28
jan
J’ai un problème…
Qui a dit « si tu pouvais n’en avoir qu’un », que je lui éclate la tronche à grands coups de … de chais pas quoi ?
J’ai un problème avec l’alcool.
Je suis incapable de boire seule. C’est génétique. Ou anti-génétique. C’est selon.
Vous allez me dire que c’est formidable de ne pas pouvoir boire seule.
Je suis d’accord, c’est bien mieux que de boire seule, c’est clair. Vu que statistiquement, je suis plus souvent seule qu’accompagnée, c’est mieux. Tenez, ce week-end par exemple, les seules personnes à qui j’aurai parlé, outre le rat qui attend ma mort pour me dévorer, tel un berger allemand, c’est mon dentiste (qui m’a dit, entre « ouvrez, rincez, crachez, ouvrez plus grand, rincez, payez », « vous avez prévu quoi ce week-end ? toujours célibataire ? » - depuis qu’il m’a entendue à la radio, il se passionne pour ma carrière de célibataire-écrivain) et ma sœur qui m’a apporté du baume périmé de la mort qui tue pour gencives enflammées. Ça fait peu. Vous imaginez si, entre ces quelques moments de haute sociabilité je devais boire, ce serait dramatiquement dramatique.
Donc je ne bois qu’en société. Entre amis. Avec un mec. En famille.
Jamais seule chez moi.
Et mon problème, donc, c’est le cidre.
Chaque fois que je vais en France, genre en Normandie, en Baie-de-Somme, enfin par là-bas quoi, dans le haut à gauche, je bois du cidre, avec des moules bouchot. C’est la tradition : cidre et moules bouchot (d’ailleurs, là, de suite, j’irais bien au Cap Gris Nez pour en dévorer, malgré mes dents d’octogénaire).
Et c’est tellement bon, tellement génial, ces moules et ce cidre, que je ne peux résister : j’achète du cidre. Je rapporte du cidre en Gelbique.
Et je mets mon cidre dans mon frigo.
Puis je ne le bois jamais.
Et, après quelques mois, je jette le cidre.
Là, par exemple, j’ai dans mon frigo un litre et demi de cidre rapporté en juillet dernier, de mon périple foireux en Baie-de-Somme (faudra que je vous raconte un jour cette expérience dénommé « j’ai testé la chambre de non-hôtes en Baie-de-Somme »).
Et, chaque fois que j’ouvre mon frigo, ce cidre me nargue. Si, il me nargue. Il veut être bu. C’est fait pour ça non, du cidre, être bu ? C’est le but ultime de son existence de pomme pressée, non ?
Mais rien à faire, je ne bois jamais seule. J’ai bien tenté de le proposer à tout qui passait chez moi, alleye, une petite bolée de cidre ? En vain. Et puis, une fois en Gelbique, ben mon cidre, il a perdu tout son charme, ses embruns, ses relents de moules bouchot, alors il ne me tente plus, seul, perdu dans mon frigo.
Mais il me nargue.
Et moi, chaque fois, je me dis « demain, je le bois ».
Hier, j’ai même dit, dans un élan de bravoure « ce soir, je le bois ».
Mais je l’ai pas bu.
Promis, je prends rendez-vous chez un psy de toute urgence.
Et, promis, à la chandeleur, je fais des crêpes, et je le bois. Qui veut venir pour une crêpe-cidre qui pétille plus très fort party chez moi ???
Alleye, une chtite photo de mon cidre et si vous êtes sages, je vous montre tout mon frigo de célibataire tout à l’heure, passionnant, captivant, thrillant…
Et puis une photo de Baie de Somme... vous comprendrez qu'entre là-bas, en chouette compagnie, avec des moules et des mouettes et mon frigo ici, toute seule, ben ce cidre ait perdu un tantinet de saveur, titchu.
10:09 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime le gras et le sucré | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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25
jan
Le cauchemar du jour
J’apprends que, pour d’obscures raisons médicales, je dois être amputée des deux jambes. Argh, un tantinet ennuyeux… juste un tantinet.
Direction l’hôpital, où, pour d’aussi obscures nouvelles raisons, finalement je suis juste amputée des deux pieds. Moins ennuyeux, mais tout de même un petit tantinet quoi.
Etonnamment, aucune douleur, alors je peux directement continuer ma vie, sur mes moignons. Marcher est cependant complexe. Je garde mon sens de l’humour car j’annonce à mes collègues que je vais pouvoir me débarrasser de mes chaussettes.
Et puis paf, je me retrouve dans un bus scolaire en direction de la piscine. Moment de bonheur lorsque je réalise que, because mon opération, je n’aurai pas à subir la torture du cours de natation.
Ensuite, me voilà catapultée dans un appartement inconnu, moche comme tout, pour lequel j’ai signé un bail de trois ans à 422 eur par mois + charges de 178 euros, c’est précis. Et je me demande pour quelle raison j’ai décidé de signer un bail d’appartement alors que j’ai déjà un logement, sacrebleu.
Fort heureusement, je me réveille au milieu de cette passionnante réflexion.
Et vous, comment vont vos cauchemars ?
11:51 Écrit par Anaïs dans Anaïs a des rêves | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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24
jan
La saison de la prévention est arrivée…
Quand j’étais môme, je collectionnais les autocollants « ne nous abandonnez pas pendant les vacances ». Bon, clair que je collectionnais des tas de choses, faudra un jour que je vous les énumère, mais ces autocollants, avec un chat, un chien, et sans doute d’autre petites bébêtes, au regard tristounet, j’adorais. Pas qu’ils soient tristes, mais leur petite bouille d’amour.
Mais l’abandon pure et simple des bébêtes n’est pas le seul risque qu’ils courent, que nenni, leur état de santé est également un facteur à prendre en considération au quotidien, lorsqu’on aime son petit compagnon.
Hill’s et la SAVAB lancent ensemble la Saison de la Prévention, une campagne visant à sensibiliser les propriétaires de bébêtes : durant tout le mois de février, les propriétaires de chiens et de chats peuvent prendre rendez-vous chez un vétérinaire participant et faire effectuer gratuitement un examen de prévention de leur animal. Trop cool non ?
Sur www.saisondelaprevention.be vous découvrirez la marche à suivre pour prendre rendez-vous pour cet examen, qui permettra au vétérinaire de repérer d’éventuels soucis, afin de les traiter rapidement. Et tout ça bénévolement ! Bien sûr, les examens supplémentaires éventuels (radiographies, ECG, prise de sang, analyse du sang, anesthésie, vaccination ou traitements) ne seront pas gratuits, mais cette belle initiative est à saluer, d’autant que chaque formulaire santé amené par le propriétaire chez le vétérinaire, complété et renvoyé par le vétérinaire permettra à Hill’s de donner un euro à « Scale Dogs », afin de soutenir la formation et les cours de chiens-guides d’aveugles. Vous trouverez plus d’infos sur www.scaledogs.be.
Vous savez ce qu’il vous reste à faire…
16:57 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait la promotion de ... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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24
jan
Brèves d’un site de rencontres : can’t buy me looooooooooooooove
Petite promenade hivernale dans le piétonnier de Namur, qu’il connaît peu. Je lui montre la place du Vieux et lui annonce « ici, en été, plein de terrasses ombragées, c’est agréable comme tout d’y prendre un verre ».
Lui « oui, et combien le verre ? »
Moi « euh, ben un prix normal, pas plus cher qu’ailleurs, genre 2 euros le soft ou le verre d’eau »
Lui « tu sais combien de bouteilles d’eau je peux avoir pour 2 euros ? »
Euh, oui, je sais, mais de toute façon il fait froid là, t’inquiète, je ne disais pas ça pour que tu m’offres le moindre verre, rassure-toi.
Une fois qu’il fut rassuré, j’ai pris la fuite à toutes jambes. Comme on me l’a dit ensuite, rien que d’imaginer une vie à deux, faites de calculs et de reproches sur ma consommation de gel douche, de dentifrice, de coca light, j’en tremble encore…

07:25 Écrit par Anaïs dans Anaïs et ses rencontres foireuses | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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22
jan
J’ai testé la zone de rencontres de la rue de l’Ange à Namur
NDLR : ce billet n’intéressera que ceusses qui vivent à Namur, capitale de la Wallonie, région (jusqu’à quand ?) de Belgique, royaume d’Europe, continent de la grosse boule bleue, planète du système solaire.
Mais en fin de compte, non, il intéressera tous ceux qui marchent ou qui roulent, puis tous ceux qui aiment lire de très longs billets de ma part, très très longs… Donc il intéressera tout le monde, CQFD.
Ma ville a plein de projets.
C’est formidable.
Bon, si elle pouvait avoir le projet de surveiller la nuit ceusses qui procèdent à des dépôts sauvages de toutes leurs merdes dans les rues, d’attraper les voleurs de mon argent quand, gentiment, j’accepte de faire de la monnaie et de mettre des PV aux voitures qui refusent de me laisser traverser le matin quand je vais gentiment bosser, la vie serait parfaite, mais ma ville a des projets et c’est déjà formidable.
Parmi ces projets, désormais abouti, celui de rénover la rue de l’Ange et sa jolie place éponyme.
En faire ce qu’ils appellent une zone de rencontres.
Oh oh oh, sont-ils sponsorisés par la page orange ? Va-t-on pouvoir y croiser des célibataires bruns et ténébreux ? Boire des verres en faisant connaissance ? Draguer lourdement sur les terrasses ?
Non.
D’après les dessins que j’ai vus, au moment du début des travaux, je ne sais plus où d’ailleurs, une zone de rencontres est une zone où voiture, bus, camions, motos, vélos, poussettes, chaises roulantes, piétons, chiens, tyrannosaures et escargots (hé, on est à Namur hein) se croisent, s’entrecroisent et se croisent encore, sans que les uns doivent être sur les trottoirs et les autres sur la rue. Plus de trottoir, plus de rue, juste une zone où tout le monde s’aime d’amour, se respecte et, comme on dit en anglais (because en français je trouve pas l’expression exacte), « care for each other ».
Trop de la balle, non, une zone de rencontres ?
En plus, en été, on pourra manger son bout de pizza hut dégoulinant de gras ou suçoter sa boule de sorbet fraise home made par le Glacier de Namur, carrément sur la rue, comme ça, à l’aise blaise, cool raoul, relax max, en profitant des rayons du soleil, des gazouillis des pigeons (oui, bon, ça roucoule, mais gazouillis, c’est joli non ?).
Et qui sait, dans cette ambiance paradisiaque, si les rencontres avec des bruns ténébreux ne seraient pas envisageables… en option quoi, histoire que la place de l’Ange se transforme, pour certains, en place de Cupidon.
Ça a pris du temps, bien sûr, l’aménagement de cette place et de cette rue. Enormément de temps, mais on dit que patience est mère de… euh de quoi ? Sûreté non ?
Résultat :
Un magnifique ange tout doré. Eblouissant. Lunettes de soleil vivement conseillées.
Une rue où trottoirs et zone de circulation restent à explorer.
De jolis bancs en bois dans tous les sens.
Et…
Et…
Et…
Des voitures dans tous les sens (bis). Et à toutes les vitesses mais surtout à toute vitesse.
Et plus de passages pour piétons.
Au début, j’ai cru que les travaux n’étaient pas terminés et je ne cessais de me demander « mais quand eske la ville va enfin prendre son pot de peinture blanche et son pinceau en poils de mammouth pour nous redessiner les passages pour piétons entre les quatre coins et la rue Marchovelette ? ».
Ben oui, accessoirement, soit dit en passant, juste comme ça quoi, c’est pratique pour traverser, un passage pour piéton, même si ce n’est malgré tout pas une traversée de tout repos ni sans danger, croyez la piétonne qui vit en moi.
Au fil du temps, j’ai fini par capter (tilt) : pas de passage pour piétons, puisque plus de séparation zone de circulation / zone piétonne.
ZONE DE RENCONTRES, on t’a dit, Anaïs. Donc zone pour tous, avec priorité aux piétons, qu’ils disent. Ils ne font que le dire, bien sûr.
Ils disent aussi que le stationnement y est interdit. Logique, puisque les piétons peuvent circuler librement, de façon prioritaire.
En pratique, il en va tout autrement.
La première fois où j’ai failli mourir, c’était aux quatre coins.
J’ai eu l’outrecuidance, marchant sur le trottoir qui n'en est plus vraiment un, de vouloir traverser vers les magasins de bijoux d’en face. Mon goût pour la pacotille a failli me tuer. Moi, je voulais juste traverser, n’ayant pas encore assimilé le principe de la zone de rencontres sur laquelle je peux me balader sans crainte, sans devoir me coller aux façades et donc sans traverser, puisque je suis chez moi. J’ai donc regardé à gauche (puis à droite, en réflexe ridicule, vu que la rue est à sens unique) et j’ai vu débouler un bus, sur la bande qui lui est réservée. Bêtement, je me suis dit « ok, le passage piéton n’a pas encore été refait, mais il va me laisser passer », alors que j’aurais dû me dire « zone de rencontres, traverse où tu veux, et viva la vida ». Mais j’ai vu dans le regard du chauffeur (parfois, ma myopie me laisse un répit) « toi, tu dégages, bouffonne ». Et je me suis alors dit « bête Anaïs, pas de passage piéton, tu ne peux pas passer, vilaine, révise ton code de la route », et j’ai reculé gentiment pour laisser passer le mastodonte (et dans la foulée sauver ma peau), à la vitesse de 20 à l’heure en degrés Fahrenheit et non Celsius, soit genre 40 à l’heure au minimum. Je le croyais dans son droit, il n’en était rien. Mais comme je le dis souvent, grossièrement, « gros pouet pouet, petite quéquette ». Un dicton qui se confirme régulièrement, au sens figuré hein.
La seconde fois où j’ai failli mourir… ben y’a pas de seconde fois.
Car désormais, lorsque je me trouve aux quatre coins, je choisis l’un des deux "trottoirs" et je tente de ne le quitter sous aucun prétexte. Je tiens à ma vie hein. Et si, témérairement, je dois traverser, car, après une course à l’Inno, je dois aller m’approvisionner en lasagnes Farniente chez Match, j’attends, bien souvent désespérément, qu’il n’y ait plus de voitures, car sans passage piéton, je n’ose m’engager comme je le fais habituellement, l’image de ma carcasse envoyée en l’air par un 4/4 hystérique ne me donnant nullement envie de prendre un tel risque.
Et bien sûr, dans toute cette histoire, s’ajoutent les dizaines de véhicules qui stationnent en toute impunité le long des trottoirs, trottoirs qui… n’existent plus, je vous le rappelle. Comment se garer le long d'un trottoir inexistant, ça, je cherche encore l'explication. Ils ont de la place, puisque les zones interdites de stationnement avant les passages piéton ont disparu. Que du bonheur quoi ! Bon, accessoirement, il est bien indiqué aux quatre coins que le stationnement est interdit partout en zone de rencontres, et ce afin de faciliter les rencontres, faut-il encore le répéter, mais nous sommes en 2012, que diable, une zone de rencontres, mais pour quoi faire ? A Namur, ville de mon enfance, berceau de mes premiers pas (je deviens triste là, il est temps que ce billet se termine) on ne se rencontre plus, on ne se salue plus, on ne se regarde plus.
Finalement, cette zone piétonne est devenue une zone de non-droit pour les piétons. Mais la rue de l’Ange porte désormais vraiment très bien son nom. Car à voir ce qui s’y passe quotidiennement, que j’observe confortablement assise dans le mastodonte qui me sert de moyen de transport (c’est bien plus secure, comme dirait JCVD), je crains que, dans les semaines à venir, l’un ou l’autre piéton ne soit malencontreusement transformé en ange par ces automobilistes tout puissants.
C’est malheureusement la seule solution pour que les choses changent : qu’un drame se produise.
Photos de Christian Delwiche, créateur du célèbre site de photos Bia bouquet et de cette page Facebook. Et puis celle-ci aussi.


11:12 Écrit par Anaïs dans Anaïs et son quotidien stupéfiant, Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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