côté de la guerre que je n’avais jamais exploré, celui de la France occupée. Un quotidien presque comme avant… mais juste presque, avec son lot d’opportunistes, les collabos comme on les appelle. La question est « où commence vraiment la collaboration ? » Dans la recherche active du profit grâce à la présence des envahisseurs ? Dans la délation et la mise en danger d’autrui ? Dans la passivité d’une prostitution acceptant tous les clients, quelle que soit leur langue ?

Fraulein France me permet d’entrer de plein fouet dans cette période de l’histoire si particulière. J’avoue avoir eu du mal durant les 50 premières pages, j’ignore pourquoi, pas moyen de vraiment entrer dans l’histoire, trop de monde, trop de tout, mais après, une fois les pions posés sur l’échiquier, je n’ai plus pu lâcher mon bouquin, que j’ai lu quasi d’une traite, échafaudant tous les scénarios possibles et imaginables quant à la « guerre » de cette mystérieuse France.  Je regrette un peu que l’auteur révèle une partie de l’intrigue en cours de lecture, révélation sans doute nécessaire à la compréhension de l’histoire, mais qui anéantit un chouia le suspens de cette femme glaciale qui cache sans doute au fond d’elle-même un puissant secret. Je ne vous en dirai bien sûr pas plus…

Jolie découverte, donc, que ce livre, que cet auteur.

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2
jui

Vers le 8e ciel – Charlotte Valandrey

Si je pouvais, d’un coup de baguette magique qu’une fée me tendrait, me choisir une amie parmi les « gens célèbres », je prendrais Charlotte Valandrey. Car il doit faire bon vivre en étant l’amie d’une si belle personne. Belle dans tous les sens du terme.

D’elle, j’ai lu le second et le quatrième livre. Nan, je n’ai pas une peur des chiffres impairs, c’est le hasard. Mais depuis la lecture de Vers le 8e ciel, j’ai acheté son premier et son troisième livres, histoires de combler le manque… enfin.

J’adore lire Charlotte Valandrey car j’ai l’impression de plonger dans un roman, de retrouver les personnages quittés il y a quelques années déjà, elle-même, sa fille, ses chats, son appartement, sa meilleure amie, et son Paris (ah le Bon Marché, elle l’adore, tant que j’ai envie d’y retourner, là, de suite). Sauf que ce ne sont pas des personnages, c’est la vraie vie. Sa vraie vie. Avec tout ce qu’elle a de « people » mais aussi de de « métro boulot dodo ». Elle est comme vous et moi, Charlotte, avec ce petit truc en plus.

Ces petits trucs en plus. Ce petit et ce grand écran qui la portent, sa vie parisienne. Et puis tout ce qu’elle ne cache plus, sa séropositivité, la greffe du cœur, les angoisses des bilans de santé. Et en bonus le petit côté « surnaturel » de sa vie, avec tout ce qui fait qu’on la confond avec un roman : les rencontres incroyables, la carrière fluctuante mais captivante, le cœur greffé qui provoque des rencontres, voire l’amour, les prédictions d’un étrange voyant devenu ermite… Et puis qu’elle est drôle, Charlotte, quand elle évoque ses projets de reconversion en vendeuse de crêpes ou son expérience avec une gaine censée rendre la silhouette plus parfaite que parfaite.

Lire Charlotte Valandrey, découvrir sa vie, son quotidien pas si banal que ça, ça fait du bien au cœur et à l’âme, ça donne envie de croquer la vie à pleines dents comme elle le fait, ça rebooste, ça dynamise, ça fait pleurer un peu parfois aussi et ça donne envie que les fées à baguettes magiques existent…

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2
jui

#100happydays - #100happyendogirlsdays - day 48

Quand mes voisins me saoulent... au sens propre uniquement.

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